Browse Month

May 2017

Sécession et infra-souveraineté : la résistance asymétrique face à l’oligarchie

La France est dans un état de désintégration tel qu’il doit nous pousser à réfléchir en toute objectivité, sans perdre davantage son temps dans le spectacle électoral.

Pour cette seule journée du dimanche 21 mai, voici quatre informations qui donnent le ton.

Le Dauphiné :

Un éleveur bovin de 37 ans de Saône-et-Loire, en fuite depuis plus d’une semaine après un contrôle sanitaire conflictuel, a été abattu samedi par des gendarmes sur qui il fonçait en voiture.

Cet agriculteur du village de Trivy était recherché depuis le 11 mai, date du dernier contrôle de son exploitation lors duquel il avait foncé avec son tracteur sur les forces de l’ordre qui accompagnaient les inspecteurs.

«Ce monsieur n’allait pas bien, s’opposait aux services d’inspection sanitaire, il existait un gros contentieux depuis plusieurs années et ça allait de pire en pire. Il ne s’occupait plus trop de son cheptel et avait déjà été sanctionné pour défaut de soins sur ses bêtes», a expliqué la procureure de Mâcon.

Un paysan, surmené, probablement criblé de dettes et harcelé par cette immonde bureaucratie parasitaire, a été liquidé après s’être rebellé. Contrairement aux allogènes, les miliciens ont toute latitude pour les abattre le cas échéant.

Ensuite, cette annonce parue sur Fdesouche :

La mosquée Arrahma de Strasbourg a été officiellement inaugurée ce vendredi après-midi en présence des élus dont le maire Roland Ries, des responsables religieux et d’une délégation qatarie. Après la prière du vendredi effectuée dans l’ancienne mosquée, les fidèles ont convergé vers la nouvelle mosquée sise avenue Racine au cœur du quartier de Hautepierre pour assister à la cérémonie.

Cette mosquée est la troisième nouvellement construite à ouvrir dans la capitale du Grand Est, après la Grande Mosquée en septembre 2012 et celle de la Robertsau en juin 2015.

D’autres mosquées sont en projet, la plus importante étant la mosquée Eyyûb Sultan de la Meinau dont la première pierre sera bientôt posée. Une deuxième mosquée de ce même quartier sera bâtie en face du cimetière musulman, projet porté par l’association « Eveil Meinau ». Dans le quartier de Koenigshoffen, une association turque a obtenu le permis de construire pour une mosquée qui sera située rue Charmille. Une autre association (Semerkand) souhaite bâtir une mosquée de 4000 m². L’Elsau attend également sa mosquée.

Troisième mosquée, payée par l’état terroriste du Qatar qui finance le djihad international en Syrie et ailleurs. Cinq autres mosquées vont voir le jour pour la seule ville de Strasbourg.

Je lis encore ce jour.

Le Point :

Un portrait du président avec un trou au milieu du front a été posté, assorti de cette légende en arabe : “L’heure de l’action dans moins de 64 jours.”

Et le député européen Gilles Le Breton qui révèle que l’UE planifie l’installation de 50 millions de colons africains et musulmans d’ici 2060.

Je pourrais y ajouter, pour faire bonne mesure, cette autre information faisant “polémique” – en réalité, tout le monde est indifférent – au sujet du harcèlement dont seraient victimes les femmes dans le quartier parisien de la Chapelle. Harcèlement d’origine islamique et extra-européenne que le journal Le Monde parvient à occulter dans un article extraordinaire de désinformation.

En substance, la France “organique”,rurale et paysanne, s’effondre en silence et si elle tente de se révolter épisodiquement, elle est éradiquée physiquement. Contrairement à “Théo Luhaka”, vous n’entendrez pas de concerts de protestation ni ne verrez, d’ailleurs, d’émeutes paysannes. J’ai même lu des accès de joie chez des loyalistes pour qui la police a, par essence, raison.

Les Français alternent, sans y voir de contradiction, entre culte de l’état et anarchisme. Les Français, dont l’être collectif se résume à ce stade à l’État lui-même, voit dans l’écrasement des personnes par ce monstre froid une victoire personnelle, croyant qu’il s’agit de leur volonté quand il ne s’agit, en réalité, que de celle de leurs maîtres. C’est d’une certaine façon le dernier stade du socialisme.

La France est déjà tombée, tout n’est que simulacre

Dans le même temps, les politiciens démocrates courtisent ouvertement l’islam que rien ne semble devoir arrêter.

En d’autres termes, la violence étatique ne sert plus qu’à empêcher la victime indigène de se rebeller.

L’illusion électorale participe de ce même effort : nombreux sont ceux qui remettent à plus tard une rupture car ils croient que demain, “dans le respect de l’état de droit”, tout changera. Rien ne changera car l’origine de la crise se situe dans le type d’hommes qui sert de base au système actuel.

Il me paraît nécessaire de faire le seul constat qui s’impose : la France est déjà tombée. Ce à quoi nous assistons est la simple liquidation post-reddition. Le désarmement du vaincu. Et cette capitulation a été proclamée par ce fatras de politiciens et de journalistes, soutenus par les rentiers de ce système, en particulier la génération née durant l’après-guerre.

Si rien ne vient stopper cette mise en coupe réglée, l’islam s’imposera définitivement en France et en Europe de l’Ouest.

Bien sûr, dans les profondeurs du territoire français, probablement même dans une bonne moitié de celui-ci, une opposition s’organise électoralement et socialement. Cette moitié qui a placé le Front National en tête lors du premier tour des élections présidentielles.

Mais – et c’est le pari d’Emmanuel Macron – cette “Gaule Chevelue” n’importe pas suffisamment pour imposer sa volonté. Ce sont les métropoles cosmopolites, pré-islamiques, qui importent. Ce sont elles qui contrôlent les moyens de production, qui concentrent les sièges sociaux, les nœuds de communication et de transport. Les métropoles françaises ne sont que des dépendances de Paris, qui est elle-même une simple excroissance d’un réseau global intégrant Londres et New-York.

Ce réseau de mégalopoles occidentales s’est émancipé des peuples qui l’ont initialement engendré.

Ces métropoles, selon le très cité Guilluy, concentre 40% de la population. Elles ont les moyens financiers, politiques et médiatiques nécessaires pour agir à leur guise. La démocratie, “la loi du nombre”, ne jouant pas en leur faveur, l’accumulation d’africains et de musulmans devient chaque jour plus nécessaire ainsi que leur “naturalisation”.

Au reste, les centres urbains sont les moteurs des évolutions socio-politiques. Et ce que nous voyons émerger dans ces métropoles françaises n’est, ni plus ni moins, que ce qui émergera dans les villes moyennes puis petites, enfin dans les villages.

Nous ne pouvons pas dire que nous ne savons pas. Les démocraties d’Europe de l’Ouest, coalisées au sein de l’UE, ont un agenda que nous connaissons parfaitement. Et l’Europe de l’Ouest sombre dans un nouvel âge sombre, une sorte de féodalisme où pauvreté du tiers-monde, archaïsme islamique et technologies nouvelles se côtoient.

Les Blancs, dans ce contexte, sont pris en étau entre cette oligarchie nihiliste établie dans les grandes villes et les masses d’africains et de musulmans toujours volontaires pour servir de janissaires.

La nouvelle présidence française va organiser plus à fond ce processus. C’est ce que défend le maire de Lyon, Gérard Collomb : la “métropolisation” à outrance.

Nous avons tous pu voir muter, à une allure toujours plus rapide, le type de peuplement de ces métropoles. Cela ne va pas faire que s’amplifier.

Que faire ?

A la question “que faire ?”, je répondrai qu’il faut d’abord stabiliser le front et lui donner une profondeur stratégique de telle sorte que l’ennemi ne puisse le pénétrer aisément.

Le cas de Donald Trump démontre que la conquête de l’exécutif central d’un état occidental n’est pas de nature à briser la domination stratégique adverse. L’ennemi contrôle les “corps intermédiaires” lui permettant d’opposer, le cas échéant, une résistance asymétrique, à l’intérieur du système. Il mobilise dans le même temps ses relais internationaux, qu’ils soient politiques ou médiatiques. Trump a ainsi été intensément diabolisé pendant et après sa campagne, tant pour le contenir que pour empêcher l’expansion du phénomène hors des frontières US.

Cela doit faire comprendre à chacun que le souverainisme franco-français – ou belge, allemand, etc. – ne pourra pas contenir une hydre globale comme celle que les indigènes d’Europe affrontent.

Ce que n’ont pas compris les souverainistes stato-nationalistes français, c’est qu’ils sont dans l’incapacité d’imposer leur propre souveraineté sur leurs compatriotes concentrés dans les métropoles. Le souverainisme français, prisonnier d’une vision idéalisée d’une nation qui n’existe plus en pratique, élabore ses théories sur la base d’une population hétéroclite, profondément divisée, qui ne peut en aucun former un bloc homogène régi au profit des indigènes.

Le souverainisme français, pour être “opérationnel”, transige donc avec les allogènes dans l’espoir de les détourner de leurs maîtres du moment. Une sorte d’alliance de substitution. Autant dire qu’un tel projet n’est pas de nature à séduire les auxiliaires étrangers du système. Il y a une divergence qui dépasse les seuls intérêts ponctuels : elle est ontologique. Allogènes et indigènes sont dans une guerre permanente que leur impose leur condition. Quiconque prétend l’inverse ment et n’est qu’un idiot utile.

Les métropoles exercent leur souveraineté transnationale contre les masses indigènes et n’entendent pas voir de rébellions locales la remettre en cause. Les états à cet égard ne sont plus les garants de la souveraineté des peuples mais les relais de la souveraineté du système occidental décrit plus haut.

Pour gagner en profondeur stratégique, la défense doit à la fois s’étendre en largeur et en longueur, ce qui rendra beaucoup plus difficile pour l’ennemi la concentration de ses forces contre la résistance autochtone. Nous devons garder à l’esprit que nous ne disposons pas de moyens équivalents, de telle sorte que dans une lutte frontale – institutionnelle et financière – nous ne pouvons pas soutenir l’effort. Il faut donc créer les conditions de l’épuisement de l’ennemi.

En étendant la longueur du front à l’Europe de l’Est, c’est ce que nous faisons. Nul ne doit cependant oublier que cette partie de l’Europe est aussi dans le système UE, et est donc exposée à la pénétration ennemie. Mais, paradoxalement, cette exposition est un atout car l’UE y est bien moins solidement établie. Elle peut donc y être défaite plus aisément. Des appuis politiques doivent y être recherchés.

Développer le sécessionnisme gaulois

Pour la largeur – c’est-à-dire la profondeur – du front, les Français de souche doivent apprendre à vivre sous un stress permanent et développer à ce titre un système organisationnel conçu pour tenir dans la durée, en toute indépendance des politiques de l’état central et imperméable au simulacre démocratique. Le seul échelon démocratique pertinent, à ce stade, va du municipal au régional. Et ceci dans les zones ethniquement préservées.

Très concrètement, il serait souhaitable que les périphéries bétonnent leurs positions, développent un sentiment sécessionniste et refusent de plus en plus de consentir à l’impôt central.

D’une manière générale, l’affaiblissement de l’état central, donc de l’état-providence et de ses politiques sociales tournées vers les allogènes, devrait être une priorité politique. Un axiome : tout ce qui renforce les périphéries doit être soutenu, tout ce qui affaiblit le centre également.

Le diptyque fédéralisation/désétatisation offre aux Français de souche les moyens de conserver la maîtrise politique de leur destin à l’échelle des territoires qu’ils peuplent en orientant le fruit de leur travail vers la défense de leurs seuls intérêts.

Paris – qui a voté à 5% seulement pour le Front National – doit être désigné comme l’ennemi, à l’instar du jacobinisme institutionnel et de ses relais. Le rôle des préfets dans la dissémination arbitraire des migrants de Calais aura été un avertissement spectaculaire à ce titre.

L’organisation de l’économie autochtone hors du champ d’action du gouvernement central est une condition essentielle pour la survie de ces zones.

Nombreux sont ceux qui, par nostalgie, refuseront de regarder la réalité en face et continueront de rêver d’une conquête de l’état. Ce qui reviendrait en fait à conquérir un marais sur le modèle de l’élection de Donald Trump.

Bien qu’encore possible “électoralement”, elle ne servirait à rien si elle n’organisait pas elle-même le séparatisme racial puis l’expulsion massive des allogènes. Cette option paraît, actuellement, irréalisable compte tenu de l’état psychologique des masses autochtones.

Il y a une guerre civile en cours pour déterminer lequel de ces deux acteurs l’emportera : le camp autochtone périphérique ou le camp globaliste urbain.

Il faut être lucide : en cas de victoire ponctuelle, le cœur de l’empire – l’oligarchie contrôlant les USA – réagirait par un soutien massif aux allogènes et aux opposants sur le modèle yougoslave ou syrien. La démocratie est une et indivisible et aucune part ne peut lui être retranchée sans que tout le système ne soit en danger. Ce qui nécessite de la part du système la destruction de toute organisation ethno-nationale et religieuse qui s’oppose à cet éclatement racial de l’Europe.

Plutôt que de conquérir le centre de ce pouvoir, fondamentalement hostile, il convient de créer de nouveaux centres de pouvoir inaccessibles à l’ennemi.

La “gouvernance” du système doit être déstabilisée autant que faire se peut et le seul véritable moyen pour cela consiste à soutenir les forces centrifuges dans une logique du faible au fort. C’est en affaiblissant le centre que l’on renforcera les périphéries sous contrôle effectif de la résistance autochtone.

Ce sont ces forces centrifuges que redoutent le système et qu’il combat activement.

La constitution de fronts intérieurs à caractère ethnique et irrédentiste est donc la seule réponse susceptible de créer cette stabilisation stratégique de la défense dont j’ai parlé, stabilisation qui procède de la déstabilisation de l’ennemi.

Alain Soral derrière la désastreuse campagne gauchisante du tandem Marine Le Pen / Florian Philippot

Une semaine après la victoire d’Emmanuel Macron et son intronisation officielle hier, force est de constater qu’une colère froide s’est installée chez les nombreux électeurs, sympathisants et même militants du Front National à l’endroit de Marine Le Pen et de Florian Philippot.

Il suffit de discuter ou de lire les commentaires des militants sur les réseaux sociaux. J’en livre un :

Ça restera dans les mémoires et dans les annales de la télévision. Muet devant la télé en se demandant s’il fallait pleurer ou rire devant chacune de ses phrases. Le pire c’était de se dire qu’à chacune de ses interventions plusieurs milliers de voix partaient chez Macron ou allaient à la pêche. N’importe quelle personne aurait honte à sa place et n’oserait plus se montrer en public. Mais comme elle est entourée d’une clique de courtisans personne n’ osera le lui dire.

Le site de Jean-Yves Le Gallou, “Polémia”, a publié une série d’articles très pertinents sur les raisons de ce naufrage. Mais il y a beau temps que la direction du FN se fiche des travaux provenant de cercles pourtant naturellement proches d’elle au profit d’obscurs illuminés qui ont invariablement ruiné les chances de ce parti.

Peu nombreux sont ceux de nos milieux qui, à cette heure, ont compris que cette campagne désastreuse avait été largement suggérée par le communiste pro-musulman Alain Soral.

Influençant directement les conseillers de Marine Le Pen, c’est à lui que l’on doit l’idée sidérante de nommer Jean-Luc Mélenchon “premier ministre” lors du second tour. Dans un article par ailleurs confus et empreint d’une hystérie caractéristique, il revendique cette idée saugrenue sur son site :

Pour gagner, il aurait fallu qu’elle appelle, non pas NDA, mais Mélenchon comme Premier ministre entre les deux tours.

Anti-mondialistes de droite et anti-mondialistes de gauche unis – et majoritaires – contre l’union sacrée des mondialistes de droite et de gauche libéraux-libertaires (le Système, Macron…).

Cette idée, revendiquée a posteriori par “l’essayiste” à la petite semaine, avait circulé dans l’entre-deux-tours dans l’entourage immédiat de Marine Le Pen comme l’indique Minute :

Une idée traversa l’esprit de quelques conseillers, fins stratèges et esprits éclairés. Et au lieu de leur traverser l’esprit, et de filer voir ailleurs, elle fut mise au débat. Puis étudiée, très sérieusement, par les participants à cette réunion stratégique, tous conseillers de Marine Le Pen rappelons-le, qui allèrent même jusqu’à solliciter celui à qui aurait échu la mission de jouer les intermédiaires, pour savoir s’il en était d’accord. L’idée était celle-ci : et si Marine Le Pen appelait Mélenchon pour lui proposer Matignon ?

Dans la même veine, Marine Le Pen avait réalisé une vidéo pour l’électorat mélenchoniste, l’appelant à voter pour elle au second tour.

Cette fois, le ridicule a tué.

Verdict :

Selon une enquête de l’institut Ipsos/Sopra Steria pour France Télévisions et Radio France, une majorité d’électeurs de Jean-Luc Mélenchon s’est tournée vers le vainqueur de cette élection présidentielle. Ils sont 52% à avoir choisi Emmanuel Macron. 7% d'”Insoumis” ont préféré déposer un bulletin Marine Le Pen, quand 24% se sont abstenus.

Un désastre. Rien de moins.

La toxicité de Soral au plus haut niveau du FN

Soral avait déjà considérablement affaibli le Front National en 2007. Parvenu dans le premier cercle de Jean-Marie Le Pen, il put sans difficulté distiller ses théories délirantes. Les cadres et intellectuels d’envergure du parti avaient depuis longtemps été exclus du FN, laissant ce parti à la merci du premier escroc venu.

La faconde de l’auteur de “Les mouvement de mode expliqués aux parents” avait suffit à en faire un des principaux concepteurs d’une stratégie qui déboucha sur un fiasco électoral sans précédent.

Cette campagne permit en effet à Nicolas Sarközy de s’adresser agressivement aux électeurs frontistes désemparés par l’orientation soudainement “black-blanc-beur” du chef de file du FN. Tandis que le ministre de l’Intérieur de l’époque assurait qu’il “nettoierait” la Courneuve au “karcher”, Jean-Marie Le Pen se livrait à un exercice grand-guignolesque sur la dalle d’Argenteuil en compagnie d’un Alain Soral extatique devant ceux qu’il admire : les beurs.

Sarközy élu triomphalement, Jean-Marie Le Pen quittait la scène politique sur un échec sidérant : 11% des voix.

Naturellement, l’inventaire du soralisme ne fut pas dressé et l’imposteur s’en tira à bon compte.

En arrivant à la tête du Front National en 2011, Marine Le Pen donna l’impression de vouloir en finir avec les frasques stériles de son père.

Hélas, si Soral quitta le premier cercle, un de ses adeptes devint central dans le nouveau dispositif : Florian Philippot.

Philippot, chantre du soralisme

Philippot évoluait déjà dans la roue d’ER avant de rejoindre le Front National. Ce que peu savent. Cet élément de l’ENA incarne jusqu’à la caricature le radical-socialiste antiraciste pour qui le mandarinat républicain est l’alpha et l’omega de toute politique. Fasciné par le caractère sans-culottard et brutal des communistes, nostalgique de la cagade gaullo-communiste du CNR, Philippot et sa cour contemplèrent un seul et unique projet : s’allier avec la gauche communiste portée par Mélenchon.

En somme, l’application du délire soralien.

En 2017, dix ans après la première infiltration pro-islamique et communiste menée par Alain Soral, l’exploit vient tout juste d’être réédité. Malgré un contexte extraordinairement favorable – attentats djihadistes, immigration hors de contrôle, chômage en pleine progression – Marine Le Pen n’a rassemblé que 21% des voix. Seulement 4% de plus qu’en 2012 !

Sous l’empire des ahuris du soralo-philippotisme, la présidente du FN relégua la question de l’immigration de masse aux oubliettes pour se focaliser sur une rhétorique anti-capitaliste grotesque. Ce faisant, la bonne moitié de l’électorat de François Fillon potentiellement tenté par le vote FN s’abstint, voire vota carrément pour Emmanuel Macron, garant d’une certaine “stabilité”.

Créer de la défiance au lieu de susciter la confiance, voilà, en somme, ce à quoi s’est attelée l’équipe “stratégique” de Marine Le Pen acquise aux théories de “l’essayiste” rouge.

Aussi invraisemblable que cela paraisse, un essayiste raté a bien participé à l’élaboration de la stratégie de la candidate du principal parti “nationaliste” d’Europe. Avec, pour but affiché, une alliance avec l’électorat gauchiste et communiste. Soit ce que chacun put voir durant cette campagne, encore plus au second tour.

Naturellement, Soral n’entend pas assumer ce naufrage. Sur son site, l’illuminé se livre à un flot de récriminations contre Marine Le Pen, professant sans faiblir la même “alliance” absurde entre nationalistes et lie marxiste, les musulmans se tenant en arrière-fond.

On note même une dénonciation de la critique de l’UOIF – le CRIJF islamique français – vitrine des Frères Musulmans s’il vous plaît. Il faut dire que Soral est celui qui a infiltré Camel Bechikh, frère musulman pro-Hamas, au sein du FN et de son absurde collectif “banlieues patriotes”.

Et maintenant ?

Face à cela, le limogeage de Philippot est aussi urgent que nécessaire, et avec lui toute la bande d’agents soraliens qui a si gravement pollué la direction du Front National de ces théories marxistes et pro-musulmanes. Faute de quoi, cette structure implosera totalement.

Les échos, nombreux, que je reçois ou lis sont sans appel : Marine Le Pen est totalement discréditée, tout comme l’énarque gauchiste Philippot.

En vérité, ce n’est même plus tant du discrédit que de l’humiliation. Des millions de gens, usés et désespérés devant une situation s’aggravant chaque jour, se sont sentis insultés par une personne se comportant avec une légèreté criminelle au moment fatidique. Quelqu’un d’une inconscience sidérante alors que l’avenir d’un pays entier est en jeu et qu’elle prétend incarner la seule planche de salut.

Jusqu’ici, le Front National était “interdit” de débat, comme en 2002. Et après six ans d’efforts et de “dédiabolisation”, le débat tant convoité est enfin offert et à la surprise générale, tout tourne en farce grotesque.

Et l’on apprend, encore, que c’est la clique d’Alain Soral qui est à l’origine de l’approche de ce débat sur la base d’une vidéo affirmant que Emmanuel Macron était un “psychopathe”.

Il est parfaitement illusoire de s’imaginer que le FN, peu importe son nom, pourra continuer à évoluer en développant un discours économique digne du Parti Socialiste – voire pire – tout en recherchant ouvertement la bienveillance des masses afro-musulmanes qui votent à 92% pour Macron et à 93% pour Hollande.

La direction frontiste, Marine Le Pen en tête, va très probablement penser qu’elle peut faire l’économie d’un inventaire. Elle se trompe.

Cette grande purge est aussi nécessaire qu’inéluctable. Faute de quoi, sous la pression de l’électorat comme des cadres et, d’une certaine façon, d’une part importante de la société, cette force se reformera ailleurs. Si elle ne se scinde.

Pour beaucoup, l’ère du “post-lepénisme” semble venue.

Victoire de Macron : Les Français font le choix de la fuite en avant

Le système se réjouit et pousse un “soupir de soulagement” après la victoire du candidat du “front républicain” allant des communistes jusqu’au parti gaulliste.

Avec 66% des suffrages, le statu quo est globalement maintenu. Mais si l’on compare la situation à celle de 2002, les ambitions du système se sont nettement réduites. Un tiers de l’électorat a fait le choix du Front National contre 18% en 2002.

Il était évident que Marine Le Pen ne pouvait pas l’emporter. L’enjeu du deuxième tour des élections était de savoir combien d’électeurs le FN pourrait rassembler et s’il pouvait, sur cette base, rassembler autour de lui l’essentiel de l’opposition au système.

Un discrédit inédit

Tout d’abord, plusieurs chiffres permettent de relativiser la victoire du “front républicain”. Environ 25% des électeurs n’ont pas voté. Près de 9% des électeurs ont voté blanc ou nul, un record historique pour la Cinquième République.

Emmanuel Macron, le candidat de la sauvegarde du système, n’a rassemblé que 43,3% des inscrits. C’est aujourd’hui ce que représentent les forces partisanes du statu quo. La centralité de ces forces leur permet de demeurer en position de domination. Mais attention : les partisans de la rupture sont désormais majoritaires.

Sur ces 43% ayant voté pour Emmanuel Macron, 43% ont voté pour s’opposer à Marine Le Pen. Le degré d’adhésion est donc, dès le départ, “minoritaire au sein de la minorité” qui a voté pour le candidat du “front républicain”.

Un “front” très fragile

Ce “front” est donc, en réalité, d’une très grande faiblesse stratégique. Il est composé de forces centrifuges que tout oppose ou presque.

Les 25% d’électeurs néo-communistes n’ont pas disparu et ils cesseront de soutenir Emmanuel Macron d’ici à quelques semaines. Les caciques des partis bourgeois – PS, centristes, Républicains – vont naturellement retourner à leurs habitudes et négocier entre eux la continuité des affaires, comme si rien ne s’était passé. Ce qui ne manquera pas d’être relevé par la majorité en rupture.

Cette victoire de Macron va être faussement interprétée par l’intéressé, à l’instar du système; comme la “fin” de la vague populiste. Pensant disposer d’une véritable assise populaire, les tenants de ce système vont maintenir leur cap et accélérer la marche. Ce qui va probablement s’avérer être une erreur cruciale.

Une majorité relative de Français, sans grande surprise, a certes opté pour le statu quo. Mais si cette force reste majoritaire en termes relatifs – à 43% on l’a vu -, elle est minoritaire dans l’absolu.

Il me paraît très difficile pour le régime de se maintenir encore très longtemps, en dépit des apparences. Car il gouverne désormais contre la majorité réelle du peuple.

Progression du FN

Le Front National a réalisé le score le plus important de son histoire. Cependant, cette progression s’est faite par un “recentrage” qui n’offre, au final, que peu d’avancées politiques. Il est frappant de constater que le système, face à cette progression, se refuse de modérer ses choix les plus déstabilisants, notamment sur la question de l’immigration.

Le vote FN, bien que portant sur un tiers des suffrages exprimés, ne modifie donc rien à ce stade. Les législatives vont déterminer le nombre de députés dont ce parti disposera, mais ce chiffre devrait osciller entre 15 et 25 parlementaires seulement. Sauf crise majeure, ce groupe sera cantonné à du témoignage.

Globalement, la leçon à retenir est la suivante : les masses préfèrent encore le statu quo à la rupture. Aucune finesse programmatique de la part du FN n’aurait pu changer cela, ou alors marginalement.

Le FN devait, a minima, rassembler 35% des électeurs. L’objectif des 40% aurait donné une très forte dynamique pour les cinq années suivantes. Avec 34% des suffrages, sans être un échec absolu, l’objectif n’est pas atteint.

Après l’intensification des attaques djihadistes, l’explosion de l’immigration clandestine, la progression inexorable du chômage, des affaires de corruption à répétition, les masses estiment que le FN aggraverait la situation au lieu de la stabiliser.

Fuite en avant

Ceci étant posé, une chose doit être claire : les Français s’avancent désormais vers une crise très grave. Ils savent et n’ont pas rompu.

Ils ont ignoré le soutien résolu de Macron aux forces islamiques affiliées aux Frères Musulmans. Ces forces vont pénétrer, à un niveau inédit, au sein du gouvernement français.

Le processus de désintégration sociale que nous connaissons déjà, entre émeutes ethniques et islamisation fulgurante sur fond d’apathie nihiliste et de crise économique, va grandement s’amplifier. La progression de l’anarchie sera spectaculaire.

L’Hexagone est clairement divisé racialement et religieusement, mais aussi politiquement, économiquement et géographiquement. Rien ne peut véritablement produire une forme de conciliation, d’autant que les raisons structurelles de l’implosion du pays s’aggravent. Plus d’immigration ne réduira pas les tensions ethno-religieuses, mais continuera bien de les amplifier. Plus de déflation ne fera pas redémarrer l’économie mais la détruira davantage.

Refusant de se remettre en cause face à cette situation, le système va chercher au sein de l’opposition des coupables. Ce qui annonce, en parallèle, une répression inédite contre les forces identitaires. J’ai même tendance à penser qu’une certaine extrême-gauche pourrait ne plus être immune à la répression gouvernementale. Il faudra regarder avec attention les activités du ministère de la “justice” à ce titre.

Paradoxalement, les Français auraient pu, avec un vote FN, contraindre le système – notamment à Bruxelles – à une révision au moins partielle, évitant un effondrement brutal. En optant pour Macron et le statu quo, ils ont choisi la fuite en avant.

Car l’élection de Macron n’est pas une fin en soi : l’intéressé a été mis en place par des forces qui attendent de lui une politique bien précise. Et il devra la mener, on l’a vu, avec une base de départ de 43% de l’électorat dont moins de la moitié adhère à ses orientations.

Si nombre de gens vont être passablement démobilisés ces prochains mois, la réalité va vite reprendre ses droits. Et la Cinquième République devrait entrer dans une phase de dissolution marquée.

Avec cette élection, une étape a été franchie et la libanisation accélérée de la France paraît inévitable. La présidence Macron risque d’avoir des conséquences presque irréversibles, du moins dans l’immédiat.

Les forces identitaires gagneraient grandement à organiser de solides bases arrières en dehors de l’Hexagone.