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May 2016

Why I “MAGA” (Par Weev Auernheimer)

*MAGA : slogan de Donald Trump “Make American Great Again”

Via Weev Auernheimer (06/05/2016) Début 2014, j’ai commencé à remarqué un changement dans le style rhétorique de Donald Trump. Il avait aiguisé son ton polémique pour en faire une lame de rasoir, et le style était très similaire aux échanges de forums internet. Il avait clairement réalisé des tests extensifs d’analyse multivariée et de modèles de choix afin d’arriver avec un cadre correspondant à la moyenne. Il semblait faire un effort explicite pour commenter sur des sujets avec une sérieuse pertinence politique et pour tester des segments de l’opinion. Ses efforts semblaient être ceux d’une personne rompu à l’art de comprendre la politique et la rhétorique. En tant que troll le plus important de l’Internet, j’ai pris un moment pour commenter l’efficacité de ses techniques de trolling dans l’espoir que mes collègues les étudient :

Nous avons commencé à discuter des meilleurs points de la technique de Donald dans un forum de discussion dédié au trollage sur internet. Tandis que nous le regardions travailler, les réflexions de tous convergèrent vers l’hypothèse d’une course pour une charge politique. Qu’est-ce que pouvait bien viser Donald ? Être gouverneur de New-York ? Puis quelqu’un a posté une vidéo du Dîner des Correspondants de la Maison Blanche datant de 2011 où Seth Meyers ridiculisait le rêve présidentiel de Donald Trump :

 

L’air de son visage nous montra tout ce que nous avions besoin de savoir : les nuages de tempête derrière sa colère froide. C’est à ce moment que Trump a été saisi par Wotan [Le dieu principal de la mythologie germanique, ndlr]. Nous savions qu’il allait concourir et qu’il allait gagner. Plus profondément que ça, nous savions qu’il allait détruire tous ces gens qui lui rigolaient à la face de son rêve. Quand nous avons vu ça, nous aussi avons été saisis par Wotan. Dès lors, à partir de juin 2014, une année complète avant que Donald Trump n’annonce même sa campagne, avant qu’aucun polémiste sans valeur de l’établissement ne fassent leurs pronostics, des masses de trolls d’internet juraient de voter Trump en 2016.

 

Nous avions une année d’avance pour préparer une rhétorique et des mèmes. La candidature de Donald a touché l’internet comme la foudre de Mjönir [Le dieu de la foudre germanique, ndlr]. Au fur et à mesure que des foules de commentateurs furieux grouillaient autour de lui il devint plus qu’un simple homme, il était indéniablement la manifestation de Wotan, le dieu de la colère. Il devint impossible de ne pas comparer et contraster avec des citations de ses supporters lors des meetings :

“L’électorat républicain n’est pas un groupe d’imbéciles complètement ignorants. Nous savons qui est Donald Trump, et nous allons utiliser Donald Trump soit pour prendre le contrôle du Parti Républicain soit pour le faire exploser”

Citations à comparer avec celles de Carl Gustav Jung dans son essai sur Wotan :

“Il est l’attribut fondamental de la psyché allemande, un facteur irrationnel psychique qui agit sous la haute pression de la civilisation comme un cyclone et la détruit. Malgré leur excentricité, les adorateurs de Wotan semblent avoir jugé les choses plus correctement que les adorateurs de la raison”

Alors que les victoires s’empilent et que les ruptures psychologiques de la caste des éditorialistes devenaient trop nombreuses pour être comptées, nous faisions la fête. Wotan était là. Trump est passé au bulldozer sur tout ce qui se trouvait sur son chemin. Glenn Beck plonge sa tête dans ses cheetos et Ben Shapiro fait une dépression mentale. Aucun événement politique n’a jamais été si doux, et ce sont juste les primaires.

Il n’y a pas d’ambassades US ici, donc je naviguerais à travers les deux mers pour voter par procuration lors des élections générales car j’honore mes promesses. Je ne sais pas si Donald Trump sera capable de nous aider durant cette présidence, et franchement je m’en fiche. Je sais qu’une fois que l’esprit de Wotan se réveille dans un peuple, il devient impossible à contenir. Un tel événement survient lors des temps de lutte et de guerre durant lesquels un peuple, au bord de la destruction, se lève et détruit ses ennemis en retour. Nous servirons en tant que Gungnir [La lance magique de Wotan qui ne manque jamais sa cible, ndlr] tant qu’il voudra empaler ses ennemis. S’il cesse de la manier, un autre sera couronné “Père de tous” [Un des surnoms de Wotan, ndlr]. En l’état actuel, il nous a déjà fait un immense nombre de faveurs dont chacune excède en magnitude toutes celles de n’importe quel acteur politique des jours passés [américain, ndlr].

Alors que les rêves – jadis moqués – de Trump se transforment de visions fiévreuses en ombres sur le paysage en ruine de Weimerica [Contraction de la république de Weimar et d’Amérique, ndlr], nous utilisons ces ténèbres pour attaquer nos ennemis mutuels. Maintenant le temps est venu de tomber sur tous ceux qui disent #JamaisTrump. Il n’y a aucune méthode de destruction trop brutale ou personnelle pour anéantir ces gens. Nous bombardons leurs employeurs avec des messages de haine. Nous nous montrons à leurs portes pour les traiter de cocus et de traîtres à leur face. Nous faisons tout ce qui est nécessaire pour dégager ces gens de nos rues et nous assurer qu’ils n’essaient jamais de revenir. Nous devons utiliser chaque seconde que nous avons avant les élections générales pour purifier l’établissement politique de ses marxistes putréfiés et de ceux qui se prosternent devant eux.

Parce que c’est de cette façon que finissent les cocus.

C’est la façon dont finissent les cocus.

C’est la façons dont finissent les cocus.

Avec un coup

Mais avec post de merde.

Pourquoi l’ouverture des frontières européennes est une folie, en un graphique

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Le nombre de musulmans orientaux (nord-africains, arabes, turcs – pakistanais non-inclus – etc.) va doubler d’ici à 2100, passant de 450 millions à 1 milliard. Le nombre de sub-sahariens va être multiplié par 4 sur la même période.

Sur la seule période 2015-2040, il y aura près de 200 millions de musulmans orientaux de plus et 750 millions de sub-sahariens supplémentaires.

Ces immenses masses, s’accroissant dans des régions dépourvues de tout cadre social, économique et déjà saturés démographiquement, vont constituer un réservoir inépuisable de candidats à la colonisation de l’Europe et au djihad.

La première mesure à prendre, avant toute autre stratégie structurelle, c’est la fermeture totale des frontières européennes et l’inversion radicale du processus de colonisation de l’Europe.

Trump, le réveil de l’Amérique et la guerre contre l’ennemi musulman

Personne dans le système – américain ou européen – n’avait anticipé la victoire de Donald Trump dans la course pour l’investiture à l’élection présidentielle US. Personne sauf les ethno-nationalistes. J’ai suivi dès ses premiers pas le candidat à la candidature, quand il était encore dans l’ombre, courant juin.

La presse d’état hexagonale, fidèle à elle-même, avait une guerre de retard comme tout le personnel politique français. Dans une belle unanimité, Manuel Valls et Nicolas Sarközy célébraient la candidature de celle qu’ils pensaient devoir gagner, la démocrate corrompue Hillary Clinton :

L’intérêt de l’ancien président pour l’épouse de Bill Clinton et, accessoirement, porte-voix des intérêts de la banque Goldman Sachs, tient en mot : néo-conservatisme.

Contrairement à une idée reçue, ce courant – dominé par un certain nombre d’intellectuels juifs venus de la gauche radicale américaine – n’est pas, sauf rare exception, anti-musulman. Au contraire, il a fait de l’alliance avec l’islam politique la pierre angulaire de sa diplomatie.

La coopération entre Clinton, Sarközy et les Frères Musulmans a culminé lors de la destruction de la Libye de Mouammar Kaddhafi. Sarközy ayant été acheté par le Qatar, notamment à l’occasion de son divorce (voir ici). Le Qatar étant un des financiers des Frères Musulmans, accueillant par ailleurs le théologien en chef de la confrérie : Yossef Qaradawi (voir ici).

La Libye et Hillary Clinton

Contre l’avis du renseignement US et de l’armée américaine, c’est Hillary Clinton qui a donné l’ordre de stopper les négociations avec Mouammar Kadhafi. Le vice-amiral américain Charles Kubic avait établi un canal de négociation entre l’Africom et le gouvernement libyen pour trouver une solution négociée.

Clinton, liée aux Frères Musulmans, a joué un rôle décisif dans le renversement brutal du chef de l’État Libyen en donnant l’ordre d’interrompre les négociations. Ceci alors que ce dernier était disposé à quitter le pouvoir pacifiquement. Hillary Clinton avait rencontré un représentant des Frères Musulmans dans un hôtel de l’Ouest parisien où, après 45 minutes de discussion, elle se rallia à la position de la confrérie d’appuyer militairement la rébellion islamiste.

Hillary Clinton est impliquée dans la mort de Chris Stevens, l’ambassadeur américain en poste à Benghazi. Malgré ses 600 appels à l’aide envoyés à Washington, Hillary Clinton n’a apporté aucun secours à la représentation diplomatique qui subissait les attaques d’islamistes armés.

Chris Stevens était en fait en charge de la livraison d’armes aux radicaux musulmans afin d’aider les Frères Musulmans à prendre le pouvoir en Libye.

Lors de la prise du pouvoir des Frères Musulmans en Egypte, l’objectif numéro un de la confrérie était d’obtenir la libération du “Cheikh aveugle” Omar Abdel Rahman. Ce penseur de l’islamisme égyptien est un des architectes des attaques de 1993 contre le World Trade Center et est actuellement détenu aux USA (voir ici). L’hypothèse la plus probable est que les Frères Musulmans égyptiens entendaient kidnapper le diplomate américain afin de forcer les États-Unis à un échange de prisonniers.

Compromise auprès des ennemis des USA

Hillary Clinton est maintenant impliquée dans un vaste scandale de trafic d’influence lorsqu’elle était Secrétaire d’Etat – ministre des Affaires Étrangères – depuis la fuite de ses emails.

Il faut bien comprendre ici qu’il est hautement probable que de nombreux services étrangers ont pu pénétrer dans le système d’emails privé de Hillary Clinton.

Elle se servait de celui-ci pour opérer sous le radar du gouvernement américain afin de négocier son appui dans de nombreux dossiers, moyennant finance. Elle est donc “compromise” au sens où, si elle était élue présidente des USA, des puissances étrangères disposent d’informations très sensibles sur les scandales dans lesquels elle est impliquée.

Elle pourra donc être “menacée” si elle n’adopte pas certaines orientations voulues par des puissances hostiles. Aucune personne dans cette situation ne devrait pouvoir entrer à la Maison Blanche. Mais Barack Hussein Obama, musulman lui-même, s’assure de bloquer toute procédure judiciaire contre la chef de file du Parti Démocrate.

Michael T. Flynn, porte-parole de la “diplomatie Trump”

Est-ce donc une surprise si l’ancien responsable du renseignement de l’Armée Américaine (DIA), le Lieutenant-Général Michael T. Flynn, est désormais un des conseillers privilégiés de Donald Trump ?

Ce dernier, aux côtés de nombreux autres militaires et officiers US du renseignement, ont conscience de l’action subversive joué par les Frères Musulmans et de l’Iran au sein du gouvernement américain. Il s’agit donc désormais de détruire ces réseaux musulmans et leurs alliés du Parti Démocrate, Obama et Clinton en tête.

Le Lieutenant-Général Flynn a démissionné de son poste de chef du renseignement militaire un an avant son départ officiel à la retraite suite aux profonds désaccords de ce dernier avec l’administration Obama.

Flynn a ouvertement reconnu que les USA, la France et la Grande-Bretagne ont soutenu activement les salafistes, groupes armés proches des Frères Musulmans et autres djihadistes – Al Qaeda en tête – afin d’affaiblir Bachar al-Assad (voir ici).Une politique mise en oeuvre, en France, par Jean-Yves Le Drian en concertation avec les services de renseignement saoudiens (lire ici).

Le Lieutenant-Général Flynn, partisan d’une entente avec la Russie, était à Moscou aux côtés de Vladimir Poutine lors de l’anniversaire de la création de la chaîne Russia Today (à droite sur la photo ci-dessous). Cette chaîne est un des éléments du SVR, le service de renseignement extérieur russe et veille à défendre le point de vue russe au plan international.

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Cette présence aux côtés du président russe était un message clair envoyé tant à la Russie qu’aux réseaux néo-conservateurs US, parfaitement représentés par le clan Bush ou encore par le sénateur John Mc Cain, ainsi qu’à leurs alliés sunnites.

Dans une conférence tenue peu avant le dîner, le Lieutenant-Général Flynn a porté à titre officieux le message de Donald Trump quant à sa politique étrangère. Ce message est assez simple : une présidence Trump prendra en compte les intérêts stratégiques russes et proposera à Moscou une collaboration étroite sur différents sujets, à commencer par l’islam radical.

Victoire de Trump : un tournant majeur

En conséquence Donald Trump a régulièrement dit tout le bien qu’il pensait de Vladimir Poutine et de sa politique en Syrie contre les islamistes.

Cela n’est qu’un avant-goût de la révolution idéologique et géopolitique qui s’annonce aux USA. Cette révolution suppose la purge des socialistes, des néo-conservateurs et la neutralisation des réseaux musulmans, notamment saoudiens et Frères Musulmans. Bref, d’un retour des USA à leurs fondements.

Cette “réorganisation” va nécessiter un “réalignement” des membres de l’Otan les plus engagés dans la collaboration avec les musulmans. Soit ce réalignement se fera de gré, soit il se fera de force. Le pays le plus actif aux côtés des musulmans est, à ce stade, la France en raison du soutien militaire et diplomatique qu’elle apporte à l’Arabie Saoudite moyennant contrats d’armement. Il ne fait aucun doute que les médiats d’état comme le personnel politique français – achetés par les puissances du Golfe – vont donc redoubler d’efforts pour diaboliser Donald Trump.

Les relations entre la France pré-musulmane et les USA vont redevenir “normales”, c’est-à-dire mauvaises. Les socialo-communistes hexagonaux, les post-gaullistes et leurs protégés afro-musulmans vont naturellement se retrouver dans une même haine d’une Amérique revenue de ses errements pro-musulmans de l’ère Bush-Obama.

Hillary Clinton ne sera pas élue, cette question est déjà tranchée. D’ores et déjà, n’écoutez plus rien de ce que diront les organes de désinformation français sur le sujet.

Pour nous, il est à espérer que le rapprochement relatif entre la Russie et les USA donnent une dynamique favorable qui permette de détruire la diplomatie pro-musulmane mise en œuvre par Bruxelles, Berlin et Paris. Le démantèlement de l’UE – via la fin de Schengen et de l’Euro – y contribuera puissamment.

La guerre contre l’ennemi musulman va donc s’intensifier et les camps se démarquer encore plus nettement.

Les ennemis de l’Europe et de l’Occident, traîtres en tête, vont commencer à avoir des sueurs froides. Le gouvernement socialiste français, en s’alliant avec les djihadistes comme en Syrie, est désormais en situation de voir ses membres arrêtés et jugés pour haute trahison.

Les Frères Musulmans, la CIA et l’administration Obama : un exemple concret de subversion en France

Je vous invite à voir ou à revoir cette vidéo que j’avais réalisé en juillet dernier au sujet d’une opération de subversion menée par la confrérie des Frères Musulmans en France. Cette opération avait été menée sous la supervision de l’ambassade américaine et de la CIA via la sénatrice de l’Orne Nathalie Goulet-Mylsztein, cadre de l’Otan et liée notamment au directeur de l’agence du renseignement US, John Brennan.

Elle implique le “recteur de la mosquée de Bordeaux”, Tarek Oubrou, allié politique local d’Alain Juppé. Mais aussi Camel Bechikh et son association gigogne “Fils de France”. Ce dernier a pu pénétrer par le passé le Front National, l’Action Française ou encore La Manif’ Pour Tous.

L’administration Obama est alliée aux Frères Musulmans au plan global, comme on a pu le voir en Egypte, en Libye, en Syrie mais aussi – et cela se sait moins – en France. N’allez pas vous étonner si des individus comme le prédicateur salafiste de Brest, un protégé du chef de la branche française des Frères Musulmans Amar Lasfar, peuvent continuer d’agir en toute impunité avec l’appui du ministère français de l’Intérieur.

 

Le journal hongrois Magyar Hirlap évoque ma condamnation à deux ans de prison

Contrairement à la presse d’état hexagonale – qui s’est félicitée ouvertement de la condamnation à plusieurs années de prison ferme pour le blogueur que je suis – les journaux étrangers informés de cette sentence n’ont pas ménagé leurs critiques. Le journal historique de la dissidence hongroise, le “Magyar Hirlap” (voir ici), s’est ému de la criminalisation des opinions non-conformes en France.

Extraits de l’article (lire ici) :

Après plusieurs décennies, une immense majorité de gens devient imperméable aux accusations répétées à chaque instant – comme celle de “nationalisme”, “populisme”, “exclusion” et autres – dès lors qu’elle voit la vérité. Car il s’agit bien de la réalité s’il y a quelques mois 5% de la population de Palerme, en Sicile, était étrangère et qu’elle est maintenant de 25%. Ceci alors que le maire Leoluca Orlando, situé très à gauche, se disait il y a quatre jours très heureux que Palerme soit devenue une ville du Moyen-orient en Europe. Ou encore d’une réalité qui, à travers l’Europe, voit les tribunaux “politiquement corrects” n’infliger que des condamnations légères à des voleurs, des braqueurs ou même des meurtriers issus de certains groupes ethniques, voire ne les condamnent à aucun peine de prison tandis que – comme cela s’est passé le 17 avril en France – le journaliste Boris Le Lay a été condamné à deux ans de prison pour “haine raciale”, selon le Parquet. Ce qui, bien évidemment, a été accueilli par le silence de la presse nationale en totalité.

Cette réaction illustre parfaitement le nouveau Rideau de Fer qui est tombé sur l’Europe de l’Ouest, désormais dirigée d’une main d’acier par une nomenklatura acquise au marxisme culturel et ses prurits.

Isolée dans la tour d’ivoire de ses certitudes, la caste politico-médiatique du système en France ne se rend pas compte de l’impact de ma condamnation à l’étranger.

Les réactions viennent du Canada, des USA, de Russie et même, comme on le voit, de Hongrie mais aussi de Croatie, etc. J’ai eu vent de citoyens américains ayant écrit des lettres de protestation à l’ambassade de France.

Il y a quelques années, si quelqu’un évoquait le risque d’instauration d’une “dictature” – je préfère le mot “tyrannie” – en France ou en Europe de l’Ouest, l’intéressé passait pour un doux rêveur aux limites de la paranoïa. Sans que nous l’ayons réellement anticipé, le système français est pourtant devenu un état policier déterminé à traquer les opposants politiques.

Les attentats de Charlie Hebdo ont marqué une radicalisation du système. Les descentes de police contre des personnes soupçonnées de contester l’idéologie multiculturaliste sont devenues courantes et les procès politiques, la règle.

Hypocrisie fondamentale

Dans ce contexte, les larmes de crocodile de la presse d’état française sur le sort de blogueurs condamnés à de la prison dans des régimes autoritaires en dit long sur l’hypocrisie du système français. Je citerai par exemple le cas d’un blogueur vietnamien dont le cas est abordé par “Le Monde” en mars dernier (source) :

Un blogueur vietnamien, le dissident Nguyen Huu Vinh, 60 ans, plus connu sous son nom de plume « Anh Ba Sam », a été condamné mercredi 23 mars à cinq ans de prison pour avoir critiqué le régime communiste, lors d’un procès sous haute sécurité à Hanoï.

Il est détenu depuis 2014 pour avoir diffusé des articles critiques envers l’État communiste sur son blog, très populaire au Vietnam depuis sa création, en 2007. Son blog « déformait la ligne du Parti » et « diminuait la confiance du public » envers les dirigeants communistes, a fait valoir le procureur Nguyen Viet Cuong.
Et encore :

Selon Reporters sans frontières, le Vietnam détient le record, après la Chine, du nombre de blogueurs détenus, avec 30 blogueurs derrière les barreaux.

Le régime communiste contrôle étroitement les médias. Journaux et chaînes de télévision sont tous gérés par l’Etat, mais les blogs sont une importante source d’information alternative.

Moi aussi j’ai “déformé la ligne du Parti” et “diminué la confiance du public” dans la politique menée par les dirigeants du système français. Ce qui m’a valu deux ans et demi de prison sans que “Reporters sans Frontières” ne s’émeuve. Les émois des défenseurs autoproclamés des libertés fondamentales n’ont rien trouvé à redire, bien au contraire.

En Bretagne, la presse d’état (Le Télégramme, Ouest-France, France Bleu Breiz Izel, France 3 Bretagne) s’est félicitée en sa qualité de relais de la propagande des intérêts de la nomenklatura. Ne parlons pas de cet ectoplasme qu’est le régionalisme de gauche, si bavard sur les droits du dernier migrant échoué en Bretagne, qui s’est soudainement senti solidaire de la politique répressive de l’État Français et n’a pas bronché face à la econde condamnation à la prison d’un blogueur breton.

La peur du système est telle qu’aucune personne avec un mandat électif n’a osé protester de peur des conséquences.

Dès lors que plus personne n’ose lutter pour le droit de dire la vérité, plaisante ou non, nous sommes bel et bien entrés en tyrannie. La gauche s’en félicite, car c’est son produit. L’opposition, exclue depuis longtemps des institutions, n’a aucun moyen “conventionnel” de dénoncer une politique qui la vise expressément.

Entretien avec le Journal RIVAROL

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Le journal RIVAROL a fait de ma condamnation à deux ans de prison pour délit d’opinion la Une de son dernier numéro. C’est le seul journal français qui ait eu le courage d’aborder cette condamnation inédite pour un écrit. Ici, l’entretien que j’ai accordé à Jérôme Bourbon, rédacteur en chef du journal.

Vous venez d’être condamné à deux ans de prison ferme par le tribunal correctionnel de Brest. Pouvez-vous nous en dire plus sur les circonstances exactes de cette affaire ?

C’est le dernier volet d’une campagne de répression politique tous azimuts de la part d’un gouvernement aux abois. J’avais été condamné en 2015 à six mois de prison ferme sur un réquisitoire d’une vice-procureur prénommée Fatou Mano pour avoir nié l’existence de « celtes noirs ». Aussi mirobolant que ce jugement paraisse, c’est la réalité. Suite à ce verdict j’avais interrogé l’impartialité du tribunal dans un article dans lequel j’avertissais par ailleurs que nous, populations autochtones, allions devenir les esclaves de l’islam sur la terre de nos ancêtres. Cette interrogation m’a valu deux ans de prison ferme. J’estime que c’est là une forme de reconnaissance de la valeur de ce texte.

Que comptez-vous faire désormais ? Et que doivent faire selon vous les nationalistes s’exprimant sur les réseaux sociaux ? Leur conseillez-vous de s’exiler comme vous ?

Je compte continuer mon engagement et mes activités. Cette nouvelle condamnation est un puissant encouragement. J’espère mettre en œuvre un nouveau projet de réinformation que j’aimerais hebdomadaire. Pour répondre à la deuxième partie de votre question, je crois qu’il faut d’abord souligner que ce ne sont pas les nationalistes qui sont exclusivement visés : c’est le peuple en son entier. C’est lui que le système actuel veut interdire de parole et de réflexion critique. Nous sommes ceux qui subissons les coups les plus durs, mais ce n’est qu’un préalable. Le gouvernement actuel, que je qualifierais de gouvernement de capitulation, tape d’autant plus durement sur ceux qui revendiquent leur droit à s’opposer, en paroles et en écrits, qu’il sait que des millions de personnes partagent en grande partie nos conclusions quant à la situation actuelle et que cette audience ne cesse de croître. Je conseillerais donc à tous ceux qui aiment leur pays et leur culture et qui entendent les défendre, de s’exprimer toujours plus librement sur les réseaux sociaux. On peut condamner un individu à deux ans de prison pour un article. On ne peut pas en condamner mille sans engendrer de facto une crise politique majeure. Nous devons harceler le système sans relâche, de façon asymétrique. Les réseaux sociaux s’y prêtent parfaitement. Les plus déterminés peuvent le faire à visage découvert. Mais l’anonymat offre également une garantie d’efficacité car elle empêche le gouvernement d’occupation de prendre des mesures coercitives contre les opposants. Ce que j’appelle la « guérilla 2.0 ».

Je ne pense pas être légitime pour conseiller à qui que ce soit de partir ou de rester. Des gens très courageux bravent la répression gouvernementale avec constance, comme les militants de Jeune Nation dont j’admire l’audace. Pour ma part, je ne me suis pas exilé à l’origine. J’ai quitté la France librement et légalement, après deux ans et demi de placement en résidence surveillée. Je voulais changer d’air. Ce n’est qu’en voulant renouveler mon passeport depuis l’étranger, afin de rentrer en France, que le gouvernement français m’a opposé une fin de non-recevoir. Il m’a intimé l’ordre de me « constituer prisonnier ». C’est à partir de ce moment là que je suis devenu, de fait, un exilé politique. Si je rentre en France, pourrais-je continuer à écrire ou prendre la parole ? La réponse est évidente. Le seul critère qui m’importe à ce stade, c’est l’efficacité. Aussi, là où je suis, je peux continuer de m’exprimer et d’informer. D’ailleurs, depuis que je suis à l’étranger, les peines qui me visent sont bien plus lourdes que lorsque j’étais encore sur le territoire français. A l’heure d’internet, la lutte politique est largement déterritorialisée. Si M. le Garde des Sceaux, Jean-Jacques Urvoas, me garantissait l’accès à internet depuis ma geôle afin que j’exerce mon droit à la libre expression, il me serait relativement acceptable de me voir enfermé pour des motifs à caractère politique. Cependant, comme le but même de cette justice d’exception est de bâillonner l’opposition, ce droit ne me sera jamais accordé.

A quoi attribuez-vous ce renforcement de la répression qui fait de plus en plus ressembler la France à un pays communiste ? De quand date-t-il ? Va-t-il selon vous encore s’aggraver ?

La France est contrôlé par un état socialiste. Ce système, gouverné par une nomenklatura opulente et omnipotente, ne souffre pas qu’on lui résiste. Il n’y a pas de place pour une opposition réelle et libre. Je crois que mon exemple suffit à en faire la démonstration. Les régimes socialistes d’Europe de l’Ouest, dont l’UE est devenue le visage hideux, sont en réalité en train d’imploser sous nos yeux. Le renforcement de la répression, loin de constituer un mauvais signe, témoigne de l’état de pourrissement du régime. Les contradictions du système deviennent si intenses que le gouvernement subit un stress de moins en moins supportable. L’autorité et le prestige du système se sont effondrés : François Hollande est l’incarnation grotesque et loufoque d’une structure politique réduite à l’état de cadavre ambulant. Quand l’autorité et le prestige d’un système s’effondrent, le recours au pouvoir pur, c’est-à-dire au bras séculier, devient la dernière option pour maintenir son intégrité et son unité. Ce qui a toujours l’effet inverse : accentuer la crise de confiance. On peut dire que l’intensification de la répression politique, déjà réelle dans les années 90, s’intensifie fortement depuis 2010. La radicalisation de la nomenklatura est inévitable. Elle est entrée dans un processus qui a sa propre dynamique et dont elle n’a pas le contrôle. La répression appelle la répression, ce qui ne résout pas la crise mais l’accentue. Jusqu’au point de rupture final. C’est une impasse dont le gouvernement ne peut pas s’extraire.

Prévoyez-vous d’autres attentats sur notre sol ? Comment jugez-vous l’attitude des pouvoirs publics à l’égard de l’islamisation de notre pays ?

Les attentats ne sont que la part émergée de l’iceberg. Et en réalité la moins problématique. La clique au pouvoir à Paris a noué un pacte faustien avec les puissances sunnites, sponsors de l’islamisme et du djihadisme international. Appâtés par les milliards de dollars saoudiens ou qataris, le leadership français actuel a accepté de devenir l’allié stratégique d’états criminels lancés dans une guerre d’anéantissement avec la théocratie iranienne chiite. D’un tel pacte, on ne peut se dédire car, comme le disait Napoléon, « la main qui donne est au dessus de celle qui reçoit ». Les prostituées du gouvernement français actuel ont activement coopéré avec les Saoudiens pour armer et entraîner les djihadistes en Syrie. Dans le même temps, Erdogan a établi le même rapport de force avec Berlin. Le Roi Abdallah II de Jordanie a confié récemment à des parlementaires américains que le président islamiste turc envoyait des djihadistes en Europe. Le gouvernement russe a quant à lui fait la démonstration de l’alliance entre les Turcs et l’État Islamique. Pour ne rien gâcher, le Financial Times vient de citer l’ancien ministre des Affaires Etrangères saoudien, Saud al-Faisal, revendiquant en 2014 la paternité de l’État Islamique. Celui-ci a été créé par Riyad afin de contrer le gouvernement chiite de Bagdad. Cette guerre d’extermination implique déjà tout le Proche-Orient et le gouvernement français a pris fait et cause pour les Sunnites. Toute tentative de modification de cette politique engendrerait des représailles. Au stade où nous sommes, toute libération de l’influence islamique ne peut qu’entraîner une guerre sur le territoire français par contrecoup. La politique d’islamisation forcenée menée par ce gouvernement de capitulation est le corollaire d’une sinistre perspective : la France est en train de devenir, progressivement, la « Fille aînée de l’islam ». La démographie est une science exacte et nous sommes nombreux à en connaître la réalité en France. Dans toute négociation, il y a deux leviers : la menace et la séduction. La violence terroriste est la première, l’argent frais la seconde. Cela fonctionne si bien que ce système à la dérive en vient à faire des Frères Musulmans des interlocuteurs officiels pour « lutter contre le djihadisme ». Comme si le Pastis était un remède à l’alcoolisme. Les Français ne le savent pas encore, mais ils ont été vendus par leurs dirigeants pour quelques deniers. Ce qui vaut d’ailleurs pour l’ensemble de l’Europe de l’Ouest. Il n’y a que deux côtés à une barricade. Soit l’on s’oppose à la submersion, soit l’on collabore, activement ou passivement. En tant que Chrétien, jamais je n’admettrais que le croissant islamique ne s’impose.

Quels commentaires vous inspire la guerre en Syrie ?

C’est le foyer futur d’une confrontation aux conséquences dévastatrices dont nous n’avons pas encore pris la pleine mesure. J’y insiste : c’est une guerre d’extermination. Les Sunnites, les Arabes ou les Turcs n’accepteront jamais que l’Iran devienne la puissance dominante du Moyen-Orient. Avec des fanatiques de part et d’autre, la seule question qui demeure en suspens est celle de savoir quand la confrontation va devenir une guerre d’anéantissement ouverte. En d’autres termes, quand des moyens nucléaires, chimiques ou bactériologiques vont-ils être utilisés par ces acteurs régionaux, parfaitement irresponsables par nature, pour l’emporter. Ceci au moment même où le système étatique ouest-européen, fondé sur les principes de l’état social, amorce sa désintégration. Compte de l’état de balkanisation ethnique et religieuse avancée en France, le sort du Liban nous guette. La Russie est intervenue pour tenter de circonscrire cet embrasement, en forçant un compromis et conjurer ainsi la déstabilisation du Caucase ou de l’Asie Centrale. Aussi courageux que soit cette tentative, je crains qu’elle soit insuffisante.

Un mot de conclusion ?

Je suis reconnaissant à Rivarol de défendre la libre expression de tous ceux qui ont conscience de vivre à un moment crucial de l’histoire européenne et occidentale. C’est un tout petit nombre d’hommes qui fera la différence à l’heure fatidique. Gardons-nous de tout défaitisme, il nous faut passer par de grandes épreuves pour l’emporter. Ces difficultés sont un grand privilège qui nous est accordé pour juger de notre valeur. Dieu nous éprouve et à la fin, Il nous donnera la victoire.