De l’impératif du réalisme et de l’efficacité

Un rapide tour d’horizon permet de réaliser que les opposants politiques en France se définissant comme identitaires ou “nationalistes”, quelque soit le degré ou les nuances, sont d’abord et avant tout des réactionnaires purs. C’est-à-dire des individus qui ne parviennent pas à dominer leurs émotions, à acter des réalités et d’agir à partir d’elles.

Réalisme contre utopisme

La France est affectée d’un mal vieux de près de 150 ans, celui d’avoir été politiquement et culturellement structurée par des professeurs et instituteurs progressistes après l’avènement de la Troisième République. Ce mal a considérablement aggravé le goût pour l’abstraction et le moralisme des élites au détriment du réalisme et du pragmatisme. L’Allemagne est dominée par ses industriels, les USA par ses hommes d’affaires, la Russie par ses anciens KGBistes et la France, par ses petits profs.

Sans surprise, on retrouve cette déviance dans le goût prononcé qu’ont les doctrinaires français pour les systèmes abstraits, excommuniant ceux qui ne suivent pas la ligne édictée par tel ou tel “penseur”. Au fond, il n’existe aucune différence réelle entre un Michel Onfray et un Ploncard d’Assac : on retrouve toujours ce narcissisme professoral qui tourne à vide, égrenant ses griefs et décrivant le monde sans vouloir, de quelque façon que ce soit, agir sur lui de façon réaliste.

Et là encore, dans l’action, il faut distinguer l’action politique de l’action religieuse. Cette dernière, que l’on retrouve souvent au sein de ce qui est nommé “l’extrême-droite”, est un témoignage, une protestation de principe qui ne se soucie absolument pas des résultats tangibles. Il s’agit bel et bien d’adopter une posture que l’on croit moralement juste.

Cela n’offre aucun intérêt. Ce besoin de protester face à “l’injustice” réduit le “nationalisme” en France à une longue complainte de vaincu, avec sa liste de coupables. Une attitude qui, psychologiquement, ne diffère pas de celle des allogènes au sujet de la colonisation ou de l’esclavage.

Veut-on agir en maître ou geindre en esclave ? Nombreux sont ceux qui optent pour la seconde option.

Les “principes” et les dogmes ont tout envahi, servant de décor à un théâtre d’ombres. Il ne s’agit plus, en France, que de se singer. Jamais – ou si rarement – entend-on une analyse réaliste de la situation historique française. Ce mal a parfaitement été illustré par la dernière campagne électorale du Front National où la nostalgie à l’égard du mythe de la “France seule” a poussé le FN à développer avec acharnement sa rhétorique anti-euro qui était, en réalité, anti-européenne. Anti-européenne car refusant d’admettre qu’une réalité puisse dépasser les présupposés du très religieux et émotif nationalisme français. Ce souverainisme là n’est qu’un déni historique.

Il est des moments où il faut savoir acter des réalités et se débarrasser d’un fatras de vieilleries qui n’ont plus pour effet que de nourrir une amertume incapacitante. Les débats sur la “droite” française étant probablement les dérisoires d’entre tous. Que pouvons-nous avoir à faire de ces subtilités d’épicerie d’un autre temps quand les maternités françaises débordent d’afro-musulmans ?

La nation française n’existe plus

Pour être absolument clair, ma conviction est la suivante : la France, comme nation, n’existe plus. Après la révolution jacobine de 1793, la France a rompu avec la monarchie et son modèle de subsidiarité organique pour un modèle impérial romain conditionné par une assimilation culturelle systématique. Cela supposait d’écraser les groupes ethniques conquis et cela ne pouvait se réaliser que par la supériorité manifeste d’une culture, ce qui inclut le rayonnement politico-militaire, l’excellence des sciences et des arts, la fortune dans les guerres, la prospérité économique.

Ce que l’on appelait la culture française n’existe plus. La dissolution de la culture française se manifeste chaque jour pour qui sait en observer les signes les plus flagrants, comme l’effondrement de la maîtrise de l’orthographe ou la dégénérescence de sa production artistique. Cette culture a cessé d’exister avec la défaite finale de l’empire français lors de l’échec du putsch d’Alger, en 1961. La France a échoué à devenir effectivement un empire, s’écroulant face à l’insurrection des peuples non-blancs contre sa domination. C’est un phénomène beaucoup plus profond, plus existentiel qu’il n’y paraît de prime abord.

La conclusion n’a pas été tirée par les élites françaises qui ont continué à penser et gérer la France comme un empire, laissant entrer sur le territoire métropolitain des masses de subsahariens, d’orientaux et de musulmans toujours plus nombreuses, espérant secrètement réussir sur le territoire français ce qui avait échoué dans le Tonkin ou dans les Aurès. C’est à ce moment là que la France est devenue, progressivement, une province d’un autre empire informel en plein réveil : celui de l’islam.

Nul ne doit être surpris face à la désintégration progressive de la France sous l’influence de cette colonisation allogène. C’est la poursuite du processus de démembrement de l’empire. C’est en cela que la tentative de 1793 était extrêmement dangereuse : en cas d’échec, c’est la France qui serait détruite, le pays ne disposant plus de l’architecture politique et culturelle traditionnelle permettant de redonner une assise “nationale” et organique à celui-ci. L’état jacobin ayant cannibalisé identitairement le peuple français – notamment en détruisant activement le liant catholique – il se retrouve exposé à sa dissolution dès lors que cette “prothèse” est pulvérisée sous l’effet de l’implosion de l’empire et du reflux ethnique colonial.

Selon moi, cette désintégration aboutira, à terme, à l’éclatement complet de la France à l’échelle de ce siècle. Il s’agit là d’un processus quasiment mécanique. Plus aucune volonté n’existe qui puisse, à elle seule, conjurer cette évolution.

Nouveau mythe, nouvelle frontière

Face à cela, deux attitudes : le déni, qui mène à la posture réactionnaire, ou le réalisme. Il est humainement compréhensible, pour un Français, d’être nostalgique de la grandeur perdue de son pays. Il est en revanche dangereux d’édifier une approche politique sur un déni car, ce faisant, il accompagne le mouvement qu’il prétend combattre en n’optant pas pour la recherche de l’efficacité.

Face à une crise, il est absurde de vouloir revenir au statu quo ante. La seule option possible est de dépasser cette crise et non pas de la contenir. On ne peut neutraliser la dégénérescence démocratique portée par la révolution qu’en proposant une révolution-conservatrice d’une ampleur encore plus grande.

Le caractère irréaliste des Français, façonnés précisément par deux siècles d’une identité collective fondée sur une idéologie profondément égalitariste, ne les prédispose pas à agir en politiques. Ils s’enferment donc dans des débats de “valeurs” sans intérêt, se refusant par ailleurs à reconnaître le mal concret qui les ronge : la submersion raciale et l’assaut final de l’islam, le troisième, contre l’Europe et leur propre pays. Ils s’attachent à un mythe désormais incapable de mobiliser, refusant, par égotisme, de soutenir un nouveau mythe, plus grand.

Paradoxalement donc, le “nationalisme français” n’est pas “national” mais “impérial”. Pour qu’il soit “national”, il lui faudrait repenser la situation historique de la France dans ce nouveau contexte où les Français de race blanche sont une des parts d’un ensemble menacé plus large : le monde blanc.

Ce nouveau “destin” commun qui, de facto, met un terme à l’exceptionnalisme français hérité du 17ème et 18ème siècle. Mais précisément parce que l’identité française est impériale et forgée par l’état jacobin de 1793, la grande majorité des Français voit dans une telle rupture une menace et non pas une chance, percevant toujours dans la volonté de puissance de l’état l’unique moyen d’exister par procuration.

La contre-révolution identitaire qui doit sauver les Français de race blanche – l’anti-1793 en somme – ne peut advenir qu’au niveau de l’état, non pas en s’en emparant, mais en le privant de sa capacité d’action “impériale”, c’est-à-dire, aujourd’hui, cosmopolite. Mieux encore, cette réaction identitaire ne pourra prendre corps que dans un “contre-empire” fondé sur cette conception européenne, et même blanche, qui dépasse le petit état français post-impérial consumé par l’amertume.

Un tel état fera toujours tout ce qui est en son pouvoir pour empêcher qu’il ne soit rendu obsolète par des forces historiques concurrentes, se faisant l’allié naturel de la négrification et de l’islamisation de l’Europe dont il pense pouvoir prendre les rennes pour mieux tuer dans l’oeuf l’empire septentrional qui doit voir converger Amérique du Nord, Russie et Europe dans une nouvelle marche en avant. Paradoxalement donc, les Français de race blanche ont désormais pour ennemis le plus direct et le plus implacable, leur état.

Bien sûr, l’état impérial septentrional n’existe pas à ce stade. Tout cela reste à penser et forger. Mais, aujourd’hui, tout ce qui est “franco-français” ne mène plus qu’à l’Afrique et à l’islam, pour les raisons évoquées précédemment.


9 Comments

  • nimok rovomoff

    August 6, 2017

    bonjour Boris: excellente analyse, comme d’habitude.
    Mais les esprits sont trop endormis pour avoir cette saine réaction qui leur serait nécessaire, cet éveil qui permettrait de sauver notre race blanche.

    Nous sommes en fait l’objet d’un génocide qui ne veut pas dire son non.

    Le plan Coudenhove-Kalergi est en pleine action et en phase finale de réalisation.

    Et c’est bien triste que les gens écoutent encore les merdias et non plus leur intuition.

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  • Avraham Entubegoyimowicz

    August 6, 2017

    L’assaut final de l’Islam ?
    Franchement, je dirais plus l’assaut final de la juiverie, après la seconde guerre mondiale et le complot bolchévique.

    Je vois bien que les musulmans sont de plus en plus nombreux, que les mosquées se multiplient, etc.
    Mais c’est un effet secondaire de l’invasion massive de métèques, parce qu’il se trouve que beaucoup de ceux qui veulent venir en Europe sont musulmans.
    Aux USA, pour des raisons géographiques, ils sont surtout envahis de latinos, pas des musulmans donc. Le tiers-monde proche de l’Europe est islamique, alors forcément nous avons plus de musulmans.
    En plus l’immigration récente est de moins en plus maghrébine et de plus en plus négroïde, subsaharienne. Il y a des musulmans parmi ces nègres, mais aussi beaucoup de chrétiens et d’animistes, c’est même la majorité.

    Je ne vois pas de bases militaires mises en place par les musulmans pour nous envoyer des barges d’immigrés musulmans façon débarquement juin 1944.
    Je ne vois pas beaucoup de musulmans dans les médias, à la tête des Etats, expliquer qu’on doive accueillir en masse tous les métèques du monde et diaboliser ceux qui appellent à la raison.
    Par contre je vois beaucoup de youtres, d’enjuivés, de maçons (caniches des juifs)…
    Les associations “anti-racistes” qui déchaînent la justice aux ordres contre ceux qui appellent à la raison sont rarement fondées et/ou dirigées par des musulmans, ce sont plutôt des juifs, comme la LICRA, la LDH, SOS-Racisme…
    Je vois des bateaux qui lèchent les côtes de la Libye (détruite sous l’impulsion des “intellectuels” juifs du type BHL, Kouchner, Glucksmann…) pour y recueillir les nègres ( pilotés par des blancs décérébrés, et financés par l’UE et les ONG du juif Soros.
    Je vois des médias qui mettent en scène des fausses scènes de naufrage au même endroit pour faire du chantage émotionnel sur les peuples européens, et ce ne sont pas des médias musulmans. Ce sont plutôt des médias juifs, possédés par Drahi, Rothschild, Weill…

    S’il y a un assaut de l’islam en Europe, ce n’est qu’un assaut opportuniste, il n’est pas autonome.

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  • ana donnard

    August 6, 2017

    trugarez Boris ! toujours lucide !

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  • Gaspard

    August 6, 2017

    Analyse très juste. La guerre civile à venir permettra certainement d’exterminer les gauchistes et de purifier les pays européens de cette maladie qui les ronge depuis maintenant plus de deux siècles. La situation dans laquelle nous nous trouvons est insupportable, mais elle est probablement salutaire, à condition que nous y soyons préparés, et que nous ayons la volonté d’y survivre. Nous pourrons alors reconstruire sur des bases assainies.

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  • Alej

    August 6, 2017

    vous allez encore vous faire vilipender aux goûters de Papi Ploncard !

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  • Michel Michel

    August 6, 2017

    Comment avez vous atteint ce niveau de lucidité ? L’analyse est implacable.
    Je lis “Le théâtre des opérations” de Dantec car il apparaît dans vos vidéos. J’espère vous rejoindre un jour.

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  • Carinne

    August 7, 2017

    Il faut accepter que ce que l’on appelait la France est mort depuis longtemps. Aujourd’hui la vermine finit de dévorer son cadavre.
    Il faut en faire le deuil et tout devient plus clair.

    Je ne suis pas française, ce mot ne veut plus rien dire. Je suis blanche.

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  • momo

    August 8, 2017

    La Nation à été détruite par L’Etat traître et collabo. Il faut remettre en cause le mythe de l’Etat-Nation cher à Maurras, Barrès et Cie. Bref, rejoindre la National-Anarchie !
    http://poilagratter.over-blog.net

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  • Jef

    August 8, 2017

    Excellente analyse. Reste la question que faire ?

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