Vers la révolution : Pourquoi les nationalistes et identitaires doivent rejoindre la “garde nationale”

Dire que le gouvernement central est dépassé par les événements – économiques, sociaux, politiques, militaires ou culturels – que traverse l’Hexagone est un euphémisme. Les attentats djihadistes de Nice ont mis en lumière la grande fragilité du pays et la relative inertie “philosophique” de ses forces sécuritaires du fait même de l’impéritie de la caste politique.

Cycle révolutionnaire

L’énarchie au pouvoir a été conçue pour administrer un pays pacifié et non pas une poudrière ethnique et religieuse sur fond de dépression et de montée des désordres géopolitiques. Il est peu étonnant que l’actuel appareil politico-administratif français, géré selon un morne carriérisme pyramidal, soit incapable d’imaginer des solutions radicales qui sont autant de synonymes de sa propre obsolescence.

Comme j’avais eu l’occasion de le dire dans un article intitulé “Profanation de Verdun : Du réveil de la mémoire tribale gauloise à la guerre civile” en date du 16 mai 2016 (lire ici) :

La monarchie française a été abolie à l’été 1792, ce qui nous mène, selon le cycle de 224 ans, à l’été 2016. Il y a des raisons de penser que la structure politique française ne soit altérée, d’une façon ou d’une autre, à partir de juillet.

Et dans un autre intitulé “L’histoire évolue en cycle” (lire ici) en date du 17 mai 2016 :

Pour en revenir au premier cycle du changement politique français dont la nature “identitaire” a été portée à son insu par Nadine Morano le 30 septembre 2015, il doit se conclure le 2 août 2016. Un second cycle de 309,6 jours commencera après celui-ci, toujours sur le mode “identitaire”.

Pour comprendre de quoi je parle lorsque j’évoque les “cycles”, j’invite les lecteurs à simplement lire les deux articles précités.

La désagrégation du système politique s’accélère

De fait, l’altération du système politique français s’accélère en ce mois de juillet avec l’annonce de la mobilisation des réserves des forces de sécurité sur demande de François Hollande qui l’a par ailleurs qualifié – de façon surprenante – de “garde nationale” comme le rapporte Le Figaro (source) :

François Hollande a lancé aujourd’hui “un appel aux Français qui le souhaitent” à rejoindre les rangs des différentes réserves des forces de sécurité, soulignant qu’avec tous ces réservistes “une Garde nationale se constitue” en France. “Quand on ajoute toutes ces réserves, 1er et 2e niveaux, qu’on fait appel aux réserves de nos armées, on peut dire qu’en France se constitue avec vous une Garde nationale, a déclaré le président de la République en visitant le Centre national d’entraînement des forces de gendarmerie de Saint-Astier (Dordogne).

J’insiste une nouvelle fois sur la notion de cycle, ici celui du changement politique de 224 années mise en lumière par l’Américain Martin Armstrong.

Que nous dit ce cycle ? Que nous sommes 224 ans après 1792, année où a été fondée la Première république française suite à la destitution de Louis XVI. Un changement majeur doit donc advenir cette année puisqu’il s’agit du “pic” – de l’apogée si l’on veut – de l’ère républicaine.

Le 14 juillet et la garde nationale

Les attentats de Nice se sont déroulés le 14 juillet 2016, jour de la fête nationale de la France républicaine. Il faut préciser ici que cette fête n’est pas la commémoration de la prise de la Bastille, qui eut lieu le 14 juillet 1789, mais de celle de la “fête de la Fédération” (voir ici) qui s’était déroulée le 14 juillet 1790.

Il faut ici comprendre le mot “fédération” à l’aune des idées de Jean-Jacques Rousseau développées dans son ouvrage “Du contrat social” publié en 1762. Rousseau oppose au droit divin, conçu alors comme fondement de la légitimité politique, la souveraineté populaire. La “nation” n’est plus limité à un corps politique issu d’un héritage “vertical” divin mais un choix dynamique reposant sur la libre volonté d’association de chaque individu. Ce que l’on nommera alors le “citoyen”, libre et égal en droits. Du moins en théorie.

Le 14 juillet 1790, convergent vers Paris les “citoyens” de la garde nationale issue du nouvel ordre politique qui leur permet d’être désormais pleinement acteurs d’un des domaines jusque là réservé à l’aristocratie et au roi : la sécurité publique. Ce sont en effet les gardes nationaux, se désignant par le nom de “fédérés”, qui vont prêter serment de fidélité à la nation nouvellement constituée.

La garde nationale a alors un an exactement puisqu’elle a été fondée à Paris le 14 juillet 1789 sur ordre de la municipalité. Il faut relever un point essentiel : la garde nationale, composée de volontaires issus de ce qui était jusqu’à la nuit du 4 août 1789 le “tiers-état”, avait été fondée à l’origine pour assurer l’ordre face à la montée des troubles révolutionnaires.

Pour résumer, le 14 juillet 1789 voit la naissance de la première garde nationale qui permet au peuple de jouer un rôle accru dans le processus révolutionnaire et qui se manifeste par l’état d’esprit de mobilisation patriotique du 14 juillet 1790. Deux ans plus tard, à l’été 1792, la garde nationale a une fonction déterminante dans l’abolition de la monarchie.

Le 14 juillet 2016 engendre la reformation de la garde nationale

Que les 14 juillet de 1789 et de 1790 soient étroitement liés à la garde nationale, d’extraction populaire et d’aspiration révolutionnaire, devrait attirer notre attention. Car 224 ans plus tard, en pleine conclusion du cycle du changement politique, le 14 juillet 2016 aboutit à la reformation d’une garde nationale.

La garde nationale, en juillet 1789, avait été mise en place pour protéger l’ordre établi et non pas pour le renverser. Mais sa sociologie même contredisait radicalement ce dessein originel : les volontaires, issus du peuple, étaient tous partisans de changements politiques. La garde nationale devient rapidement l’outil indispensable du gouvernement révolutionnaire pour s’assurer du contrôle du pays. Que ce soit dans la phase libérale de la révolution (1789 – 1792) ou dans sa phase socialiste (1792 – 1795).

Trois ans seulement après sa fondation, la garde nationale soutenait l’abolition de la monarchie et l’avènement de la Première république.

En d’autres termes, une idée de départ, consentie dans l’urgence par un pouvoir en voie d’effondrement, peut s’avérer porter en elle les germes de la chute finale de ce même pouvoir.

Il est très probable que François Hollande ne sache pas exactement ce qu’il fait. Obnubilé par la peur de perdre le peu de crédibilité qui lui reste, ce dernier tente de suivre la dynamique générale qui s’installe au sein de la population en faveur d’une “privatisation” de l’ordre public. C’est à dire de l’émergence de forces sécuritaires issues de la société civile qui vont se constituer de facto en contre-pouvoir, voire en foyer de contestation révolutionnaire.

Quelle est la nature de la révolution ?

La nature de cette nouvelle révolution en germe est populaire et identitaire. Elle s’oppose au “cosmopolitisme” de l’aristocratie de notre temps qui est une oligarchie xénophile car structurellement transnationale. Rien de nouveau : Marie-Antoinette était fustigée sous le nom “d’Autrichienne”, en écho aux cours d’Europe qui, dans l’esprit des masses nationalistes et révolutionnaires, “complotaient” pour conserver le pouvoir en se jouant de leurs peuples respectifs.

La garde nationale en voie de constitution, certes encore embryonnaire, va voir se concentrer en son sein un nombre important de vétérans de l’armée, des forces de police ou de volontaires partisans de l’ordre. La nature bénévole de l’entreprise associée à son caractère “semi-civil” va aboutir à la constitution d’une force consciente de la menace étrangère, i.e. l’immigration afro-musulmane et le radicalisme musulmane, et de l’incompétence d’une élite fossilisée.

C’est ce dont j’avais parlé le 15 octobre 2015 et repris dans mon article du 16 mai :

J’ai désigné le début de ce cycle à la date du 30 septembre 2015 quand Nadine Morano, citant Charles De Gaulle, affirmait que la France était un “pays de race blanche, de religion chrétienne et de culture gréco-latine”. Cette phrase avait déclenché une puissante polémique et, en réalité, le début du cycle du changement politique induisant l’intensification de la guerre ethnique et religieuse entamée avec les attentats de Charlie Hebdo.

Voici une copie de mon propos sur Facebook, en date du 15 octobre :

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Le 30 septembre 2015 était une date cruciale dans le système cyclique global et c’est ce même jour que la Russie est intervenue en Syrie, signalant que ce pays serait le foyer d’une crise mondiale.

En France, c’est la polémique autour de ce qui définit la France racialement, culturellement et religieusement qui avait éclaté quand Nadine Morano reprit la phrase du général De Gaulle sur la France “pays de race, de culture gréco-latine et de religion chrétienne”.

Il est clair que le cycle politique français, axé autour de la question identitaire, se couple avec l’intensification de l’aspiration révolutionnaire du peuple. La constitution de la garde nationale s’inscrit dans cette dynamique dont la finalité sera probablement la chute du régime actuel au profit d’un système populiste et nationaliste.

Les afro-musulmans et les élites délégitimées vont rapidement devenir la cible de la révolution.

En conclusion

Les nationalistes, identitaires, patriotes – surtout s’ils sont déjà vétérans de l’armée – doivent donc s’investir massivement dans cette garde nationale. Cet outil va participer de la transition générale du pouvoir du gouvernement central vers la base populaire.

Ils auront, outre l’aspect politique précité, accès à du renseignement, du matériel et de l’expérience pour affronter les crises relatives à la menace islamique à la reprise du pouvoir des mains de l’oligarchie.

En parallèle, nous devrions aussi voir le peuple s’armer progressivement et s’organiser pour assurer sa défense, dépossédant le gouvernement d’une prérogative régalienne sans laquelle il n’a devient politiquement insignifiant.

Ne soyons pas surpris si des appels de plus en plus massifs se font entendre pour que la population s’arme, prélude à la révolution dont j’ai parlé.


  • Clo Euvrard

    en relation avec votre dernière phrase, c’est aussi et peut-être pour ça que Valls veut reclassifier les armes

  • Léo

    Bonjour Boris Le Lay,
    Il apparaît clairement dans vos analyses une pensée apparentée aux penseurs de la révolution conservatrice allemande du début XXeme siecle, dont le coeur idéologique est la vision cyclique de l’histoire. La question que j’aurais à vous poser concerne la façon dont vous articulez cette vision avec la pensée catholique , qui vraisemblablement présuppose l’idée d’un Ordre Naturel héritée de l’Antiquité mais sur laquelle se greffe la notion de Providence , centrée sur la vie intérieure.
    Cela dit, je doute que ces deux visions soient compatibles philosophiquement, notamment si l’on considère la dimension vitaliste des thèses d’Ernst Jünger par exemple, ou même l’historicisme de Spengler . Voilà, merci de vous prêter à ces interrogations.

    • Boris

      Oui, c’est un fait qu’il y a une similitude. Mais je ne m’inscris pas dans des spéculations de cet ordre. Dieu a créé les saisons. Pourquoi serait-ce faux dans le champ de l’activité humaine ? La vie du Christ sur terre a elle-même été un cycle.

      • Vasco

        Excellent article,
        J’avais repéré il y a environ 15 ans, un système qui s’appelait les Web bots mais je crois que ce n’était pas si efficace que cela. Je ne m’en suis plus occupé. Il s’agissait d’un système basé sur les cycles de bourse pour prévoir les cracks. Paraît-il que le 11 septembre était vue quelques mois à l’avance par cet algorhytme. Ensuite, c’est un peu parti dans le grand n’importe quoi car l’on cherchait à prévoir la pluie et le beau temps. En faire une sorte d’égrégore informatique. Le système a ses limites car beaucoup de prévisions ne se vérifiaient pas et j’ai laissé tomber le sujet, mais votre article me pousse à m’y intéresser de nouveau pour voir ou cela en est aujourd’hui.

        Les cycles temporels sont reconnus dans la théologie catholique avec la linéarité du temps. Je crois avoir déjà écrit sur le sujet me semble-t-il… Saint Augustin avait développé l’idée que le temps était linéaire. En effet nous sommes sorti du jardin d’Eden et Dieu nous demande de construire une cité celeste. Saint Thomas d’Aquin a complété le sujet avec la vision cyclique.

        Depuis lors, nous savons que l’Ancien Testament était vue “de manière cyclique”, c’est d’ailleurs un des quatre sens de l’écriture qui permet par exemple de faire des analogies avec des choses arrivant aujourd’hui. Par exemple, (la toure de Babel). nous savons tous comment un tel cycle finira si l’on reproduit une ânerie pareille. Aujourd’hui, beaucoup compare l’Union Européenne avec cette histoire biblique. Intuitivement, c’est évident maintenant.

        Lorsque le Christ est venu sur terre, il a donné une direction claire à la vision cyclique du temps. En substance, tout est dans la Bible, l’histoire se répète puisque l’homme ne comprend pas le message essentiel du salut, donc, cycliquement les problématiques se reposent. C’est en substance ce qu’expliquent les plus grands théologiens sur la question depuis Saint Thomas d’Aquin.

        Chaque fois que la problématique survient, notre compréhension théologique s’approfondit. Actuellement, l’hérésie islamique qui est connue depuis toujours par l’église et les docteurs, oblige l’Europe et la chrétienté en général à repenser le problème différemment une nouvelle fois. Il s’agit là de voir les choses de manière eschatologique et de penser l’Islam comme l’un des aspects du “mystère d’iniquité” selon Saint Paul.

        De toute façon, avec les techniques actuellement accessibles, nous sommes bien obligés d’anéantir un tel ennemi idéologique car le monde deviendra invivable. Mais cela ne pourra pas se faire uniquement matériellement et politiquement, mais aussi spirituellement. Les pays musulmans sont profondément bouleversés aujourd’hui dans leur croyance car ils voient bien que leur société fonctionne mal, bâtit sur le mensonge. Les techniques d’aujourd’hui ne leur permettent plus de vivre “sans savoir”. Au prochain cycle historique, et qui sera bien pire, ceux qui resteront musulmans, même en terre d’islam, auront clairement choisi l’enfer.

        Le Livre de l’Apocalypse de Saint Jean est justement l’exemple par excellence de la vision cyclique du temps puisque l’on sait théologiquement que lorsqu’une hérésie est en germe dans sa vie personnelle, tout comme dans une société toute entière, les sceaux commencent à s’ouvrir pour comprendre la signification de nos erreurs au fur et à mesure que l’on progresse. Clairement il est dit d’ailleurs que la progression se fait autant dans l’erreur que dans la vertu. Le livre se fini donc par l’annihilation de l’hérésie par la vérité et par la perte des âmes qui auront choisi de se tromper et le sauvetage des justes. Puis un nouveau cycle débute alors et ainsi de suite jusqu’à la Parousie. Mais nul ne connait ni le jour ni l’heure… 😉

        • Léo

          J’adhère à ce que dit Vasco . Effectivement, il apparaît que notre compréhension théologique ( celle de l’Eglise catholique sainte apostolique et persécutée) augmente à mesure que l’histoire se dessine , et cycliquement ( cf histoire des hérésies, vieilles idées condamnées qui apparaissent sous des habits neufs – cathares/manichéisme, religions séculières / millenarisme ). Seulement, si sur le plan eschatologique Dieu préside a la destinée de l’espèce humaine, sur le plan mondain le Démon agit sur l’homme qui ne peut lutter qu’en oeuvrant au salut de son âme.

          J’entendais la notion de cycles comme une vue prédestinée de l’espèce humaine , avec l’abolition de la qualité propre de l’homme à être libre , au sens contre-révolutionnaire du terme, comme la possibilité de choisir entre les moyens pour atteindre le Bien.

          • Vasco

            Saint Paul nous en donne la réponse. En effet, il nous dit que les hérésies persistent dans le temps afin que l’homme puisse choisir de faire ou non le bien autour de lui. Et la persistance d’une hérésie dans le temps ne peut être humaine mais de Satan, toujours selon Saint Paul. Ceci est donc valable autant pour les cercles de type Franc-Maçon que pour les autres hérésies religieuses.

            Je vois les cycles ainsi, comme de devoir faire le voyage Paris-Lyon. Ma destination est claire mais le chemin que je prendrais, avec tout les risques que j’encourerais ne dépendront que de mes choix, à commencer par le moyen de locomotion, puis mon chemin, autoroute, nationale ou routes de campagnes… Quoi qu’il en soit, une fois engagé sur le chemin, il me faut bien terminer mon voyage avant d’avoir un nouveau choix à faire.

            Lorsque le Christ est venu, deux choix ce sont manifesté à nous et ce sont toujours les mêmes aujourd’hui car le Christ est vivant. Soit porter sa croix et suivre NSJC, soit percévérer dans l’erreur en sachant très bien ce qu’il en coutera. Le tout premier peché de l’homme fut l’orgueil, c’est pourquoi Adam et Eve ont été jeté du jardin d’Eden. Cet orgueil est la matrice qui déploie ensuite tout les autres péchés mais notre libre arbitre n’est aucunement abolit d’aucune manière. Le Christ a toujours laissé le choix au 12 de le suivre ou non.

            Les technologies d’aujourd’hui, permet à la théologie de se poser de nouvelles questions importantes sur le salut des ames. En effet, l’orgueil humain veut faire de nous des hommes immortelle à l’aide des robots, c’est très intéressant de chercher à comprendre ce qu’est l’ame, la conscience et la mémoire de manière technique. Ce sont les prochains défis que l’église catholique doit relever après la destriction des idéologies athées du XXe siecle.

            SJPII a déjà écrit de nombreuses encycliques à ce sujet il y a une vingtaine d’années. Si l’Islam est le danger immédiat, l’échappé des techniques sans limites en est une autre et va rendre le XXIe siecle très difficile à vivre si nous n’y prenons garde. C’est justement un cycle qui se prépare, nous avons bien le choix de faire autrement ou bien de continuer dans la lancée de ces technologies transhumanistes. Ensuite, nous en paierons les conséquence à terme.

            Enfin, tout ceci n’est que mon point de vue sur la question de la prédestination surtout que j’en discute très souvent avec de nombreux protestants qui ont une logique bien à eux sur le sujet. Désolé d’avoir été un peu long dans mon message Léo.

          • Léo

            Je crois ,Vasco, que l’église actuelle n’est pas catholique. Qu’elle se soucie d’abord de conserver le dépôt de la Foi est le devoir qu’elle s’est assigné jusqu’à Vatican d’eux, mais rien n’empêche en effet de soulever ces questions scientifiques ( tant qu’elles ne se présentent pas comme des certitudes quand aucune preuve irréfutable ne peut etre avancée, et qu’elles n’entendent pas ouvrir la voie à une interprétation personnelle de la bible – cf le procès de Galilée, dont l’interprétation officielle est encore une tartufferie moderniste ) .

            Quant aux protestants, je me permets de rappeler que leur conception de la nature après le péché originel la laissant pour foncièrement corrompue, leur notion de la liberté est réduite au champ des préoccupations terrestres . En effet, seule selon eux, la foi en NSJC les justifie ( “sole fide” ) , quand l’enseignement catholique explique que la grâce n’opère pas sur une nature viciée , d’où la nécessité à l’éducation de l’âme et du corps ( deux éléments distincts mais communs à la nature ) par les vertus … Qui rejoint l’enseignement des meilleurs philosophes de l’Antiquité dont l’héritage a été sanctifié par l’Eglise.

            Loué soit Dieu. Saint Thomas d’Aquin priez pour nous .

  • Alex

    C’est un très bon article, Boris, mais tu as fais une erreur historique dans celui-ci, pas très grave du reste. Tu écris : “Les attentats de Nice se sont déroulés le 14 juillet 2016, jour de la fête nationale de la France républicaine. Il faut préciser ici que cette fête n’est pas la commémoration de la prise de la Bastille, qui eut lieu le 14 juillet 1789, mais de celle de la “fête de la Fédération” (voir ici) qui s’était déroulée le 14 juillet 1790.”
    Or le 14 juillet ne célèbre pas non plus la fête de la Fédération : lors du vote pour faire du 14 juillet notre fête nationale, des débats avaient opposé les tenants de “1789” et de la Bastille, à ceux de la Fête de la Fédération. Il en est résulté que, si le 14 juillet a été mentionné, aucune année n’apparaît dans le document juridique. Cela afin de réaliser le consensus entre ceux qui voulaient fêter la prise de la Bastille et ceux qui préféraient la “Fédération” : et le seul moyen de réaliser le consensus était celui du silence du texte sur l’année qui serait fêtée.