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March 2016

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Guerre raciale, culturelle et religieuse : le déni occidental

Le comportement des puissances occidentales et de la Russie vis-à-vis de ce que l’on appelait jadis “la Syrie” et “l’Irak” renvoie à un problème beaucoup plus profond : l’incapacité des Européens à comprendre le nouveau cycle historique dans lequel nous sommes entrés.

La Russie comme les USA et l’Union Européenne agissent au Moyen-Orient ou en Libye comme si ces états issus de la décolonisation existaient encore. Les formules diplomatiques proposées donnent l’image d’Occidentaux et de Russes engoncés dans le déni : ils tiennent les accords de Sykes-Picot pour encore valides.

Pour des raisons affectives, idéologiques mais aussi par manque de souplesse intellectuelle, les Occidentaux agissent contre une réalité historique en mouvement qu’ils refusent de reconnaître. Cette réalité, c’est la fin de la modernité occidentalo-centrée.

Les USA détruisent les acquis coloniaux

Actuellement, les USA tentent désespérément de maintenir une fiction d’état national en Irak en soutenant militairement les arabes chiites du sud contre les arabes sunnites du nord-ouest.

L’Irak n’a jamais été une nation. Il s’agit d’une création artificielle britannique dont le nom même n’est pas arabe mais perse. Avant la conquête britannique, l’Irak actuel était divisé en plusieurs provinces administratives ottomanes : l’Elayet de Bagdad, l’Elayet de Mossoul et l’Elayet de Bassora. Le territoire actuel de l’Irak était composé de trois éléments géographique : le Kurdistan, l’Ageriza et l’Irak arabe (sud).

Ce que nous voyons actuellement c’est la reconstitution partielle des territoires pré-coloniaux et pré-modernes suite à la destruction de l’état artificiel irakien en 2003 à la faveur de l’invasion américaine. Leur base repose sur des identités primordiales, ethniques et religieuses.

Ironie de l’histoire, ce sont les USA qui ont défait eux-mêmes les accords de Sykes-Picot en voulant “parfaire” la modernisation de ce pays par la force en le “démocratisant”. Ils ont au contraire libéré des forces existant depuis des siècles voire davantage et qui ne coexistaient dans un même ensemble politique que par une dictature centralisée, celle de Saddam Hussein et du Parti Baas, simple prolongement de l’administration coloniale.

Démantèlement de la Syrie

Sans surprise, détruire l’Irak moderne allait avoir des répercussions sur les territoires de l’ancien Empire Ottoman adjacents. Les frontières, largement imaginaires, n’étaient pas imperméables au point de confiner les nouvelles dynamiques d’Irak dans ce seul territoire.

Le cas de la Syrie est analogue puisque cet état est également une entité artificielle créée par la République Française à partir de 1920, suite au démantèlement de l’Empire Ottoman.

Auparavant, une vaste zone incluant Israël, une part de la Jordanie, le Liban, Antioche et la Syrie actuelle formaient ce que les arabes et les turcs appellent le “Sham”, ce qui signifie “le pays de la main gauche”.

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Le terme de Syrie est bien antérieur à la conquête arabe puisque ce nom est attesté pour la première fois au 8ème siècle avant Jésus-Christ (voir ici). Il a été diffusé par les Grecs qui qualifiaient les Orientaux “d’Assyriens”, en référence à Assour, capitale de l’Assyrie au 9ème siècle avant Jésus-Christ. Ce n’est qu’au 19ème siècle que le terme de “Syrie” a progressivement remplacé celui, traditionnel, de “Sham”.

Lorsque les Français reçoivent le contrôle sur la Syrie Mandataire en 1920 – laquelle inclut la Syrie et le Liban actuels – ils entament progressivement de constituer un état artificiel et centralisé, d’inspiration jacobine. Les Français projettent leur propre conception philosophique et politique sur ce territoire, à l’image de ce que faisait Rome lorsqu’elle s’emparait d’un territoire.

Cela passa notamment par la création d’une “armée nationale” qui n’avait de nationale – au sens ethnique – que le nom. La Syrie est en effet une somme très complexe de minorités ethniques, religieuses ou linguistiques.

Est-il dès lors surprenant que l’État Islamique se soit d’abord appelé “l’État Islamique d’Irak et du Levant” (“ad-Dawlah al-Islāmiyah fī ‘l-ʿIrāq wa-sh-Shām”) lorsque ses objectifs étaient uniquement régionaux et visaient, précisément, à démanteler les états artificiels de Sykes-Picot – la Syrie et l’Irak modernes – pour y établir un état pré-colonial sur les bases de l’islam sunnite ?

Impérialismes turc et perse

Il n’est pas besoin d’être un grand spécialiste du Proche-Orient pour comprendre que le Liban et la Jordanie ne vont pas longtemps être préservés de cette refondation en cours. Une refondation résultant du désengagement relatif des USA et de la désintégration des états post-coloniaux. Ce qui a créé un énorme vide dans lequel s’engouffrent deux empires renaissants : l’Empire Perse chiite (Safavides) et l’Empire Ottoman.

La Turquie, chassée de Syrie et d’Irak après la Première Guerre Mondiale, est engagée dans un processus de restauration impériale et de recolonisation, sur la base du suprémacisme turc et de l’islamisme. L’État Islamique est en vérité un allié de la Turquie dans cette phase de reconquête qui suppose le démantèlement puis la restructuration de la région sur une base compatible avec les visées d’Ankara.

Le Roi Abdallah de Jordanie, dont la dynastie hachémite a été mise au pouvoir par les Britanniques en 1921, a récemment déclaré que tel était l’objectif de Recep Tayyip Erdogan, l’actuel président turc (source) :

Ainsi, le chef de l’Etat jordanien a déclaré que le président turc Recep Tayyip Erdogan “croyait en une solution islamiste radicale aux problèmes régionaux”. Le roi Abdallah II a noté que “le fait que les terroristes soient envoyés en Europe fait partie de la politique turque, et la Turquie reçoit une tape sur les doigts, mais elle s’en tire toujours”.

La monarchie saoudienne wahhabite aux abois

Un autre facteur, face à la montée en puissance de l’impérialisme iranien et de ses alliés (Hezbollah libanais, gouvernement syrien, Houthis, etc.) est la réaction des arabes sunnites du Golfe. Ces derniers voient leurs intérêts immédiats converger avec ceux de la Turquie et du monde arabo-sunnite pour contenir, coûte que coûte, l’Iran. Car il s’agit pour la monarchie wahhabite d’Arabie Saoudite d’une question de vie ou de mort.

La Perse chiite entend bien s’emparer des lieux saints de l’islam, Médine et La Mecque, comme des réserves de pétrole du Golfe situées dans des zones à fort peuplement chiite.

Pour comprendre la terreur ressentie par la monarchie saoudienne, il suffit de regarder une carte des réserves de pétrole d’Arabie Saoudite, du Koweït et du Bahraïn (en noir) et les foyers de peuplement chiite (vert foncé).

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De nombreux facteurs convergent donc pour une guerre d’extermination : confrontation entre empires résurgents, séparatisme ethnique – à l’image de la lutte entre Kurdes et Turcs -, guerre religieuse remontant aux origines de l’islam, lutte pour les ressources, implication des grandes puissances et enfin, progression exponentielle du djihadisme, synthèse de guerre révolutionnaire maoïste et de fondamentalisme sunnite.

L’échec apocalyptique du monde sunnite

Mais ce n’est pas tout. Car il y a un état plus général du monde musulman et singulièrement du monde sunnite qui conditionne ce dernier à sombrer dans l’horreur. Celui de l’échec de ces sociétés à assimiler la modernité occidentale, à la différence du Japon ou de la Chine et, dans une certaine mesure, de la Perse.

Le monde sunnite – majoritairement régi par le tribalisme, la négation de l’individu et le refus de l’esprit critique – a été incapable d’opérer un travail de synthèse entre tradition et modernité. Il a amorcé un mouvement réactionnaire radical, fondé sur le rejet inconditionnel de la modernité occidentale en bloc et le retour au féodalisme tribal et au littéralisme religieux.

Si l’on prend en considération l’état de la démographique des pays musulmans, du Maroc au Pakistan en passant par le Xinjiang chinois, il y a là des centaines de millions de gens, très jeunes, qui s’enfoncent chaque jour un peu plus dans le sous-développement et le radicalisme.

Un élément, parmi d’autres, de cette involution chronique ? En 2007, un rapport de l’ONU indiquait que l’Espagne traduisait en une seule année autant de livres que le monde musulman en 1000 ans (source).

Ajoutons à cela le faible quotient intellectuel moyen des groupes ethniques et raciaux du monde sunnite – 83 points pour l’Algérie par exemple contre 106 pour la Chine – et nous obtenons un faisceau de paramètres préfigurant un cataclysme d’ampleur inédite.

L’effondrement des états du Proche-Orient – accompagné de l’implosion d’une économie déjà sous-développée et de la disparition de toute structure éducative, même primitive – génère des masses colossales de recrues potentielles pour le radicalisme islamique instrumentalisé par diverses puissances.

Par effet domino, il entraîne une dynamique destructrice dans le monde sunnite, de l’Océan Atlantique aux confins de la Chine. Les rares réformistes, déjà peu audibles, sont condamnés à être assassinés.

Parmi les pays faisant face à cette catastrophe, la Russie. Ce pays, dont la démographie est en grande difficulté, voit le nombre de musulmans sunnites croître indéfiniment, Moscou comptant désormais 40% de mahométans.

Vladimir Poutine, très lucide, confie à nombre de personnes qu’il rencontre être parfaitement conscient de ce que la Russie est entrée dans une guerre existentielle contre le radicalisme musulman.

L’anticyclone occidental rencontre la dépression islamique

Après ce long développement, vient le cas de l’Europe de l’Ouest qui, à bien des égards, est pire que celui de la Russie ou de la Chine. Car Russes et Chinois ont eux identifié la menace.

Nos élites dirigeantes, confites d’ethnocentrisme, ne comprennent pas ce qu’est la culture à laquelle elles ont substitué l’idéologie. Elles réduisent les immigrés africains ou orientaux à de simples “Occidentaux de couleur”, des sortes de pages blanches sur lesquelles on peut imprimer la très complexe et raffinée culture ouest-européenne.

C’est ce pourquoi elles répondent à l’effondrement de l’Irak, de la Syrie ou de la Libye par des mesures visant à restaurer les logiques qui prévalaient au 20ème siècle.

Ces élites démocratiques, percluses d’une mystique universaliste et égalitariste, pensent qu’il suffit pour un Kurde de franchir une frontière pour qu’il perde ses déterminismes raciaux, ethniques, psychologiques ou religieux. Pour ne pas parler d’anthropologie. Je ne citerai qu’un cas récent, en Allemagne, d’un Kurde ayant assassiné sa cousine qui refusait un mariage arrangé (lire ici).

Ces migrants n’entendent pas et ne peuvent pas abdiquer leur culture, leur ethnopsychologie, leur mémoire héritée. Au contraire, ils l’importent de la même façon que toutes les invasions importent leur culture, à l’image des tribus germaniques dans la Gaule romanisée du 5ème siècle.

Au surplus, des sociétés européennes dont le dynamisme culturel, démographique et économique est en berne, ne sont pas en mesure de contrebalancer l’impact global qu’ont sur elles des masses prolifiques, conquérantes et fondamentalement inassimilables qui proviennent du tiers-monde musulman ou africain.

La France a engagé un processus de destruction de son berceau culturel historique, développant une “identité négative”, fruit d’un individualisme et d’un égalitarisme radicalisés où seul l’état – “la République” – est autorisé à incarné l’être collectif. Il n’y a plus de mémoire longue, d’héritage, de limites spatiales, temporelles ou morales. Les hiérarchies naturelles et nécessaires qui régissaient cette société, comme celles d’Europe de l’Ouest en général, ont été combattues et détruites. La disparition de la verticalité spirituelle portée par le christianisme a encore accru l’isolement intérieur de l’individu.

Cette révolution culturelle qui n’est pas sans rappeler celle engagée par le régime maoïste en Chine, a abouti à un désarmement psychologique complet des individus et populations.

Les sociétés nihilistes ouest-européennes sont en train de télescoper un monde afro-musulman en crue démographique, en échec structurel, affamé et jeune, mû par une haine et une sauvagerie inouïes que légitime un fanatisme millénariste et archaïque. Un phénomène qui n’est pas sans rappeler les mouvements des masses d’air de haute et de basse pression, les unes se déplaçant en fonction des autres :

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L’incompréhension des élites occidentales quant à ce qui est en train de prendre forme, tant en Syrie qu’en Europe, procède du même mal : l’adhésion à une vision du monde périmée, inefficace, prêtant aux cultures exogènes les mêmes représentations.

Cette “dissonance cognitive” explique le déni dans lequel les sociétés d’Europe occidentale se trouvent. Ce qui les pousse à adopter des réponses qui ne visent pas à résoudre la crise, dont les cause sont niées, mais à maintenir l’illusion de la pertinence de leur vision du monde.

Pour citer Albert Einstein :

“On ne résout pas les problèmes avec les modes de pensée qui les ont créés”

Ce sont trois siècles d’optimisme progressiste et de mystique égalitariste qui se fracassent brutalement sur les sociétés allogènes que les élites occidentales pensaient avoir assujetties et inexorablement arrimées à leur modèle de développement.

Cette remise en question radicale confine à la crise existentielle puisque tout ce qui était tenu pour acquis ne l’est plus.

Et pour conclure cet article en lien avec ce que par quoi j’ai commencé, j’invite les lecteurs à transposer cette nouvelle réalité à l’Europe de l’Ouest en général et à la France en particulier. La carte de France actuelle, avec ses départements et ses régions administratives, est en passe d’être aussi obsolète que la carte de l’Irak ou de la Syrie.

Et si vous voulez savoir ce qu’en pense l’élite dominante en France, il suffit de regarder avec qui elle cherche de nouvelles combinaisons politiques. Comme ici le ministre français de l’Intérieur Bernard Cazeneuve avec le chef des Frères Musulmans (Hamas, AKP turque, etc.), Amar Lasfar :

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L’immigration afro-musulmane et la fin de la présence juive en Europe de l’Ouest

Les choses évoluent très vite à présent et les signes de ces bouleversements démographiques, culturels, idéologiques sont partout visibles.

Un de ces signes est le comportement des communautés juives d’Europe de l’Ouest. Je ne parle pas ici des organisations à caractère politique (CRIJF, Licra, etc.) mais plutôt des populations juives.

Pour la seule année 2015, les chiffres que j’ai pu obtenir indique que 23 000 juifs ont quitté la France. Les médiats, pour une raison inconnue, se focalisent sur l’émigration vers l’État d’Israël. La fameuse “Alyah” (“montée” en hébreu). Israël n’a tout d’abord pas pris la mesure du phénomène. En 2013, les signes venant de France, certes perçus comme négatifs par la presse et les politiciens israéliens, n’avaient entraîné aucune mesure spécifique quant à l’immigration des juifs de France.

C’est à partir de 2014, sur pression de l’Agence Juive et de son antenne parisienne, que le gouvernement israélien a commencé à saisir la profondeur du phénomène. L’Agence Juive agit avec enthousiasme, conformément à l’idée sioniste de l’édification et du renforcement du “foyer national juif” en Palestine, i.e. Israël. A cette heure, l’état d’Israël a mis en place un programme spécifique pour l’émigration française qui est devenue la première source des nouvelles arrivées juives dans ce pays.

Quiconque s’intéresse aux travaux de l’Agence Juive en France constatera le décalage énorme entre ce que disent les organisations communautaires “institutionnelles”, chargées des relations avec le gouvernement français, et ce que font véritablement les populations juives au quotidien.

Tous les émigrants juifs cependant ne vont pas en Israël. Environ 15 000 seraient partis ailleurs, vers les Amériques principalement.

Il est difficile de dire comment va évoluer ce phénomène, mais s’il demeure constant, d’ici à 2025, plus ou moins 250 000 juifs auront quitté la France. La communauté juive de l’Hexagone compterait environ 500 000 membres. Autant dire que la présence juive en France, à ce rythme, sera marginale d’ici à deux ou trois décennies.

“Les juifs n’ont plus d’avenir en Europe”

Après les attentats de Bruxelles, commis par des djihadistes maghrébins et arabes, le Grand Rabbin de Bruxelles a été catégorique en affirmant qu’il n’y avait « plus aucun avenir pour les Juifs en Europe » (lire ici).

Le site Le Monde Juif nous en dit plus :

« Avant les attentats nous vivions déjà dans la peur, à présent ce sont tous nos concitoyens belges qui vivent dans la peur », a déclaré le rabbin dans un entretien accordé à la radio israélienne, alors que la Belgique est en état d’alerte dans la crainte d’attaques terroristes similaires à celles de Paris.

« Nous [les Juifs] prions à présent à la maison. Pour la première fois depuis la Seconde guerre mondiale nous avons dû fermer nos synagogues. Nous vivons dans la peur et attendons les instructions de la police ou du gouvernement », a déploré M. Gigi

Cela fait de nombreuses années que, dans les grandes villes françaises, les juifs évitent d’arborer des signes religieux compte tenu de l’hostilité des populations africaines ou orientales à leur endroit. Les juifs estiment que le meurtre d’Ilan Halimi a été un tournant. Les tueries de Toulouse ont été, à n’en pas douter, décisives.

La venue de Benjamin Netanyahou dans cette ville a envoyé un message paradoxal. Premièrement que les juifs de citoyenneté française “étaient en France chez eux”. Deuxièmement que les juifs “avaient vocation” à s’établir Israël, conformément à son idée fondatrice. Cette attitude témoigne d’une certaine schizophrénie : d’un côté ne pas fuir, de l’autre, rappeler que seul Israël peut réellement protéger les juifs.

Quand le Premier ministre israélien a appelé les juifs de France à venir en Israël, ses positions ont suscité un fort malaise dans les instances dirigeantes de la communauté. Si le CRIJF est un soutien politique de l’Etat d’Israël, il est dans son intérêt immédiat d’avoir – c’est l’évidence – des juifs à représenter. Si ces derniers partent, l’objet même du CRIJF disparaît. Plus encore, c’est la politique même de dernier qui est invalidée publiquement par le chef du gouvernement israélien qui dit, ni plus ni moins, que “les carottes sont cuites”.

Cette divergence entre les leaders de la communauté juive française et le gouvernement israélien a éclaté au grand jour quand Alain Jakubowicz, président la LICRA, a dénoncé les appels de Benjamin Netanyahou en faveur du départ des juifs pour Israël.

Le Monde du 18 février 2015 s’en était fait l’écho, avec une satisfaction évidente. Alain Jakubowicz écrivait :

Ce n’est pas à eux de partir, mais aux salauds qui s’attaquent à eux. Il n’est ni dans l’histoire ni dans la tradition juive de déserter. Ce n’est pas au premier ministre israélien que je rappellerai l’histoire de Massada et de la résistance du ghetto de Varsovie. La situation n’est certes pas la même, mais le choix n’est pas non plus comme dans les années 1930 entre l’exil et Auschwitz.

La France est mon pays et personne ne m’en fera partir. Je n’accepte pas l’idée que les juifs soient confinés dans un État, fut-il le leur. La vocation d’Israël n’est pas de devenir le dernier village juif de la planète. Français, je n’ai pas à juger de la politique conduite par Benyamin Nétanyahou, mais je suis autorisé à lui demander de ne pas interférer dans ma vie de citoyen et de renvoyer l’idée que je serais un Français de seconde zone.

Nous en revenons à la tension originelle à propos du sionisme : les assimilationnistes libéraux d’un côté et les nationalistes juifs de l’autre. Quand tout allait bien, il était aisé d’être un “sioniste de salon” en soutenant verbalement Israël depuis les plateaux télés climatisés parisiens. Maintenant, c’est un choix existentiel et la perspective israélienne heurte frontalement celle de l’élite communautaire juive en France.

Le gouvernement israélien, absolument convaincu de ce que l’Europe de l’Ouest est une cause perdue, agit rationnellement. Pour lui, il ne fait pas l’ombre d’un doute que l’avenir des juifs, dans une Europe de l’Ouest en voie d’africanisation et d’islamisation rapide, est condamné.

S’il y a encore quelques années ce discours était limité aux marges de la communauté, à présent il est largement répandu . Le discours du CRIJF ou de la LICRA relève, au mieux, du déni. Et, en tout cas, n’est plus guère en mesure de mettre un frein au pessimisme qui prévaut désormais au sein de la communauté juive.

Il est également évident qu’il y a une rupture générationnelle. Roger Cukierman ou Alain Jakubowicz sont des gens installés, ayant réussi socialement, qui sont trop âgés pour devoir envisager une nouvelle vie. Les vingtenaires ou trentenaires, diplômés et aspirant à fonder leur propre foyer, doivent réfléchir à deux fois.

De la même façon d’ailleurs, l’émigration française n’a jamais été aussi forte, surtout chez les jeunes très bien formés. En 2013, environ 200 000 jeunes âgés de 18 à 29 ans ont quitté la France, contre 138 000 en 2006. Soit 40% d’augmentation. Les retours sont de l’ordre de 78 000, stables. La France perd donc environ 120 000 jeunes chaque année  (lire ici).

La situation économique de la France, qui n’a de cesse de s’aggraver, contribue évidemment très fortement à ce phénomène qui n’est pas près de s’arrêter.

L’attitude du gouvernement français

Il y a une une explication largement sous estimée quant à l’attitude adoptée par le gouvernement français : celle de l’image internationale de la France. Les sympathies personnelles du Premier ministre Manuel Valls comme le lobbying intense du CRIJF en faveur d’un durcissement toujours plus radical de l’antiracisme d’état ne doivent pas occulter cette autre dimension du problème : l’immigration non-blanche génère de tels troubles que les juifs s’enfuient.

Dans la mesure où, depuis 1945, l’antisémitisme est considéré en Occident comme le critère par excellence de l’anti-démocratisme, acter de ce que les juifs quittent la France suppose que quelque chose ne “fonctionne pas”. Et la patrie – autoproclamée – des “droits de l’homme” n’est pas particulièrement enthousiaste à l’idée d’expliquer aux médiats étrangers pourquoi ses chers immigrés afro-musulmans sont impliqués dans ce phénomène. Il y a, comme on dit, une “dissonance cognitive” des plus gênantes.

Les réactions des opinions publiques internationales commencent à façonner l’image d’une France dont le peuplement change tellement vite qu’elle évolue désormais au rythme du monde musulman. Les juifs américains, particulièrement présents dans le journalisme et l’industrie audiovisuelle, accroissent encore cette perception. Non pas pour s’en féliciter, de toute évidence.

Après avoir pris le temps de mesurer les réactions des juifs américains face à cette réalité, il est évident que ces derniers comprennent que quelque chose se passe mais ils demeurent encore largement décontenancés. Ils sont profondément troublés par les compte-rendus des juifs de France qu’ils rencontrent. Dans des réunions communautaires Outre-Atlantique, les cadres communautaires juifs ne s’embarrassent pas de faux-semblants et ne cachent pas leur véritable conclusion : les juifs n’ont plus d’avenir en Europe.

Les juifs américains cherchent à comprendre la situation, tantôt sur la base de l’expérience de l’entre-deux-guerres européenne, tantôt sur la base des conflits raciaux des années 60 aux USA. Problème : les Blancs ne sont pas en cause. Au contraire, ils sont les victimes silencieuses de viols de masse et d’innombrables attaques de la part d’immigrés qu’ils ont accueillis et naturalisés, leur ouvrant les mêmes droits qu’eux.

Les Européens ne sont pas particulièrement hostiles aux juifs, aucune politique d’état ne met en œuvre une ségrégation contre eux. Les gouvernements européens n’ont probablement jamais autant évoqué le “souvenir de l’Holocauste” et des lois de limitation radicale de la liberté d’expression ont été prises pour réprimer le moindre propos suspect.

En somme, les dispositions prises visent les Européens de souche qui n’ont pourtant aucune part dans les actions violentes qui ciblent de plus en plus les juifs sur le continent.

L’angoisse intéressée du “centre” libéral

En France, certaines personnes tentent désespérément de tenir un discours philosémite. On les retrouve généralement dans l’aile droite de l’ancienne UMP ou dans les colonnes du Figaro ou de Valeurs Actuelles. Ces individus perçoivent le départ des juifs comme un abandon face à la progression massive de l’immigration afro-musulmane. Leur désespoir est tel qu’ils voient la fuite des juifs comme la préfiguration de leur propre fin.

Cette angoisse, de plus en plus puissante, ne se limite pas à une certaine droite conservatrice. C’est aussi celle de la gauche libérale réunie autour de Manuel Valls par exemple.

Les lois du système électoral sont telles cependant que le personnel politique français a, pour l’essentiel, patiemment tourné la page. Il est certes encore de bon ton de dénoncer l’antisémitisme et d’invoquer le “Plus jamais ça”. En pratique, les élus, à tous les échelons, retournent leurs batteries. Qui en accordant un bail emphytéotique pour une mosquée, qui en remettant une médaille de la famille à des bordées d’Algériennes en voile.

Le logiciel victimaire ambiant, dont Bernard Henri-Lévy est probablement un des architectes les plus éminents, accentue le soutien naturel à Gaza et au Hamas palestinien. Un “bon juif”, c’est-à-dire un juif toléré est un juif qui doit se désolidariser de l’État d’Israël. Comme la sénatrice juive Nathalie Goulet récemment (voir ici) ou encore Pascal Boniface, lié au Qatar.

C’est ici crucial : la haine envers les juifs au sein de la gauche radicalisée ou de la population musulmane n’est pas “raciale”. Elle repose sur l’adhésion ou non à une vision du monde. Ce n’est pas comme juifs – culturellement parlant – que ces derniers sont ciblés, mais comme soutiens à un état perçu comme l’incarnation la plus pure de l’Occident blanc. C’est-à-dire : colonialiste, raciste, militariste, capitaliste, élitiste.

J’insiste beaucoup sur les subjectivités des uns et des autres. Il ne s’agit pas de savoir ce qui est objectivement vrai, mais ce que est tenu pour objectivement vrai.

Ironiquement, c’est parce qu’Israël est identifié comme une puissance dominante occidentale et blanche qu’elle est ciblée.

Ce qui n’est pas le moindre des paradoxes puisqu’en France et en Europe, Israël n’est absolument pas perçue comme un pays occidental ou européen, ni même “blanc”.

Ce chassé-croisé des subjectivités est particulièrement frappant : seuls les Israéliens, les Américains et les musulmans perçoivent Israël comme pays occidental. Les Européens quant à eux ne voient en Israël qu’un état oriental, de peuplement sémitique et de religion juive. Un pays obscur et lointain en guerre permanente avec lequel ils ne sentent aucune espèce d’affinité.

De façon révélatrice, même les politiciens français les plus pro-israéliens, comme Manuel Valls, expliquent leur soutien non pas pour des raisons culturelles, mais pour des raisons politiques. En l’occurrence qu’Israël est “la seule démocratie du Moyen-Orient”. Explication qui laisse parfaitement froids les Européens pour qui la démocratie est une importation anglo-américaine à laquelle ils se sont simplement résignés avec plus ou moins de bonne volonté. Singapour est également une démocratie et pour l’opinion publique française, le sort de ce pays ne les concerne pas davantage.

L’idée d’une “solidarité entre démocraties” motivée par la forme parlementaire est absolument inopérante quand on s’adresse à des Européens fort d’une mémoire vieille de plusieurs millénaires.

Trois lignes

Au sein de la communauté juive, la guerre fait rage sur cette ligne : faut-il, oui ou non, lâcher les juifs d’Israël pour être tranquilles ?

Et à cela s’ajoute une autre ligne : faut-il balancer les Blancs sous le train de l’immigration pour se concilier les immigrés ?

A cette dernière question, la LICRA ne fait pas mystère de ses préférences. Elle fait de l’incitation à la haine raciale contre les Blancs un axe de sa politique, espérant ainsi livrer aux fauves une victime expiatoire à même d’apaiser la meute.

Plus généralement, il existe au moins trois grandes orientations. La première, “de droite”, est celle adoptée par Eric Zemmour, qui consiste à s’identifier totalement à la société d’accueil et à prendre le parti des populations autochtones. Elle voisine avec le Likoud de France.

La seconde, “de gauche”, est celle, inverse, que l’on pourrait qualifier “d’antisioniste et antiraciste”, parfaitement incarnée par Rony Braumann ou “l’Union Française Juive Pour la Paix”.

La troisième, “centriste”, serait celle, traditionnelle, des juifs libéraux à savoir la promotion de la “société ouverte” de Karl Popper. Il s’agit de défendre une forme de relativisme culturel permettant la pluralité des opinions et des appartenances, tout assurant la primauté du droit commun face à ceux qui s’opposent précisément à la “société ouverte”. C’est la ligne d’Alain Finkielkraut et plus généralement, du leadership communautaire institutionnel.

Ce leadership défend donc l’État d’Israël dans les médiats français tout en refusant d’adhérer à l’idée que tous les juifs auraient “vocation” à aller vivre en Israël. La ligne antiraciste est également confortée, afin de promouvoir le multiculturalisme cher à la communauté juive, tout en dénonçant l’islamisme et “l’extrême-droite”.

C’est pourquoi le CRIJF désigne le Front National comme une menace pour la démocratie : la dialectique qu’il engendre et dont il procède, à savoir l’affrontement avec l’envahisseur afro-musulman, ruine le principe de la “société ouverte”.

En Israël même, cette question est débattue. L’hypothèse de travail consiste à renforcer la “judaïté” de l’état tout en confortant le pluralisme libéral qui viserait à renforcer l’égalité de traitement entre les Arabes israéliens et les juifs israéliens. C’est ce qui a poussé Benjamin Netanyahou à défendre l’idée de la définition de l’État d’Israël comme officiellement un “état juif”. C’est encore ce qui pousse certains de ses conseillers à faire de l’hébreu la seule langue officielle de l’état.

Une telle politique est impensable en France, précisément parce que le CRIJF y verrait une atteinte contre sa conception, parfaitement ethnocentrée et hypocrite, de la “société ouverte”.

Il est évident que le “centre libéral” en France est en train d’être détruit à mesure que l’immigration extra-européenne détruit la société d’accueil. Ironiquement, c’est le même centre libéral qui aura généré, par sa guerre contre “la majorité culturelle” française, les conditions de son écroulement.

 

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Chaque attentat accroît la capitulation des élites, pas l’inverse

Commençons cette chronique par des images qui résument l’ampleur du naufrage des élites ouest-européennes. Ci-dessous, vous pouvez voir la “représentante de la diplomatie de l’Union Européenne”, Frederica Mogherini, fondre en larme après l’annonce des attentats de Bruxelles.

Nous sommes donc passés de Napoléon et Bismarck à “ça”.

En premier lieu, c’est une démonstration caricaturale de ce que la féminisation du politique ne constitue pas un progrès en soi. Que le chef de la diplomatie d’une organisation représentant un demi milliards de personnes s’effondre publiquement après l’annonce de 30 morts, voilà qui dit tout de la psychologie du socialisme humanitaire.

Concrètement, le message envoyé à tous les acteurs politiques de la planète c’est l’extraordinaire faiblesse psychologique des Européens. Une faille exposée au grand jour qui, comme l’odeur du sang, ne manquera pas d’attirer les loups. Un tel degré de faiblesse individuelle disqualifie l’intéressée car elle a d’ores et déjà déclenché de futurs actions hostiles contre les pays de l’UE.

C’est une manifestation toute aussi caricaturale du degré d’aveuglement criminel dont sont capables les élites progressistes d’Europe de l’Ouest. En larmes, la “ministre des Affaires Etrangères” de l’UE répète son slogan multicuraliste sur cet “islam de paix” qui partout enflamme le monde.

Ces adeptes du “présentisme”, dépourvus de la mémoire longue des sages, ont oublié les 8 siècles de guerre en Espagne contre l’envahisseur musulman et les assauts ottomans au coeur de l’Europe. Ils sont devenus d’éternels apprenants, surpris à chaque soubresaut d’un ennemi que nous connaissons pourtant parfaitement bien.

Ici, il faut bien se dire une chose : ce ne sont pas tant les morts de Bruxelles qui ont fait pleurer la socialiste Mogherini que l’idée d’un possible échec de la capitulation pacifique de l’Europe face à l’envahisseur. C’est la panique face au retour du tragique en lieu et place de la chimère des “lendemains qui chantent”.

C’est en somme la réaction d’une petite fille qui vient d’apprendre que le Père Noël n’existe pas.

Retour à la normale

J’imagine aisément le spectacle des commentateurs défilant sur les chaînes d’information en continu. L’incontournable “ancien officier du GIGN” venu brasser de l’air précédant le brave imam de la mosquée Ben Couscous de Saint-Denis, encadré de deux braves fonctionnaires du ministère de l’intérieur qui lui auront remis une note, écrite en gros caractères et dans un français accessible.

Je présume que les grands feudataires du régime se seront bousculés pour dire que “évidemment” ces “ignobles et lâches attentats” n’ont “rien à voir avec l’islam”. Je suppose que les mots “immigration” ou “immigré” n’auront pas été prononcés une seule fois par de doctes journalistes au regard vissé sur le prompteur.

J’imagine enfin qu’un mot a été matraqué dans l’univers entier : “laïcité”. Celle-là même qui permet aujourd’hui, avec l’appui zélé des politiciens, la construction d’une à deux mosquées par semaine sur le territoire hexagonal.

Bref, rassurer la population et restaurer sa confiance dans le système et ses dirigeants dont les réalisations, en 50 ans, sont effectivement édifiantes.

Présenter la défaite en victoire

Je suppose que vous n’aurez pas eu la naïveté de croire que les mêmes élites qui vous vendent chaque jour à un monstre qu’ils ont nourri et choyé, ne nourrissent l’idée d’une forme quelconque de résistance.

La grande réflexion, la solennelle inquiétude de la haute fonction publique, des politiciens, des journalistes stipendiés, des “intellectuels” et autres artistes à cachets, c’est de régler cette épineuse question : comment procéder à une reddition la moins indolore possible ?

Parmi les options étudiées par ces élites, l’opportunité d’une défaite présentée en victoire est largement privilégiée. Tout repose sur cette approche : ménager les apparences. Ce qui est une invasion objective est désormais présentée comme une forme de “libération”.

Vous ne vous en rendez peut-être pas compte, car ce n’est pas formulé explicitement mais implicitement. La dépréciation de la culture occidentale comme de ses réalisations, la démoralisation des masses de souche par la promotion d’une identité négative s’accompagnent d’une célébration de l’immigration, du multiculturalisme, de l’expansion de l’islam, des qualités des races allogènes, etc.

Il s’agit d’une explication et d’une légitimation constante de la défaite. Une défaite qui, du coup, devient une victoire.

Pour la gauche occidentale, mieux vaut avoir tort avec Mahomet

Ces gens ont peur, ils sont terrorisés. Terrorisés à l’idée de devoir se battre, terrorisés par l’idée du conflit, produit pourtant indépassable de l’histoire.

Passe encore de se rendre une fois l’an au pied du monument aux morts pour rendre hommage “à la résistance” et de pontifier en évoquant le souvenir des maquisards. De là à effectivement prendre des risques politiques, voire physiques, pour défendre quoique ce soit, ce serait basculer dans ce que le progressisme radicalisé nomme “l’extrême-droite”.

C’est ici qu’intervient le processus de capitulation. Vous aurez relevé que les élites dominantes tentent, par tous les moyens, de créditer l’idée qu’il n’y a pas de causalité ni de déterminisme quand on évoque l’islamisme radical.

Dans le discours politique et médiatique dominant, le djihadisme est réduit à son expression violente. Pire à son moyen militaire : le “terrorisme”. Le seul déterminisme que ces élites acceptent d’évoquer est celui qui n’est pas de nature à rompre leur vision du monde : le déterminisme social.

Vous aurez remarqué cependant que si l’on aime sortir les violons sur les origines sociales des djihadistes – des “paumés” – on ne peut pas dire que les socialo-communistes s’étaient attardés jusqu’à présent sur l’enfance malheureuse d’Adolf Hitler.

Le système tente désespérément d’empêcher une analyse objective de la situation afin de ne pas devoir admettre que la réalité dément en pratique les fondements même du progressisme. Ne pas évoquer les causes et focaliser l’attention sur les conséquences, en l’occurrence l’usage du terrorisme par les musulmans en Europe.

Culture de la capitulation

Je vais faire une analogie à caractère pédagogique. Lorsque les agriculteurs sèment le chaos lors de leurs actions, le gouvernement français a pour habitude de reculer et cède à un certain nombre de leurs revendications. Pour des raisons de crédit politique, le gouvernement arrête un peu plus tard quelques éléments isolés, accusés des actes violents les plus spectaculaires.

Pensez-vous qu’un gouvernement qui recule devant quelques centaines d’agriculteurs armés de tracteurs soit plus déterminé face à des millions d’afro-musulmans en état d’insurrection permanente ? Pour quelques palettes brûlées, la France compte 40 000 voitures incendiées chaque année sans que cela ne suscite de réaction des autorités (lire ici).

Nous avons à faire à la même approche dans le cadre de l’invasion islamique. Le système, face à un acte violent à caractère revendicatif, ne peut pas laisser la population penser que son monopole de la violence, base du droit commun, puisse être contesté. Il s’assure donc de capturer effectivement les djihadistes coupables d’attentats.

Mais ce n’est pas là que se situe le cœur de l’enjeu politique. C’est dans le rapport des élites à la progression démographique et culturelle des musulmans au sein de la société d’accueil.

Et comme lors des affrontements avec les paysans, le gouvernement cède largement. Pour justement éviter l’extension d’un conflit ouvert, jugé trop coûteux politiquement pour les dirigeants, ceux-ci préfèrent organiser leur capitulation après une victoire symbolique, i.e. une arrestation hyper médiatisée de djihadistes.

Mais si l’on prend le temps de regarder le tableau plus général, qu’observent les islamistes et les masses islamo-immigrées ? Plus il y a d’attentats, plus les élites répondent aux exigences des colons africains et orientaux.

N’est-ce pas après les attentats de Charlie Hebdo que le gouvernement français a mis en scène le “doublement des mosquées” en France (lire ici) ?

Le système sacrifie la jeunesse pour sa survie à court terme

La gauche radicalisée – à laquelle appartient le gouvernement – recherche donc par tous les moyens de “bons musulmans” qui leur offrent cette capitulation douce, progressive, exotique qui leur permet de sauver la face.

Des “musulmans républicains” – c’est-à-dire suffisamment patients – qui aideront à exonérer les idéologues de l’égalitarisme et du sans-frontiérisme de leurs responsabilités.

Vous pensez que je me joue de vous ?

Non. Cela va si loin que désormais les doctrinaires du pacifisme en viennent à se demander si les “salafistes non-violents” ne sont pas “des alliés contre le djihadisme”.

Je cite la journaliste gouvernementale Valérie Le Nigen (France Bleu), militante de gauche bon teint, qui écrit dans un article (lire ici) sur le prédicateur salafiste de Brest Rachid Abou Houdeyfa :

Certains imams radicaux sont-ils des remparts contre le terrorisme ? La question est sensible mais mérite d’être posée.

Les élites au pouvoir posent uniquement la question de l’usage de la violence, pas celles de l’islam radical ou de la submersion culturelle de la société par la démographie islamique.

Comme je le disais, la bourgeoisie dominante est uniquement obsédée par sa survie et le maintien d’un semblant d’ordre légal. Pas par l’invasion victorieuse afro-musulmane.

Et je suis au regret de vous apprendre que la caste politico-médiatique est bien décidée à sacrifier vos enfants pour préserver son statut social. C’est son seul et unique objectif : survivre.

Dans ces conditions, ne doutez pas que nous n’en sommes encore qu’au début de l’horreur. Les mêmes causes engendrant les mêmes conséquences, il faudra encore de nombreux morts avant que les élites progressistes radicalisées ne tombent et que l’envahisseur soit repoussé.

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Comprendre la solidarité des masses islamo-immigrées à l’égard des djihadistes

Cela ne surprendra que les naïfs : le djihadiste Salah Abdeslam, interpellé la semaine dernière à Molenbeek (Bruxelles), était loin de se terrer dans une cache depuis quatre longs mois. Ce dernier continuait à aller et venir dans les rues de son quartier natal, le plus tranquillement du monde.

Le journal lacapitale.be nous en dit plus (source) :

Il nous revient également que lors de sa planque à Forest, rue du Dries, où a eu lieu une fusillade la semaine dernière, Salah Abdeslam ne serait pas resté constamment caché. Deux témoins ne se connaissant pas entre eux l’auraient vu venir se ravitailler à deux reprises au moins à la friterie voisine de la place Saint-Denis. Les gérants, quant à eux, nous nous ont déclaré ne pas avoir remarqué la présence de l’ennemi public numéro 1.

Molenbeek est une des 19 communes de Bruxelles-Capitale. Elle est peuplée de musulmans, essentiellement originaires du Maroc. Nous parlons ici d’une enclave qui ne représente que 5 kms 2 de superficie pour moins de 100 000 habitants. Cette petite ville se structure autour des appartenances familiales et tribales de ses habitants.

De toute évidence ce natif du quartier était connu de tous, à plus forte raison après les attentats du 13 novembre et l’avis de recherche européen lancé à son encontre. Un avis qui s’est accompagné d’un ratissage de la zone par la police avec ses inévitables auditions et enquêtes de voisinage. La population musulmane de ce quartier était donc parfaitement renseignée au sujet de cet individu.

Malgré cela, pendant quatre mois, Abdeslam a pu se cacher avec succès. Mais bien plus, il a pu se déplacer au grand jour, s’estimant visiblement à l’abri de toute délation.

Comprendre l’ethnopsychologie de l’islamisme maghrébin

J’ai expliqué dans une vidéo antérieure les ressorts ethnopsychologiques qui, chez les populations arabes et nord-africaines, rendent vaine toute tentative de lutte contre l’islam radical. Les sociétés arabes et nord-africaines sont aujourd’hui en faillite structurelle, n’ayant pas pu intégrer avec succès la modernité occidentale, à la différence des sociétés asiatiques.

Le nationalisme arabe avait pu, pendant un temps, donner l’illusion d’un succès modéré. Mais c’était précisément en s’appuyant sur des états hérités de la présence coloniale, de nature relativement laïque. Cependant, le nationalisme arabe n’a pas réussi à dépasser les défaillances de ces populations dont le faible QI, un rapport névrotique à la sexualité et à la femme ou le goût de l’asservissement de leurs semblables, ont abouti à l’émergence de dictatures militaires. Les dynamiques démographiques, sur fond de sous-développement économique, ont fait le reste, laissant des masses jeunes et sans perspective à la merci du phénomène islamiste.

L’islamisme, à la différence du nationalisme arabe, n’a pas prétendu vouloir imiter l’Occident colonisateur pour remonter la pente. Il a rejeté la modernité occidentale avec l’Occident, jugeant que c’était la survenue de celle-ci qui était la cause de l’effondrement du monde arabo-musulman. C’est précisément ce que propose le salafisme : le retour aux premiers temps de l’islam.

Les sociétés arabes et nord-africaines prennent le chemin inverse de la Chine. La Chine, consciente de sa grandeur passée, a réalisé un travail d’autocritique et a admis la nécessité de travailler dur pour restaurer un statut perdu. Les arabo-musulmans ont choisi le chemin de la victimisation et de la régression consciente. Pour eux, il y a toujours quelqu’un, quelque part, qui est responsable des maux des sociétés arabes. Les arabo-musulmans se pensent comme des êtres purs et innocents par définition qui en aucun cas ne peuvent être responsables ou coupables de quoique ce soit de mal.

Faites-en l’expérience autour de vous : un arabe ou un maghrébin n’admet jamais la possibilité d’un échec sans qu’il ait un coupable à désigner. C’est vrai en politique comme dans la vie quotidienne.

Le cas de Molenbeek

Une fois que l’on a ce cadre général à l’esprit, on peut en revenir à Salah Abdeslam et à l’évidente solidarité communautaire dont il a bénéficié à Molenbeek. Comme je l’ai dit, le djihadisme arabo-maghrébin est le produit de l’échec et d’un puissant complexe d’infériorité.

La réponse adoptée par les islamistes radicaux consiste à radicaliser leur désocialisation au sein des sociétés occidentales. Et si des gens les protègent, alors même qu’ils ne sont pas activement engagés dans les réseaux djihadistes, c’est précisément par complexe vis-à-vis d’eux : pour nombre de maghrébins et d’arabes, un djihadiste est un “meilleur maghrébin” ou un “meilleur arabe” qu’eux-mêmes. Ils ont profondément honte et s’en veulent de ne pas avoir le “courage” et le degré de radicalité de leurs congénères djihadistes.

Dans ce phénomène, il y a deux types de comportements : la solidarité par admiration ou la solidarité par honte.

Sitôt qu’un de ces djihadistes est interpellé, le réflexe immédiat des arabo-musulmans consiste à excuser, relativiser et “expliquer” le geste du coupable aux populations européennes.

Ce que je résume par cette formule ironique : “C’est pas bien mais vous l’avez bien mérité”.

Il important de souligner un trait fondamental de la psychologie maghrébine et arabe : l’inexistence de l’égalité entre individus, conséquence de la répression de l’individualité elle-même. Cela s’applique non seulement au sein des sociétés arabes ou maghrébines, mais à plus forte raison au sein des communautés arabes ou maghrébines d’Europe. Soit ils dominent, soit ils sont dominés, ils ignorent le moyen terme : l’égale dignité. Quand ils dominent, la cruauté n’a aucune limite, non plus que l’humiliation, savamment codifiée. Quand ils sont dominés, ce sont les pleurs et gémissements, les actes de contrition spectaculaires faits afin de tromper le maître du moment et se ménager, à la première opportunité, l’occasion d’une vengeance décisive.

D’où ce trait commun à beaucoup de maghrébins : calme voir sympathique s’il est seul dans un groupe d’Européens, le maghébin ou l’arabe devient méchant et violent lorsqu’il évolue en groupe. Le même individu croisé le matin, seul, aura plaisanté à vos côtés. Croisé le soir avec 4 ou 5 collègues de son groupe ethnique, le voici à vous provoquer, vous injurier voire, vous agresser. Le lendemain, il vous recroisera seul et vous donnera l’impression que rien ne s’est passé. Pourquoi  ? Le rapport de force a simplement changé entretemps.

La moralité des arabes et des maghrébins est conditionnée par le contexte et non par les actes, pris en eux-mêmes.

La culture de l’excuse est une des étapes psychologiques transitoires vers l’adhésion totale des masses arabo-musulmanes au djihadisme et à l’islamisme radical. La phase suivante est la solidarité active et revendiquée, seulement assumée une fois que ces masses pensent pouvoir le faire en toute impunité, sans crainte de mesures de représailles des Européens. Les rares éléments qui refusent de se solidariser sont identifiés comme des traîtres et éliminés en conséquence.

L’excuse sociale : adjuvant de l’islamisme

Une fois que l’on a compris ces mécanismes, on peut prendre la mesure du rôle joué par la gauche ouest-européenne quand elle tente d’expliquer, dans les médiats, le phénomène islamiste en désignant un autre coupable : les sociétés d’accueil.

La rhétorique antiraciste, le misérabilisme gauchisant et autres excuses “sociales” permettent au radicalisme musulman d’accroître un peu plus sa progression, fort d’une explication formulée par les élites européennes qui corrobore l’imperméabilité à l’autocritique des masses afro-musulmanes.

On ne mesure pas à quel point le discours de Manuel Valls sur “l’apartheid ethnique et social” après les attentats de Charlie Hebdo a puissamment renforcé la rhétorique djihadiste. Le Premier ministre du gouvernement français expliquant sans broncher à des millions de chômeurs, de précaires et autres smicards, que la faute ne repose pas sur les auteurs mais sur la société française.

La gauche, en accusant les victimes d’être les coupables, conforte le sentiment d’innocence et de justification dont ont besoin les arabo-maghrébins pour désinhiber leur basculement dans l’islamisme et le djihadisme. Non pas qu’ils aient besoin de la “gauche sociologique” pour adhérer à cette vision du monde, mais elle leur facilite considérablement le travail de propagande.

Face au sadisme islamique, le masochisme progressiste agit comme un adjuvant.

Mais, après tout, n’étaient-ils pas faits pour s’entendre ? Chacun ne trouve pas sa chacune par hasard.

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Les Ides de Mars : L’Union Européenne a entamé son implosion finale

En ce mois de mars, l’Union Européenne a franchi un cap décisif dans son processus d’implosion. De nombreux signes indiquent que plus rien ne peut empêcher cette structure politique de s’effondrer, entraînant la désarticulation du continent.

Le discours historique de Viktor Orban

L’Union Européenne, à ce stade, n’a plus d’européen que le nom. Son directoire politique, dépourvu de légitimité démocratique, entend dicter leur conduite aux gouvernements et peuples d’Europe centrale et orientale ouvertement opposés à la “transformation radicale” de leur socle ethnique et religieux nationaux. Sans surprise, ce fanatisme immigrationniste et pro-musulman a engendré une sécession désormais irréversible de nombreux pays, Hongrie et Pologne en tête.

Le 15 mars, le Premier ministre en exercice, Viktor Orban, a prononcé un discours crucial à cet égard. Célébrant le soulèvement du peuple hongrois en 1848, le chef du gouvernement de la Hongrie a comparé l’Union Européenne à l’empire des Habsbourg, au Troisième Reich et à l’URSS. Une telle comparaison, de la part d’un homme qui a subi la répression du régime communiste hongrois, ne doit pas être prise à la légère. Viktor Orban a formellement appelé les nations d’Europe à s’unir contre Bruxelles, non seulement pour défendre les libertés nationales de chaque peuple du continent, mais encore pour refuser le plan diabolique de l’oligarchie cosmopolite visant à organiser l’invasion du continent européen.

Pour ceux qui voudraient avoir un aperçu de ce discours que je considère comme un tournant décisif, vous pouvez consulter le site suisse “Les Observateurs” (voir ici).

La débâcle électorale d’Angela Merkel

La veille, le 14 mars, la chancelière allemande connaissait sa première véritable défaite électorale lors de trois élections régionales. Le parti anti-immigration et anti-Euro “Alternative pour l’Allemagne”, créé il y a trois ans seulement, remportait près de 25% des suffrages en Saxe, un bastion de la CSU d’Angela Merkel. Une rupture préfigurant la débâcle à venir en 2017 sur fond de radicalisation immigrationniste d’une Merkel ayant opté pour la fuite en avant.

Il est important de souligner que l’UE et l’Euro ne tiennent plus que par la confiance qu’ont en eux les détenteurs de capitaux. Après la lourde défaite d’Angela Merkel, le capital présent en Europe va amplifier son émigration. A la fois à l’intérieur de la zone – du Sud vers le Nord – et vers l’extérieur, en l’occurrence vers les USA. Cette crise de confiance va avoir pour conséquence de faire s’effondrer le système bancaire européen, allemand en tête.

Viktor Orban ne pouvait donc pas choisir de faire ce discours historique à un meilleur moment s’il entendait signifier que l’Union Européenne, dans sa forme présente, était finie.

L’accord avec la Turquie accélère la désintégration

C’est durant cette même semaine qu’Angela Merkel entendait obtenir un accord avec la Turquie. Ceci alors que ce pays musulman est en train devenir une dictature islamiste sous la houlette de Recep Tayyip Erdogan et de son parti, l’AKP, proche des Frères Musulmans. Il s’agissait “d’organiser ” le flux de migrants musulmans se rendant en Europe depuis la Grèce, directement depuis le territoire turc et ainsi “soulager la Grèce” qui, comme on l’a vu, est l’épicentre de la crise monétaire européenne.

Cet “accord”, loin de résoudre la crise, a encore accru la défiance des Européens vis-à-vis de Bruxelles et de l’Allemagne. On apprenait par exemple que cet accord “européen” était en réalité un diktat germano-turc imposé par Merkel aux nations européennes. La France a été explicitement écartée des négociations, comme le rapportait la presse française (voir ici).

Plus grave encore, il est en train de donner une dynamique considérable aux partisans britanniques de la sortie de l’UE. Rappelons qu’un référendum se tiendra sur la question en juin 2016, date précise de l’entrée en vigueur de “l’accord” euro-turc qui verra la levée des visas pour plus de 77 millions de Turcs désireux de se rendre sur le continent. Le député européen Nigel Farrage, partisan de la sortie du Royaume-Uni de l’UE, a résumé (source) :

“Accélérer l’intégration d’une Turquie instable dans l’Union Européenne est une folie. Je me sens plus confiant que jamais dans le fait qu’une Turquie dedans signifie une Grande-Bretagne dehors”.

Et c’est exactement ce qui est train de se passer : les partisans de la sortie du Royaume-Uni sont majoritaires dans le dernier sondage réalisé sur la question, à 52% (voir ici).

Cet accord, s’il polarise l’opinion publique à un moment crucial contre Bruxelles et l’Allemagne, n’aura aucune espèce d’impact positif sur le terrain. Il porte sur 72 000 migrants syriens que la Turquie accepterait de reprendre à la Grèce en échange d’un nombre équivalent acheminés en Allemagne. Mais nous parlons, au bas mot, de 2 millions de migrants supplémentaires se dirigeant vers la Turquie en 2016, lesquels ne sont absolument pas syriens. Le problème ne sera donc pas réglé et la Grèce s’effondrera face à l’invasion.

Au surplus, la même UE qui criminalise l’opposition à l’immigration musulmane au nom “des droits de l’homme” a démontré qu’elle était prête à accélérer l’adhésion d’un état islamiste ayant partie liée avec l’État Islamique et Al Qaeda. Un état qui est en guerre contre les Kurdes de Turquie, d’Irak et de Syrie, c’est-à-dire les alliés de l’Otan et de la Russie contre l’État Islamique. L’abandon de l’opposition laïque turque, brutalement réprimée, discrédite totalement Bruxelles quant à ses propres positions idéologiques.

Chacun en prend bonne note et cela renforce l’absence de confiance en cette entité discréditée, truqueuse et impuissante.

Un nouveau Rideau de Fer est dressé

L’Europe de l’Ouest, régie par l’idéologie égalitariste, humanitaire et sans-frontiériste dite des “droits de l’homme”, ne partage presque plus rien de commun avec les sociétés européennes traditionnelles d’Europe centrale et orientale. L’apparente disparition du Rideau de Fer n’était qu’une illusion d’optique : l’Ouest du continent, engagé dans une mutation profonde de son peuplement et politiquement structuré par un “trotskisme libre-échangiste”, ne parle tout simplement plus le même langage que les Européens de Hongrie, de Pologne, de Slovaquie et d’ailleurs. Il s’agit d’une rupture de civilisation aux implications profondes.

Le mythe marxiste de la fin de l’histoire, de l’égalitarisme inconditionnel et de l’internationalisme dogmatique, enterré depuis longtemps dans les pays victimes de l’occupation soviétique, est plus dominant que jamais à Paris ou Berlin dont Bruxelles est la vitrine.

Les ressortissants des pays d’Europe centrale et orientale y sont perçus comme des gens pauvres et passablement demeurés qu’il convient de réprimander à date régulière. Leur appartenance à l’UE est conçue comme une faveur leur ayant été faite et les élites de Bruxelles, Paris ou Berlin – certaines de leur suprématie morale et idéologique – escomptent une soumission sans condition. C’est avec stupeur qu’elles découvrent le refus des nations de l’Est de se soumettre à leur arrogant moralisme.

La Grèce, matrice de l’Europe et possible tombeau

Les deux principaux acquis de l’UE étaient l’espace Schengen et l’Euro. Dans les deux cas, la principale responsable de leur effondrement porte un nom : Angela Merkel. La chancelière allemande restera dans l’histoire européenne comme celle qui aura mené le continent au désastre. Comme Adolf Hitler, elle aura dirigé l’Allemagne pendant 12 ans avant de tomber. C’est-à-dire de 2005 à 2017.

La monnaie unique, dépourvue de dette nationale commune pour l’Union Européenne, était pour cette raison vouée à l’échec. Le destin étant espiègle, la Grèce, berceau de la civilisation occidentale à bien des égards, est devenue le nœud gordien de la crise existentielle que traverse l’UE. C’est non seulement par elle que l’Euro a entamé sa phase d’implosion, mais c’est aussi par elle que l’invasion islamique a engendré l’effondrement de l’espace de libre circulation qu’est Schengen.

La Grèce est le vecteur par lequel le fossé culturel et idéologique existant entre la “post-Europe” de l’Ouest et l’Europe centrale et orientale s’est révélé à tous. Il ne sera pas comblé et l’édification des murs de protection dans les Balkans ou en Hongrie ont scellé le sort de l’UE comme projet fédéral sur base socialo-marxiste.

Les élites socialistes et constructivistes de Bruxelles estiment que pour réaliser l’union politique du continent européen, il faut paradoxalement détruire l’Europe comme entité historique. Ses peuples doivent être arasés par l’arme de l’immigration africaine et musulmane afin d’en casser l’homogénéité intérieure et ainsi mieux les assujettir à la volonté d’une élite cosmopolite parfaitement représentée par l’ancien cadre de Goldman Sachs et actuel conseiller spécial de l’ONU pour les migrations, l’Irlandais d’origine juive Peter Sutherland.

Une des marques récurrentes des idéologues progressistes est le mépris des faits et des hommes. Une nouvelle fois, l’optimisme de ces idéologues s’est fracassé sur la réalité. En appelant à l’immigration totale et inconditionnelle, Angela Merkel et ses associés ont stupidement scellé le sort de l’Union Européenne. Pour sauver l’UE, il eut fallu adopter une politique résolument identitaire et militaire. C’est ce mouvement qui aurait restauré une part de la confiance perdue des Européens dans l’UE. Son péché originel, le nihilisme identitaire et spirituel, a provoqué sa chute.

Ces élites ouest-européennes refuseront toujours d’admettre qu’elles sont la cause de la crise et non sa solution. Les partis de gouvernement actuels, tout comme l’oligarchie de Bruxelles, n’ont plus comme seul objectif que leur survie. Leur dernière arme est la tyrannie la plus complète, tant économiquement – avec une fuite en avant fiscale de type socialiste – qu’idéologiquement et politiquement sur la question de l’immigration. Ces gens estiment que l’origine du problème vient des peuples qui ont l’audace de ne pas vouloir disparaître et qui osent contester l’autorité de ces élites autoproclamées “éclairées”.

Ces élites savent ce qui adviendra si elles perdent cette guerre pour la domination du continent. Elles feront tout pour s’imposer, mais ce sera en vain : l’UE est bel et bien finie et la désintégration politique du continent amène un vent révolutionnaire.

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L’extrême-gauche, les Algériens et l’accusation à double-tranchant de la “consanguinité”

Vous aurez peut-être relevé qu’une des injures/accusations portées par les éléments antisociaux contre toute personne opposée à l’immigration du tiers-monde est celle de la “consanguinité”. C’est l’adjectif disqualifiant que lancent généralement les doctrinaires gauchisants du “métissage” laïc et obligatoire à ceux qui s’y opposent.

En somme, si vous refusez de vous métisser avec des nègres ou des analphabètes d’Algérie, vous seriez le fruit dégénéré d’une soi-disant “consanguinité” villageoise typiquement gauloise.

C’est un argument qu’il vaut mieux manier avec prudence.

Car c’est bien dans le monde africain et musulman que les taux de consanguinité les plus effrayants sont relevés et, a contrario, c’est le monde blanc qui combat le plus fortement cette pratique au point, justement, d’en faire un marqueur d’opprobre publique.

Les antiracistes hystériques ignorent ainsi que le procès en consanguinité supposée fait à l’encontre de leur propre peuple constitue l’accusation la plus accablante contre leurs petits protégés du Maghreb, d’Afrique noire ou du monde musulman.

Dans Le Quotidien d’Oran du 20 juin 2013 (source), le psychologue Yazid Haddar explique :

Les chercheurs ont montré que l’Algérie compte l’un des plus forts taux de consanguinité au monde, avec un Algérien sur quatre mariés à sa cousine. Cette étude a montré que le taux en Algérie est bien supérieur à celui que l’on trouve au Maroc ou en Espagne. Il reste néanmoins inférieur à celui enregistré dans plusieurs pays arabes comme Bahreïn (39,40 %), l’Arabie Saoudite (50 %), le Koweït (54 %) ou la Jordanie (55 %).

Le 17 décembre 2014, c’était la ministre de la Solidarité algérienne qui communiquait publiquement sur le sujet (source) :

Les mariages consanguins sont la cause principale des handicaps qui affectent les enfants en Algérie.

C’est ce qu’a affirmé hier mardi, la  ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition féminine, Mounia Meslem lors  d’un point de presse en marge de sa visite d’inspection dans la wilaya de Tissemsilt.

Mounia Meslem  met en garde contre les mariages  entre familles qui accélèrent les risques de certaines maladies neurogénétiques . Pour ce faire, la ministre a appelé les imams«à déconseiller aux citoyens le mariage entre proches, qui est en grande partie à l’origine de handicaps causés à leurs progénitures».

Affirmer que 25% des Algériens pratiqueraient le mariage avec leurs cousines est une estime très optimiste. Souhila Hammadi, pour Liberté-Algérie, explique que la proportion réelle de près de 40% :

Plus de 38% des mariages inscrits à l’état civil en Algérie sont consanguins. C’est là le résultat d’une enquête réalisée en 2007, par la Forem (Fondation nationale pour la promotion de la santé et le développement de la recherche), dans 21 communes de douze wilayas.

L’étude a révélé que les mariages consanguins sont de l’ordre de 88% à Tébessa, de 56% à Ghardaïa, 53% à Annaba, 52% à Aïn Defla, 50% à Béjaïa, 42% à Bouira et Boumerdès, 34% à Biskra, 27% à Bordj Bou-Arréridj, 25% à Alger… La plus faible proportion est enregistrée à Oran.

Cette carte de la prévalence de la consanguinité met en lumière cette pratique dans le monde musulman, africain ou oriental :

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Le pire, probablement, étant l’obsession des maghrébins ou des turcs vivant en France pour la chose au point d’aller chercher une de leurs cousines dans leur village (bled) d’origine.

Ce qui signifie, concrètement, de démarcher durant des mois, de rencontrer la famille de la pauvre femme, puis l’intéressée, avant de l’amener dans l’avion et qu’elle n’arrive, par le truchement du regroupement familial, dans le pays d’accueil. Là, les ravages se poursuivront puisque la jeune maghrébine, généralement analphabète et sous l’empire de son nouveau mari, enfantera quatre ou cinq enfants impactés par cette union contre-nature.

Il ne s’agit même pas ici de se marier dans son groupe racial ou religieux originel, mais – littéralement – dans sa famille. Peu importe le coût, l’espace ou le temps. Preuve, s’il en était besoin, que les déterminismes raciaux et culturels perdurent par delà les frontières, n’en déplaise aux optimistes de la bourgeoisie socialisante.

Pour en revenir à ce que je disais au début de cet article : les incultes de gauche devraient réfléchir à deux fois avant d’évoquer le problème délicat de la consanguinité. La lame algérienne étant connue pour être légère et l’orgueil maghrébin, à fleur de peau.

Migrants walk on June 17, 2015 towards the ferry port of Calais, northern France. Around 3,000 migrants built makeshift shelters in the so-called 'New Jungle' before trying to go to England. AFP PHOTO / PHILIPPE HUGUEN        (Photo credit should read PHILIPPE HUGUEN/AFP/Getty Images)

La guerre religieuse et raciale est là

Que cela nous plaise ou pas, c’est bien notre génération, celle des enfants de “Baby Boomers”, qui va devoir affronter la plus grande guerre que notre civilisation ait jamais eu à affronter. Cette guerre, évidemment, c’est la confrontation existentielle contre l’envahisseur du tiers-monde à large majorité islamique.

Je vais donner quelques chiffres qui donneront le vertige. En 1900, la part de la population européenne dans le monde était d’environ 25%, à 420 millions d’Européens pour 1,6 milliards d’habitants. Actuellement, avec un peu plus de 700 millions d’Européens, nous représentons 10% de la population mondiale.

Compte tenu du taux de fertilité des Européens actuel – plus ou moins 1,3 enfants par femme – nous perdons à chaque génération environ un tiers du total. En 2050, la population mondiale atteindra, si rien ne change, environ 10 milliards d’individus. Les Européens ne représenteront plus que 7% du total. La moitié de ces 7% seront naturellement des femmes, mais seulement une part de ces 3,5% de femmes pourront enfanter.

L’avenir des Européens reposera sur à peine 1 à 2% de la population mondiale.

Si l’on voit plus largement et que l’on additionne les populations européennes des Amériques et d’Australie, le nombre total de Blancs se situera autour du milliard, ce qui mettra la barre autour de dix pourcents.

Contextualiser l’approche : le cas nord-américain

Cependant, il faut affiner ce tableau général en régionalisant notre regard, en y intégrant les dynamiques migratoires, l’accroissement naturel ou les paramètres raciaux.

Les USA par exemple, avec 190 millions d’Européens, disposeront du socle le plus solide de leur histoire. Une position beaucoup plus forte qu’en 1945 où les États-Unis, au sommet de leur puissance, comptaient 130 millions de Blancs.

Mais si l’on intègre le fait que la population totale des USA atteindra 400 millions d’habitants en 2050 (voir ici), les Blancs ne formeront plus que 46% du total de la population.

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Le déséquilibre démographique ne provient pas des afro-américains, dont le nombre demeure stable, mais de l’immigration sud-américaine et hispanophone. Là encore, certains facteurs atténuent en partie les conséquences culturelles et politiques de cet accroissement : les Hispaniques sont des métis d’Européens et d’Indiens. Les Mexicains sont par exemple à environ 60% de souche espagnole. Leur langue est européenne et leur religion, le catholicisme, quoique différente du protestantisme, repose sur les fondamentaux moraux du Christianisme.

Si ces populations ont bien un Quotient Intellectuel plus faible – 87 points contre 100 pour les Euro-américains nordiques – et des dispositions criminelles plus fortes, elles ne sont pas portées par une dynamique culturelle suffisamment antagoniste pour détruire radicalement l’Amérique.

Au surplus, l’immigration hispanique se développe différemment selon les régions. Elle est très dynamique à la frontière mexicaine, c’est-à-dire dans les anciennes possessions espagnoles conquises par les USA (Californie, Nouveau Mexique, Texas, etc.).

L’Europe de l’Ouest n’est pas dans un cas de figure similaire. Le Mexique a largement entamé sa transition démographique et aujourd’hui le nombre de naissances par femme y est de 2,1. Si cela ne stoppera pas l’immigration en provenance de ce pays vers les USA, cela contribuera fortement à atténuer la pression.

Il n’en est pas de même pour les foyers démographiques entourant l’Europe. L’Afrique noire est actuellement le seul groupe racial qui n’opère aucune transition démographique et qui croît indéfiniment. En 2050, le nombre de noirs en Afrique atteindra 2 milliards (voir ici) et si rien ne change, ce chiffre atteindra 4 milliards d’ici 2100. Ceci dans des bassins de peuplement déjà saturés.

Nombre d’enfants par femme dans le monde :

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En toute logique cette démographie hors de contrôle aboutira à des migrations de plus en plus massives.

Les migrations d’Afrique Noire impactent inévitablement les pays africains eux-mêmes. Parfaitement incapable de développer des systèmes de développement durables, l’Afrique Noire ne pourra pas nourrir de telles masses.

Celles-ci se battront entre elles sur place, accélérant encore les migrations noires vers les pays d’Afrique du Nord qui, à l’instar du Maroc, commencent à être frappés par l’arrivée de ces migrants.

Par voie de conséquence, les maghrébins eux-mêmes – déjà embourbés dans le sous-développement et le radicalisme religieux – chercheront à atteindre l’Europe aux côtés des subsahariens.

A l’aube d’une apocalypse démographique

Si l’on y ajoute l’Orient musulman, jusqu’au Pakistan et au Bangladesh, c’est à un flot permanent de colons que les Européens devront faire face. Et ce alors qu’ils sont en plein hiver démographique. C’est ce à quoi nous assistons déjà depuis l’été 2015 où les pseudo “réfugiés” de la presse du système se sont avérés être des soudanais, des égyptiens, des algériens, des pakistanais, des afghans, etc.

Pour prendre la mesure du problème, quelques chiffres régionaux supplémentaires. Le Pakistan, dont le territoire représente seulement une fois et demi celui de la France, compte 200 millions d’habitants et devrait en compter, d’ici 35 ans, 100 millions de plus. Le Nigeria passera de 200 millions aujourd’hui à 400 millions en 2050, soit un doublement en trois décennies. La République Démocratique du Congo passera elle de 80 millions d’habitants actuellement à près de 200 millions en 2050 (voir ici), et ainsi de suite.

Plus proche de l’Europe, l’Algérie passera de 40 millions d’habitants actuellement à près de 52 millions en 2050 et ce dans un pays en faillite permanente. L’Égypte passera de 96 millions d’habitants en 2020 à 137 millions en 2050. L’Irak passera de 42 millions d’habitants à 76 millions en 2050 (source). Si l’on songe à ce que produit actuellement l’Irak, on peut entrevoir le futur de cette région.

Les sociétés musulmanes en échec structurel

Cette explosion démographique en Afrique du Nord et en Orient intervient alors que ces sociétés musulmanes sont en pleine implosion.

Incapables d’assimiler la modernité occidentale, à la différence de l’Asie du Nord – Chine, Japon, Corée – elles ont amorcé un rejet totale de celle-ci. Suite à l’échec du nationalisme arabe, l’effondrement des états-nations artificiels issus de la décolonisation libère des forces primordiales qui se confrontent avec des moyens de destruction peu chers et très efficaces.

Avec la disparition des états légués par les puissances coloniales française et britannique, les systèmes éducatifs établis avec difficultés disparaissent. Des dizaines de millions d’enfants illettrés, disposant d’un QI plus faible par surcroît, devront survivre dans un environnement de plus en plus peuplé, sans espoir d’insertion sociale faute d’une économie dynamique. Ce terreau est idéal pour le radicalisme islamique et le djihadisme puisque ces derniers font du refus de l’enseignement une règle de base de leur endoctrinement. Pour la jeunesse de ces pays, appartenir à une milice islamique qui garantira le gîte et le couvert sera la seule opportunité réelle.

La multiplication des Somalie, Libye, Irak, Syrie, Afghanistan atteste de cette tendance de fond d’un retour à l’ère féodale dans le monde musulman. Les conflits entre seigneurs de guerre poussent déjà des millions de colons musulmans analphabètes et fanatisés à la conquête d’une Europe stupidement arc-boutée sur des concepts anti-historiques inopérants tels que “les droits de l’homme” ou un démocratisme dogmatique.

Basculement démographique

Nous avons, en France, près de 50 ans d’expérience en matière d’immigration afro-maghrébine et musulmane. Loin d’avoir assisté à une assimilation à la culture dominante, le séparatisme ethnique et religieux n’a eu de cesse de s’intensifier. Le bilan en termes de crimes et délits de l’immigration, notamment algérienne, n’a entraîné aucune prise de conscience quant à l’absurdité du mythe égalitaire. Le marxisme dominant valide, notamment par la censure et la répression, des pratiques qui continuent de nier le caractère irréductible de la culture et des permanences raciales et religieuses.

Ces vagues migratoires vont continuer d’inonder un pays dont les systèmes sociaux – déjà incapables d’assurer l’intégration des étrangers – sont en faillite. L’Éducation Nationale, détruite par les trotkistes avec l’aide de la CIA, ne sera pas davantage capable de limiter les effets du désastre racial.

La constitution d’enclaves hostiles, déjà largement amorcée, va inévitablement prendre des proportions régionales au point de désarticuler l’état et ses administrations, police en tête.

Des migrations internes, le “white flight”, vont découler de cette colonisation africaine et orientale. Les populations de souche européenne, constatant l’impossible coexistence pacifique sans s’abdiquer elles-mêmes, entreprennent déjà de fuir les zones de peuplement allogène. Ce phénomène s’intensifiera parallèlement au déferlement migratoire.

Contrairement aux USA et à leur immense espace, la France trop étriquée ne pourra pas utiliser son espace pour séparer des populations fondamentalement antagonistes. La balkanisation violente du pays est donc inévitable.

Paradoxalement, les doctrinaires du “vivre ensemble” contribuent activement à l’émergence d’un pays ravagé par les violences interethniques, lesquelles généreront par contrecoup des dispositifs sécuritaires draconiens.

Guerre civile chronique

En 2014, on estimait que 37% des naissances en France étaient de souche non-européenne. Là encore, quand on “contextualise” les données, on s’aperçoit que le remplacement est presque achevé dans certaines régions. L’île de France en compte 69%, plus des deux tiers.

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Ramené à la totalité du territoire, d’ici 2025, la majorité des naissances en France sera d’origine non européenne. Le site Polémia se faisait l’écho de projections à ce sujet (lire ici).

En somme, l’État Français a laissé prendre forme sur son territoire un puissant mouvement de colonisation à forte coloration islamique. Elle laisse les sociétés musulmanes en faillite structurelle exporter leurs masses inaptes qui, quoiqu’en pensent les doctrinaires de l’égalitarisme, demeureront ce qu’elles sont.

La France sera, dans un futur qui reste à déterminer, une somme de provinces au sein d’un empire musulman chaotique. Elle sera divisée en “gouvernorats” islamiques où des bandes de djihadistes, s’établissant comme des féodaux au cœur de tous les trafics, s’imposeront comme de nouveaux acteurs politiques. Dans d’autres endroits, des islamistes en costumes et cravates, à l’instar des Frères Musulmans en Turquie et en Égypte, seront les relais de puissances musulmanes déjà établies.

La France s’avance vers le sort du Liban où, en théorie, existent une constitution et un état, mais qui ne sont que le masque d’une division du pouvoir sur des bases ethniques et confessionnelles. La guerre civile, ouverte ou fermée, sera l’état naturel du territoire. La pandémie islamiste s’enkystera dans des foyers, à l’instar de la Peste Noire, d’où elle générera régulièrement des vagues de fièvre.

Ce sort sera celui de la Belgique ou de l’Allemagne mais aussi de la Suède, bref de tous les états qui auront cédé au virus marxiste et auront refusé d’opposer une résistance à l’invasion allogène.

En finir avec l’idolâtrie antiraciste

Je n’ai pas la prétention dans cette chronique d’enseigner quoique ce soit à mes lecteurs. Ils doivent être assez informés de la situation. Mais il me semble absolument fondamental de rappeler le contexte dans lequel nous évoluons.

Ce contexte est celui d’une guerre d’une gravité exceptionnelle. Les discours lénifiants actuels sur un vague “patriotisme” civique, dit “national-républicain”, sont aussi inopérants que dangereux. Dangereux car ils empêchent le plus grand nombre des victimes de demain, c’est-à-dire les Blancs qui vivent en Europe de l’Ouest et en France, d’identifier la menace.

S’opposer à l’immigration ne suffit pas. Il faut encore définir qualitativement cette immigration et expliquer en quoi elle pose problème. Il faut encore “régionaliser” la question pour exposer les différentes phases de ce processus mortifère. En exposant de façon contextualisée ce qui se passe, le public de souche européenne est mieux à même de comprendre. Quand une personne apprend que 70% des naissances sont de souche extra-européenne en région parisienne, son indifférence est passablement ébranlée.

En ne parlant que de l’immigration présente ou à venir, on ne parle pas de celle du passé dont nous voyons déjà les conséquences. Le “nationalisme” civique développé par les formations politiques de l’heure joue le rôle objectif d’accompagnement de l’invasion.

Il n’y a pas de position médiane face au phénomène que nous affrontons : soit l’on est l’envahisseur, soit l’envahi. Le “nationalisme républicain” soutient cette absurdité logique selon laquelle, moyennant un tampon préfectoral, on pourrait effectivement être les deux. Il y a urgence à combattre cette imposture.

La tunique de Nessus du racisme effraie les grenouilles de bénitier de l’église égalitariste. Mais pas uniquement elles, même les agnostiques sont encore terrorisés à l’idée des coups de crosse de l’évêque socialiste local. Je suis pour ma part un “athée” de l’antiracisme et me fiche comme d’une guigne des états d’âmes des curés de l’escroquerie égalitariste. Faire preuve d’égards envers les criminels de cette église, c’est s’en faire le complice actif. C’est reconnaître leur autorité morale.

Comment l’Église Catholique a t-elle été vaincue ? Par des polémistes prudents et obséquieux ou par la plume acérée d’un Voltaire ? Chaque jour, la psychopathie socialiste nous donne assez de matière pour écrire cent pamphlets à l’acide et nous en sommes encore à peser chaque mot de peur qu’une carcasse rouge de 70 ans ne s’insurge ou qu’un plumitif social-démocrate ne proteste.

La violence pour sauver sa peau s’appelle de la légitime défense. La première violence, c’est la vérité.

Inutile de dire, dans ce contexte, que l’urgence consiste à détruire tous les ferments de décomposition qui, au sein des populations européennes, collaborent activement avec l’ennemi. Il faut impérativement détruire les traîtres, essentiellement d’extrême-gauche, qui s’activent au profit de l’invasion islamique. Le traître est la priorité.

Cette étape est décisive pour le réarmement psychologique des populations européennes et chrétiennes. La guerre ne se termine que lorsqu’un des deux combattants a perdu la volonté de lutter. C’est pourquoi le traître, le pacifiste et le défaitiste sont les trois éléments à anéantir prioritairement.

Tout ce qui permet au plus grand nombre d’identifier l’ennemi doit être cultivé. Tout ce qui développe la volonté de combattre également.

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“Retrait russe en Syrie : Un succès tactique incapable de compenser un échec stratégique”

Un article paru sur le site breizatao.com (voir ici) qui propose quelques pistes de réflexion sur l’évolution de la situation en Syrie après l’annonce du retrait russe. Je vous invite à commenter, naturellement.

L’annonce, par Vladimir Poutine, du retrait de “la plus grande part” de l’armée russe de Syrie est intervenue de manière tout aussi inattendue que l’intervention de la Russie dans le conflit, le 30 septembre dernier. Quoique rationnelle du point de vue russe, cette décision marque un nouvel échec stratégique pour la Russie que masque mal un succès tactique bien réel.

Les buts originels de l’intervention russe

Pour comprendre la décision de Vladimir Poutine de mettre un terme à l’engagement actif de l’armée russe dans la guerre en Syrie, il faut rappeler les quatre buts de cette intervention.

Le premier but, fondamental, visait à contraindre les USA d’intégrer la Russie dans les négociations au sujet de la situation au Moyen-Orient. Moscou entend inverser, autant que possible, les résultats de l’effondrement de l’Union Soviétique. La reconnaissance par les USA et la Chine de son statut de grande puissance est la pierre angulaire de sa politique étrangère.

Le second objectif consistait à maintenir l’ordre international de type westphalien basé sur le droit international et la souveraineté des états. La Russie considère que sa stabilité repose d’abord et avant tout sur la non-ingérence de puissances extérieures dans la vie des états. Non seulement pour ses alliés, mais aussi – voire surtout – parce qu’elle se sait vulnérable sur ce plan.

Le troisième but consistait à protéger les intérêts russes en Syrie, voire si possible à les accroître, contre la tentative manifeste de la part des acteurs régionaux ou internationaux de l’expulser de la région.

Le quatrième objectif visait à empêcher tout extension du radicalisme musulman vers le Caucase et l’Asie Centrale en combattant ce dernier en Syrie plutôt que sur le territoire de la Fédération de Russie.

En apparence, Poutine a atteint ses objectifs

Pour parvenir à atteindre ces buts, Vladimir Poutine a appuyé le gouvernement syrien et a soutenu les milices chiites soutenues par l’Iran, dont le Hezbollah libanais. Cependant, l’agenda russe différait fondamentalement de celui de Téhéran même si, conjoncturellement, les intérêts des deux pays convergent en Syrie et en Irak pour le maintien de l’unité politique de ces pays.

Vladimir Poutine, conformément à sa volonté de puissance, entendait faire de la Russie la force dominante capable d’imposer ses vues à l’Iran et à la Syrie, moyennant une assistance militaire.

Moscou cependant n’entendait pas nouer une alliance globale avec l’Iran – qui reposerait ici sur un rapport d’égal à égal – mais sur une vassalisation consentie. La Russie entendant par là s’imposer dans tout règlement négocié, contre la volonté américaine d’isoler et de marginaliser la Russie.

Aussi, pour Poutine, l’acceptation par la Maison Blanche de pourparlers de paix signifie effectivement que l’objectif qu’il s’était donné est atteint. Les USA ont accepté d’entrer dans le cadre de négociations internationales sous l’égide des Nations-Unies.

Par ailleurs la présence russe n’est plus menacée en Syrie dans l’immédiat. Elle s’est même étendue à l’Irak et à la Jordanie.

Enfin, le gouvernement légal de Syrie est sauvé de l’effondrement dans l’immédiat et l’État Islamique comme les groupes djihadistes sont contenus.

Compte tenu des moyens, très limités, engagés par la Russie, les résultats sont excellents et le président russe a nouvelle fois démontré qu’il est un stratège efficace.

La Russie victime d’ambitions hors de saison

Hélas, ce n’est pas tant dans l’exécution de cette campagne que se situe les déficiences que dans la philosophie générale qui a mené à l’idée même du plan. Le président russe est victime d’une stratégie trop ambitieuse se doublant d’une incompréhension de la nature de la guerre en Syrie et en Irak.

Le problème fondamental de la stratégie de Vladimir Poutine réside dans l’illusion d’une possible restauration de la Russie comme grande puissance. Cette ambition, non recoupée par un véritable potentiel, est largement mue par une nostalgie irrationnelle. Ceci est particulièrement illustré par la façon dont la Russie interprète la puissance, à savoir le contrôle de territoires par la force et non par le dynamisme économique.

La Russie est prise en étau entre deux mastodontes : la Chine et les USA. La Chine, forte de ses 1,3 milliards d’habitants, atteindra d’ici quelques décennies le statut de centre financier et économique de la planète. Son économie représentera un tiers de celle du globe. Son armée dépassera, en termes de moyens, celle des USA d’ici à 2030. Voire avant dans certains domaines. Pékin est activement engagée dans la colonisation économique de l’Asie Centrale, c’est-à-dire dans l’espace post-soviétique que cherche à reformer en vain Vladimir Poutine via son “Union Eurasiatique”.

L’alliance actuelle entre la Chine et la Russie n’est que temporaire : les Chinois haïssent et méprisent profondément les Russes dont ils estiment que les prétentions au statut de grande puissance sont illégitimes et même insultantes. Les Chinois, tout à leur esprit de revanche contre les puissances blanches, entendent récupérer les territoires perdus au 19ème siècle au profit de la Russie tsariste et escomptent s’emparer des richesses de la Sibérie, notamment par le biais de l’immigration.

L’économie russe, peu développée et reposant presque exclusivement sur l’exportation de matières premières, la condamne à devenir une colonie de la Chine. Ce qu’imposera tôt ou tard la Chine à Moscou.

Face à cette réalité, Poutine a recherché un partenariat privilégié avec l’Europe afin de codévelopper la Sibérie et d’éviter la satellisation de la partie asiatique de la Russie par la Chine. L’idée d’une relation de confiance et d’amitié entre les deux pays étant, au mieux, une fable.

Ce que veut Washington

Pour Washington, un partenariat euro-russe tourné contre la Chine signifierait un déplacement encore plus rapide du centre de gravité de l’économie mondiale vers le cœur de l’Eurasie. La Russie, jouant le rôle d’arbitre entre l’Europe et la Chine, s’assurerait sécurité et influence.

Les USA entendent donc empêcher une alliance entre Européens et Russes, mais ne sont pas davantage favorables à la satellisation de la Russie par la Chine. Il faut donc réduire suffisamment la puissance russe pour qu’elle soit définitivement réduite à un acteur docile qui admette le leadership américain.

D’où les efforts de Washington pour brouiller Européens et Russes, notamment en Ukraine, mais aussi pour isoler internationalement Moscou. Quand la Chine aura suffisamment développé son économie et que cette dernière assumera son rôle de grande puissance, elle soutiendra les USA dans leurs efforts visant à remettre la Russie à sa place.

Qu’on ne s’y trompe pas : les Chinois ont une conception du politique fondé sur la puissance. Ils respectent donc les USA – tout en les combattant – en raison de leur force très réelle. Ils ont inversement une attitude condescendante vis-à-vis des Russes dont les prétentions leur paraissent, par voie de conséquence, arrogantes et déplacées.

Les USA ont suffisamment de temps et d’alliés, comparativement aux Russes, pour supporter les bravades de Moscou. L’économie russe est progressivement détruite par les faibles coûts de l’énergie et le plan russe, reposant sur un réarmement massif, est d’ores et déjà un échec puisque les budgets militaires sont en train d’être réduits.

Une diplomatie à contretemps

C’est dans ce contexte général que les Russes sont intervenus en Syrie. La partie militaire du plan russe a été exécutée avec brio et avec un minimum de moyens, Moscou a pu atteindre ses objectifs. Les généraux russes ont été très efficaces et l’intelligence russe a fait des merveilles en termes de guerre diplomatique et de communication.

Mais les objectifs sont, comme on l’a dit, de nature défensive et tactique et les succès, aussi grands qu’ils soient, ne peuvent en aucun inverser le rapport de force entre l’Occident mené par les USA et la Russie.

Une des causes de l’échec de l’approche russe se situe d’ailleurs dans les motivations même de l’intervention. Comme expliqué précédemment, la Russie est intervenue pour préserver le cadre “westphalien” prévalent jusqu’alors au Moyen-Orient. Vladimir Poutine a longtemps souligné sa volonté d’éviter à la Syrie de voir son état subir le sort de l’Irak, après 2003, ou celui de la Libye après 2011.

Il s’agit donc de préserver les états artificiels mais reconnus internationalement issus de la décolonisation. La diplomatie russe insiste systématiquement sur le respect du droit international et du cadre contraignant de l’ONU. Ceci s’explique par le fait que, dans l’esprit russe, l’évidente disproportion des forces militaires et économiques bénéficie aux USA dès lors que seule la confrontation directe serait la règle. L’ordre “horizontal” de l’ONU, où chaque état est reconnu et – formellement du moins – écouté, est la meilleure protection dont dispose la Russie face aux deux géants qui la menacent.

Les USA, d’un autre côté, ont une conception de plus en plus “verticale” des rapports internationaux, fondés sur la force pure et la soumission à la puissance dominante. Une conception qui est encore plus soutenue par la Chine qui y voit sa raison d’être et sa motivation dans sa volonté de restaurer son statut impérial. Ce qui explique au reste qu’elle redéfinisse ses frontières en excipant des traités du moyen-âge vis-à-vis de ses voisins : le principe d’égalité devant la loi est inconnu d’une Chine profondément raciste, tribale et arrogante qui estime que la force prime le droit puisque, précisément, c’est ainsi qu’elle a exercé et veut à nouveau exercer son pouvoir.

Les efforts russes sont donc, en réalité, à contretemps. Ils ne peuvent en aucun cas empêcher l’Occident et la Chine de devenir les deux polarités majeures de l’ordre international. Des polarités qui se complètent tout en s’opposant et qui n’entendent pas admettre d’acteurs périphériques dans leur confrontation.

Une forme d’arrogance et d’incompréhension

Cette diplomatie russe est tellement décalée qu’elle n’a pas perçu que tous les efforts militaires ne permettront pas à l’ordre westphalien d’être maintenu dans un Moyen-Orient où il n’est qu’une exportation coloniale d’un autre temps. Les identités primordiales réémergent, parfois millénaires : Perses contre Arabes, Turcs contre Kurdes, juifs contre tous, sunnites contre Chiites, Chrétiens contre musulmans radicalisés, etc.

Ces guerres immémoriales ressurgissent à la faveur du retrait américain de la région, les USA étant désormais focalisés sur l’Asie-Pacifique, le cœur de l’économie mondiale. Il n’y a plus d’Irak ou de Syrie. Et il n’y aura bientôt plus de Turquie moderne sur la base jacobine fondée par Atatürk non plus qu’une Jordanie. En lieu et place, des projets impériaux, turc ou perse s’affrontent. Et pire, une guerre d’extermination entre Chiites et Sunnites a démarré, aucun des deux camps n’admettant d’être soumis ou limité par l’autre.

Cette réalité d’une guerre totale à l’échelle du monde musulman est bien trop profonde, mouvante et durable pour qu’une opération militaire impliquant une centaine d’avions ne puisse changer la donne. L’erreur de calcul fondamentale du président russe repose, dans les deux cas, sur des ambitions frisant la mégalomanie : concurrencer la Chine ou les USA d’une part, réparer le Moyen-Orient d’autre part.

L’arrêt de l’action russe en Syrie intervient après qu’un accord entre Moscou et Washington soit intervenu sur une partition de facto mais non de jure de la Syrie. Les Russes pensent ainsi “co-administrer” la situation et, forts de concessions à la partie américaine, s’imposer comme une puissance en mesure de présider aux destinées de la région. Rien n’est plus illusoire.

Car la Maison Blanche ne contrôle pas plus les Turcs et les Arabes sunnites que les Russes ne contrôlent les Iraniens et les Syriens proches de Bachar al Assad. Ces groupes, s’ils peuvent être influencés, sont régis par une émotivité et une psychologie intégralement différentes de celle des Euro-Américains. La pensée de Vladimir Poutine est certes rationnelle, mais elle ignore le fait que les autres peuples de la région ne perçoivent pas le monde de la même façon.

La méconnaissance du temps historique et du facteur culturel ont eu raison de la stratégie russe de la même façon qu’elle a eu raison de la stratégie américaine en Irak.

Cependant, le sang-froid de Vladimir Poutine a probablement évité un désastre d’ampleur. La Russie aura limité son intervention et n’aura perdu que peu d’hommes. L’honneur est sauf et si, sur le terrain, les changements seront insignifiants à moyen et long terme, la Russie a fait preuve d’efficacité technique et a effectivement atteint ses objectifs. Mais cela ne suffit pas pour inverser la marée.

A bien des égards, la situation syrienne rappelle la situation ukrainienne. Une victoire tactique défensive – dans le Donbass – mais pas de nature à inverser un échec stratégique majeur.

Nous allons probablement assister aux premières conséquences de cette incompréhension culturelle de la part du Kremlin. Alors que le président russe estime qu’il a “réglé” la situation en obtenant un accord avec la Maison Blanche, les Turcs, Saoudiens, Qataris et Israéliens – pour ne pas parler des islamistes – vont interpréter ce retrait comme une défaite. Et immédiatement lancer une contre-attaque, tout en essayant de ménager Washington qui s’est “officiellement” portée garante d’une solution négociée.

Il faut donc un autre front. Le Liban offre un terrain idéal pour relancer la guerre, à la fois pour menacer Damas directement, mais aussi pour frapper les bases russes sur la zone de Lattakié. Il s’agit aussi de détruire le Hezbollah libanais, actif en Syrie. Une fois engagé au Liban, ce dernier ne pourra plus agir pour aider Damas. On verra alors surgir de nouveaux djihadistes, soutenus par la Turquie, qui iront s’en prendre au gouvernement de Damas. L’Iran devra intervenir encore plus fortement, s’il en a les moyens.

L’État Islamique quant à lui, rapidement aidé par la Turquie, devrait refaire ses forces après six mois de coups très durs portés par la Russie. Mais aussi, à des fins de propagande et de prestige, lancer l’offensive sur le territoire russe. La Tchétchénie s’y prête particulièrement.