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La victoire de Trump et du populisme : une transition vers la révolution identitaire

Donald Trump a été élu 45ème président des Etats-Unis le 9 novembre 2016. C’est une excellente nouvelle et j’avais soutenu ce candidat dès juin 2015 lors de sa déclaration de candidature.

En mai 2016, soit des mois avant sa désignation officielle comme candidat du Parti Républicain, j’écrivais sur ce blog un article intitulé “Donald Trump, le réveil de l’Amérique et la guerre contre l’ennemu musulman” dans lequel on peut lire (voir ici) :

Hillary Clinton ne sera pas élue, cette question est déjà tranchée. D’ores et déjà, n’écoutez plus rien de ce que diront les organes de désinformation français sur le sujet.

Je donnais aussi un aperçu d’une ère dominée par la présidence Trump :

Cela n’est qu’un avant-goût de la révolution idéologique et géopolitique qui s’annonce aux USA. Cette révolution suppose la purge des socialistes, des néo-conservateurs et la neutralisation des réseaux musulmans, notamment saoudiens et Frères Musulmans. Bref, d’un retour des USA à leurs fondements.

Cette “réorganisation” va nécessiter un “réalignement” des membres de l’Otan les plus engagés dans la collaboration avec les musulmans. Soit ce réalignement se fera de gré, soit il se fera de force. Le pays le plus actif aux côtés des musulmans est, à ce stade, la France en raison du soutien militaire et diplomatique qu’elle apporte à l’Arabie Saoudite moyennant contrats d’armement. Il ne fait aucun doute que les médias d’état comme le personnel politique français – achetés par les puissances du Golfe – vont donc redoubler d’efforts pour diaboliser Donald Trump.

Et j’ajoutais :

Les relations entre la France pré-musulmane et les USA vont redevenir “normales”, c’est-à-dire mauvaises. Les socialo-communistes hexagonaux, les post-gaullistes et leurs protégés afro-musulmans vont naturellement se retrouver dans une même haine d’une Amérique revenue de ses errements pro-musulmans de l’ère Bush-Obama.

Ces deux anticipations se sont avérées exactes. Il n’est que de voir la réaction du président français, François Hollande, à l’annonce de la victoire du candidat républicain pour mesurer l’ampleur de la rupture stratégique à laquelle nous assistons.

C’est la fin de l’alliance entre les néo-conservateurs US et l’islamisme, alliance dont la France était un des pivots.

Les raisons de l’hostilité de la nomenklatura européenne

L’oligarchie ouest-européenne ne peut se résoudre à l’effondrement du grand projet socialiste occidental qu’elle défendait aux côtés du non-moins socialiste Barack Obama. Ce projet devait faire des USA le centre d’une vaste zone de libre-échange administrée par des entités supranationales manipulées par les grandes banques et des structures dites de “gouvernance” d’inspiration dirigiste.

Donald Trump a clairement fait savoir qu’il n’entendait pas mettre les intérêts des USA à la remorque d’un système occidental intégré, même si les États-Unis devaient y rester prédominants. L’Amérique sous sa direction est prête à la guerre commerciale, y compris avec des alliés stratégiques comme le Japon. Ce qui explique d’ailleurs pourquoi le premier ministre de ce pays se précipite à New-York dès jeudi 17 novembre pour établir une feuille de route avec le futur président (voir ici).

Donald Trump est un homme d’affaires et c’est ainsi qu’il voit les relations internationales. Cette vision utilitariste et transactionnelle rompt avec la vision de la diplomatie des politiciens pour qui les choses fonctionnent d’abord en termes “protocolaires” et aristocratiques. Le fait qu’il assume cette vision terrorise encore plus ceux qui étaient habitués à voir dans les USA une puissance faisant preuve de courtoisie dans ses échanges, à l’instar du ministre de la Défense allemand (voir ici).

Trump se voit à la tête des USA comme à la tête de son entreprise : il ne se sent lié, fondamentalement, à aucun autre état et perçoit les alliances comme de simples instruments de circonstance devant être réévaluées à la lumière de ce qu’elles apportent en termes réels aux États-Unis. En somme, rien n’est acquis d’avance et c’est cette “imprévisibilité” qu’a dénoncé François Hollande, parlant “d’incertitude”.

L’administration Trump n’est pas plus bienveillante à l’égard du Canada que du Mexique, du Japon que de l’Europe ou de la Chine. Ce que le nouveau président n’a eu de cesse de marteler est simple : “Je veux ramener des emplois”. Sa priorité absolue est l’économie productive, la réindustrialisation des USA, le rapatriement de capitaux incité par des baisses d’impôts massives.

Bref, “l’isolationnisme” de Donald Trump est d’abord la volonté de passer à un nationalisme économique entrant en collision avec les autres grands acteurs économiques mondiaux.

Inutile de dire que ce rapatriement de capitaux, associé à la fuite de ceux se trouvant en Europe, va faire s’envoler le dollar et engendrer, par contre-coup, l’implosion des dettes souveraines contractées par les pays émergents, toutes libellées en USD.

Donald Trump et l’UE

Donald Trump a régulièrement expliqué sa façon de négocier : laisser l’adversaire dans le doute. C’est un joueur de poker, comme les Américains en général, et il utilisera au maximum le facteur psychologique pour parvenir à ses fins. Le personnel politique européen, essentiellement issu de la bureaucratie d’état ou de parti, n’a pas pour habitude de se remettre en question et redoute donc le recours à la force américain.

Après avoir fait comprendre qu’il abandonnait le Traité de Partenariat Transpacifique (TPP), le Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement (TTIP) et entendait renégocier l’Accord de libre-échange nord-américain (NAFTA), le président-élu a envoyé un message clair à tous les alliés des USA : Washington place désormais ses intérêts économiques nationaux au dessus de sa prédominance politique et des compromis qu’elle suppose.

Cela rejoint la logique du Brexit.

L’administration Trump devrait trouver un terrain d’entente avec la Corée-du-Sud et le Japon, en raison de la montée en puissance de la Chine. Ces deux pays ont besoin des USA et régissent leurs rapports avec eux sur une base bilatérale. Donald Trump comprendra assez vite qu’affaiblir économiquement ces deux pays n’offre guère d’avantages aux USA, surtout compte tenu de leur position dans le Pacifique. D’autant que le Japon est le deuxième investisseur aux USA après le Royaume-Uni.

Ce n’est pas le cas de l’Union Européenne dont les états-membres coordonnent leurs efforts sous l’influence de sa partie occidentale, France et Allemagne. Or la France dépend pour beaucoup de l’Allemagne et celle-ci a un modèle reposant sur l’exportation massive, en Europe et dans le monde. Une politique de guerre commerciale américaine frapperait une Allemagne et une Europe déjà en grande difficulté. Après le Brexit et un Euro en voie d’implosion, faisant face à une grave crise de son système bancaire (voir ici), Berlin ne peut pas se permettre un tel luxe.

Donald Trump, encouragé en cela par la Grande-Bretagne désormais en voie de sortie de l’Union Européenne, a un intérêt objectif à affaiblir Bruxelles par tous les moyens. La nouvelle administration voit l’UE comme une relique au mieux gênante, au pire hostile. Pas étonnant que son conseiller le plus proche, Steve Bannon, entende soutenir activement les mouvements anti-UE sur le continent.

Ironiquement, Washington et Moscou partagent désormais cet objectif stratégique de démantèlement de l’UE.

Dans sa redéfinition des rapports avec l’Europe, Donald Trump utilisera le bouclier américain comme un argument de négociation. Et pourrait abandonner les Pays Baltes à leur sort, voire en lâchant l’article 5 de l’Otan rendant automatique le soutien mutuel des alliés en cas d’attaque ennemie.

Cela n’échappe pas au Kremlin qui devrait rapidement faire sentir son influence en Ukraine.

Tout ceci devrait faire rejaillir au grand jour la très grande faiblesse stratégique de l’Europe et de son cœur, l’Allemagne. La politique suivie par Berlin comme par Paris, fondée en somme sur un socialisme humanitaire et immigrationniste radical, ont agi comme un puissant répulsif sur le reste du continent. Les chances de réforme interne de l’UE sur une base identitaire sont nulles, donnant ainsi aux différents mouvements séparatistes un avantage décisif en terme électoral.

L’atomisation politique du continent paraît inéluctable.

Le populisme comme simple phase transitoire

J’en viens maintenant au phénomène de plus en plus cité dans les médias du système : le populisme. Voire ce que certains appellent “l’extrême-droite”. Nombreux sont ceux qui se félicitent de la victoire de Donald Trump, souhaitant son succès et ceux, ultérieurs, des formations populistes européennes.

Je pense que Donald Trump sera un bon président des USA, peut-être l’un des meilleurs en termes relatifs. Mais je pense aussi que son ascension tardive au pouvoir n’est pas de nature, compte tenu de son programme et de l’état de la société américaine, à changer fondamentalement la donne : à savoir l’effondrement démographique blanc et le déclin des USA face à l’Asie, surtout au plan économique.

L’objectif même de Donald Trump, l’économie, le condamne à susciter l’adhésion sur le court terme. Or, les problèmes fondamentaux, structurels, de l’Amérique sont à moyen terme. Ils sont démographique avec une bascule ayant déjà eu lieu en 2011 :

Sauf à adopter une politique révolutionnaire – ce que le nouveau président n’a jamais laissé entendre – la présidence Trump sera essentiellement celle d’une gestion avisée mais de court terme.

Donald Trump peut, au mieux, faire gagner du temps aux Blancs d’Amérique en construisant un mur réellement capable de stopper le flux d’immigration illégale au sud du pays. Il peut aussi redéfinir la politique migratoire en ouvrant massivement celle-ci aux Européens et en réduisant drastiquement l’immigration non-blanche, notamment musulmane. Idéalement, mais pour un second terme, il pourrait rétablir l’interdiction pour tout non-Européen d’immigrer aux USA.

La révolution identitaire du Parti Républicain

Trump a réellement mis en mouvement des forces qui auront un impact et qui, en fait, dépasse sa présidence.

Il faut observer avec attention la nomination de Steve Bannon comme principal conseiller de Donald Trump. Cet homme, un officier de l’US Navy, idéologue, organisateur et maîtrisant parfaitement l’usage des réseaux sociaux, est un véritable révolutionnaire.

Il s’assure actuellement de la purge du Parti Républicain de ses éléments centristes pour leur préférer des éléments identitaires, recomposant ainsi idéologiquement ce parti rongé par le conformisme socialiste. Nombreux sont ceux qui ont compris que le Parti Républicain était désormais un parti de race, celui de la race blanche, et que c’est ainsi qu’il devait se penser et agir. C’est probablement l’homme le plus influent du gouvernement américain et son média, Breitbart, va rythmer sa campagne d’anéantissement des éléments gauchisants du parti.

Steve Bannon se définit comme “léniniste” au plan de ses méthodes, comme l’indique une interview du Daily Beast (source) :

“Lénine voulait détruire l’état et c’est aussi mon but. Je veux tout faire s’effondrer et détruire l’établissement actuel”.

Pourquoi s’étonner dès lors qu’il veuille, lui et ses proches à la Maison Blanche et au delà, créer une internationale identitaire et anti-stato-socialiste ? Pourquoi s’étonner qu’il mise davantage, en France, sur Marion Maréchal-Le Pen plutôt que sur sa tante et son conseiller, Florian Philippot, étatiste invétéré (voir ici) ?

La “seconde révolution américaine” qui nait aux USA va immanquablement déborder en Europe comme le Brexit a débordé Outre-Atlantique.

Pendant ce temps-là, l’ennemi se sait gravement menacé :

La révolution identitaire occidentale n’en est qu’à ses débuts

Je tiens à mettre en garde ici mes lecteurs.

La victoire de Trump a déjà commencé à révéler les prémisses du séparatisme aux USA. Le refus de la gauche radicale, des oligarques, des minorités raciales – qui seront majoritaires en 2040 – de reconnaître sa légitimité indique, plus généralement, une révolution contre les Blancs d’Amérique. C’est une guerre ethnique et raciale qui couve et que n’hésitent pas à instrumentaliser les Démocrates.

Oui la victoire de partis dits “populistes” en Occident est un pas dans la bonne direction mais ces partis, fondamentalement bourgeois et issus de l’ancien monde, veulent préserver des systèmes qui sont voués à la destruction. Restaurer la démocratie, au sens de la seule loi du nombre, dans des états où la bascule démographique a déjà basculé ou est en voie de l’être, condamne l’entreprise. Le respect de tabous moraux et idéologiques issus des trois derniers siècles de messianisme progressiste sera érodé mais pas totalement aboli.

Cette tâche là, cette révolution identitaire nous appartient.

L’aspect positif est d’opérer une transition progressive du paradigme idéologique “droite-gauche” – un clivage “occidentalo-occidental” – au seul paradigme pertinent désormais : “indigènes-allogènes” ou “Blancs/Extra-européens”. Pour ne rien dire de l’islam. La victoire de tels partis permet un “rééquilibrage” politique, notamment dans l’arène médiatique, en libérant la parole sans laquelle rien n’est possible.

La guerre ne fait que commencer.

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L’oligarchie US va-t-elle suspendre l’élection de Donald Trump en accusant la Russie de “truquer les élections” ?

Quelque chose semble se tramer au USA et ce quelque chose sent la conjuration. Elle vise Donald Trump et, plus largement, les forces qu’il a mis en mouvement, consciemment ou inconsciemment. Je veux en parler maintenant, alors que la presse hexagonale est encore muette sur la question, pour démontrer précisément toute le sérieux de mon propos.

Contrairement à l’énorme campagne de désinformation des deux côtés de l’Atlantique, Donald Trump n’est pas distancé. Pas davantage que les partisans du Brexit ne l’étaient ou que les 98% des votants lors du référendum hongrois n’ont vu leur décision “invalidée”.

Le premier front : le front militaire

Nous voyons cette conjuration agir sur au moins trois fronts. Le premier front est militaire et implique, principalement, le Pentagone et la CIA en Syrie.

Ceux-ci ont adopté depuis deux semaines un ton particulièrement violent et agressif à l’endroit de la Russie. L’ancien Vice-commandant de l’Otan, le général Richard Shirreff, a appelé avant-hier l’armée britannique à intervenir au sol en Syrie et à lancer une opération aérienne contre l’aviation russe dans ce pays (source).

Un autre officier britannique, le général Richard Barrons, a quant à lui assuré que la Russie pourrait envahir et vaincre l’Otan en “48 heures”, appelant à un réarmement massif de la Grande-Bretagne (source).

Aux USA, Mark Milley, le chef de l’État-major de l’Armée de Terre, a menacé en des termes clairs la Russie d’une guerre hautement destructrice, jurant que les USA “battraient” ses ennemis comme “jamais ils n’ont été” (source). Il est à relever que son discours se déroulait devant l’Association de l’US Army (armée de terre américaine, NDLR) à Washington, une réunion très formelle qui rassemble l’élite de cette arme.

Un peu partout, à Londres et à Washington, des appels répétés à mettre en oeuvre une “zone d’exclusion aérienne” en Syrie se sont faits entendre, y compris au Sénat américain où l’actuel chef d’Etat-Major des Forces Armées des USA, Joseph Dunford, a du indiquer, fin septembre, que toute opération de ce genre revenait à entrer en guerre contre la Russie :

Ces appels et menaces ne sont pas fortuits : un effort concerté, décidé au moins entre militaires américains et britanniques, s’inscrit dans un timing bien précis.

Il est connu qu’aucune administration américaine arrivée en fin de deuxième mandat n’entame de grandes manoeuvres diplomatiques et militaires engageant les USA de manière fondamentale. Ceci encore moins à quelques semaines des élections à proprement parler.

Le deuxième front : le front diplomatique

Nous avons pourtant vu un deuxième front entrer en mouvement, portant au plan international, le discours des militaires précités : le front diplomatique.

On relèvera que c’est la France qui, une nouvelle fois, a joué le rôle d’agitatrice sur cette question. Les USA se servent de Paris comme d’un écran de fumée. La Grande-Bretagne, épuisée par les guerres d’Afghanistan et d’Irak et déstabilisée par le Brexit, n’a pas la même capacité d’entraînement, au plan européen, que la France. L’Allemagne, entrée en crise par la faute d’Angela Merkel avec la catastrophe migratoire, est paralysée par sa situation intérieure et demeure militairement insignifiante.

Jean-Marc Ayrault, ostensiblement soutenu par son prédécesseur au Quai d’Orsay Alain Juppé (source), a joué le rôle du provocateur en chef en se déplaçant à l’ONU où ila fait savoir que la France voulait voir la Russie condamnée pour “crimes de guerre” à Alep (source).

Ce socialiste blanchi sous le harnais semble moins regardant sur la campagne de bombardement menée illégalement contre la Libye en 2011, faits identiques à ceux qui valurent aux dirigeants nationaux-socialistes d’être jugés et pendus à Nuremberg en 1946. Vous aurez également relevé que le même n’a jamais demandé de poursuites de ce genre au sujet des innombrables exactions commises par les islamistes soutenus par le Qatar, l’Arabie Saoudite, la Turquie, les USA et la France.

Aujourd’hui, mercredi 11 octobre, Ayrault demandait à la Russie de “cesser de soutenir al-Assad”(source). Une proposition absurde dans la mesure où tous les acteurs savent que la Russie a une alliance militaire avec ce pays et que Moscou est engagée de manière fondamentale et irréversible en Syrie. Dès lors, pourquoi tenir de tels propos ?

Afin de créer un climat d’hystérie suffisamment paroxystique pour donner l’illusion d’une crise appelant des décisions prises en catastrophe.

Sur ces entrefaites, le Vice-Premier ministre turc, Numan Kurtulmus, met en garde contre un conflit global : “Laissez-moi être clair : si cette guerre par procuration continue, les USA et la Russie en viendront au point d’entrer en guerre […] Le conflit syrien est en train d’amener le monde au bord d’un grand conflit régional ou mondial” (source).

Le troisième front : le front politique

C’est le front le plus crucial : le front politique intérieur des USA. L’oligarchie américaine, financière ou militaire mais aussi politique, estime que les orientations protectionnistes de Donald Trump contredisent trop fortement leurs intérêts internationaux. Les USA sont en effet devenus un empire dont le coeur compte moins, pour nombre d’entre eux, que le contrôle de marchés étrangers ou de pays stratégiques.

La famille Bush, durement étrillée par Donald Trump, est ainsi étroitement liée à l’aristocratie saoudienne qui est entrée dans une guerre d’extermination avec l’Iran chiite. Dans ces conditions, lorsque Trump affirme qu’il veut se désengager du Moyen-Orient et “s’entendre avec la Russie”, il remet en cause des alliances remontant au Pacte du Quincy, en 1945. L’argent des pétromonarchie a acheté trop d’hommes d’affaires, de médias, de militaires et de politiciens pour qu’à ce stade les USA puissent quitter cette région sans une forte opposition interne.

Hillary Clinton, la candidate démocrate soutenue par l’ensemble de l’oligarchie occidentale – tant en Europe qu’aux USA – est elle-même une cliente de l’Arabie Saoudite (voir ici) et est proche des Frères Musulmans, actuellement en guerre en Syrie.

Une victoire de Donald Trump n’est tout simplement pas acceptée par les forces qui dirigent les USA. Sa candidature arrive à un tournant de l’histoire des États-Unis, alors que le projet des néo-conservateurs au plan global s’effondre en Orient et que la Chine et la Russie sont désormais en mesure de leur résister.

Malgré tous leurs efforts pour empêcher Trump de gagner, y compris la divulgation d’une vidéo sur des propos misogynes orchestrée par un des ténors du Parti Républicain (source), ce dernier demeure largement soutenu par les classes moyennes blanches américaines. Précisément celles qui ont été détruites par la politique migratoire et économique de l’oligarchie US qui joue depuis longtemps au plan global.

La conjuration

Et c’est là que se situe le nœud de la crise à venir, selon moi. Hillary Clinton, soutenue par la présidence américaine et désormais par le FBI, accuse la Russie d’avoir contribué à diffuser des informations sur les primaires du Parti Démocrate, primaires truquées à la faveur de la candidate (source). Il s’agit, en toute probabilité, de la première salve : d’autres accusations vont viser le processus électoral américain lui-même.

Il suffit en effet pour Hillary Clinton, le gouvernement américain et l’oligarchie qu’ils défendent, d’accuser la Russie d’ingérence durant les élections à venir pour les annuler ou les retarder. Pour créer un climat susceptible d’entraîner l’adhésion du peuple américain face à ce qui serait la fin de la république telle que fondée par Georges Washington, un conflit extérieur serait la seule véritable solution. Et ce conflit devrait à l’évidence impliquer l’état que l’on accuserait du sabotage des élections : la Russie de Vladimir Poutine.

Un vétéran du camp démocrate, proche de Bill Clinton et de Barack Obama, a précisément fait cela, lors d’un vol entre Miami et New York alors qu’il aide Hillary Clinton lors de sa campagne présidentielle. Face aux nombreux documents impliquant Hillary Clinton actuellement publiés par Wikileaks (source), il a préféré insinuer la collusion entre le candidat républicain et Moscou : “Je dirais que l’interférence russe dans cette élection et leur tentative apparente de l’influencer en faveur de M. Trump devrait être grandement inquiéter tous les Américains” (source).

Donald Trump a réagi à la publication de nombreux documents en ces termes : “Cette élection déterminera si nous pays demeurera un pays libre ou si nous deviendrons un république bananière corrompue contrôlée par de grands donateurs et des gouvernements étrangers […] L’élection de Hillary Clinton mènerait à la destruction de notre pays”.

Le Washington Post, un journal néo-conservateur, ultra-belliciste et proche du Parti Démocrate, a déjà commencé à affirmer que les élections dans l’état crucial de l’Arizona “serait ciblé par les pirates russes” (source). CNBC a commencé hier à entretenir cette histoire dans l’opinion publique (source).

Une fois que l’on assemble ces trois fronts – militaire, diplomatique et politique – on devine un vaste effort visant à légitimer une opération hors du commun dont le but serait d’invalider ou de repousser les élections américaines qui menacent si gravement l’oligarchie US et ses alliés. Le lien entre guerre internationale et révolution politique semble, une nouvelle fois, s’établir.

Les oligarques iront-ils jusqu’au bout ? Difficile à dire. Mais la tentation est là, c’est indéniable.

 

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Le rôle de la presse d’état dans l’émergence du néo-totalitarisme européen

Quelle responsabilité s’exerce sur le journaliste, ou sur un journal, à l’encontre de son lectorat, ou de l’histoire ? S’ils ont trompé l’opinion publique en divulguant des informations erronées, ou de fausses conclusions, si même ils ont contribué à ce que des fautes soient commises au plus haut degré de l’État, avons-nous le souvenir d’un seul cas, où le dit journaliste ou le dit journal ait exprimé quelque regret ? Non, bien sûr, cela porterait préjudice aux ventes. De telles erreurs peut bien découler le pire pour une nation, le journaliste s’en tirera toujours.

Alexandre Soljénitsyne, Le Déclin du courage, Harvard, 8 juin 1978

Aujourd’hui, le livre traitant de l’opposition identitaire active sur l’internet est officiellement paru (voir ici). La première règle de ce genre d’exercice de propagande est d’en confier la rédaction à des “chercheurs” de gauche plus ou moins radicale. C’est-à-dire à des militants très hostiles. Inutile de dire que la presse d’état, financée par les contribuables captifs, a déployé pour l’occasion tout l’arsenal à sa disposition pour gonfler au maximum les ventes.

Il s’agit notamment de contrer des écrivains comme Eric Zemmour dont les succès d’édition ne se démentent pas. Avec Alain Finkielkraut, il est devenu une figure publique obsédant les militants de l’invasion allogène : des islamistes à la gauche bourgeoise en passant par les sans-frontiéristes tendance “no border”. Il s’agit aussi de sortir de leur torpeur les godillots du socialisme afin qu’ils fassent “le bon choix” en 2017 plutôt que de se démobiliser.

Le livre proprement dit prétend “décrire” les gens qui s’expriment sur internet et dont les idées s’opposent à celles de l’idéologie dominante, clef de voûte du système et des médias qui la propagent. Dans le journal d’état “Libération” – financé par l’oligarque Patrick Drahi -, un des auteurs du livre, Dominique Albertini, réalise une synthèse du contenu. C’est sobrement intitulé “Fachosphère : Arme d’intoxication massive” (source).

Comme vous le savez, la presse corrompue par les subsides du gouvernement “n’intoxique” jamais le public.

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Le journal d’état “Libération”, bénéficiant de 8 millions d’euros de subventions de la part du pouvoir en 2015 (source), se charge donc – aux côtés d’autres médias gouvernementaux (voir ici) – d’attaquer la presse libre d’opposition.

En voici un extrait particulièrement révélateur :

Se jugeant mal traitée par les médias traditionnels, l’extrême droite a vu en Internet un terrain à investir pour toucher directement le public. Parmi ses principaux acteurs, certains ambitionnent de concurrencer les «médias du système», d’autres s’attribuent un rôle de lobby et tentent d’influer sur le débat public.

Vous aurez noté que pour se qualifier elle-même, la presse d’état use du doux euphémisme de “médias traditionnels”.

Ce passage traduit la prise de conscience par les fonctionnaires de l’information, depuis un certain temps déjà, de ce qu’ils sont l’objet d’un profond rejet de la part de fractions grandissantes du peuple. Cette crise de légitimité et de représentativité traverse toute l’Europe de l’Ouest ainsi que l’Amérique du Nord, c’est-à-dire tous les pays où la gauche socialiste contrôle idéologiquement les médias avec l’appui de l’oligarchie financière et politique.

Depuis plus de deux siècles, l’ensemble des gauches était habitué à avoir l’initiative et à imposer ses catégories idéologiques dans l’esprit des masses. Déjà ébranlé par la défaite du communisme, le socialisme occidental pensait pouvoir prospérer comme alternative. Depuis une dizaine d’années, il a entamé son reflux. Avec la rupture générationnelle en cours – et ethno-raciale en raison de l’immigration – les socialistes contemplent l’érosion rapide de leur ascendant sur le peuple.

Face à cela, il n’y a que deux options : reconnaître ses erreurs ou rechercher une cause “exogène”. Vous aurez compris que face au caractère profondément religieux des progressistes, seule cette dernière option est possible. Il s’agit donc de reprendre la guerre civile contre la renaissance de l’opposition identitaire, peu importe les moyens, y compris en s’adjoignant des alliés conjoncturels.

La nature du système

Cet exemple d’offensive médiatique est l’occasion de parler de la nature du système que nous combattons. Face à ce système totalitaire en voie de formation, ce qui fait de nous une presse libre d’opposition c’est que nous ne bénéficions d’aucun soutien financier gouvernemental, que nous subissons la censure du pouvoir et qu’au surplus, la répression étatique tente de nous faire taire, peines de prison à la clef.

J’utilise le terme “totalitaire” au sens strict, même s’il a été galvaudé par les Mensheviks (socialistes) occidentaux pour dénoncer le national-socialisme allemand et se démarquer de l’URSS, essentiellement sous l’influence des trotskistes et anarchistes.

Pourquoi ce terme ? Parce que l’idéologie profonde du système actuel et les méthodes auxquels il recourt s’en rapproche progressivement, de façon organique.

Dans “Totalitarian Dictatorship and Autocracy”, Carl Friedrich et Zbigniew Brzezinski décrivent six éléments fondamentaux du totalitarisme :

  • une idéologie officielle embrassant la totalité de la vie ;
  • un parti unique de masse et soumis à un chef charismatique ;
  • un contrôle policier recourant à la terreur et dirigé par une police secrète ;
  • un monopole des moyens de communication de masse ;
  • un monopole des armes ;
  • une planification et un contrôle centralisé de l’économie.

Ces six éléments s’inscrivent dans le cadre de la Guerre Froide. Certains aspects d’allure primitive peuvent faire penser que rien de tel n’existe aujourd’hui en Europe, comme un “parti unique” par exemple. Le “front républicain” contre un parti isolé – le FN – témoigne au contraire de ce que nous sommes à un stade intermédiaire. Dans les états communistes du Bloc de l’Est, le parti communiste savait s’associer à des partis fantoches pour préserver l’image du multipartisme démocratique.

En ex-République Démocratique d’Allemagne (RDA), tous les partis autorisés par le régime étaient également réunis au sein d’un “front”, le “Front National de la République Démocratique d’Allemagne”. Sous la direction du “Parti Socialiste Unifié”, communistes et socialistes dominaient les partis non-officiellement communistes comme le Parti Libéral-Démocrate ou l’Union Chrétienne-Démocrate qui, après 1990, fusionnera sans épuration avec la CDU actuellement au pouvoir.

En France, comme en Europe de l’Ouest, la démocratie est formelle. Les bureaucraties des partis, la bureaucratie d’état et l’oligarchie financière occidentale tiennent toutes les clefs du système.

L’émergence du néo-totalitarisme

Certains pourraient être tentés de dire qu’il s’agit là d’un système “autoritaire”. Il faut récuser cette interprétation. A la différence d’un système autoritaire où seul le pouvoir institutionnel est verrouillé, les systèmes totalitaires sont guidés par une idéologie officielle qui est activement mise en œuvre par l’état avec pour but la restructuration complète de la société comme de la psychologie profonde des individus.

Cette idéologie, aujourd’hui, c’est l’égalitarisme socialiste et son dernier rejeton : le socialisme racial. Habituellement dénommé “antiracisme”, il vise à la création utopique d’une “humanité nouvelle” au sein de laquelle les peuples d’Europe, les peuples blancs, auront été détruits. Que les cadres de ce socialisme soient eux-mêmes généralement d’ascendance blanche est sans intérêt : les Khmers Rouges ont détruit près de deux millions de Khmers qu’ils avaient identifiés comme des éléments irrécupérables.

La dimension raciale et normative de cette ultime phase du socialisme comme “projet historique” le condamne à la radicalisation à mesure que croît le nombre d’extra-européens qu’il importe en Europe.

En analysant les six critères susmentionnés, on observe que le processus est plus ou moins avancé dans chaque domaine. Le fait que le gouvernement interdise désormais officiellement l’expression d’idées décrétées comme idéologiquement déviantes et qu’il ait créé un organe étatique spécial pour traquer l’opposition – la “DILCRA” – en donne le ton. Ce à quoi il faut ajouter le travail incessant de la police politique – DGSI – et des tribunaux.

Alors qu’il évoque mon cas, non sans m’avoir préalablement “fascisé” à outrance, Albertini écrit :

Ses outrances lui ont valu de nombreuses condamnations – notamment deux ans de prison en avril […] Une peine dont Le Lay n’a même pas effectué le premier jour : il a pris la tangente et se trouverait désormais au Japon, hors de portée de la justice française […] En octobre 2014, le consulat de France au Japon a refusé le renouvellement de son passeport. On est depuis sans nouvelles de l’ultraradical Breton. «Des mesures judiciaires contraignantes ont été prises et [il] est activement recherché», indique une source judiciaire.

“Mesures judiciaires contraignantes” : cet autre euphémisme qualifie la répression brutale d’une opinion non autorisée par l’état, et rien d’autre. Comme on le voit, le rôle des “journalistes” du système consiste désormais à déplorer le manque d’allant de la répression contre les opposants, surtout lorsqu’ils sont exilés.

Contradictions du système et radicalisation

Globalement, comme je l’ai dit, nous aurons une version modérée du soviétisme, celle des “Menchéviks”. C’est ce vers quoi avance le système à un rythme de plus en plus soutenu.

Je rappellerai d’ailleurs qu’à la fin de l’année 1991, alors que l’URSS était en voie d’implosion, l’Internationale Socialiste regroupant les partis socialistes européens exerçait de fortes pressions sur le politburo soviétique pour qu’il ne dissolve pas le régime. Des comptes rendus font état de discussions très tendues, notamment entre le socialiste français Roland Dumas et Mikhail Gorbatchev, sur la nécessité de transformer la Russie soviétique en un état socialiste afin d’éviter que la chute du communisme “ne détruise l’idée socialiste à l’Ouest”. Le but était alors de faire fusionner, à terme, l’URSS et l’UE.

Les socialistes ouest-européens ont tout fait pour sauver l’URSS : de cela, vous n’entendrez jamais parler dans la presse d’état dont la coloration idéologique est connue.

L’Union Européenne et son “politburo” qu’est la Commission Européenne constitue la tête de cette “union des républiques socialistes d’Europe” qui avance à marche forcée. Les 27 commissaires ne sont pas plus élus que les douze membre du Politburo soviétique. Le “parlement européen” est une chambre d’enregistrement au même titre que l’ancien Soviet Suprême de l’URSS.

En France, le vieux jacobinisme révolutionnaire républicain a fusionné avec le socialisme contemporain pour forger ce qui est désormais “la République”. Chaque jour le régime se glorifie et s’autojustifie, signe précisément de la crise sous-jacente de légitimité.

La répression s’accentue mais demeure limitée aux profils les plus visibles. Il n’y a pas encore d’opposition de masse, même si l’agitation grandit. D’où la fébrilité croissante du régime qui durcit considérablement les opérations de police politique contre un nombre limité d’opposants. Mais sa dynamique l’entraîne à étendre chaque jour le champ des cibles. C’est le dysfonctionnement du système et les défaillances de l’état qui vont accentuer le processus.

Il n’est pas nécessaire pour un système totalitaire de devoir aller jusqu’aux meurtres de masse. Les exemples yougoslave, polonais, est-allemand, hongrois démontrent qu’un travail de quadrillage, de renseignement, de harcèlement et de propagande peut suffire à piloter le système. Mais les crises intensifient les phases de persécution politique.

Jusqu’où ira le système socialiste occidental ? Difficile à dire. Probablement pas aussi loin que l’URSS, née dans la guerre civile et les expériences économiques radicales. Mais sa nature le contraint à une forme de radicalisation dont l’intensité reste à voir.

Si l’homme de la rue sait que le système est irréformable et condamné, nul ne sait quand il tombera. Comme en URSS, il laissera un champ de ruines derrière lui, tant économiquement que socialement et politiquement. Au surplus, loin d’avoir “aboli les conflits raciaux et ethniques”, il les aura exacerbé comme jamais. En fait, il les aura créé.

Pour avoir dit la vérité, nous – ceux que la presse d’état qualifie de “fascistes” comme c’était l’usage dans les démocraties populaires – aurons averti. Tout en sachant qu’il faut d’abord que le système tombe avant d’être justifiés par les faits.

Il faut parler aux gens, à ceux du quotidien. Il faut expliquer ce qu’ils ressentent d’instinct. C’est ce que nous faisons et c’est la résonance qui existe entre nous et des parts de plus en plus importantes des populations qui angoisse le système.

La chute du socialisme à l’Ouest est inéluctable mais pas sans coût, tant pour les opposants que pour le peuple de façon générale.

TOPSHOTS
Russian soldiers wearing Red Army World War II uniforms  take part in the military parade on the Red Square in Moscow on November 7, 2015. Russia marked today the 74th anniversary of the 1941 historical parade, when the Red Army soldiers marched to the front line from the Red Square, as Nazi German troops were just a few kilometers from Moscow. AFP PHOTO / KIRILL KUDRYAVTSEV

Quand la Russie libérera l’Allemagne : à l’aube de la révolution spirituelle européenne

Alors que je prépare un article sur la question de “l’Être du peuple” et le nationalisme breton, je retombe sur certains extraits d’une correspondance entre le Français Ernest Renan et l’Allemand David Strauss en date de l’été 1870. Vous allez voir qu’il n’y a aucune rupture dans le cours de l’histoire et que, à l’heure actuelle, nous nous situons dans un processus dialectique dont la compréhension est essentielle pour l’avenir de l’Europe.

La France et la Prusse s’affrontent alors violemment et les deux hommes échangent sur la guerre en cours. Tandis que la France s’effondre, Renan tente de convaincre son correspondant de ce que l’annexion de l’Alsace serait une erreur. La confrontation des deux visions est l’occasion d’un échange où les catégories les plus diamétralement opposées s’expriment, résumant l’enjeu plus général.

Ce débat donne, en fait, le vertige. Parce qu’il témoigne des enjeux idéologiques et existentiels qui dépassent de beaucoup le sort des Alsaciens.

Pour l’Allemagne, l’enjeu, c’est l’unité nationale. Chez les Allemands, celle-ci n’est pas prédéfinie par un état, une bureaucratie ou les fortunes d’une dynastie, mais par une culture commune qui se joue des frontières du passé. Le peuple allemand a pris conscience de lui-même et la force de ce peuple remet en cause tous les états de fait hérités des siècles passés.

Ainsi, pour l’Allemagne de 1870, ne pas annexer l’Alsace germanophone alors que la France est défaite, équivaudrait à nier même de l’existence de la nation allemande. Il s’agit donc, pour les Allemands, de libérer l’Allemagne, toute l’Allemagne.

C’est presque par hasard, en raison de trois départements, que la France et la jeune Allemagne se télescopent. Ernest Renan, s’adressant à l’Allemand David Strauss, écrit :

“Si l’on nous démembre c’est la guerre de revanche et l’alliance russe. Si l’on nous ménage, nous oublierons et formerons avec l’Allemagne et l’Angleterre une alliance dont l’effet sera de conduire le monde dans les voies de la civilisation libérale.”

On notera que pour Renan – et tous les nationalistes français de l’époque – la seule annexion de l’Alsace et de la Lorraine équivalait à un “démembrement” complet. Ce qui est du point de vue idéologique français – mais non des faits – correct pour des raisons trop longues à développer ici.

Cette affirmation allemande de la culture comme fondement de la nation remet en cause radicalement l’ordre international établi par le Traité de Westphalie, au 17e siècle. Ce traité, qui couronne la souveraineté des états quant à leurs affaires intérieures, est le produit des guerres de religions ayant anéanti l’Europe de la Renaissance. Avant la culture, ce fut l’appartenance religieuse qui fit soudainement imploser les états féodaux existants.

L’unité allemande n’était au 19e siècle qu’un nationalisme parmi des dizaines d’autres qui s’éveillaient et aboutirent, en 1914, à l’explosion de l’Autriche-Hongrie.

Pour la France, la lutte pour l’Alsace constitue un enjeu majeur dans le cadre de la préservation du dynamisme de son mythe fondateur hérité de 1789 : l’égalité. Conserver l’Alsace dans le giron français c’est, pour Paris, conjurer le spectre de la décadence et du reflux de son rayonnement au profit d’une Allemagne qui impose ses catégories philosophiques dans le champ politique et géopolitique. La culture contre le juridisme, en somme.

La guerre d’extermination entre Germains et Slaves

Renan déplore les excès de certains Allemands voulant « dominer l’Europe par une action universelle de la race germanique » frénésie, dit-il, « bien chimérique ». Il ajoute :

“Un œil pénétrant verrait peut-être dès à présent le nœud déjà formé de la coalition future [anti-allemande, NDLR]. Les sages amis de la Prusse lui disent tout bas, non comme menace, mais comme avertissement : “Malheur au vainqueur” !

L’Allemagne, en se livrant aux hommes d’État et aux hommes de guerre de la Prusse, a monté un cheval fringant qui la mènera où elle ne veut pas. Une suspicion universelle contre votre puissance d’assimilation, contre vos écoles va se répandre. Un vaste effort pour écarter vos nationaux que l’on envisagera comme les avant-coureurs de vos armées sera pour longtemps à l’ordre du jour.”

Sans surprise, Renan développe les thèses de l’égalité héritées de 1789 et tente dans sa lettre d’amadouer le Germain conquérant et sûr de lui. Il perçoit, à l’autre bout du spectre, la radicalité naissante des Allemands :

“Notre politique, c’est la politique du droit des nations ; la vôtre, c’est la politique des races : nous croyons que la nôtre vaut mieux. La division trop accusée de l’humanité en races, outre qu’elle repose sur une erreur scientifique, très peu de pays possédant une race vraiment pure, ne peut mener qu’à des guerres d’extermination, à des guerres « zoologiques », permettez-moi de le dire, analogues à celles que les diverses espèces de rongeurs ou de carnassiers se livrent pour la vie. Ce serait la fin de ce mélange fécond, composé d’éléments nombreux et tous nécessaires, qui s’appelle l’humanité. Vous avez levé dans le monde le drapeau de la politique ethnographique et archéologique en place de la politique libérale ; cette politique vous sera fatale.”

En fait de “nations”, les Français n’ont jamais compris ce que ce terme signifiait, confondant “état” et “nationalité”. Le terme “nation” provient du latin “natus”, “naître”, renvoyant à la filiation biologique d’une communauté. Ce “genos” en grec est défendu avec vigueur par les Allemands qui y voient le foyer originel de “l’ethnos”, la culture “nationale”. Renan parle donc en réalité du “droit des états” et non du “droit des nations”, statu quo étatique que l’écrivain français brandit contre le “droit des peuples” révisionniste qu’incarne le nationalisme allemand.

Posé en ces termes, le millénarisme égalitariste – sur lequel la France avait bâti ses prétentions géopolitiques – s’effondre. La solidarité ethnique et les réalités raciales et culturelles convainquent de sénilité la réaction étatique française qui s’appuie quant à elle sur l’égalité abstraite et son ordre légal.

Ce que Renan appelle la “politique ethnographique” n’est autre que la définition même de tout état véritablement “national”, par opposition à l’état “libéral” ou “social”, cette construction juridique sans substance ni assise durable.

En fait, l’écrivain français adopte, sans le savoir, une politique qui se radicalisera parallèlement à celle de l’Allemagne, mais en sens contraire.

Le procès qu’il fait aux Allemands sera donc, aussi, celui de la France, comme nous allons le voir plus bas. Futilement occupé à défendre l’héritage de 1789 pour faire vivre la fiction d’une France encore pertinente historiquement, Renan n’en perçoit pas moins justement les mécanismes qu’engendrera le nationalisme allemand au plan européen :

“Comment pouvez-vous croire que les Slaves ne vous feront pas ce que vous faites aux autres, eux qui en toute chose marchent après vous, suivent vos traces, pas pour pas… Chaque affirmation du germanisme est une affirmation du slavisme […] Le Slave, dans cinquante ans, saura que c’est vous qui avez fait son nom synonyme d’esclave : il verra cette longue exploitation historique de sa race par la vôtre, et le nombre du Slave est le double du vôtre, et le Slave, comme le dragon de l’Apocalypse dont la queue balaye la troisième partie des étoiles, traînera un jour après lui le troupeau de l’Asie centrale, l’ancienne clientèle des Gengis Khan et Tamerlan […] Mais si un jour les Slaves viennent revendiquer la Prusse proprement dite, la Poméranie, la Silésie, Berlin par la raison que tous ces noms sont slaves […] qu’aurez-vous à dire ?”

“Guerre de revanche”, “Alliance franco-russe”, “guerre d’extermination entre Germains et Slaves”, “ruée des masses asiatiques” au cœur de l’Europe : telles sont les anticipations de Renan pour le XXème siècle. Indépendamment de ses convictions idéologiques, le raisonnement est logique et va se révéler exact, au détail près.

Lors du 17e congrès du Parti Communiste d’Union Soviétique, en 1934, Staline aborde à mots à peine couverts la nouvelle situation politique allemande et l’accession d’Adolf Hitler à la chancellerie. Le nouveau chancelier s’est donné pour mission d’achever l’unité nationale des Allemands entreprises par Frédéric Le Grand et Bismarck et, à ce titre, de réviser les conséquences de la défaite allemande de 1918.

Comme on peut le lire, le maître de l’URSS est parfaitement renseigné des écrits et intentions profondes du nouveau chef de l’Allemagne :

“Cependant, d’autres pensent que la guerre devrait être menée par une “race supérieure”, disons, la “race” allemande, contre une “race inférieure”, et en premier lieu contre les Slaves, que seulement une telle guerre peut apporter une issue à la situation, car c’est la mission qui échoie à la “race supérieure” de rendre la “race inférieure” productive en la gouvernant. Admettons que cette théorie étrange […] soit mise en pratique. Quel pourrait être le résultat de cela ?

Il est bien connu que la Rome antique regardait les ancêtres des Allemands et des Français actuels de la même façon que les représentants de la “race supérieure” regardent à présent les races slaves. Il est bien connu que la Rome antique les traitait comme une “race inférieure”, comme des “barbares”, destinés à vivre dans une éternelle subordination à la “race supérieure”, à la “grande Rome”, et, entre nous il se dit que Rome avait quelques bonnes raisons pour le penser, ce qui n’est pas le cas lorsque l’on parle des représentants actuels de la “race supérieure”. Mais quelle fut la conséquence de cela ? La conséquence fut que les non-Romains, tous les “barbares”, s’unirent contre l’ennemi commun et firent chuter Rome. La question se pose : quelle garantie y a-t-il que les revendications des représentants de la “race supérieure” d’aujourd’hui ne mèneront pas aux mêmes lamentables résultats ? Quelle garantie y a-t-il que les fascistes littéraires de Berlin seront plus heureux que les vieux et expérimentés conquérants de Rome ? Ne serait-il pas plus correct de supposer que c’est le contraire qui sera le cas ?”

Près de 64 ans séparent les observations de Renan et ce discours de Joseph Staline. Discours du tyran rouge qui, en lui-même, s’avéra juste dans ses anticipations, à l’instar de celles de l’écrivain français.

La haine atavique envers les Slaves des éléments les plus radicaux du pangermanisme, Hitler en tête, limita instantanément les possibilités diplomatiques et militaires de l’Allemagne. Même dans les territoires ayant accueilli la Wehrmacht en libératrice en 1941, comme l’Ukraine, la terreur imposée par les forces d’occupation, dont la SS, aboutit à un revirement presque instantané.

Le plan de “colonisation” allemand – le “Generalplan Ost” – explorait les possibles exterminations et déplacements de dizaines de millions de Slaves, qu’ils soient ukrainiens, biélorusses, polonais ou russes.

Du “Grand Empire Germanique de la Nation Allemande” voulu par les nationaux-socialistes, il ne reste, en 1945, plus rien. La Prusse Orientale, la Poméranie, la Silésie conquise par Frédéric Le Grand, toutes ces provinces ont été perdues, comme l’annonçait précisément Ernest Renan.

Berlin n’est plus qu’un monceau de ruines occupé par l’Armée Rouge, dont une bonne part de Mongols. L’Alsace est livrée à une francisation à outrance. L’Autriche est réinstaurée comme état indépendant. Des millions d’Allemands ont été chassés de leurs terres ou victimes de nettoyage ethnique à grande échelle.

En Europe, la conclusion de la Seconde Guerre Mondiale est d’abord une victoire historique des Slaves sur les Allemands. Elle a été rendue possible par l’alliance du panslavisme porté par l’URSS de Staline et la coalition des démocraties anglo-saxonnes.

Démantèlement de la nation allemande

Suivant en cela l’état d’esprit d’Ernest Renan, la France mais aussi la Grande-Bretagne, les USA et l’URSS veulent définitivement anéantir ce que l’écrivain français qualifiait de “politique ethnographique”, plus connue de nos jours sous l’adjectif de “nationalisme” ou de “racisme”. Il s’agit de détruire la révolution philosophique et idéologique portée par l’Allemagne contre les idées de 1776, de 1789 et de 1918.

C’est tout l’objet des procès de Nuremberg et de la politique de “dénazification” qui se poursuit de facto jusqu’à aujourd’hui. Pour la première fois, la défaite militaire totale de l’ennemi ne suffit pas aux belligérants victorieux : un processus judiciaire et idéologique s’ajoute à l’effort de guerre premier.

Les autorités françaises sont alors, comme aujourd’hui, obsédées par l’unité allemande et identifient dans l’origine philosophique même du nationalisme allemand le facteur déterminant de l’émergence du national-socialisme.

Il s’agit pour les vaincus de 1815, de 1870 et de 1940 de convaincre les Alliés de la nécessité de démanteler l’Allemagne une bonne fois pour toute. Ce faisant, ce n’est pas seulement le national-socialisme fondé en 1919 que la France veut éradiquer, mais l’idée même de nation allemande comme son principe fondateur : la nation culturelle (Kulturnation) contre la “nation” d’état (Staatsnation). Terme qui, en français, constitue un parfait contresens.

A cette date, l’Allemagne est de facto divisée en deux grandes entités : les zones d’occupation alliées et soviétique. L’État Allemand a disparu et le plan américain dit “Morgenthau” est mis en œuvre. Il vise à ramener le peuple allemand à un état de développement économique proche de celui qui était le sien au 18ème siècle, c’est-à-dire d’économie agricole. Le plan prévoie que le processus mène à la mort de millions d’Allemands auquel il faut ajouter des millions de déportés.

Face à la montée des tensions avec le Bloc de l’Est sous tutelle soviétique, les Alliés cessent progressivement de démanteler l’économie et les structures administratives allemandes et permettent en 1949 la constitution d’un état tampon vassalisé : la République Fédérale d’Allemagne (RFA). Cette annonce précipite la création de la République Démocratique d’Allemagne, un état communiste dans la zone orientale occupée par l’URSS.

Ce sont ces deux créations, notamment dans la partie occidentale de l’ancien Reich (RFA), qui marque la fin de la nation allemande, sujet sur lequel je voulais précisément revenir et dont les conséquences apocalyptiques vont peser sur nous.

Le “trou noir” allemand

Il n’est pas étonnant que les Alliés aient recherché à détruire un ennemi qu’ils avaient affronté durant deux guerres d’une ampleur inédite dans l’histoire. L’objet de mon texte n’est pas d’y revenir. Ce qui interpelle, c’est le coût à venir que va faire peser sur nous le manque d’une vision historique pénétrante chez les vainqueurs. Incapacité innée des démocraties capitalistes, seulement guidées par l’optimisme philosophique anglais et français du 18ème siècle.

La restauration de deux “états” en Allemagne n’a aucunement signifié la renaissance de la nation allemande, non plus que la fusion de ces deux états en octobre 1990. Car le principe fondateur même de la nation allemande, la “Kulturnation”, a été détruit formellement le 23 mai 1945 à Flensbourg, près de la frontière danoise, lorsque les Alliés ont dissous le dernier gouvernement national allemand, celui du Reich.

L’état opérant actuellement en Allemagne est inspiré d’une philosophie étrangère, d’importation anglo-saxonne et française, qui marque, d’une certaine façon, la réalisation du rêve de Renan :

“Nous [la France, NDLR] oublierons et formerons avec l’Allemagne et l’Angleterre une alliance dont l’effet sera de conduire le monde dans les voies de la civilisation libérale”.

Ce rêve d’amalgamer l’Allemagne continentale au bloc anglo-français se réalisera à l’initiative des USA en 1949. Mais cette rupture forcée se fit au prix de la négation même du cours historique du fait national allemand.

L’état opérant en Allemagne est, tout au plus, un état de type néo-colonial, d’importation.

Ce n’est donc pas le seul “Troisième Reich” qui a été jugé et condamné entre 1945 et 1947, mais la nation allemande en son principe fondateur. Cette dénaturation impulsée de l’extérieur revient à une acculturation aliénante de l’Être allemand qui s’est couplée, comme on sait, à une guerre idéologique permanente dont une des conséquences a été la culpabilisation du peuple allemand et sa “reconfiguration psychologique” profonde jusqu’à nos jours.

Comprenons bien : la légitimité même de la République Fédérale d’Allemagne repose sur sa capacité à empêcher le “demos” allemand – la communauté politique – d’être l’expression de l’Être allemand, du “volksgeist”, qui trouve sa source dans son “genos” et son “ethnos”. Cette république “antinationale” et “anticulturelle”, produit de la contre-révolution alliée et soviétique en Allemagne, accouche sous nos yeux d’un monstre dont les pères “biologiques” occidentaux et communistes n’avaient pas entrevu avec quelle force il viendrait hanter leurs propres descendants, telle une malédiction divine.

Et c’est là que l’on peut dire avec Ernest Renan : “Malheur au vainqueur” !

Ce monstre, je le comparerais à un “trou noir” qui attire irrésistiblement tout ce qui gravite autour de lui pour l’engloutir dans le néant.

Un abysse git au milieu de l’Europe et cet abysse va nous rappeler qu’on ne peut se jouer impunément de l’ordre et de la nature des choses.

Psychologie allemande

Les Français ne connaissent pas la psychologie profonde des Allemands. Leur innocence couplée à un caractère émotif font de ce peuple une personnalité collective au caractère passionné. Les Français confondent généralement la passion et l’expression, prenant l’Allemand pour un être froid, austère et sévère.  Au contraire, l’Allemand, loin d’être maître de ses émotions, alterne entre les moments d’euphorie et les épisodes de dépression aggravées. L’Allemand est passionné tout en demeurant maître de son expression tandis que le Français est cérébral mais très expressif. Ce qui en fait un bavard à l’esprit léger – mais bien articulé – là où l’Allemand est profond mais d’expression maladroite, voire rustre. Ce caractère passionné fait du peuple allemand un peuple porté à l’impulsivité.

Certes, Ernest Renan entrevoyait les fureurs sanglantes que le jeune pangermanisme allait générer. Mais en évoquant l’hypothèse d’une “Allemagne libérale” alignée sur la France et la Grande-Bretagne, il touchait du doigt une tentation occidentale aux conséquences bien plus dévastatrices. Tentation qui fut mise en œuvre par les revanchards de 1945 et dont les conséquences ne vont plus tarder à peser sur toute l’Europe.

Une première tentative eut lieu en 1918. On arguera du fait qu’elle fut le fait des Allemands eux-mêmes. Mais dans quel contexte ? Celui de la défaite et de la faim sur lesquelles prospèrent toujours les ferments de dissolution. Paradoxalement, elle fut aussi une phase d’épouillage nécessaire, de destruction d’un ordre qui n’avait plus que l’apparence de ce qu’il devait être. La révolution sociale-démocrate allemande, pour une involution de l’Être allemand qu’elle fut, était nécessaire à la marche en avant éternelle des hommes et des peuples. Il ne peut y avoir de résistance à la décadence sans décadence, de lustration sans encrassement.

Lorsqu’ils implantent en 1945 de l’extérieur le drapeau victorieux des idées des Lumières au cœur de la jeune Allemagne vaincue, les Alliés occidentaux et soviétiques ont fait de cette fontaine en crue un siphon dont ils ne soupçonnaient pas qu’il entraînerait le continent une troisième fois dans le chaos.

De l’euphorie radicale des heures de triomphe du national-socialisme, le peuple allemand est passé à l’abattement complet de la défaite. De sa passion guerrière et destructrice, il est passé à celle du masochisme et de l’autodestruction. Le peuple allemand contemple aujourd’hui, avec le même fanatisme que sous le Troisième Reich, le spectacle de son anéantissement.

En privant le peuple allemand de son centre, de l’accès à sa personnalité profonde, les Alliés et les Soviétiques ont créé un abîme terrifiant dont la force d’attraction est proportionnelle au dynamisme naturel de l’Allemagne. Cette fois, le génie national allemand ne pourra pas être blâmé. Les Allemands auront fait précisément ce que ses vainqueurs voulaient d’eux : qu’ils cessent d’être allemands.

Mais quel être humain peut durablement se conformer à une telle obligation de mort psychique sans devenir suicidaire ? Seule l’Allemagne, cette Allemagne, pouvait décider d’accueillir plus d’un million de migrants musulmans en un an, préfigurant la suite.

Angela Merkel ne variera pas, de la même façon qu’Adolf Hitler n’a pas varié. L’Allemagne s’avance sur le chemin de son anéantissement avec discipline et passion.

La révolution spirituelle russe et l’éveil de l’Être allemand

Ce processus destructeur, ce gouffre, va générer une confrontation entre le phare du monde slave, la Russie, et celui de l’Occident, l’Amérique.

L’anarchie allemande croissante produite par l’aliénation de l’Allemagne provoquera inévitablement l’implosion de l’Europe à son épicentre, entraînant dans son sillage les deux grands pôles qui s’affrontent pour le contrôle d’un continent dépourvu de principe organisateur propre. Pour l’Amérique, il s’agit de maintenir l’ordre tandis que pour la Russie il s’agit de changer d’ordre.

De fait, l’effondrement de l’URSS a permis aux Anglo-Américains et à leurs vassaux français de pousser leur domination toujours plus loin à l’Est. Aujourd’hui, leurs armées stationnent dans les Pays Baltes, en Roumanie et en Pologne et s’infiltrent même en Ukraine. Un tel déséquilibre porte aux frontières de la Russie la rage nihiliste de l’athéisme matérialiste alors même que la nation russe, libérée du virus socialiste, devient une superpuissance spirituelle, un condensateur colossal de l’invisible.

Cette proximité appelle inéluctablement à une décharge de foudre frappant le cœur de l’Allemagne pour rétablir l’équilibre. De la même façon que l’occidentalisation “libérale” de l’Allemagne voulue par les Alliés visait à détruire le principe spirituel de la nation allemande, la “libéralisation” matérialiste de la Russie entend détruire l’Être russe pour lui faire adopter le masque grimaçant de l’idéologie occidentale. Pareillement, seule une guerre d’anéantissement peut en résulter, mais d’une intensité beaucoup plus grande, car l’Être allemand n’était pas éveillé spirituellement mais seulement “historiquement”, à la différence de l’Être russe contemporain.

La révolution spirituelle et nationale que met en mouvement la Russie va nécessairement poser à nouveau la question nationale allemande que les vainqueurs de 1945 avaient cru exorciser. Phénomène encore intensifié à la faveur de la catastrophe ethnique et raciale que représente l’immigration afro-musulmane.

L’Être russe va faire resurgir du tombeau l’Être allemand, comme par instinct, afin d’alléger la pression occidentale à ses frontières. Il va, par ses pas aux échos d’orage, sortir l’Être allemand de sa dormition. Cette “guerre de partisans des consciences” est déjà à l’œuvre sur les arrières de l’Otan.

Comment l’Allemagne sera-t-elle libérée ? Les modalités sont encore des hypothèses. Mais la guerre de libération spirituelle que mène déjà, à ses frontières, la Russie ne peut qu’éveiller tous les pôles spirituels du continent, c’est-à-dire les bastions endormis du christianisme milicien.

Une inconnue demeure : celle de l’Être allemand lui-même. Car il n’a pris conscience de lui-même qu’à l’écoute de son caractère, fait de passions, et expressément contre sa foi chrétienne qu’il tenta de compenser par un animisme nordique de bazar. L’Être allemand a conditionné l’éveil de sa conscience par l’engourdissement parallèle de son âme, rejetant sa fonction impériale inclusive et ordonnatrice au profit de celui, trop étriqué pour lui, d’un état strictement national.

A la différence de l’empire fédératif russe, articulant les nationalités autour de son cœur slave orthodoxe, la jeune nation allemande en rejeta le principe multinational tout en continuant d’aspirer à l’empire, livrant l’Allemagne à la guerre d’extermination contre ses voisins.

La Russie peut, à la faveur d’une guerre défensive à ses marches, enclencher une guerre de libération spirituelle de l’Europe et faire de l’Allemagne le pilier d’une fédération européenne inspirée par elle. La Russie, tel Saint Jean-Baptiste, peut annonce la Bonne Nouvelle.

L’Europe l’attend.

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Rééduquer les masses contre la superstition égalitariste et son rejeton antiraciste

L’Occident, c’est-à-dire le monde européen et anglo-américain, s’est délibérément enivré du poison de l’égalitarisme au nom d’un utopisme qui confine, désormais, au nihilisme. On ne peut nier que c’est là le produit d’une sécularisation malheureuse et hérétique du christianisme, sur plus de quatre siècles, qui a fait le lit du virus socialiste.

Quiconque s’intéresse au cas français peut contempler les ravages de la superstition égalitariste, car c’est bien d’une superstition rageuse qu’il s’agit. Ce principe, faux de bout en bout, a ouvert la voie aux pires démagogues bourgeois qui ont progressivement remplacé l’ancienne aristocratie tout en singeant son penchant pour la fossilisation sociale. Peu importe la créolisation complète de la France –  et de l’Europe – pour peu que ces escrocs en retirent leurs dividendes annuels. Pire : c’est devenu un article de foi.

Quand une classe politique subordonne l’avenir de son peuple au point de le mener à l’anéantissement complet, la voie révolutionnaire devient incontournable. Et généralement celle empruntée.

L’homme ouest-européen est aujourd’hui un parfait crétin qui s’aveugle volontairement sur les réalités humaines les plus élémentaires et les plus irréductibles. Le fanatisme religieux qui aiguillonne toujours la bourgeoisie croulante qui préside aux destinées de la France arrime chaque jour davantage ce pays aux profondeurs de l’Afrique.

Cette destruction du bon sens est observable partout. Il y a deux générations, un paysan gaulois dépourvu de certificat d’études comprenait d’instinct l’immensité qui le séparait d’un nègre. Aujourd’hui, une croûte de vieux bavards surnageant sur 71 ans de paix, opérant à tous les niveaux de la vie intellectuelle, répandent leurs insanités sur l’heureux développement que constituerait à leurs yeux le mélange du sang européen avec celui de toutes les peuplades puantes du tiers-monde. De l’Afghanistan au Congo, de la Colombie aux marges de l’Irak.

La plus grande tâche qui se place devant nous est celle du réapprentissage des réalités raciales. Je suis à ce titre un athée militant de la superstition égalitariste. Ce mythe s’articule sur des pulsions particulièrement tenaces parce que primitives et émotionnelles. Mais plus tenaces sont les réalités que ce mythe prétend abolir.

Parallèlement, je suis donc un optimiste résolu en ce sens que l’arrogance des demi-marxistes occidentaux adeptes de l’islamo-négrification de l’Europe doit nous rappeler qu’ils ont les yeux plus gros que le ventre. La vieille race européenne qui s’étend sur tout l’hémisphère nord – en plus de l’Océanie et de parts de l’Amérique du Sud – disposent d’atouts colossaux, malgré une politique migratoire – donc raciale – parfaitement destructrice.

Mais si les dommages sont significatifs, ils ne le sont pas au point changer les lois de la nature voulues par le Créateur.

Nous devons travailler inlassablement au réveil de nos populations pour qu’elles redécouvrent la boussole sans laquelle il n’est pas de navigation possible en ce monde. Cette boussole, c’est celle de l’inégalité de potentiel et de réalisation des individus comme des groupes humains. Il a fallu bien des combats intellectuels et politiques – et de morts – pour que chacun finisse par admettre que la terre est ronde. Il n’en va pas différemment des réalités raciales et culturelles.

Cette réalité doit servir d’étoile polaire à un ensemble politique qui reste à édifier. Le point faible de cet édifice est l’Europe péninsulaire tandis que l’imbécilité nord-américaine pousse la Russie dans les bras des Chinois. Nos querelles d’arrière-boutique, en Europe, nous ont ramené au rang de nains géopolitiques, offrant à des pays économiquement sous développés comme la Turquie orientalo-asiate des leviers exorbitants.

La fumisterie qu’est la superstition des droits-de-l’homme, qui codifie toute l’escroquerie, parvient à convaincre jusqu’à des docteurs ou des ingénieurs de ce qu’un aborigène est leur égal, malgré ses 60 points de QI !

A la différence de nombre de tenants de cette superstition destructrice, j’ai eu le privilège de fréquenter cette humanité archaïque sortie des déserts d’Australie et de devoir assurer l’entretien de leurs chambres d’hôtel gracieusement offertes par le prolétariat anglo-saxon de ce pays, sous l’égide éclairée des puritains convertis à l’antiracisme. Il suffit de voir une de ces tribus déféquer dans ses lits et manger à même le sol pour comprendre, en moins de 10 minutes, qu’on ne comble pas 60 000 ans avec des chèques et des bons sentiments.

La raison et la sagesse ne gouvernent plus l’Europe, seulement une litanie sans fin d’émotions de communiantes. Cette pâtisserie sentimentale a aboli le sens commun et met en confiance le barbare afro-musulman qui croit soudainement pouvoir revendiquer des droits sur nous.

Quand ce simulacre prendra fin, Mohammed et Mamadou tomberont soudainement du haut de leurs illusions. Ces masses, gouvernées par leur psychologie infantile, ont déjà perdu la tête à l’idée alléchante et naïve de ce qu’ils seraient sur le point de nous dominer. De la complainte poussive de la victime les voilà hurlant leurs récriminations, préalables à l’émeute meurtrière.

Il ne faudra pas grand chose pour que la déconvenue soit au rendez-vous et que les espoirs de fainéantise éternelle ne fondent comme neige au soleil. Le pullulement de cette basse humanité au cœur de l’Europe n’est du qu’aux subsides colossaux que leur accorde l’oligarchie dégénérée qui gouverne les démocraties occidentales.

L’anarchie continuant de se répandre, les efforts du fanatisme antiraciste finiront par épuiser tous leurs effets au sein des masses. Nos efforts pour en finir avec la terreur antiraciste seront progressivement couronnés de succès à mesure que la réalité et le bon sens conforteront nos avertissements.

Paradoxalement, nous devons avoir la patience de ceux qui voient plus loin que les hystériques de notre époque. L’effondrement du système actuel comme de ses valeurs préfigure de la victoire de nos conceptions.

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Réalisme culturel : Pourquoi Robert Ménard a raison sur la question de la France blanche et chrétienne

Le maire de Béziers, Robert Ménard, a déclenché bien malgré lui une fausse “polémique” dont la presse d’état a le secret de l’orchestration. Interrogé sur LCI, l’élu a fait cette observation factuelle et parfaitement banale : “Être Français c’est aussi, comme le disait le général De Gaulle, être européen, blanc et catholique, bien sûr.”.

Le réalisme racial contre l’égalitarisme

Relevons que l’édile divers-droite a bien dit “aussi”, laissant entendre que ces qualités n’étaient pas exclusives. Cette phrase, qui se bornait a rappelé les origines ethniques et religieuses fondatrices de la France comme pays, a été présentée comme une atteinte intolérable à la pudibonderie raciale qui a cours dans les salons de la bonne bourgeoisie.

Si des agitateurs racistes noirs peuvent se déchaîner dans les rues de Beaumont-sur-Oise en se revendiquant expressément de leur appartenance raciale pour appeler à l’émeute contre les institutions – parce que “blanches” selon eux -, le seul fait de rappeler sa propre appartenance européenne est identifiée par le système comme un délit idéologique.

Cela témoigne de la peur de l’oligarchie de voir s’effondrer son système politico-idéologique, assis sur le diptyque “égalitarisme/universalisme”, sous la pression du mouvement d’émancipation – devrais-je dire de libération ? – européen. C’est-à-dire blanc.

L’explosion de la poudrière ethnique, raciale et religieuse qu’est devenue la France signifierait en effet la défaite historique du principe fondateur de la Révolution Française : l’égalité. Principe mythique duquel dégoulinent tous les prurits socialistes, marxistes, anarcho-nihilistes depuis si longtemps.

L’assignation culturelle et identitaire devenant le nouveau principe organisationnel du politique, le soleil se coucherait sur cette vieille lune et ses adeptes.

Louis Aliot contre Robert Ménard

Sur ces entrefaites, le Vice-président du Front National, Louis Aliot, a cru bon de réagir pour dénoncer les propos de Robert Ménard.

«Il est maire de Béziers. Je l’ai écouté et il a cité une autre phrase, du général de Gaulle. Moi je suis un peu en opposition avec ces phrases-là parce que la France ce n’est pas que ça», indique le vice-président du FN. «Lui qui est un enfant de l’empire, il devrait quand même, au-delà de la phrase raciste ou dans tous les cas racialiste du général de Gaulle, y ajouter ce que nous sommes. C’est-à-dire un pays avec des DOM-TOM, tout l’outre-mer qui est avec nous, les harkis… Tous ces gens-là font partie de la communauté nationale», poursuit Louis Aliot. Et le compagnon de Marine Le Pen de livrer sa propre vision de la France: «La France ce n’est pas une couleur de peau, c’est à la fois un état d’esprit, l’amour de son pays, et aussi la conscience que l’on est prêt à mourir pour elle. Je préfère, moi, des gens, même de couleur, et qui sont tombés pour la France ou qui tomberont si malheureusement il y avait une guerre, que des gens blancs qui n’ont que de la haine pour leur pays».

Ce commentaire apporte plusieurs observations. Balayons tout d’abord d’un revers de main les éternelles marges dont on se prévaut pour bâtir un système : le mirage des allogènes se portant au secours des Blancs égorgés par leurs congénères n’est pas à la veille de prendre corps.

Venons-en à l’essentiel. Louis Aliot ne laisse planer aucune ambiguïté. Il se dit “en opposition avec ces phrases-là”, c’est-à-dire celles traditionnellement attribuées au Général De Gaulle :

«Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne. Qu’on ne se raconte pas d’histoires ! Les musulmans, vous êtes allés les voir ? Vous les avez regardés avec leurs turbans et leur djellabas ? Vous voyez bien que ce ne sont pas des Français ! Ceux qui prônent l’intégration ont une cervelle de colibri, même s’ils sont très savants. Essayez d’intégrer de l’huile et du vinaigre. Agitez la bouteille. Au bout d’un moment, ils se sépareront de nouveau. Les Arabes sont des Arabes, les Français sont des Français. Vous croyez que le corps français peut absorber dix millions de musulmans, qui demain seront vingt millions et après-demain quarante ? Si nous faisions l’intégration, si tous les Arabes et Berbères d’Algérie étaient considérés comme Français, comment les empêcherait-on de venir s’installer en métropole, alors que le niveau de vie y est tellement plus élevé ? Mon village ne s’appellerait plus Colombey-les-Deux-Églises, mais Colombey-les-Deux-Mosquées !»

Il est évident que Louis Aliot, familialement contaminé par le cosmopolitisme impérial de la Troisième République, applique un raisonnement déjà convaincu de sénilité il y a un demi-siècle comme le rappelait en des termes éclairants Charles De Gaulle.

Hélas, ce raisonnement repose sur l’idée fallacieuse que la guerre de décolonisation se poursuivrait dans les mêmes termes qu’hier et qu’elle devrait être remportée en Métropole, à défaut d’avoir été obtenue dans les colonies. Les mêmes causes entraînant les mêmes effets, on ne voit pas comment ce qui a échoué hier, quand la France était incomparablement plus puissante et dominante, réussirait aujourd’hui. Surtout à l’heure où le réveil de l’islam touche la totalité de la planète et que la culture française a déjà progressivement disparu de territoires métropolitains entiers.

Cette nostalgie post-coloniale incapacitante empêche de raisonner en termes politiques, c’est-à-dire en termes concrets. Agitez une poignée d’îles lointaines avec émotion ou brandir le souvenir d’auxiliaires maghrébins de l’armée française pour traiter de la submersion migratoire actuelle de l’Hexagone – par des masses venues des quatre coins du tiers-monde ! – relève, convenons-en, de la mauvaise plaisanterie. Voire de l’autisme.

Sans surprise, ce nationalisme contractualiste hérité de la révolution française – “la France est un état d’esprit” – est déréalisant, abstrait, inopérant, idéaliste jusqu’à la niaiserie. Ce produit a dépassé sa date de péremption.

En réalité avec ce genre de discours, il n’est pas tant question de la France comme réalité charnelle – ethnique, raciale, spirituelle donc – mais comme simple vecteur d’une ambition idéologique. S’il n’est question que de loyauté vis-à-vis d’une “idée” et qu’il est entendu que les idées sont fluctuantes, rien ne distingue en pratique ce “nationalisme” désincarné du plus plat socialisme républicain.

L’enjeu ne tournerait qu’autour du paiement des impôts et de cours d’éducation civique. Or, il est évident que, dans tout le monde blanc, c’est la survie même de la race blanche et de sa culture qui en jeu. Le reste étant contingent.

L’enjeu : le monde blanc

Cette incapacité à admettre les limites de sa propre autorité sur la réalité est un piège mortel. Cette folie mégalomaniaque qui consiste à refuser de distinguer le “moi” de “l’autre” pour vouloir le réduire à soi et le façonner à son image est sourde d’erreurs et de réactions identitaires violentes par contrecoup.

Aucun volontarisme psychologique ne peut abolir les déterminismes ethniques, culturels, raciaux ou religieux. Peu importe l’intensité avec laquelle on agitera un drapeau tricolore, cela n’abolira jamais les différences de QI entre subsahariens et Français de souche.

A cet “internationalisme” du pauvre aux ambitions aussi grandiloquentes que loufoques, un retour à une plus saine réalité éviterait bien des déconvenues futures. De ce point de vue là, lorsque Robert Ménard indique que le mantra du “vivre ensemble” relève du “vaudou”, comment ne pas lui donner raison ? Les Blancs fuient les afro-musulmans en France – et en Europe de l’Ouest -, telle est la froide réalité.

Entamée avec Nadine Morano en septembre 2015, cette polémique n’a de cesse de devenir une question existentielle. Le choix, assez simple, se résume à deux alternatives : une poudrière ethnique tiers-mondisée coiffée d’une “république” de type libanaise aux accents cocardiers d’une part ou la défense farouche du monde blanc et européen, partout et tout le temps, sans regard pour les détails d’ordre géographique, d’autre part.

Entre le fétichisme et le réalisme, il va falloir que chacun choisisse.

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Comprendre la psychopathie gauchiste et son avatar : le syndrome de l’involution africanophile

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Les gauchistes humanitaires sont en réalité des éléments antisociaux narcissiques compensant leur manque d’empathie envers leur propre peuple par une idéalisation des communautés tribales primitives où ils veulent se valoriser

En Bretagne, un certain nombre de marginaux, psychologiquement fragilisés, se réfugient dans le néo-colonialisme humanitaire afin de répondre à de graves troubles personnels.

Affectés par une incapacité à la socialisation au sein de leur société, ces déséquilibrés se rendent en Afrique où le caractère enfantin de l’africain permet à ces individus de se resocialiser à leur avantage et ainsi répondre à leur motivation profonde : l’auto-valorisation.

Cette stratégie de compensation vise à éviter la conflictualité des sociétés complexes occidentales où le fort niveau de responsabilité individuelle génère chez ces éléments inadaptés un puissant stress psychologique. Cette pathologie antisociale non assumée est généralement associée chez le sujet à un discours diabolisant la société d’origine (antiracisme, tiers-mondisme, anticapitalisme, etc.) selon un processus d’auto-suggestion connu.

L’archétype de la gauchiste bretonne désocialisée

20 Minutes (source).

Une femme âgée de 35 ans et originaire de la ville d’Hennebont, près de Lorient (Morbihan) est décédée dans un drame familial qui s’est déroulé au Gabon. La mère de famille et ses deux filles Océane, 12 ans et Kassandra, 6 ans ont été tuées début août dans des conditions qui restent à éclaircir. Selon certaines informations, elles auraient été victimes de coups de couteau assénés par le mari, aujourd’hui en fuite.

Le sujet atteint des troubles précités avait visiblement engendré deux mulâtresses avec un élément d’une tribu locale. Quiconque se rend dans la brousse gabonaise ne voyage pas seulement dans l’espace, mais aussi dans le temps et la génétique.

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Conclusion logique de cette involution psychologique : l’involution raciale. L’évitement de la conflictualité que supposerait le retour à un état primitif toujours existant en Afrique couplé à l’idéalisation du collectivisme tribal – le mythe du “bon sauvage” – aboutit à une stratégie reproductive dite “fusionnelle”, c’est-à-dire d’abolition des différences – perçues comme sources de stress – par métissage. Aux pulsions morbides s’ajoute donc la mort biologique.

Au surplus, avec un Quotient Intellectuel moyen de 64 (voir ici), le Gabon est parfaitement représentatif des foyers subsahariens où prolifère une basse humanité, inaccessible à tout développement culturel significatif. Dans cet univers archaïque, le sujet atteint du syndrome de l’involution africanophile pense pouvoir gérer la psychopathie (comportement antisocial) qu’il développe en Europe en la compensant par une adhésion au tribalisme nègre où la responsabilité individuelle est nulle.

Paradoxe non assumé, c’est en exploitant son avantage racial – 35% d’écart en termes de potentiel intellectuel – que le sujet escompte pouvoir maîtriser ses rapports sociaux.

Ce rapport fonctionne en système : plus le sujet atteint d’involution africanophile – ou tiers-mondiste – veut compenser ses penchants antisociaux, plus il est antipathique vis-à-vis de sa société d’origine et empathique avec son milieu d’accueil. Diabolisation de l’Europe et idéalisation de l’Afrique révèlent parfaitement ce mécanisme mental.

L’article poursuit :

[…] Depuis une dizaine d’années, Blandine Reales, âgée de 35 ans, avait fait le choix de vie de s’installer dans le pays où elle était très impliquée dans le secteur humanitaire. Elle y avait même été « littéralement » adoptée par son petit village de brousse, situé à environ 500 km de la capitale Libreville.

“Littéralement adoptée”. Comme on peut le constater, la presse hexagonale – où le syndrome de l’involution africanophile et son avatar tiers-mondiste prospèrent – continue de s’extasier devant l’amas de huttes au milieu desquelles vivaient les victimes avant d’y être massacrées. Il est de règle en effet chez les autistes atteints de régression psycho-culturelle et raciale que de s’enfermer dans le déni. Ce que l’on appelle une zone de confort.

L’article nous apprend cependant les causes profondes de la névrose de la victime principale. Sans surprise, elles sont à chercher du côté de l’éducation imposée dès le plus jeune âge par des parents névrotiques atteints de la psychopathie gauchiste :

Blandine Reales était la fille de Julien Reales, un Hennebontais bien connu pour être particulièrement investi dans la vie associative de sa ville où il participe aux conseils de quartiers. C’est également une des chevilles ouvrières d’associations comme Incroyables Comestibles ou encore celle des Jardins familiaux de Malachappe.

Il est ici essentiel d’affirmer la responsabilité morale du père dans l’assassinat de sa fille qui l’a, sans surprise, singé – le mot est plus que pertinent ici – jusqu’à pousser l’idéal d’involution sociale d’inspiration communiste en Afrique. Des “jardins en communauté” au “retour à la terre” en passant très certainement par l’antiracisme post-colonial, les jalons étaient déjà solidement posés.

Conclusion logique du nihilisme post-gauchiste : la négrification

Et la conclusion de ces 35 années de vie se résume ainsi :

Un drame qui émeut particulièrement le maire d’Hennebont. André Hartereau, proche de la famille des victimes, dit avoir aujourd’hui « comme seul souci d’entourer au mieux cette famille hennebontaise très investie dans le militantisme ». Une cérémonie aura lieu samedi, en début d’après-midi, au cimetière d’Hennebont où une plaque sera déposée à la mémoire des défunts au jardin du souvenir.

Sortie de la religion de leurs ancêtres – le christianisme bi-millénaire – ces tenants de l’athéisme rouge n’ont plus aucune explication transcendante du monde qui puisse les inscrire dans un ordre quelconque.

Pas de cérémonie à l’église qui puisse donner une compréhension profonde de la vie et de la mort en plus rappeler le lien éternel avec ses ancêtres. Juste un simple rassemblement au coin d’un jardin fleuri avec le budget minable de la mairie, le tout suivi d’un apéritif amélioré.

On ne saurait mieux résumer l’aspiration fondamentale du tribalo-collectivisme qu’est le communisme négrophile tenant lieu d’ersatz de religion aux gauchistes post-chrétiens de Bretagne. En somme, traîner son cul dans la terre avec des cafres en riant comme des débiles légers médicamentés. Ceci avant de finir dans un trou à l’entrée d’un village africain, rongé par des insectes baroques et repoussants, puis d’être recouvert de cagots par les anus purulents de la tribu locale.

Cette plongée vers le “grand rien” du recyclage vert façon “commerce équitable” fait, par contrecoup, de l’animisme nègre un système spirituel autrement plus sophistiqué que ce nihilisme matérialiste de saveur écolo-tiers-mondiste.

“Sic transit gloria mundi”.

Concepts à retenir :

1)Psychopathie gauchiste : Les psychopathes ne ressentent rien pour les autres mais seulement pour eux. Toute émotion est ramenée à eux de n’importe quelle façon. Les autres ne sont que des objets qui servent à assouvir leurs envies. Ce problème d’absence d’empathie explique pourquoi ils n’ont aucune morale et donc aucune limite à faire du mal à autrui physiquement et moralement. D’où leur dangerosité.” (source)

La “psychopathie gauchiste” est constituée par l’ensemble des comportements antisociaux d’un individu cherchant à imposer les conséquences de sa pathologie à la société par le recours à un égalitarisme protestataire irrationnel.

2)Antisociaux narcissiques : Ontologiquement lié à la psychopathie, le “trouble de la personnalité narcissique”. Il s’agit d’un “trouble de la personnalité dans lequel un individu se manifeste par le besoin excessif d’être admiré, et par un manque d’empathie” (source).

Le psychopathe gauchiste n’a aucune empathie pour son peuple. Ce qu’il compense par un “spectacle caritatif” au profit de tout ce qui est extérieur à la société (marginaux, étrangers) dans lequel il se met en scène, pouvant ainsi se valoriser à outrance. Le gauchisme humanitaire participe de cette catharsis.

3)Involution africanophile : La “psychopathie gauchiste” aboutit, comme on l’a vu, à une désocialisation ainsi qu’à un puissant sentiment de rejet vis-à-vis de la société d’origine. S’en suit une empathie et une identification pour tout ce qui lui est extérieur.

Les sociétés occidentales, trop rigoureuses et productives pour ces individus antisociaux, sont progressivement présentées par ces derniers comme responsables de leur échec personnel selon un mécanisme de victimisation classique.

Par effet négatif, tout ce qui lui est le plus éloigné ou antagoniste des sociétés occidentales devient désirable. L’absence de responsabilité individuelle – donc d’ordre et de compétence – soulage le stress psychologique dont souffrent ces asociaux, ce qu’ils vont chercher auprès de populations collectivistes, ignorantes du principe de responsabilité individuelle.

L’involution africanophile est la manifestation de ce phénomène dégénératif.

4)Zone de confort : Antisocial et marginal, le psychopathe gauchiste doit rapidement construire un espace qui lui est propre où son système de représentations conscientes et inconscientes n’est pas remis en cause. Il s’agit d’abolir le stress psychologique induit par le caractère inadapté de l’antisocial gauchiste au sein d’une société aux rapports sociaux rigoureux, denses et complexes.

5)Nihilisme post-gauchiste : à l’image de tout usage de stupéfiants ou d’alcool, l’accès d’euphorie généré par l’utopisme militant est suivi d’une phase de “descente”. Ce retour à la réalité engendre généralement un état dépressif qui accroit encore les troubles antisociaux d’un sujet.

Faute d’admettre qu’il ne peut inverser la réalité pour qu’elle s’adapte à son inaptitude, le sujet cherche à sortir de toute conflictualité en abolissant toute limite entre son égo et le monde extérieur. Autrui est ravalé au rang de simple appendice de sa propre personnalité.

Aucun système de pensée structurée et rationnel ne prévaut, seule une affectivité exacerbée et compensée par un narcissisme incontrôlé demeure. Le sujet est destructeur, compulsif, émotif. Il refuse de se projeter dans le futur ou le passé qu’il perçoit comme hautement angoissant.

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Le chef du “CCIF” défendant le “burkini” est proche d’un salafiste ayant rejoint l’État Islamique

Nous ne sommes pas très nombreux à suivre avec assiduité les détails du rapprochement progressif entre la gauche socialo-communiste – à de rares exceptions près – et l’islam militant. Je m’y attèle, notamment au plan local, depuis près de deux ans.

Ce qui est fascinant, c’est de voir avec quel zèle et quels moyens le régime répriment les voix de l’opposition identitaire d’une part et comment, d’autre part, des cadres de l’internationalisme islamique peuvent agir au plus haut niveau en France.

Le cas du directeur du “Collectif Contre l’Islamophobie en France” est particulièrement révélateur. Il faut dire qu’ayant des liens avec la galaxie de l’oligarque américain George Soros, ce Frère Musulman a de l’entregent. Ceci pour ne pas parler des ponts entre le CCIF et l’UOIF, donc des nombreux appuis internationaux dont dispose ce “komintern vert”.

A lire dans cet article (voir ici), intitulé “Le chef du “CCIF” défendant le “burkini” est proche d’un salafiste ayant rejoint l’État Islamique”.

La propagande du sous-système hexagonal illustré par un exemple

Un nouveau – devrais-je dire “énième” – livre au sujet de cet ectoplasme jamais défini qu’est “l’extrême-droite” vient de sortir dans l’Hexagone. Il est signé par un fonctionnaire à la désinformation du journal d’état “Libération”, Dominique Albertini.

La couverture du livre donne le ton :

Une première observation : il s’agit d’un livre qui s’inscrit dans la campagne présidentielle de 2017. Les chevilles ouvrières de la propagande officielle entendent bien retirer des dividendes de l’inévitable narration socialiste autour de la “menace d’ultra-droite” qui ne manquera pas de servir de levier de mobilisation. On est donc, d’abord et avant tout, dans une logique d’épicerie et de marché de niche, en l’occurrence “l’antifascisme institutionnel”.

Mais le commerce n’est pas la seule dimension de la démarche. Le titre traduit un point de vue : celui de la défaite des propagandistes du régime face à l’information en réseaux qui permet à tout un chacun de s’exprimer. Cela, les fonctionnaires qui tiennent intégralement les médias d’état ne l’admettent que très mal.

L’information non-validée par cette caste est donc ramenée à une forme de “fascisme” (“Fachosphère”). Cette inversion de la réalité, prégnante dans la culture idéologique des gauches, vaut la peine d’être relevée : la montée en puissance de la société civile face au pouvoir établi est amalgamée à une forme “d’autoritarisme”. Rassurez-vous, dans le Bloc de l’Est, tous les samizdats des opposants étaient qualifiés d’être “fasciste-nazis”.

Rappelons ce que le fascisme signifie (source) :

Le terme “fasciste” sert souvent à qualifier des régimes autoritaires, totalitaires, proches dans leur forme du fascisme italien : nazisme, régime de Franco, régime de Vichy.

L’information libre et non-filtrée est désormais, vous l’aurez découvert, une des formes du “fascisme”, de l’autoritarisme. En revanche, le contrôle, grâce à un puissant système d’investissements étatiques, de la totalité des médias – dont Libération où émarge Dominique Albertini – n’est pas qualifié en ces termes.

Il faut dire que Dominique Albertini est un pur produit du journalisme d’état (voir ici) et que sa fonction consiste à défendre l’idéologie dominante promue par le sous-système hexagonal.

Dans ce livre, les deux auteurs ont décidé de parler de moi. Dominique Albertini, dans son courrier, avait adopté un ton des plus courtois, ce qui ne pouvait tromper personne.

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J’ai logiquement refusé d’accorder le moindre entretien à ce fonctionnaire du régime. On ne discute pas avec l’ennemi, on le détruit.

Ce refus, couplé à l’inévitable haine qu’inspirent les opposants à ce genre de laquais du système dominant, a fulminé sa rage en quatrième de couverture. Je cite :

Dans quelles conditions se passent les rencontres entre l’animateur de Fdesouche, premier blog français d’extrême droite, et les idoles réactionnaires Eric Zemmour et Alain Finkielkraut ? Comment la plate-forme SOS Racailles, active au début des années 2000, a poussé un jeune à tenter d’assassiner Jacques Chirac ? Comment un néo-nazi en cavale peut continuer à narguer la justice depuis le Japon ? Alors que l’extrême droite progresse dans les urnes et dans les têtes, l’ouvrage répond à cette question : comment ses partisans ont-ils gagné la bataille du Net ?

Le lecteur aura relevé que dans cette brève présentation les auteurs ont cherché à mêler les noms de “Eric Zemmour” et de “Alain Finkielkraut” à l’ombre menaçante d’un dangereux “néo-nazi” dont le nom est, en revanche, caviardé. Dresser un pont entre le “néo-nazisme” et ces deux auteurs – dont l’origine juive est notoire – n’est pas fortuit. Il s’agit évidemment de faire planer l’ombre de la suspicion sur les deux têtes de turc de la gauche socialo-marxiste et ce avec un plaisir d’autant plus pervers que Finkielkraut est issu d’une famille de déportés. La judéité des intéressés devient ici un instrument politique, ce qui récurrent chez la gauche antisémite.

Les scribes du système socialiste – socialisme qui dépasse de loin le seul “Parti Socialiste Français” – ont recours à une phraséologie et à un champ lexical, à une langue particulière pour tout dire, afin de décrire les déviationnistes. En l’occurrence, en ce qui me concerne, le terme “néo-nazi”.

Naturellement, il importe peu d’être effectivement “fasciste-nazi” puisqu’il s’agit ici d’une entreprise de propagande, donc de présentation factice de la réalité afin qu’elle soit conforme aux représentations de l’idéologie progressiste dont les deux fonctionnaires précités assurent ici la protection.

Mes lecteurs noteront que je me suis jamais présenté comme “néo-nazi”, mais ce terme ne me dérange pas. Pas plus que ceux de “pédophile”, “assassin”, “fasciste”, “brigand”, etc.

Plus révélateur, le regret formel et public de ce que la répression du régime hexagonal n’ait pas encore pu me faire taire. Le registre lexical utilisé – “en cavale” – ravalant au passage au champ de la criminalité et du brigandage. Quant au terme “justice”, son usage ici empreint d’une répugnante obséquiosité envers l’instrument de la répression politique, il en dit davantage sur les auteurs que sur moi.

Je suis en effet un “criminel idéologique” pour le sous-système hexagonal et c’est pour une vidéo et un article de blog que j’ai écopé de deux ans et demi de prison fermes. Les deux plumitifs regrettent donc que l’opposant exilé que je suis ne soit pas encore interné pour déviationnisme idéologique dans une prison du régime. Il ne s’agit pas pour ces laquais du sous-système de s’interroger sur l’abolition de l’expression libre des idées.

Ce recours au vocabulaire du crime et ces classifications politiques – en plus des regrets du manque d’efficacité de la répression gouvernementale –  pour dénoncer le “fascisme” qu’incarnerait la libre expression de certaines parts de la société civile, suffisent à saisir le degré de radicalisation que le sous-système hexagonal a atteint.

J’ai déjà eu l’occasion de le dire, la morale des socialo-communistes est exclusivement utilitariste, subordonnée à leurs intérêts tactiques du moment. L’hypocrisie chez eux est un prérequis à tout engagement.

Cet état de putréfaction ne doit pas surprendre. A mesure que les contradictions de ce sous-système s’intensifient, les gardiens du régime redoublent d’efforts pour intimider les voix discordantes et la caste dominante a recours à ses chiens pour aboyer contre les opposants. Leurs hurlements sont toujours une marque d’efficacité.