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June 2016

Maurice G. Dantec : Suite et pas fin

“Je ne suis pas un écrivain de café pour fleuriste. Je ne fais pas de storyboard dont je remplis les cases à l’avance. C’est le roman qui dicte ses conditions. Je suis un vecteur, un médiateur, j’suis un translateur. C’est tout ce que je suis. Je suis là pour donner une voix à des gens – je dis bien à des personnes – qui demandent à exister. Qui demandent à avoir la parole, car avoir la parole aujourd’hui, c’est devenu un luxe. Il faut donc des gens qui portent la voix, et ben… c’est mon job.”

Maurice G. Dantec a pris l’autre chemin.

Dantec avait franchi le dernier pont le reliant au “Vieux Continent” à 39 ans, afin de rejoindre l’Amérique du Nord. Une rupture tout à la fois contrainte, consentie et vécue comme une renaissance ou une mutation. Il fallait traverser l’Atlantique, comme le baptisé doit s’immerger dans l’eau pour revenir à la vie. Partir à presque quarante ans, avec sa femme et son enfant, n’est pas, pour un survivant du prolétariat post-communiste francilien, un voyage d’agrément. C’est déjà mourir. La fraîcheur qui nimbe la terre natale ne trouve pas de seconde vie sur une terre étrangère qui reste, pour toujours, désenchantée. Il manque les souvenirs qui posent leur empreinte sur l’âme et le cœur.

Maurice était un auteur “destroy”, bricolant, tentant des spéculations, parfois dans la confusion. Son catholicisme amusait parce que ce converti, venu des ruines de la banlieue rouge, pouvait se laisser aller au hasard du bavardage. Mishima disait qu’à un certain point, les mots rongent et que l’action leur est préférable. Mais dire de sa conversion qu’elle était un artifice identitaire serait erroné.

Il y a la conversion de ce rescapé de la banlieue rouge qui coïncide avec son départ vers l’Amérique. Il y a l’exil et l’exil intérieur. Désapprendre et apprendre, quitte à errer.

Partir, pour Dantec, c’était abandonner l’Europe et la France où il avait grandi. En 2004, exilé depuis six ans au Canada français, il écrit, probablement par désespoir, au Bloc Identitaire :

“Votre combat, sans doute bien difficile, pour empêcher la dissociation de la France, l’Islamisation de l’Europe, la dissolution de l’Occident (le vrai), me touche profondément, car veuillez m’excuser de ce pessimisme spenglerien, j’ai franchement l’impression que ce qui fut mon pays (et l’est encore à bien des égards) est FOUTU.”

Dantec, c’est essentiel à comprendre, estime dès cette époque et, par évidence bien avant, que “ce qui fut son pays” est “foutu”. Ce regard pessimiste sur un pays qu’il a quitté explique bien des choses.

Dantec n’est pas un politique ni un doctrinaire. Les attaques dont il a été l’objet, généralement pour son soutien aux USA de George W. Bush ou d’Israël, occultaient une différence essentielle entre lui et ceux qui le dénonçaient, depuis la France : la conscience du rôle déterminant de la culture dans l’histoire en lieu et place d’un structuralisme victimaire partagé par la gauche et la droite hexagonales. Structuralisme qui s’était cristallisé à l’époque dans une haine irrationnelle, pulsionnelle, névrotique de l’Amérique, d’un bloc.

Sa défense de l’Amérique, à cette époque, fut confondue avec un néo-conervatisme qui, quelques années plus tard, s’allierait avec l’islam radical sous la présidence Obama. Ce métis incarnant alors “l’anti-Bush”, ange du pacifisme et de l’apaisement aux yeux de la  gauche occidentale et européenne. Ceci au point d’être présenté comme le Messie de la parousie post-raciale.

Mais le réflexe de l’exilé Dantec, projeté sur le deuxième continent du monde blanc, consistait à défendre un élan vital et guerrier plus qu’une politique de détails. Quitte à l’exagération/provocation. Les arguties chevénementistes de la France radicale-socialiste progressivement engrossée par le tiers-monde afro-musulman n’étaient pas de nature à empêcher Dantec de partir ni de mégoter sur les errements de l’Amérique de Bush.

Pourtant, loin des caricatures, Dantec était conscient de ce que la Guerre du Kosovo marque un tournant, précisément parce que les USA soutinrent activement l’émergence d’un “état” musulman – en réalité une mafia extra-territorialisée – face à la Serbie orthodoxe.

“Maintenant que ce peuple [le peuple serbe, NDLR] s’est libéré des griffes du communisme, le voilà pris dans les rets de la « politique » onuzie, c’est à dire cette époque nouvelle qui a décidé d’exterminer les souverainetés historiques au profit d’un morcelage ethnique pacifié, démocratique, poursuivant paradoxalement la politique des génocidaires communistes, avec d’autres moyens, mais des visées assez semblables : extraire les peuples de leurs matrices historiques, les reconfigurer selon des quotas raciaux et linguistiques, les soumettre aux lois de la « communauté internationale », leur allouer la liberté d’obéir ou d’être punis. 1984 va très vite ressembler à un épisode de la Petite Maison dans la Prairie.”

Faire croire que Maurice G. Dantec était un apôtre de la diplomatie américaine indépendamment des circonstances est simplement mensonger.

“Alors qu’ils sont engagés, à l’échelle du globe, dans une guerre tous azimuts contre l’islamisme radical et, osons le dire, contre la poussée générale de la dé-civilisation islamique, les USA soutiennent les Européens et l’ONU dans cette sinistre première qui voit un pays séparé de son cœur historique par un décret « démocratique » de fonctionnaires non élus.”

Car Dantec échappait le plus souvent à une vision caricaturale du monde, quoiqu’en disent les amis de la plèbe afro-arabe.

“L’affaire du Kosovo se serait réglée par un compromis, une large autonomie de la province, les Serbes n’auraient pas été soumis au joug des terroristes albanais et des bureaucrates de Bruxelles, l’Europe aurait sans doute fini par comprendre qu’il était temps de devenir une grande puissance alliée des deux premières, avec toutes les nations qui la composent, toutes les nations, et dans toute leur intégrité.

Au lieu de cela, nous voyons de nouveau l’Occident se diviser lui-même, se désagréger de l’intérieur, alors que les puissances islamiques s’y introduisent, par l’immigration, la démographie, le terrorisme et l’influence économico-politique.”

Pas exactement le crédo humanitaire de Bernard Kouchner ou de Bernard Henri Lévy.

Les médias français, qui l’avaient exécuté symboliquement et irrémédiablement, n’ont à ce jour pas saisi ce divorce d’avec la France – voire ce meurtre – en évoquant la disparition d’un “grand écrivain français”. Français, Maurice Dantec ne l’était plus.

D’abord parce qu’il avait acté de la liquidation de son pays, le cœur lourd, dont à ses yeux il ne restait plus que la langue, seul élément qu’il voulait et pouvait conserver. Il se définissait comme “écrivain nord-américain de langue française”, jugeant que la matrice nationale qui avait généré la culture dont cette langue était le véhicule, n’était plus.

“Cette soi-disant civilisation française n’existe plus, elle n’a plus aucun référent, n’a plus aucun passé. On l’a détruit, on l’a érasé, donc elle a plus aucun futur. Même pas proche.”

Qu’il ait tort ou raison n’enlève rien à sa sincérité. Elle est au moins aussi admissible que les partisans de la grande union “patriotique” – ou “républicaine” pour les progressistes – avec les illettrés du Val Fourré.

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Dantec est donc un colon de la dernière heure, un pionnier de la queue de comète de la conquête de l’Amérique. Un immigrant européen du XXIème siècle. S’échappant d’un cimetière, il recherchait l’énergie encore créatrice dont l’Amérique du Nord, à ses yeux, regorgeait encore suffisamment pour porter un Occident rejeté par une Europe xénophile, athée et déjà prête pour l’islam comme jadis l’Afrique du Nord.

Dantec est un Grec rejoignant Rome, s’avançant vers l’Ouest, parce que le glaive y est encore brandi.

Depuis Montréal, Maurice Dantec a scruté l’horizon à l’Ouest tout comme la voûte céleste. Mais toujours, il fallait revenir vers l’Est, le foyer matriciel, la mère. Regarder, guetter, espérer. Sans que rien ne vienne.

Mais faute d’enfance sur la terre d’Amérique, les rêves, qu’on veut réécrire, demeurent sur les rivages orientaux abandonnés de l’Atlantique.

Dantec est allé en Amérique du Nord pour mourir, à près de quarante ans. Pour mourir en mouvement, surtout en y faisant souche.

Maurice Dantec n’avait plus pour patrie que sa langue, sa foi et son occidentalité générique. Dantec ne pensait pas le Canada, anglais ou français, était capable de contenir les maux déjà à l’œuvre en Europe de l’Ouest. Simplement, pensait-il, de par la proximité américaine, le Canada gagnait, contre sa volonté, du temps sur sa décomposition. Et qui sait, peut-être qu’un sursaut traditionnel du Canada Français régénérerait l’antique bastion du catholicisme ?

Le meilleur des deux mondes, en somme. Un compromis.

De Dantec, exilé et déchu, il ne nous reste, à nous, que la voix et les écrits. Dantec et ses visions apocalyptiques, lourdes de menaces, étaient encore paradoxalement rassurantes. Il contait le futur de l’Occident et la générosité de Maurice suscitait la confiance, voire la curiosité fébrile face au défi. Tant qu’il était là, ses révélations d’enfer sonnaient comme une promesse.

Le tragique étant la règle, ainsi devait partir Maurice.

“La guerre totale nous est déclarée. Ne reste plus, en effet, que la soumission ou le surpassement.”

“Dantec”, c’est ce nom breton qui résonnait si curieusement durant toutes les années 2000 dans l’oreille de ceux qui ont eu vingt ans en 2001. L’année des deux tours du World Trade Center.

SEVENTH IN A PACKAGE OF NINE PHOTOS.–– An explosion rips through the South Tower of the World Trade Towers after the hijacked United Airlines Flight 175, which departed from Boston en route for Los Angeles, crashed into it Sept, 11, 2001. The North Tower is shown burning after American Airlines Flight 11 crashed into the tower at 8:45 a.m. (AP Photo/Aurora, Robert Clark)

C’était encore, en France, le triomphe enjoué du gauchisme inaccessible au tragique, solidement soutenu par le dogmatisme froid des derniers intellectuels communistes. Dans cette France “chiracommuniste”, Dantec l’Occidental pro-américain, rattrapé par le Christ, s’était échappé comme d’un goulag, par accident et avec humour.

Dans l’Hexagone socialo-jospinien, Dantec avait vu, su et anticipé au point de partir en exil dès 1997. Peu avant le triomphe de la France “Black Blanc Beur”.

Lors de sa chute spectaculaire, usé par les substances et épuisé par une lutte spirituelle et psychologique intense contre le déclin dramatique de l’Europe, Maurice a pu assister à la répétition générale des 7 janvier et 13 novembre 2015. Il a vu l’émergence de l’État Islamique. Il a peut-être pu voir, de justesse, le début de l’implosion de “l’Union Zéropéenne” comme il l’appelait avec la sortie, vendredi 24 juin, de la Grande-Bretagne de l’UE. Samedi, Maurice avait rendez-vous avec le Roi des Rois.

“Ensuite, est-ce qu’il y aura d’autres attentats? Encore une fois, je ne suis pas devin, mais c’est évident qu’il y en aura d’autres. Pourquoi en France? Parce que, comme on dit sur le ton de la blague: la France et l’Algérie se sont séparées en 1962, mais c’est la France qui a eu la garde des enfants. Je n’exclus pas non plus cette idée: la France est la fille aînée de l’Église. Ébranler un symbole si fort, qui a longtemps été une réalité vivante, ça paye, stratégiquement (le terrorisme, à la fin, n’est peut-être que l’art de briser les images et de renverser les symboles). Donc, cette communauté arabo-musulmane qui n’est pas entièrement (Dieu soit loué!) pieds et poings liés aux États islamiques ou au califat sunnite est aussi, malheureusement, un vivier potentiel à l’intérieur des frontières françaises ou même canadiennes. C’est-à-dire que même si l’État Islamique est vaincu un jour militairement, politico-militairement – par la seule, la dernière puissance mondiale, la Russie –, je crois que ces réseaux demeureront actifs sur le sol français et sur le sol canadien. Le fanatique ne prend jamais de vacances. Et ce qui est plus grave, c’est qu’il a toujours une descendance. Le monde tel qu’il se dessine en ce début du XXIe siècle est un monde très dangereux, sans doute plus dangereux que le fut le XXe. Pourquoi? Parce qu’au XXe siècle au moins, les «camps» étaient relativement définis, si vous voyez ce que je veux dire…”

L’écrivain a pu voir la mécanique du chaos qu’il annonçait se mettre en mouvement, fruit de la dialectique entre l’ultra-technique du monde capitaliste occidental et son opposant le plus irréductible – parce que le plus inapte – l’ultra-archaïsme du monde musulman en voie d’implosion.

Et puis, le travail accompli, Maurice est parti.

C’est sa mort qui, paradoxalement, a rappelé aux médias qu’il vivait encore. Sa faiblesse physique et son désengagement public le condamnèrent à péricliter en seulement quelques années. En 2015, l’homme était devenu méconnaissable. Ses dernières interviews sont celles d’un être à l’esprit toujours vif et fiévreux mais physiquement écrasé.

“Ah ! Évidemment, moi, en tant que chrétien, je crois que les bons gagnent à la fin. Mais cette fin, c’est quand ? Ce n’est pas prévisible. Seul Dieu le sait précisément, la Sainte Trinité le sait. Au moment où l’on se parle, on n’est pas là-haut. C’est quand on est là-haut que l’on sait. On ne peut pas non plus manipuler l’Histoire humaine de là-haut. “

Dantec sait à présent.

Mais Dantec nous laisse seuls face à ses visions et à la réalité dont elles procèdent. Le conteur prophétique s’en est allé, rappelé à Dieu. Mauvais signe. Parce que sa mission est remplie.

Dans ce chaos, nous avons trop peu d’hommes droits, brillants et inspirés pour en perdre un seul au moment où la bataille s’annonce.

La guerre est là et Dantec l’aura expliqué à une génération, avant de mourir sur sa croix. Sa défense solitaire, exilée, d’une tentative de réaction occidentale contre la fusion de l’égalitarisme post-socialiste et de l’islam via leur imaginaire victimaire – et leur ennemi – communs, visait à nous sauver, nous, les indo-européens, les Blancs. Les derniers Chrétiens, aussi.

Le départ de Dantec alourdit brutalement le poids du tragique qui pèse sur nos épaules. Il était là, en première ligne, puis a disparu. “See you later…”. L’ennemi, lui, est toujours là.

“Face à l’islam, même un chenil de province doit être défendu.”

Qu’est-ce que je partage avec Dantec ? Curieusement, je pense, une sensibilité mystique spécifiquement bretonne qui puise, logiquement, dans la révélation évangélique et le génie propre à notre race d’extrême-Occident porté sur l’Océan et l’infini. Race de moines et de prêtres.

Mais aussi un réalisme qui fuit l’autre christianisme, le faux, qui engendre en ce moment même le monstre hybride des Droits de l’Homme et du Coran, les deux piliers du syncrétisme tiers-mondiste qui déjà ronge les Chrétiens en Orient et va s’étendre, du Pakistan à l’Algérie, du Nigeria en passant par Grozny, jusqu’au cœur de la vieille Europe de l’Ouest devenue apostate et sans défense.

Comme Dantec, j’avais conclu que l’islamo-djihadisme ne pouvait être détruit que par l’arme nucléaire. C’est-à-dire qu’à la terreur du Barbare ressurgi du fond du cerveau de Mahomet, 13 siècles après son apparition, devait répondre la terreur du Juste. Faute de quoi, le pire était à prévoir.

Dantec

“Le désert du nihilisme contre la civilisation : En matière de politique je préconise la réciprocité au carré”

Ses positions n’étaient guère plus relevées, même par ses détracteurs d’hier. Dantec ne pouvait plus alimenter le cirque médiatique parisien. Les inquisiteurs ne pouvaient plus décemment y percevoir un opposant significatif tant son épuisement était presque complet.

Ses dernières munitions, il les a utilisé sur sa page Facebook personnelle. Il avait presque disparu. Des posts brefs, espacés dans le temps. Du moins, pour la lutte politique, car il continuait d’écrire.

Cette même presse, après l’avoir sciemment détruit pour avoir dit, a salué sa mémoire tout en soulignant, avec mesure, ses “outrances”. Comme un autre écrivain breton, prophète ayant fini par n’écrire plus que pour lui-même : Céline. Là aussi l’avertissement, l’appréhension du déclin, l’exil, les crachats. Mais pour Dantec, pas de retour. Et pas même le plein développement de ses avertissements visionnaires.

“J’ai peut-être eu le tort de sous-titrer mon journal “métaphysique et polémique”, mais il n’y a pas de césure. Simplement lorsque je travaille au Théâtre des Opérations, je vais me concentrer sur le présent, sur un passé ou un futur très proche. J’y parle de l’actualité politique et géopolitique, mais je vais y entrelacer des questionnements métaphysiques ou théologiques, qu’on va aussi retrouver dans mes romans. Et en retour, cette conscience de l’évolution plutôt cataclysmique de l’Humanité est, à son tour, présente dans mes romans. C’est uniquement l’angle d’attaque qui change. Vous savez, je ne me cache pas derrière mon petit doigt. Tout le monde connaît mes opinions politiques, ça ma valu suffisamment d’ennuis, donc je ne vais pas me déballonner. Simplement, quand vous écrivez un roman vous êtes, pour ainsi dire, sur une autre planète, une autre sphère, que lorsque vous travaillez sur la réalité socio-politique.”

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Suite et pas fin. Car, pour ceux qui l’auraient oublié, nous allons tous suivre Dantec. Debout ou à genoux, en luttant ou en trahissant.

 

Euro 2016 : “Du pain et des jeux”

Quand Rome est tombée, les Romains riaient encore” disait Saint Jérôme, complétant ce qu’écrivait le poète latin Juvénal dans sa Satire :

« Ce peuple impérieux, qui dispensait naguère
« Légions et faisceaux dans la paix, dans la guerre,
« Stupide, enseveli dans un repos fangeux,
« Il ne demande plus que du pain et des jeux !

Ne doutons pas un seul instant que le gouvernement, discrédité comme jamais, attende avec angoisse le début de cet “Euro 2016” et avec lui, les oligarques d’Europe. Au milieu de l’implosion visible de l’ordre social en France, jamais le cirque sportif n’était paru si nécessaire aux dominants pour garder leur ascendant sur la plèbe.

Une plèbe qui ne sort plus de son apathie qu’excitée artificiellement par des réminiscences de “patriotisme” fictif où les armées ont été remplacées par des équipes de gladiateurs en maillots. Et ces équipes n’ont pas pour objet de vaincre leurs adversaires, mais de subjuguer la populace, mobilisée par l’industrie médiatique pour l’occasion.

Durant ces moments, le chauvinisme le plus brutal et le plus vulgaire est sorti du caniveau et de la pissotière de bar pour se voir brièvement réhabilité, loué, mis en scène.

Ceci pendant que les véritables tenants de l’ordre en place – de l’ancien général en chef de l’Otan en Europe à la Vice-présidente de la Commission Européenne en passant par la présidente du FMI – se retrouveront à Dresde pour faire le point sur l’effondrement des structures globalistes (voir ici). Ceci alors que l’invasion de l’Europe s’intensifie et que les djihadistes progressent rapidement sur la rive sud de la Méditerranée.

La plèbe hébétée n’a pour soucis que de se réjouir.

La plèbe en France, au surplus, s’enthousiasmera pour son équipe de mercenaires africains, la viande saoulée par de la mauvaise bière. Et ne doutons pas que le gouvernement français – et avec lui, ceux d’Europe, parfaitement conscients de la précarité de sa situation – a déjà obtenu la garantie de “résultats satisfaisants” pour tenir en haleine la populace jusqu’à juillet. La transhumance estivale prenant le relais.

Les crises sont autant de purges et, à ce stade, maîtres et esclaves méritent le châtiment qui les attend. Peut-être ce châtiment frappera t-il d’ailleurs très bientôt.

Quand le gouvernement français fait passer à tabac un policier qu’il cible pour son refus de l’islamisme

Sébastien Jallamion, brigadier-chef de la Police Nationale à Lyon, témoigne des incroyables persécutions dont il est victime de la part de sa hiérarchie et du système judiciaire, ainsi que de l’agression sauvage dont il a été victime — pour la seule raison qu’il avait mis sur son compte Facebook une photo du chef terroriste de l’Etat Islamique, Abou Bakr al-Baghdadi, avec une cible sur sa tête !

Le gouvernement, voulant le faire taire, a été jusqu’à recourir à de la racaille pour le passer à tabac.

Quand un système atteint ce point de corruption et de capitulation devant l’ennemi, sa chute n’est plus qu’une question de temps.