La propagande du sous-système hexagonal illustré par un exemple

Un nouveau – devrais-je dire “énième” – livre au sujet de cet ectoplasme jamais défini qu’est “l’extrême-droite” vient de sortir dans l’Hexagone. Il est signé par un fonctionnaire à la désinformation du journal d’état “Libération”, Dominique Albertini.

La couverture du livre donne le ton :

Une première observation : il s’agit d’un livre qui s’inscrit dans la campagne présidentielle de 2017. Les chevilles ouvrières de la propagande officielle entendent bien retirer des dividendes de l’inévitable narration socialiste autour de la “menace d’ultra-droite” qui ne manquera pas de servir de levier de mobilisation. On est donc, d’abord et avant tout, dans une logique d’épicerie et de marché de niche, en l’occurrence “l’antifascisme institutionnel”.

Mais le commerce n’est pas la seule dimension de la démarche. Le titre traduit un point de vue : celui de la défaite des propagandistes du régime face à l’information en réseaux qui permet à tout un chacun de s’exprimer. Cela, les fonctionnaires qui tiennent intégralement les médias d’état ne l’admettent que très mal.

L’information non-validée par cette caste est donc ramenée à une forme de “fascisme” (“Fachosphère”). Cette inversion de la réalité, prégnante dans la culture idéologique des gauches, vaut la peine d’être relevée : la montée en puissance de la société civile face au pouvoir établi est amalgamée à une forme “d’autoritarisme”. Rassurez-vous, dans le Bloc de l’Est, tous les samizdats des opposants étaient qualifiés d’être “fasciste-nazis”.

Rappelons ce que le fascisme signifie (source) :

Le terme “fasciste” sert souvent à qualifier des régimes autoritaires, totalitaires, proches dans leur forme du fascisme italien : nazisme, régime de Franco, régime de Vichy.

L’information libre et non-filtrée est désormais, vous l’aurez découvert, une des formes du “fascisme”, de l’autoritarisme. En revanche, le contrôle, grâce à un puissant système d’investissements étatiques, de la totalité des médias – dont Libération où émarge Dominique Albertini – n’est pas qualifié en ces termes.

Il faut dire que Dominique Albertini est un pur produit du journalisme d’état (voir ici) et que sa fonction consiste à défendre l’idéologie dominante promue par le sous-système hexagonal.

Dans ce livre, les deux auteurs ont décidé de parler de moi. Dominique Albertini, dans son courrier, avait adopté un ton des plus courtois, ce qui ne pouvait tromper personne.

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J’ai logiquement refusé d’accorder le moindre entretien à ce fonctionnaire du régime. On ne discute pas avec l’ennemi, on le détruit.

Ce refus, couplé à l’inévitable haine qu’inspirent les opposants à ce genre de laquais du système dominant, a fulminé sa rage en quatrième de couverture. Je cite :

Dans quelles conditions se passent les rencontres entre l’animateur de Fdesouche, premier blog français d’extrême droite, et les idoles réactionnaires Eric Zemmour et Alain Finkielkraut ? Comment la plate-forme SOS Racailles, active au début des années 2000, a poussé un jeune à tenter d’assassiner Jacques Chirac ? Comment un néo-nazi en cavale peut continuer à narguer la justice depuis le Japon ? Alors que l’extrême droite progresse dans les urnes et dans les têtes, l’ouvrage répond à cette question : comment ses partisans ont-ils gagné la bataille du Net ?

Le lecteur aura relevé que dans cette brève présentation les auteurs ont cherché à mêler les noms de “Eric Zemmour” et de “Alain Finkielkraut” à l’ombre menaçante d’un dangereux “néo-nazi” dont le nom est, en revanche, caviardé. Dresser un pont entre le “néo-nazisme” et ces deux auteurs – dont l’origine juive est notoire – n’est pas fortuit. Il s’agit évidemment de faire planer l’ombre de la suspicion sur les deux têtes de turc de la gauche socialo-marxiste et ce avec un plaisir d’autant plus pervers que Finkielkraut est issu d’une famille de déportés. La judéité des intéressés devient ici un instrument politique, ce qui récurrent chez la gauche antisémite.

Les scribes du système socialiste – socialisme qui dépasse de loin le seul “Parti Socialiste Français” – ont recours à une phraséologie et à un champ lexical, à une langue particulière pour tout dire, afin de décrire les déviationnistes. En l’occurrence, en ce qui me concerne, le terme “néo-nazi”.

Naturellement, il importe peu d’être effectivement “fasciste-nazi” puisqu’il s’agit ici d’une entreprise de propagande, donc de présentation factice de la réalité afin qu’elle soit conforme aux représentations de l’idéologie progressiste dont les deux fonctionnaires précités assurent ici la protection.

Mes lecteurs noteront que je me suis jamais présenté comme “néo-nazi”, mais ce terme ne me dérange pas. Pas plus que ceux de “pédophile”, “assassin”, “fasciste”, “brigand”, etc.

Plus révélateur, le regret formel et public de ce que la répression du régime hexagonal n’ait pas encore pu me faire taire. Le registre lexical utilisé – “en cavale” – ravalant au passage au champ de la criminalité et du brigandage. Quant au terme “justice”, son usage ici empreint d’une répugnante obséquiosité envers l’instrument de la répression politique, il en dit davantage sur les auteurs que sur moi.

Je suis en effet un “criminel idéologique” pour le sous-système hexagonal et c’est pour une vidéo et un article de blog que j’ai écopé de deux ans et demi de prison fermes. Les deux plumitifs regrettent donc que l’opposant exilé que je suis ne soit pas encore interné pour déviationnisme idéologique dans une prison du régime. Il ne s’agit pas pour ces laquais du sous-système de s’interroger sur l’abolition de l’expression libre des idées.

Ce recours au vocabulaire du crime et ces classifications politiques – en plus des regrets du manque d’efficacité de la répression gouvernementale –  pour dénoncer le “fascisme” qu’incarnerait la libre expression de certaines parts de la société civile, suffisent à saisir le degré de radicalisation que le sous-système hexagonal a atteint.

J’ai déjà eu l’occasion de le dire, la morale des socialo-communistes est exclusivement utilitariste, subordonnée à leurs intérêts tactiques du moment. L’hypocrisie chez eux est un prérequis à tout engagement.

Cet état de putréfaction ne doit pas surprendre. A mesure que les contradictions de ce sous-système s’intensifient, les gardiens du régime redoublent d’efforts pour intimider les voix discordantes et la caste dominante a recours à ses chiens pour aboyer contre les opposants. Leurs hurlements sont toujours une marque d’efficacité.


10 Comments

  • Lucrece

    August 30, 2016

    si vous êtes un néo-nazi alors je le suis aussi 🙂 et ce genre de terme ne me touche nullement , tout comme vous certainement ^^ vous avez tout mon soutien et que la lutte continue …

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    • Boris

      September 1, 2016

      Merci !

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  • Toulmonde Sylviane

    August 30, 2016

    Bravo Boris ! Ne jamais s’abaisser à échanger avec des individus pareils !

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  • ogom

    August 30, 2016

    Toujours les mêmes méthodes… Alors que le culte de la “cavale”, du gangstérisme etc.. est une norme dans la “contre culture” de gauche, comme le rap etc… les fugitifs et autres délinquants, braqueurs, dealers etc.. les fascinent.
    Enfin, le sujet du livre est grotesque, l’extrême droite (désignant en 2016 ceux qui défendent les Européens natifs sur leur terre) est ridicule sur le net, c’est bel et bien le système et la gauche qui dominent le net.
    Les réseaux sociaux comme facebook sont connus pour privilégier la gauche, certaines affaires font même scandale, les idées de gauche ne sont pas punies par la loi, les nôtres si, on ne peut pas s’exprimer librement sur le net, les youtubeurs de gauche font des centaines de milliers de vues à chaque vidéos, quand les nôtres dépassent rarement la dizaine de millier et sont bien moins nombreux, ils sont une extension de la radio et de la télé sur le web, leur succès s’explique par leur relais sur les réseaux sociaux, par la pub qui leur est faite dans la grande presse officielle, par leur relais par de grandes personnalités, par le sentiment de réconfort qu’a leur public quand il est passé de la télé au web, retrouvant les mêmes analyses que celles des chroniqueurs officiels… etc.. etc…
    La gauche domine déjà l’industrie de la musique, tout les chanteurs en France sont de gauche et d’extrême gauche, les gens retrouvent ces “artistes” sur le web.
    Les reportages Tv sont diffusés sur le net, et souvent très visionnés, on retrouve sur internet tout le système médiatique officiel. Google actualité relaye les grands sites, qui sont tous immigrationistes et compagnie, ceci dit, depuis quelque temps je vois apparaître dans google actualité, quelques sites allant dans le bon sens, mais jamais du lourd.
    La gauche, les grands partis, disposent de “cellules riposte” pour influencer les gens sur internet, des centaines de personnes travaillant à détruire nos idées en résumé… Mais on vous parlera de membre du Fn manipulant sur les forums…
    Alors l’extrême droite est présente certes, mais cachée derrière une masse de saloperies de gauche, ce que ne supportent pas ces gens là, c’est le fait qu’après des décennies de radios et télé aux ordres, il y ai un média très développé (internet) qui offre aussi à l’extrême droite l’occasion de s’exprimer. Peut-être que dans un premier temps, l’extrême droite était très représentée sur internet, étant son seul espace d’expression dans un pays où tout était à gauche, les médias parlaient il y a une quinzaines d’années de pédonazis sur le net… s’offusquant du fait que des gens n’étant pas de gauche puissent s’y exprimer.. aujourd’hui la gauche a tout mangé sur internet.
    Ils s’offusquent des commentaires “nauséabonds” sur les sites, simplement parce que le net nous donne enfin l’occasion de nous exprimer, nous, c’est depuis la naissance qu’on subi plein fouet leur propagande et qu’on les vois partout, eux chopent des boutons à l’idée de voir des commentaires déviants car la toile nous place sur un plan d’égalité relative, eux qui luttent pourtant pour l’égalité…
    Ils sont tellement mieux organisés que nous, ont des sites de pétitions comme “change” pour influencer l’opinion, font des signalement massifs et du troll à longueur de temps.
    Ce qu’ils ne supportent pas, c’est que des gens comme nous existent, car en effet, on peut trouver sur le net ce qu’on ne trouvera nulle part ailleurs tout étant de gauche…

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    • Boris

      September 1, 2016

      Bien observé.

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  • Cézal

    August 30, 2016

    Heureux celui qui va au bout de ses idées ! Vous avez également tout mon soutient, Boris !

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  • Guillaume

    September 2, 2016

    Continue à te battre pour la terre de nos ancêtres, Boris. Sache que toi et d’autres avez gagné le droit d’atteindre la postérité. Dans quelques décennies, tu auras peut-être ton nom dans les livres d’histoire. Alors que les autres (antifa, politiciens, journaliste et cie) sombreront dans les oubliettes et seront la risée des futures générations.

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    • Boris

      September 4, 2016

      Si déjà je récupérais mon passeport, ce serait bien 🙂

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  • sl

    September 8, 2016

    Bonjour Boris,
    Suis tu le travail de Mike Cernovitch aux USA en particulier sa couverture de la campagne électorale US? Si oui, qu’en penses-tu?

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    • Boris

      September 8, 2016

      Non, je n’ai pas suivi.

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