Victoire de Macron : Les Français font le choix de la fuite en avant

Le système se réjouit et pousse un “soupir de soulagement” après la victoire du candidat du “front républicain” allant des communistes jusqu’au parti gaulliste.

Avec 66% des suffrages, le statu quo est globalement maintenu. Mais si l’on compare la situation à celle de 2002, les ambitions du système se sont nettement réduites. Un tiers de l’électorat a fait le choix du Front National contre 18% en 2002.

Il était évident que Marine Le Pen ne pouvait pas l’emporter. L’enjeu du deuxième tour des élections était de savoir combien d’électeurs le FN pourrait rassembler et s’il pouvait, sur cette base, rassembler autour de lui l’essentiel de l’opposition au système.

Un discrédit inédit

Tout d’abord, plusieurs chiffres permettent de relativiser la victoire du “front républicain”. Environ 25% des électeurs n’ont pas voté. Près de 9% des électeurs ont voté blanc ou nul, un record historique pour la Cinquième République.

Emmanuel Macron, le candidat de la sauvegarde du système, n’a rassemblé que 43,3% des inscrits. C’est aujourd’hui ce que représentent les forces partisanes du statu quo. La centralité de ces forces leur permet de demeurer en position de domination. Mais attention : les partisans de la rupture sont désormais majoritaires.

Sur ces 43% ayant voté pour Emmanuel Macron, 43% ont voté pour s’opposer à Marine Le Pen. Le degré d’adhésion est donc, dès le départ, “minoritaire au sein de la minorité” qui a voté pour le candidat du “front républicain”.

Un “front” très fragile

Ce “front” est donc, en réalité, d’une très grande faiblesse stratégique. Il est composé de forces centrifuges que tout oppose ou presque.

Les 25% d’électeurs néo-communistes n’ont pas disparu et ils cesseront de soutenir Emmanuel Macron d’ici à quelques semaines. Les caciques des partis bourgeois – PS, centristes, Républicains – vont naturellement retourner à leurs habitudes et négocier entre eux la continuité des affaires, comme si rien ne s’était passé. Ce qui ne manquera pas d’être relevé par la majorité en rupture.

Cette victoire de Macron va être faussement interprétée par l’intéressé, à l’instar du système; comme la “fin” de la vague populiste. Pensant disposer d’une véritable assise populaire, les tenants de ce système vont maintenir leur cap et accélérer la marche. Ce qui va probablement s’avérer être une erreur cruciale.

Une majorité relative de Français, sans grande surprise, a certes opté pour le statu quo. Mais si cette force reste majoritaire en termes relatifs – à 43% on l’a vu -, elle est minoritaire dans l’absolu.

Il me paraît très difficile pour le régime de se maintenir encore très longtemps, en dépit des apparences. Car il gouverne désormais contre la majorité réelle du peuple.

Progression du FN

Le Front National a réalisé le score le plus important de son histoire. Cependant, cette progression s’est faite par un “recentrage” qui n’offre, au final, que peu d’avancées politiques. Il est frappant de constater que le système, face à cette progression, se refuse de modérer ses choix les plus déstabilisants, notamment sur la question de l’immigration.

Le vote FN, bien que portant sur un tiers des suffrages exprimés, ne modifie donc rien à ce stade. Les législatives vont déterminer le nombre de députés dont ce parti disposera, mais ce chiffre devrait osciller entre 15 et 25 parlementaires seulement. Sauf crise majeure, ce groupe sera cantonné à du témoignage.

Globalement, la leçon à retenir est la suivante : les masses préfèrent encore le statu quo à la rupture. Aucune finesse programmatique de la part du FN n’aurait pu changer cela, ou alors marginalement.

Le FN devait, a minima, rassembler 35% des électeurs. L’objectif des 40% aurait donné une très forte dynamique pour les cinq années suivantes. Avec 34% des suffrages, sans être un échec absolu, l’objectif n’est pas atteint.

Après l’intensification des attaques djihadistes, l’explosion de l’immigration clandestine, la progression inexorable du chômage, des affaires de corruption à répétition, les masses estiment que le FN aggraverait la situation au lieu de la stabiliser.

Fuite en avant

Ceci étant posé, une chose doit être claire : les Français s’avancent désormais vers une crise très grave. Ils savent et n’ont pas rompu.

Ils ont ignoré le soutien résolu de Macron aux forces islamiques affiliées aux Frères Musulmans. Ces forces vont pénétrer, à un niveau inédit, au sein du gouvernement français.

Le processus de désintégration sociale que nous connaissons déjà, entre émeutes ethniques et islamisation fulgurante sur fond d’apathie nihiliste et de crise économique, va grandement s’amplifier. La progression de l’anarchie sera spectaculaire.

L’Hexagone est clairement divisé racialement et religieusement, mais aussi politiquement, économiquement et géographiquement. Rien ne peut véritablement produire une forme de conciliation, d’autant que les raisons structurelles de l’implosion du pays s’aggravent. Plus d’immigration ne réduira pas les tensions ethno-religieuses, mais continuera bien de les amplifier. Plus de déflation ne fera pas redémarrer l’économie mais la détruira davantage.

Refusant de se remettre en cause face à cette situation, le système va chercher au sein de l’opposition des coupables. Ce qui annonce, en parallèle, une répression inédite contre les forces identitaires. J’ai même tendance à penser qu’une certaine extrême-gauche pourrait ne plus être immune à la répression gouvernementale. Il faudra regarder avec attention les activités du ministère de la “justice” à ce titre.

Paradoxalement, les Français auraient pu, avec un vote FN, contraindre le système – notamment à Bruxelles – à une révision au moins partielle, évitant un effondrement brutal. En optant pour Macron et le statu quo, ils ont choisi la fuite en avant.

Car l’élection de Macron n’est pas une fin en soi : l’intéressé a été mis en place par des forces qui attendent de lui une politique bien précise. Et il devra la mener, on l’a vu, avec une base de départ de 43% de l’électorat dont moins de la moitié adhère à ses orientations.

Si nombre de gens vont être passablement démobilisés ces prochains mois, la réalité va vite reprendre ses droits. Et la Cinquième République devrait entrer dans une phase de dissolution marquée.

Avec cette élection, une étape a été franchie et la libanisation accélérée de la France paraît inévitable. La présidence Macron risque d’avoir des conséquences presque irréversibles, du moins dans l’immédiat.

Les forces identitaires gagneraient grandement à organiser de solides bases arrières en dehors de l’Hexagone.


7 Comments

  • Squadristi

    May 8, 2017

    Par Dieu, qu’entendez-vous par base arrière ? J’ai l’intention de partir en Pologne ou Hongrie.

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  • Suricate

    May 8, 2017

    Tout à fait d’accord. Mais que fait-on ? Que doit faire un “citoyen” lambda ?

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  • LE ROY

    May 8, 2017

    Ce qui n’est pas dit dans cet article:
    – 100% des médias ont fait un incroyable forcing pour faire élire Macron
    – Le soutien populaire n’a pas d’impact sur le pouvoir, car ce sont les élites qui manipulent le pays.

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  • Dionysos

    May 8, 2017

    Il faut organiser la résistance depuis l’etranger comme à la seconde guerre.
    Organiser des communautés française communautaire 100% blanche et organisés pour le jouer de l’effondrement ou les Français ne sauront plus vers qui se tourner.

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  • Templar

    May 10, 2017

    Pour avoir discuter un peu ces derniers jours avec des électeurs peu éclairés, mais pour certains votant même d’ habitude pour le FN, la prestation de MLP à été un élément déclencheur pour un rejet de cette idiote. Macron est apparu dans leur esprit pour un petit jeune, dynamique, s’ étant fait tout seul et sympathique, répondant du tac au tac et avec calme à une hystérique.
    J’ éviterais de m’ étendre sur le summum de la stupidité, féminine, qui le trouve beau, séduisant et surtout jeune…
    Un responsable de gendarmerie (Soubelet je crois ) avait bien pris fait et cause pour cet individu, macron, avant de se rendre compte que le consensus autour de macron était suspect. Vous imaginez un responsable à un haut niveau incapable de se rendre compte d’ une évidence pareil et être assez naïf pour ne pas voir le mécanisme se mettant en place.

    Dans un de ces discours et d’ autres (((individus))) du même acabit, on voit très bien quel est la suite, ils vont passer à des violences massives contre les « diffuseurs de haine », comme ils disent, convaincus qu’ ils sont, d’ un vote massif d’ adhésion et d’ un recul du populisme (gigantesque erreur).

    Malgré tout le « consensus », risque de voler en éclat très rapidement dès les premières nominations, et les premières mesures qui ne manqueront pas d’ être très différentes des attentes de millions d’ idiots. Les indécentes sollicitations autour de macrons de politiques de tout bords, pour bénéficier d’ une petite part de gâteau laisse présager un futur proche assez malsain. Et pour tout dire la fin d’ un système. L’ organisation massive du pillage de la France et des Français, tout comme la Grèce. Les Français sont responsables en partie, soit , mais « l’ élite » est de loin la plus vil et la plus méprisable qui soit et que nous n’ ayons jamais connue dans notre histoire.

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  • Templar

    May 10, 2017

    Concernant le FN et ses responsables actuel. A l’ évidence la dédiabolisation « dissimulait » dans l’ esprit de ses responsables, une stratégie stupide qui consiste à prendre la place d’ un parti gaulliste. Même si j’ ai que peu de sympathie pour un de Gaulle, on ne peut pas nier qu’ il avait une autre dimension et a fait certaines choses honorables, les restes de son parti s’ est auto-détuit par l’ insignifiance des différents chefs qu’ ils se sont choisis.

    Leur stratégie au FN consiste dans un premier temps a détruire le partie Gaulliste, c’ est fait mais ils n’ y sont pour rien et de pendre le croit il la place toute chaude.
    J’ ignore si l’ histoire Mélenchon est vraie, mais cela ne serait pas surprenant, il flirte avec les communistes tout comme de Gaulle.

    Mais la situation est très différente, de Gaulle était dans les bagages annexes des américains, avec autour de lui un certains nombre de profiteurs qu’ il a pu satisfaire dans un premier temps. Il a rétabli la FM, les cosmopolites on pu s’ approprié certains secteurs et les communistes on pu exercés sans restrictions leur violence aveugle contre ce qu’ ils considéraient comme des ennemis de classes, tout en s’ appropriant certains secteurs qu’ ils détiennent encore aujourd’hui. La presse était tout acquise, puisque il était nécessaire que tous ce petit monde fasse son trou.

    A l’ équation le FN ajoute une autre variable, les mahométans, voilà les ambitions du nouvel FN. C’ est stupide, irréalisable et les responsables du FN sont un problème. Ceci dit ,ils bénéficierons toujours d’ une bienveillance relative du système pour occuper le terrain et diffuser des idées de plus en plus confuses et illisibles.

    Boris, je ne partage pas ton avis, sur le score et l’ amélioration de ce score, qui n’ est absolument pas à mettre au bénéfice de MLP. Le score est la résultante d’ une situation de plus en plus critique. Par exemple des centaines de blancs sont mort dans la rue en France cette année encore, alors que l’ on se démène pour loger à nos frais des allogènes. Et de nombreuses autre insupportables injustices…

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    • Boris

      May 15, 2017

      Je pense quand même que le report de voix n’aurait pas été le même avec JMLP par exemple. Donc, MLP a tout de même réussi à progresser sur cette question.

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