Les Ides de Mars : L’Union Européenne a entamé son implosion finale

En ce mois de mars, l’Union Européenne a franchi un cap décisif dans son processus d’implosion. De nombreux signes indiquent que plus rien ne peut empêcher cette structure politique de s’effondrer, entraînant la désarticulation du continent.

Le discours historique de Viktor Orban

L’Union Européenne, à ce stade, n’a plus d’européen que le nom. Son directoire politique, dépourvu de légitimité démocratique, entend dicter leur conduite aux gouvernements et peuples d’Europe centrale et orientale ouvertement opposés à la “transformation radicale” de leur socle ethnique et religieux nationaux. Sans surprise, ce fanatisme immigrationniste et pro-musulman a engendré une sécession désormais irréversible de nombreux pays, Hongrie et Pologne en tête.

Le 15 mars, le Premier ministre en exercice, Viktor Orban, a prononcé un discours crucial à cet égard. Célébrant le soulèvement du peuple hongrois en 1848, le chef du gouvernement de la Hongrie a comparé l’Union Européenne à l’empire des Habsbourg, au Troisième Reich et à l’URSS. Une telle comparaison, de la part d’un homme qui a subi la répression du régime communiste hongrois, ne doit pas être prise à la légère. Viktor Orban a formellement appelé les nations d’Europe à s’unir contre Bruxelles, non seulement pour défendre les libertés nationales de chaque peuple du continent, mais encore pour refuser le plan diabolique de l’oligarchie cosmopolite visant à organiser l’invasion du continent européen.

Pour ceux qui voudraient avoir un aperçu de ce discours que je considère comme un tournant décisif, vous pouvez consulter le site suisse “Les Observateurs” (voir ici).

La débâcle électorale d’Angela Merkel

La veille, le 14 mars, la chancelière allemande connaissait sa première véritable défaite électorale lors de trois élections régionales. Le parti anti-immigration et anti-Euro “Alternative pour l’Allemagne”, créé il y a trois ans seulement, remportait près de 25% des suffrages en Saxe, un bastion de la CSU d’Angela Merkel. Une rupture préfigurant la débâcle à venir en 2017 sur fond de radicalisation immigrationniste d’une Merkel ayant opté pour la fuite en avant.

Il est important de souligner que l’UE et l’Euro ne tiennent plus que par la confiance qu’ont en eux les détenteurs de capitaux. Après la lourde défaite d’Angela Merkel, le capital présent en Europe va amplifier son émigration. A la fois à l’intérieur de la zone – du Sud vers le Nord – et vers l’extérieur, en l’occurrence vers les USA. Cette crise de confiance va avoir pour conséquence de faire s’effondrer le système bancaire européen, allemand en tête.

Viktor Orban ne pouvait donc pas choisir de faire ce discours historique à un meilleur moment s’il entendait signifier que l’Union Européenne, dans sa forme présente, était finie.

L’accord avec la Turquie accélère la désintégration

C’est durant cette même semaine qu’Angela Merkel entendait obtenir un accord avec la Turquie. Ceci alors que ce pays musulman est en train devenir une dictature islamiste sous la houlette de Recep Tayyip Erdogan et de son parti, l’AKP, proche des Frères Musulmans. Il s’agissait “d’organiser ” le flux de migrants musulmans se rendant en Europe depuis la Grèce, directement depuis le territoire turc et ainsi “soulager la Grèce” qui, comme on l’a vu, est l’épicentre de la crise monétaire européenne.

Cet “accord”, loin de résoudre la crise, a encore accru la défiance des Européens vis-à-vis de Bruxelles et de l’Allemagne. On apprenait par exemple que cet accord “européen” était en réalité un diktat germano-turc imposé par Merkel aux nations européennes. La France a été explicitement écartée des négociations, comme le rapportait la presse française (voir ici).

Plus grave encore, il est en train de donner une dynamique considérable aux partisans britanniques de la sortie de l’UE. Rappelons qu’un référendum se tiendra sur la question en juin 2016, date précise de l’entrée en vigueur de “l’accord” euro-turc qui verra la levée des visas pour plus de 77 millions de Turcs désireux de se rendre sur le continent. Le député européen Nigel Farrage, partisan de la sortie du Royaume-Uni de l’UE, a résumé (source) :

“Accélérer l’intégration d’une Turquie instable dans l’Union Européenne est une folie. Je me sens plus confiant que jamais dans le fait qu’une Turquie dedans signifie une Grande-Bretagne dehors”.

Et c’est exactement ce qui est train de se passer : les partisans de la sortie du Royaume-Uni sont majoritaires dans le dernier sondage réalisé sur la question, à 52% (voir ici).

Cet accord, s’il polarise l’opinion publique à un moment crucial contre Bruxelles et l’Allemagne, n’aura aucune espèce d’impact positif sur le terrain. Il porte sur 72 000 migrants syriens que la Turquie accepterait de reprendre à la Grèce en échange d’un nombre équivalent acheminés en Allemagne. Mais nous parlons, au bas mot, de 2 millions de migrants supplémentaires se dirigeant vers la Turquie en 2016, lesquels ne sont absolument pas syriens. Le problème ne sera donc pas réglé et la Grèce s’effondrera face à l’invasion.

Au surplus, la même UE qui criminalise l’opposition à l’immigration musulmane au nom “des droits de l’homme” a démontré qu’elle était prête à accélérer l’adhésion d’un état islamiste ayant partie liée avec l’État Islamique et Al Qaeda. Un état qui est en guerre contre les Kurdes de Turquie, d’Irak et de Syrie, c’est-à-dire les alliés de l’Otan et de la Russie contre l’État Islamique. L’abandon de l’opposition laïque turque, brutalement réprimée, discrédite totalement Bruxelles quant à ses propres positions idéologiques.

Chacun en prend bonne note et cela renforce l’absence de confiance en cette entité discréditée, truqueuse et impuissante.

Un nouveau Rideau de Fer est dressé

L’Europe de l’Ouest, régie par l’idéologie égalitariste, humanitaire et sans-frontiériste dite des “droits de l’homme”, ne partage presque plus rien de commun avec les sociétés européennes traditionnelles d’Europe centrale et orientale. L’apparente disparition du Rideau de Fer n’était qu’une illusion d’optique : l’Ouest du continent, engagé dans une mutation profonde de son peuplement et politiquement structuré par un “trotskisme libre-échangiste”, ne parle tout simplement plus le même langage que les Européens de Hongrie, de Pologne, de Slovaquie et d’ailleurs. Il s’agit d’une rupture de civilisation aux implications profondes.

Le mythe marxiste de la fin de l’histoire, de l’égalitarisme inconditionnel et de l’internationalisme dogmatique, enterré depuis longtemps dans les pays victimes de l’occupation soviétique, est plus dominant que jamais à Paris ou Berlin dont Bruxelles est la vitrine.

Les ressortissants des pays d’Europe centrale et orientale y sont perçus comme des gens pauvres et passablement demeurés qu’il convient de réprimander à date régulière. Leur appartenance à l’UE est conçue comme une faveur leur ayant été faite et les élites de Bruxelles, Paris ou Berlin – certaines de leur suprématie morale et idéologique – escomptent une soumission sans condition. C’est avec stupeur qu’elles découvrent le refus des nations de l’Est de se soumettre à leur arrogant moralisme.

La Grèce, matrice de l’Europe et possible tombeau

Les deux principaux acquis de l’UE étaient l’espace Schengen et l’Euro. Dans les deux cas, la principale responsable de leur effondrement porte un nom : Angela Merkel. La chancelière allemande restera dans l’histoire européenne comme celle qui aura mené le continent au désastre. Comme Adolf Hitler, elle aura dirigé l’Allemagne pendant 12 ans avant de tomber. C’est-à-dire de 2005 à 2017.

La monnaie unique, dépourvue de dette nationale commune pour l’Union Européenne, était pour cette raison vouée à l’échec. Le destin étant espiègle, la Grèce, berceau de la civilisation occidentale à bien des égards, est devenue le nœud gordien de la crise existentielle que traverse l’UE. C’est non seulement par elle que l’Euro a entamé sa phase d’implosion, mais c’est aussi par elle que l’invasion islamique a engendré l’effondrement de l’espace de libre circulation qu’est Schengen.

La Grèce est le vecteur par lequel le fossé culturel et idéologique existant entre la “post-Europe” de l’Ouest et l’Europe centrale et orientale s’est révélé à tous. Il ne sera pas comblé et l’édification des murs de protection dans les Balkans ou en Hongrie ont scellé le sort de l’UE comme projet fédéral sur base socialo-marxiste.

Les élites socialistes et constructivistes de Bruxelles estiment que pour réaliser l’union politique du continent européen, il faut paradoxalement détruire l’Europe comme entité historique. Ses peuples doivent être arasés par l’arme de l’immigration africaine et musulmane afin d’en casser l’homogénéité intérieure et ainsi mieux les assujettir à la volonté d’une élite cosmopolite parfaitement représentée par l’ancien cadre de Goldman Sachs et actuel conseiller spécial de l’ONU pour les migrations, l’Irlandais d’origine juive Peter Sutherland.

Une des marques récurrentes des idéologues progressistes est le mépris des faits et des hommes. Une nouvelle fois, l’optimisme de ces idéologues s’est fracassé sur la réalité. En appelant à l’immigration totale et inconditionnelle, Angela Merkel et ses associés ont stupidement scellé le sort de l’Union Européenne. Pour sauver l’UE, il eut fallu adopter une politique résolument identitaire et militaire. C’est ce mouvement qui aurait restauré une part de la confiance perdue des Européens dans l’UE. Son péché originel, le nihilisme identitaire et spirituel, a provoqué sa chute.

Ces élites ouest-européennes refuseront toujours d’admettre qu’elles sont la cause de la crise et non sa solution. Les partis de gouvernement actuels, tout comme l’oligarchie de Bruxelles, n’ont plus comme seul objectif que leur survie. Leur dernière arme est la tyrannie la plus complète, tant économiquement – avec une fuite en avant fiscale de type socialiste – qu’idéologiquement et politiquement sur la question de l’immigration. Ces gens estiment que l’origine du problème vient des peuples qui ont l’audace de ne pas vouloir disparaître et qui osent contester l’autorité de ces élites autoproclamées “éclairées”.

Ces élites savent ce qui adviendra si elles perdent cette guerre pour la domination du continent. Elles feront tout pour s’imposer, mais ce sera en vain : l’UE est bel et bien finie et la désintégration politique du continent amène un vent révolutionnaire.


  • fanch

    Bonjour M. Le Lay,

    Je me suis souvenu en lisant votre post du livre “Praktischer Idealismus” (1925) du Conte Richard von Couhenhove Kalergi, le pape du pan-européisme. Une ode au métissage. On trouve des pdf en français, je crois.
    Aujourd’hui encore le pan-europeisme règne ( http://www.paneuropa.org ), c’est le groupe PPE.
    Moi, c’est ce genre de littérature qui m’a convaincu de la duplicité des dirigeants.