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Chroniques

Comment les néo-conservateurs essaient de stopper Donald Trump

BREIZATAO – ETREBROADEL (12/08/2017) Une puissance coalition intérieure semble déterminée à empêcher Donald Trump de mettre en application sa profonde transformation de l’Amérique sous le slogan nationaliste « L’Amérique d’abord ». Tant et si bien qu’elle a entrepris de saboter sa politique domestique et étrangère, comme le montrent les réactions des élites US sur les dossiers nord-coréen et venezuélien.

Alliance entre islamistes et néo-conservateurs

Depuis le 11 septembre 2001, une sorte de synthèse politique avait été réalisée aux USA, mêlant démocrates et républicains, qui se proposait de faire des USA la base d’un système global. Durant l’ère Bush 2 (1999-2007), des universitaires, journalistes, militaires, politiciens et financiers – souvent qualifiés de « néo-conservateurs » – ont façonné une première phase géopolitique dont les guerres d’Afghanistan et d’Irak furent les événements marquants.

Contrairement à une idée reçue, les éléments anti-musulmans de l’administration Bush ont toujours été minoritaires, largement dominés par des figures partisanes d’une alliance stratégique avec les islamistes contre les nationalistes arabes, héritiers du baasisme. Tout au contraire, le discours pro-musulman a très tôt été développé par la présidence Bush. Rappelons que ce dernier visitait le Centre Islamique de Washington le 17 septembre 2001 où il déclara que « l’islam est paix » et assura que « les femmes couvrant leurs têtes dans ce pays doivent pouvoir se sentir à l’aise lorsqu’elles quittent leur maison » (source).

En 2008, c’est le Secrétaire de la Sécurité Intérieure (Homeland Security) de George W. Bush, Michael Chertoff, qui donna l’ordre au gouvernement fédéral de ne pas utiliser les termes « islamiste » ou « islamique » pour décrire al-Qaeda. Sous l’autorité de Chertoff, le musulman George Selim était chargé de s’appuyer sur les organisations islamiques pour développer un discours pro-musulman au sein du gouvernement américain en tant que conseiller du Bureau pour les Droits et Libertés Civiques.

Après l’élection de Barack Hussein Obama, de père musulman et musulman lui-même, George Selim a continué à officier au sein du gouvernement pour « contrer l’extrémisme » musulman. Un seul problème dans cette fonction : il était en liaison permanente avec le Conseil pour les Relations Américano-Islamiques (CAIR), la vitrine de l’organisation fondamentaliste des Frères Musulmans liée au groupe djihadiste palestinien Hamas (source). Il ne s’agissait pas, en réalité, de « contrer l’extrémisme », mais de structurer l’alliance politique entre les islamistes et le gouvernement américain dominé par les néo-conservateurs.

Au même moment, l’administration Obama et le Secrétaire d’Etat Hillary Clinton opèrent une escalade stratégique dans le monde arabe. Le gouvernement US soutient en effet 2011 la révolution islamiste en Égypte menée par les Frères Musulmans, organisation fondée dans ce pays par Hassan al-Banna. Bientôt, il en va de même avec Ennhadha en Tunisie ainsi qu’avec les insurgés de Libye et de Syrie.

Les régimes nationalistes et laïcs de Ben Ali, Moubarak, Kadhafi et Assad sont détruits, pour le grand bénéfice des Frères Musulmans soutenus par les néo-conservateurs américains.

Grave échec pour la « gouvernance globale »

Las, l’élection de Donald Trump a mis un terme brutal à ce vaste projet qui devait voir la gauche occidentale, menée par les démocrates américains, s’allier aux islamistes de la planète pour forger un nouvel ordre mondial débarrassé des référents culturels chrétiens et euro-occidentaux. Ce que Barack Obama avait appelé « le changement fondamental de l’Amérique » en 2008 (source) et qu’il formula lors du discours du Caire, au sein de la plus instance islamique du monde, Al Azhar. Un discours au titre éloquent, « Un nouveau commencement » (source).

Il s’agit non pas de « rompre avec l’ère Bush », mais d’approfondir ce qui avait été commencée sous elle, à savoir la transformation du monde arabo-musulman en bloc islamiste sunnite alliée à la gauche occidentale.

Hillary Clinton, soutien direct du président égyptien Mohamed Morsi issu des rangs des Frères Musulmans, devait poursuivre cette grande stratégie à partir de 2016. Mais l’imprévu se produisit : la victoire de Donald Trump, sur un discours nationaliste et populaire.

Lors de l’annonce de l’élection de Donald Trump, les Frères Musulmans dénoncèrent un « désastre » (source). Mamdouh al-Muneer, membre de la direction du parti des Frères Musulmans en Egypte, déclarait à raison : « Goliath est redevenu lui-même, avec ses chevaux et ses hommes. Notre nation [musulmane] a été témoin de quelque chose et ce qui vient est quelque chose de différent. Si allah le veut, ce sera pour nous et non contre nous« .

C’était une analyse très juste de la situation : avec la victoire de Donald Trump, l’Amérique redevint l’Amérique, c’est-à-dire un pays se revendiquant de sa culture et de sa morale chrétienne, ouvertement hostile aux prétentions islamistes de par le monde.

La révolution nationaliste Trump

L’agenda de Donald Trump s’oppose en tout au « changement fondamental » voulu par Obama, lequel supposait de saboter la puissance américaine au profit de la « gouvernance globale » voulue par les socialistes euro-américains et leurs alliés musulmans. Pour la gauche occidentale comme pour les islamistes, les USA constituent, dans sa trame traditionnelle, le seul obstacle sérieux à la réalisation de leur grand œuvre.

L’agenda Trump défend une vision culturelle des USA et entend faire valoir la primauté des intérêts américains sur les intérêts des cercles globalistes précités. Ce qui s’est immédiatement traduit par l’annulation du Traité de Libre-échange Transpacifique ainsi que par celui du Traité de Libre-échange Transatlantique. Les deux devaient aboutir à la formation d’un marché unique sous la supervision d’une bureaucratie centralisée et des grands groupes.

Autre salve décisive contre la « gouvernance globale », l’abandon de l’Accord de Paris sur le pseudo-réchauffement climatique d’origine humaine qui pénalisait sciemment l’économie américaine en transférant des milliards de dollars vers le tiers-monde tandis que la Chine était exempte de toute obligation (source).

Sans surprise, cet agenda a reçu l’appui de la classe moyenne blanche américaine, décimée par les délocalisations massives mises en place par les internationalistes de la finance et du Parti Démocrate, régulièrement soutenus en cela par les oligarques du Parti Républicain. C’est ce tournant qui est le véritable « changement fondamental » aux USA, la première étape d’une recomposition politique et idéologique radicale au sein du monde occidental.

C’est ce qui explique pourquoi les élites américaines et ouest-européennes, toutes infectées de socialisme, de cosmopolitisme et d’islamophilie, n’ont pas acté de la victoire de Trump en novembre dernier. Elles ont certes admis une défaite mais ont rapidement opté pour une lutte asymétrique, faite d’agitation de rue et de harcèlement médiatique. En un mot : Trump ne doit pas gagner, sous aucun prétexte.

Début de la seconde révolution américaine

C’est dans ce contexte que les néo-conservateurs, encore au pouvoir hier, tentent de saboter tout ce qu’entreprend le nouveau président. Et, en parallèle, de le rendre responsable des échecs qu’ils fomentent en coulisse. Cet obstructionnisme systématique vise à enliser Trump et son gouvernement, en espérant que d’ici à 2020, la situation reviendra à la « normale », c’est-à-dire que la présidence repassera sous le contrôle d’un candidat globaliste.

Mais Trump est surtout le visage d’un mouvement historique : le national-populisme. Ses électeurs n’ont pas disparu et la montée en puissance de la « troisième voie » américaine ne va aller qu’en s’intensifiant. Trump n’est pas un idéologue ni un théoricien et il ne dispose pas d’une large marge de manœuvre en raison même de l’opposition radicale qu’il affronte de la part de puissants groupes, de la CIA au FBI en passant par le Congrès, l’administration, les grands médias et les corporations globales.

Pour des entreprises mondiales comme Google, Facebook ou Twitter, les USA ne sont qu’une part de leur marché. L’action de Trump est identifiée par elle comme une menace directe. Pas étonnant qu’elles se soient engagées dans une lutte de censure active contre ses supporters (source) et tout discours alternatif à celui de la gauche globaliste.

En réalité, c’est le début de la « seconde révolution américaine », entre le peuple euro-américain d’une part et les élites globalistes d’autre part.

Infiltration des néo-conservateurs au sein du Conseil de Sécurité National

Un rapide tour d’horizon de la galaxie des figures du mouvement néo-conservateur permet de mesurer à quel point la guerre civile fait rage entre l’infrastructure politique des USA et la nouvelle superstructure, élue par le peuple.

Le journaliste néo-conservateur Bill Kristol participe par exemple de toutes les opérations visant à affaiblir le nouveau président, allant jusqu’à travailler en coulisse à la une scission du Parti Républicain. La parole de ce new-yorkais d’origine juive, partisan inconditionnel des guerres au Moyen-Orient, permet de mesurer à quel point la politique nationaliste et anti-islamisme de Trump est vécue comme une menace existentielle pour l’oligarchie américaine.En témoigne la récente crise interne qui touche la Maison Blanche à l’occasion de laquelle Kristol a déclaré qu’elle était un « moment clef » de la présidence. Une bataille qui voit s’affronter les partisans et les ennemis du Général H.R. McMaster, nommé à la tête du Conseil de Sécurité Nationale en remplacement du Général M. Flynn, un catholique irlandais déterminé à faire de la lutte anti-islamiste la priorité stratégique des USA. Flynn a été neutralisé, un mois seulement après sa nomination à la tête du conseil par Donald Trump suite une cabale montée par des cadres du FBI et de la CIA sur la base d’une rencontre avec l’ambassadeur de Russie.

Car Trump veut faire de la Russie un partenaire des USA, notamment contre l’islamisme radical, et désigner la Chine comme principal ennemi. Une analyse conforme à la réalité du rapport de force du 21ème siècle. Mais ce renversement accroit encore davantage le fossé entre le président américain et la vieille garde néo-conservatrice issue de la Guerre Froide qui nourrit, pour des raisons notamment ethniques, une haine tenace à l’égard de la Russie.

McMaster, nommé en remplacement, ne partage aucune des priorités stratégiques du président américain. En fait, c’est un pur produit du néo-conservatisme, de tendance démocrate, qui veut isoler et neutraliser le président. Il récuse ainsi l’emploi du mot « terrorisme islamique », jugeant comme Barack Obama que cela nuit à l’alliance recherchée avec l’islam et a été financé par Soros pour défendre l’accord sur le nucléaire iranien voulu par Obama (source).

Ses sympathies pro-musulmanes se doublent d’une purge récemment lancée contre des rares éléments pro-Trump du Conseil de Sécurité Nationale, origine de la grave crise interne actuelle. Ainsi a-t-il fait exclure, sans en avertir le président, Rich Higgins pour avoir rédigé un mémo communiqué au président dans lequel il expliquait que l’extrême-gauche et les islamistes, notamment les Frères Musulmans, forgeaient une alliance globale contre les USA. Dans une vidéo remontant à quelques années, Higgins avait déjà expliqué dans le détail l’alliance entre les néo-conservateurs et l’islamisme (voir ici).

Ainsi donc, le principal responsable de la sécurité des USA après le président a jugé indispensable d’exclure de la Maison Blanche un conseiller qui met en garde contre l’islamisme et ses alliés marxistes et socialistes. Le tout, sans en référer au président qui avait fortement approuvé le contenu du mémo.

Cette purge a déclenché la colère des soutiens de Donald Trump, lesquels exigent désormais le départ de McMaster. Ceci d’autant que l’on apprenait que le général était toujours en lien direct avec Susan Rice, la femme qui occupait son poste sous la présidence Obama (source).

Bref, un coup d’état se met lentement en place et il est mené par l’état profond américain ainsi que les éléments interlopes du Parti Républicain et du Parti Démocrate. Il vise à maintenir l’alliance entre l’oligarchie américaine et l’islamisme dont on a pu voir les effets au Moyen-Orient. Elle vise également à garantir le maintien de l’accord pro-iranien dont on ne peut séparer le dossier nucléaire nord-coréen, les deux étant alliés sur ce programme.

Bill Kristol, dont nous avons parlé, a volé au secours de McMaster en relayant notamment  un article dénonçant le mémo comme un retour du « McCarthysme » (source), lequel dénonce (?!) la chasse contre « la gauche et les islamistes » (lire ici).

Sédition oligarchique et trahison

En d’autres termes, les néo-conservateurs s’activent contre le président Trump et son agenda stratégique, s’appuyant sur les réseaux islamistes et la gauche ainsi que les caciques du Parti Républicain. La gauche est d’autant plus utile qu’elle est largement dominante dans les médias mainstream qui se chargent de harceler la présidence US en permanence.

Nos lecteurs vont pouvoir comprendre l’ampleur de la sédition en cours contre le chef de l’état américain et sa base électorale. Susan Rice, dont nous avons parlé plus haut, défend bec et ongle l’accord sur le nucléaire iranien voulu par Barack Obama et s’assure qu’il soit appliqué en dépit de l’hostilité de Trump, permettant ainsi à la république islamique de percevoir d’énormes fonds bloqués jusque là.

Mais, paradoxalement, la même Susan Rice vient de déclarer que Trump devait cesser de menacer la Corée du Nord malgré les menaces d’holocauste nucléaire brandi par cet état communiste contre les USA. Dès lors, une question se pose : pourquoi avoir fait le forcing pour obtenir un accord avec l’Iran pour qu’il renonce à l’arme atomique si, peu après, l’ancienne directrice du Conseil de Sécurité Nationale assure que les USA « peuvent tolérer une Corée du Nord nucléarisée » (source).

La réponse a été offerte par les iraniens et les nord-coréens : l’Iran, libéré des sanctions économiques par la présidence Obama, peut désormais aider la Corée du Nord à affronter les sanctions économiques en finançant Pyong Yang. Ce qui a été l’objet du déplacement récent du numéro 2 nord-coréen à Téhéran (source). En échange de ce soutien, la Corée du Nord s’occupe du « sale boulot » en testant les missiles intercontinentaux et têtes nucléaires qui seront ensuite transférés vers l’Iran, à un moment favorable.

A ce stade, on ne peut plus douter du sabotage volontaire mené par Barack Obama au profit de l’Iran et de la Chine, attitude qu’il faut comparer à l’attitude antirusse véritablement délirante qui est défendue par les néo-conservateur. La trahison d’Obama peut s’expliquer par son idéologie profonde faite de tiers-mondisme, de socialisme, d’antiracisme dogmatique et d’islamophilie prenant racine dans sa propre histoire familiale. Au surplus, c’est encore lui qui a levé l’embargo sur le système communiste cubain, une autre icône de la gauche occidentale.

La conjuration des néo-conservateurs pour stopper Trump

Les choses vont désormais si loin que, sur le dossier nord-coréen, les grands médias prennent le parti de Kim Jong Un contre Donald Trump. CNN, réseau d’information satellitaire mondial acquis à la gauche démocrate US, n’a pas de mots assez durs contre la position ferme de Trump sans rien dire des menaces de génocide atomique proférées par le tyran rouge de Pyong Yang (source).

Le chef du Comité du Parti Démocrate a quant à lui été jusqu’à déclarer que Kim Jong Un était « plus responsable » que le président américain (source). Du jamais vu dans l’histoire des USA : la gauche démocrate opte publiquement pour un état ennemi déclaré des Etats-Unis.

Le Washington Post, journal de la gauche néo-conservatrice, se livre à une désinformation pro-chinoise tout aussi stupéfiante. Dans un article, elle fait croire au public américain que le journal ultranationaliste chinois « The Global Times » a adopté une position pro-US, à condition que Trump ne frappe pas la Corée du Nord. « La Chine à Pyong Yang : vous êtes seuls si vous attaquez les USA » (voir ici).

Or l’article en question n’est rien d’autre qu’une menace ouverte, de la part de la Chine, d’attaquer les USA s’ils se défendent sur ordre de Donald Trump : le Global Times assure en effet que si la Chine doit rester « neutre » en cas d’attaque nord-coréenne contre les USA, elle devrait défendre la Corée du Nord si le président américain empêche la tyrannie communiste de se doter de l’arme atomique. Un soutien sans nuance à la menace atomique nord-coréenne.

Voici donc le « Wapo » présentant la Chine comme une alliée alors qu’elle se comporte ouvertement en ennemie. Nous voyons là le parti néo-conservateur – globaliste, pro-musulman et antirusse – continuer sa politique pro-chinoise qui lui a tellement bénéficié, économiquement, jusqu’ici. A ce stade, le terme de trahison et de conspiration contre l’intérêt national des USA ne relève plus de l’extravagance : c’est la norme.

L’oligarchie conspire ouvertement contre le président américain car il menace gravement l’équilibre actuel des forces au cœur du système. Et dans ses efforts de subversion, elle s’associe à des puissances étrangères susceptibles d’affaiblir Donald Trump et le mouvement qu’il mène : Chine, Corée-du-Nord, Iran, islamistes, protestataires de toutes les tendances.

S’il faut se convertir en pacifistes pour stopper l’agenda nationaliste du président américain, les néo-conservateurs ont démontré qu’ils y étaient prêts. Tout comme ils sont prêts à s’associer aux régimes qu’ils prétendaient renverser hier pour peu qu’ils affaiblissent leur ennemi prioritaire intérieur.

Dès lors, l’attitude de Donald Trump, qui consiste à cibler les états ouvertement coalisés contre les USA – Venezuela, Iran, Corée-du-Nord, etc. – est non seulement logique mais souhaitable. Ils sont devenus les auxiliaires des forces globalistes déterminées à stopper la présidence Trump.

De l’impératif du réalisme et de l’efficacité

Un rapide tour d’horizon permet de réaliser que les opposants politiques en France se définissant comme identitaires ou “nationalistes”, quelque soit le degré ou les nuances, sont d’abord et avant tout des réactionnaires purs. C’est-à-dire des individus qui ne parviennent pas à dominer leurs émotions, à acter des réalités et d’agir à partir d’elles.

Réalisme contre utopisme

La France est affectée d’un mal vieux de près de 150 ans, celui d’avoir été politiquement et culturellement structurée par des professeurs et instituteurs progressistes après l’avènement de la Troisième République. Ce mal a considérablement aggravé le goût pour l’abstraction et le moralisme des élites au détriment du réalisme et du pragmatisme. L’Allemagne est dominée par ses industriels, les USA par ses hommes d’affaires, la Russie par ses anciens KGBistes et la France, par ses petits profs.

Sans surprise, on retrouve cette déviance dans le goût prononcé qu’ont les doctrinaires français pour les systèmes abstraits, excommuniant ceux qui ne suivent pas la ligne édictée par tel ou tel “penseur”. Au fond, il n’existe aucune différence réelle entre un Michel Onfray et un Ploncard d’Assac : on retrouve toujours ce narcissisme professoral qui tourne à vide, égrenant ses griefs et décrivant le monde sans vouloir, de quelque façon que ce soit, agir sur lui de façon réaliste.

Et là encore, dans l’action, il faut distinguer l’action politique de l’action religieuse. Cette dernière, que l’on retrouve souvent au sein de ce qui est nommé “l’extrême-droite”, est un témoignage, une protestation de principe qui ne se soucie absolument pas des résultats tangibles. Il s’agit bel et bien d’adopter une posture que l’on croit moralement juste.

Cela n’offre aucun intérêt. Ce besoin de protester face à “l’injustice” réduit le “nationalisme” en France à une longue complainte de vaincu, avec sa liste de coupables. Une attitude qui, psychologiquement, ne diffère pas de celle des allogènes au sujet de la colonisation ou de l’esclavage.

Veut-on agir en maître ou geindre en esclave ? Nombreux sont ceux qui optent pour la seconde option.

Les “principes” et les dogmes ont tout envahi, servant de décor à un théâtre d’ombres. Il ne s’agit plus, en France, que de se singer. Jamais – ou si rarement – entend-on une analyse réaliste de la situation historique française. Ce mal a parfaitement été illustré par la dernière campagne électorale du Front National où la nostalgie à l’égard du mythe de la “France seule” a poussé le FN à développer avec acharnement sa rhétorique anti-euro qui était, en réalité, anti-européenne. Anti-européenne car refusant d’admettre qu’une réalité puisse dépasser les présupposés du très religieux et émotif nationalisme français. Ce souverainisme là n’est qu’un déni historique.

Il est des moments où il faut savoir acter des réalités et se débarrasser d’un fatras de vieilleries qui n’ont plus pour effet que de nourrir une amertume incapacitante. Les débats sur la “droite” française étant probablement les dérisoires d’entre tous. Que pouvons-nous avoir à faire de ces subtilités d’épicerie d’un autre temps quand les maternités françaises débordent d’afro-musulmans ?

La nation française n’existe plus

Pour être absolument clair, ma conviction est la suivante : la France, comme nation, n’existe plus. Après la révolution jacobine de 1793, la France a rompu avec la monarchie et son modèle de subsidiarité organique pour un modèle impérial romain conditionné par une assimilation culturelle systématique. Cela supposait d’écraser les groupes ethniques conquis et cela ne pouvait se réaliser que par la supériorité manifeste d’une culture, ce qui inclut le rayonnement politico-militaire, l’excellence des sciences et des arts, la fortune dans les guerres, la prospérité économique.

Ce que l’on appelait la culture française n’existe plus. La dissolution de la culture française se manifeste chaque jour pour qui sait en observer les signes les plus flagrants, comme l’effondrement de la maîtrise de l’orthographe ou la dégénérescence de sa production artistique. Cette culture a cessé d’exister avec la défaite finale de l’empire français lors de l’échec du putsch d’Alger, en 1961. La France a échoué à devenir effectivement un empire, s’écroulant face à l’insurrection des peuples non-blancs contre sa domination. C’est un phénomène beaucoup plus profond, plus existentiel qu’il n’y paraît de prime abord.

La conclusion n’a pas été tirée par les élites françaises qui ont continué à penser et gérer la France comme un empire, laissant entrer sur le territoire métropolitain des masses de subsahariens, d’orientaux et de musulmans toujours plus nombreuses, espérant secrètement réussir sur le territoire français ce qui avait échoué dans le Tonkin ou dans les Aurès. C’est à ce moment là que la France est devenue, progressivement, une province d’un autre empire informel en plein réveil : celui de l’islam.

Nul ne doit être surpris face à la désintégration progressive de la France sous l’influence de cette colonisation allogène. C’est la poursuite du processus de démembrement de l’empire. C’est en cela que la tentative de 1793 était extrêmement dangereuse : en cas d’échec, c’est la France qui serait détruite, le pays ne disposant plus de l’architecture politique et culturelle traditionnelle permettant de redonner une assise “nationale” et organique à celui-ci. L’état jacobin ayant cannibalisé identitairement le peuple français – notamment en détruisant activement le liant catholique – il se retrouve exposé à sa dissolution dès lors que cette “prothèse” est pulvérisée sous l’effet de l’implosion de l’empire et du reflux ethnique colonial.

Selon moi, cette désintégration aboutira, à terme, à l’éclatement complet de la France à l’échelle de ce siècle. Il s’agit là d’un processus quasiment mécanique. Plus aucune volonté n’existe qui puisse, à elle seule, conjurer cette évolution.

Nouveau mythe, nouvelle frontière

Face à cela, deux attitudes : le déni, qui mène à la posture réactionnaire, ou le réalisme. Il est humainement compréhensible, pour un Français, d’être nostalgique de la grandeur perdue de son pays. Il est en revanche dangereux d’édifier une approche politique sur un déni car, ce faisant, il accompagne le mouvement qu’il prétend combattre en n’optant pas pour la recherche de l’efficacité.

Face à une crise, il est absurde de vouloir revenir au statu quo ante. La seule option possible est de dépasser cette crise et non pas de la contenir. On ne peut neutraliser la dégénérescence démocratique portée par la révolution qu’en proposant une révolution-conservatrice d’une ampleur encore plus grande.

Le caractère irréaliste des Français, façonnés précisément par deux siècles d’une identité collective fondée sur une idéologie profondément égalitariste, ne les prédispose pas à agir en politiques. Ils s’enferment donc dans des débats de “valeurs” sans intérêt, se refusant par ailleurs à reconnaître le mal concret qui les ronge : la submersion raciale et l’assaut final de l’islam, le troisième, contre l’Europe et leur propre pays. Ils s’attachent à un mythe désormais incapable de mobiliser, refusant, par égotisme, de soutenir un nouveau mythe, plus grand.

Paradoxalement donc, le “nationalisme français” n’est pas “national” mais “impérial”. Pour qu’il soit “national”, il lui faudrait repenser la situation historique de la France dans ce nouveau contexte où les Français de race blanche sont une des parts d’un ensemble menacé plus large : le monde blanc.

Ce nouveau “destin” commun qui, de facto, met un terme à l’exceptionnalisme français hérité du 17ème et 18ème siècle. Mais précisément parce que l’identité française est impériale et forgée par l’état jacobin de 1793, la grande majorité des Français voit dans une telle rupture une menace et non pas une chance, percevant toujours dans la volonté de puissance de l’état l’unique moyen d’exister par procuration.

La contre-révolution identitaire qui doit sauver les Français de race blanche – l’anti-1793 en somme – ne peut advenir qu’au niveau de l’état, non pas en s’en emparant, mais en le privant de sa capacité d’action “impériale”, c’est-à-dire, aujourd’hui, cosmopolite. Mieux encore, cette réaction identitaire ne pourra prendre corps que dans un “contre-empire” fondé sur cette conception européenne, et même blanche, qui dépasse le petit état français post-impérial consumé par l’amertume.

Un tel état fera toujours tout ce qui est en son pouvoir pour empêcher qu’il ne soit rendu obsolète par des forces historiques concurrentes, se faisant l’allié naturel de la négrification et de l’islamisation de l’Europe dont il pense pouvoir prendre les rennes pour mieux tuer dans l’oeuf l’empire septentrional qui doit voir converger Amérique du Nord, Russie et Europe dans une nouvelle marche en avant. Paradoxalement donc, les Français de race blanche ont désormais pour ennemis le plus direct et le plus implacable, leur état.

Bien sûr, l’état impérial septentrional n’existe pas à ce stade. Tout cela reste à penser et forger. Mais, aujourd’hui, tout ce qui est “franco-français” ne mène plus qu’à l’Afrique et à l’islam, pour les raisons évoquées précédemment.

Sécession et infra-souveraineté : la résistance asymétrique face à l’oligarchie

La France est dans un état de désintégration tel qu’il doit nous pousser à réfléchir en toute objectivité, sans perdre davantage son temps dans le spectacle électoral.

Pour cette seule journée du dimanche 21 mai, voici quatre informations qui donnent le ton.

Le Dauphiné :

Un éleveur bovin de 37 ans de Saône-et-Loire, en fuite depuis plus d’une semaine après un contrôle sanitaire conflictuel, a été abattu samedi par des gendarmes sur qui il fonçait en voiture.

Cet agriculteur du village de Trivy était recherché depuis le 11 mai, date du dernier contrôle de son exploitation lors duquel il avait foncé avec son tracteur sur les forces de l’ordre qui accompagnaient les inspecteurs.

«Ce monsieur n’allait pas bien, s’opposait aux services d’inspection sanitaire, il existait un gros contentieux depuis plusieurs années et ça allait de pire en pire. Il ne s’occupait plus trop de son cheptel et avait déjà été sanctionné pour défaut de soins sur ses bêtes», a expliqué la procureure de Mâcon.

Un paysan, surmené, probablement criblé de dettes et harcelé par cette immonde bureaucratie parasitaire, a été liquidé après s’être rebellé. Contrairement aux allogènes, les miliciens ont toute latitude pour les abattre le cas échéant.

Ensuite, cette annonce parue sur Fdesouche :

La mosquée Arrahma de Strasbourg a été officiellement inaugurée ce vendredi après-midi en présence des élus dont le maire Roland Ries, des responsables religieux et d’une délégation qatarie. Après la prière du vendredi effectuée dans l’ancienne mosquée, les fidèles ont convergé vers la nouvelle mosquée sise avenue Racine au cœur du quartier de Hautepierre pour assister à la cérémonie.

Cette mosquée est la troisième nouvellement construite à ouvrir dans la capitale du Grand Est, après la Grande Mosquée en septembre 2012 et celle de la Robertsau en juin 2015.

D’autres mosquées sont en projet, la plus importante étant la mosquée Eyyûb Sultan de la Meinau dont la première pierre sera bientôt posée. Une deuxième mosquée de ce même quartier sera bâtie en face du cimetière musulman, projet porté par l’association « Eveil Meinau ». Dans le quartier de Koenigshoffen, une association turque a obtenu le permis de construire pour une mosquée qui sera située rue Charmille. Une autre association (Semerkand) souhaite bâtir une mosquée de 4000 m². L’Elsau attend également sa mosquée.

Troisième mosquée, payée par l’état terroriste du Qatar qui finance le djihad international en Syrie et ailleurs. Cinq autres mosquées vont voir le jour pour la seule ville de Strasbourg.

Je lis encore ce jour.

Le Point :

Un portrait du président avec un trou au milieu du front a été posté, assorti de cette légende en arabe : “L’heure de l’action dans moins de 64 jours.”

Et le député européen Gilles Le Breton qui révèle que l’UE planifie l’installation de 50 millions de colons africains et musulmans d’ici 2060.

Je pourrais y ajouter, pour faire bonne mesure, cette autre information faisant “polémique” – en réalité, tout le monde est indifférent – au sujet du harcèlement dont seraient victimes les femmes dans le quartier parisien de la Chapelle. Harcèlement d’origine islamique et extra-européenne que le journal Le Monde parvient à occulter dans un article extraordinaire de désinformation.

En substance, la France “organique”,rurale et paysanne, s’effondre en silence et si elle tente de se révolter épisodiquement, elle est éradiquée physiquement. Contrairement à “Théo Luhaka”, vous n’entendrez pas de concerts de protestation ni ne verrez, d’ailleurs, d’émeutes paysannes. J’ai même lu des accès de joie chez des loyalistes pour qui la police a, par essence, raison.

Les Français alternent, sans y voir de contradiction, entre culte de l’état et anarchisme. Les Français, dont l’être collectif se résume à ce stade à l’État lui-même, voit dans l’écrasement des personnes par ce monstre froid une victoire personnelle, croyant qu’il s’agit de leur volonté quand il ne s’agit, en réalité, que de celle de leurs maîtres. C’est d’une certaine façon le dernier stade du socialisme.

La France est déjà tombée, tout n’est que simulacre

Dans le même temps, les politiciens démocrates courtisent ouvertement l’islam que rien ne semble devoir arrêter.

En d’autres termes, la violence étatique ne sert plus qu’à empêcher la victime indigène de se rebeller.

L’illusion électorale participe de ce même effort : nombreux sont ceux qui remettent à plus tard une rupture car ils croient que demain, “dans le respect de l’état de droit”, tout changera. Rien ne changera car l’origine de la crise se situe dans le type d’hommes qui sert de base au système actuel.

Il me paraît nécessaire de faire le seul constat qui s’impose : la France est déjà tombée. Ce à quoi nous assistons est la simple liquidation post-reddition. Le désarmement du vaincu. Et cette capitulation a été proclamée par ce fatras de politiciens et de journalistes, soutenus par les rentiers de ce système, en particulier la génération née durant l’après-guerre.

Si rien ne vient stopper cette mise en coupe réglée, l’islam s’imposera définitivement en France et en Europe de l’Ouest.

Bien sûr, dans les profondeurs du territoire français, probablement même dans une bonne moitié de celui-ci, une opposition s’organise électoralement et socialement. Cette moitié qui a placé le Front National en tête lors du premier tour des élections présidentielles.

Mais – et c’est le pari d’Emmanuel Macron – cette “Gaule Chevelue” n’importe pas suffisamment pour imposer sa volonté. Ce sont les métropoles cosmopolites, pré-islamiques, qui importent. Ce sont elles qui contrôlent les moyens de production, qui concentrent les sièges sociaux, les nœuds de communication et de transport. Les métropoles françaises ne sont que des dépendances de Paris, qui est elle-même une simple excroissance d’un réseau global intégrant Londres et New-York.

Ce réseau de mégalopoles occidentales s’est émancipé des peuples qui l’ont initialement engendré.

Ces métropoles, selon le très cité Guilluy, concentre 40% de la population. Elles ont les moyens financiers, politiques et médiatiques nécessaires pour agir à leur guise. La démocratie, “la loi du nombre”, ne jouant pas en leur faveur, l’accumulation d’africains et de musulmans devient chaque jour plus nécessaire ainsi que leur “naturalisation”.

Au reste, les centres urbains sont les moteurs des évolutions socio-politiques. Et ce que nous voyons émerger dans ces métropoles françaises n’est, ni plus ni moins, que ce qui émergera dans les villes moyennes puis petites, enfin dans les villages.

Nous ne pouvons pas dire que nous ne savons pas. Les démocraties d’Europe de l’Ouest, coalisées au sein de l’UE, ont un agenda que nous connaissons parfaitement. Et l’Europe de l’Ouest sombre dans un nouvel âge sombre, une sorte de féodalisme où pauvreté du tiers-monde, archaïsme islamique et technologies nouvelles se côtoient.

Les Blancs, dans ce contexte, sont pris en étau entre cette oligarchie nihiliste établie dans les grandes villes et les masses d’africains et de musulmans toujours volontaires pour servir de janissaires.

La nouvelle présidence française va organiser plus à fond ce processus. C’est ce que défend le maire de Lyon, Gérard Collomb : la “métropolisation” à outrance.

Nous avons tous pu voir muter, à une allure toujours plus rapide, le type de peuplement de ces métropoles. Cela ne va pas faire que s’amplifier.

Que faire ?

A la question “que faire ?”, je répondrai qu’il faut d’abord stabiliser le front et lui donner une profondeur stratégique de telle sorte que l’ennemi ne puisse le pénétrer aisément.

Le cas de Donald Trump démontre que la conquête de l’exécutif central d’un état occidental n’est pas de nature à briser la domination stratégique adverse. L’ennemi contrôle les “corps intermédiaires” lui permettant d’opposer, le cas échéant, une résistance asymétrique, à l’intérieur du système. Il mobilise dans le même temps ses relais internationaux, qu’ils soient politiques ou médiatiques. Trump a ainsi été intensément diabolisé pendant et après sa campagne, tant pour le contenir que pour empêcher l’expansion du phénomène hors des frontières US.

Cela doit faire comprendre à chacun que le souverainisme franco-français – ou belge, allemand, etc. – ne pourra pas contenir une hydre globale comme celle que les indigènes d’Europe affrontent.

Ce que n’ont pas compris les souverainistes stato-nationalistes français, c’est qu’ils sont dans l’incapacité d’imposer leur propre souveraineté sur leurs compatriotes concentrés dans les métropoles. Le souverainisme français, prisonnier d’une vision idéalisée d’une nation qui n’existe plus en pratique, élabore ses théories sur la base d’une population hétéroclite, profondément divisée, qui ne peut en aucun former un bloc homogène régi au profit des indigènes.

Le souverainisme français, pour être “opérationnel”, transige donc avec les allogènes dans l’espoir de les détourner de leurs maîtres du moment. Une sorte d’alliance de substitution. Autant dire qu’un tel projet n’est pas de nature à séduire les auxiliaires étrangers du système. Il y a une divergence qui dépasse les seuls intérêts ponctuels : elle est ontologique. Allogènes et indigènes sont dans une guerre permanente que leur impose leur condition. Quiconque prétend l’inverse ment et n’est qu’un idiot utile.

Les métropoles exercent leur souveraineté transnationale contre les masses indigènes et n’entendent pas voir de rébellions locales la remettre en cause. Les états à cet égard ne sont plus les garants de la souveraineté des peuples mais les relais de la souveraineté du système occidental décrit plus haut.

Pour gagner en profondeur stratégique, la défense doit à la fois s’étendre en largeur et en longueur, ce qui rendra beaucoup plus difficile pour l’ennemi la concentration de ses forces contre la résistance autochtone. Nous devons garder à l’esprit que nous ne disposons pas de moyens équivalents, de telle sorte que dans une lutte frontale – institutionnelle et financière – nous ne pouvons pas soutenir l’effort. Il faut donc créer les conditions de l’épuisement de l’ennemi.

En étendant la longueur du front à l’Europe de l’Est, c’est ce que nous faisons. Nul ne doit cependant oublier que cette partie de l’Europe est aussi dans le système UE, et est donc exposée à la pénétration ennemie. Mais, paradoxalement, cette exposition est un atout car l’UE y est bien moins solidement établie. Elle peut donc y être défaite plus aisément. Des appuis politiques doivent y être recherchés.

Développer le sécessionnisme gaulois

Pour la largeur – c’est-à-dire la profondeur – du front, les Français de souche doivent apprendre à vivre sous un stress permanent et développer à ce titre un système organisationnel conçu pour tenir dans la durée, en toute indépendance des politiques de l’état central et imperméable au simulacre démocratique. Le seul échelon démocratique pertinent, à ce stade, va du municipal au régional. Et ceci dans les zones ethniquement préservées.

Très concrètement, il serait souhaitable que les périphéries bétonnent leurs positions, développent un sentiment sécessionniste et refusent de plus en plus de consentir à l’impôt central.

D’une manière générale, l’affaiblissement de l’état central, donc de l’état-providence et de ses politiques sociales tournées vers les allogènes, devrait être une priorité politique. Un axiome : tout ce qui renforce les périphéries doit être soutenu, tout ce qui affaiblit le centre également.

Le diptyque fédéralisation/désétatisation offre aux Français de souche les moyens de conserver la maîtrise politique de leur destin à l’échelle des territoires qu’ils peuplent en orientant le fruit de leur travail vers la défense de leurs seuls intérêts.

Paris – qui a voté à 5% seulement pour le Front National – doit être désigné comme l’ennemi, à l’instar du jacobinisme institutionnel et de ses relais. Le rôle des préfets dans la dissémination arbitraire des migrants de Calais aura été un avertissement spectaculaire à ce titre.

L’organisation de l’économie autochtone hors du champ d’action du gouvernement central est une condition essentielle pour la survie de ces zones.

Nombreux sont ceux qui, par nostalgie, refuseront de regarder la réalité en face et continueront de rêver d’une conquête de l’état. Ce qui reviendrait en fait à conquérir un marais sur le modèle de l’élection de Donald Trump.

Bien qu’encore possible “électoralement”, elle ne servirait à rien si elle n’organisait pas elle-même le séparatisme racial puis l’expulsion massive des allogènes. Cette option paraît, actuellement, irréalisable compte tenu de l’état psychologique des masses autochtones.

Il y a une guerre civile en cours pour déterminer lequel de ces deux acteurs l’emportera : le camp autochtone périphérique ou le camp globaliste urbain.

Il faut être lucide : en cas de victoire ponctuelle, le cœur de l’empire – l’oligarchie contrôlant les USA – réagirait par un soutien massif aux allogènes et aux opposants sur le modèle yougoslave ou syrien. La démocratie est une et indivisible et aucune part ne peut lui être retranchée sans que tout le système ne soit en danger. Ce qui nécessite de la part du système la destruction de toute organisation ethno-nationale et religieuse qui s’oppose à cet éclatement racial de l’Europe.

Plutôt que de conquérir le centre de ce pouvoir, fondamentalement hostile, il convient de créer de nouveaux centres de pouvoir inaccessibles à l’ennemi.

La “gouvernance” du système doit être déstabilisée autant que faire se peut et le seul véritable moyen pour cela consiste à soutenir les forces centrifuges dans une logique du faible au fort. C’est en affaiblissant le centre que l’on renforcera les périphéries sous contrôle effectif de la résistance autochtone.

Ce sont ces forces centrifuges que redoutent le système et qu’il combat activement.

La constitution de fronts intérieurs à caractère ethnique et irrédentiste est donc la seule réponse susceptible de créer cette stabilisation stratégique de la défense dont j’ai parlé, stabilisation qui procède de la déstabilisation de l’ennemi.

Alain Soral derrière la désastreuse campagne gauchisante du tandem Marine Le Pen / Florian Philippot

Une semaine après la victoire d’Emmanuel Macron et son intronisation officielle hier, force est de constater qu’une colère froide s’est installée chez les nombreux électeurs, sympathisants et même militants du Front National à l’endroit de Marine Le Pen et de Florian Philippot.

Il suffit de discuter ou de lire les commentaires des militants sur les réseaux sociaux. J’en livre un :

Ça restera dans les mémoires et dans les annales de la télévision. Muet devant la télé en se demandant s’il fallait pleurer ou rire devant chacune de ses phrases. Le pire c’était de se dire qu’à chacune de ses interventions plusieurs milliers de voix partaient chez Macron ou allaient à la pêche. N’importe quelle personne aurait honte à sa place et n’oserait plus se montrer en public. Mais comme elle est entourée d’une clique de courtisans personne n’ osera le lui dire.

Le site de Jean-Yves Le Gallou, “Polémia”, a publié une série d’articles très pertinents sur les raisons de ce naufrage. Mais il y a beau temps que la direction du FN se fiche des travaux provenant de cercles pourtant naturellement proches d’elle au profit d’obscurs illuminés qui ont invariablement ruiné les chances de ce parti.

Peu nombreux sont ceux de nos milieux qui, à cette heure, ont compris que cette campagne désastreuse avait été largement suggérée par le communiste pro-musulman Alain Soral.

Influençant directement les conseillers de Marine Le Pen, c’est à lui que l’on doit l’idée sidérante de nommer Jean-Luc Mélenchon “premier ministre” lors du second tour. Dans un article par ailleurs confus et empreint d’une hystérie caractéristique, il revendique cette idée saugrenue sur son site :

Pour gagner, il aurait fallu qu’elle appelle, non pas NDA, mais Mélenchon comme Premier ministre entre les deux tours.

Anti-mondialistes de droite et anti-mondialistes de gauche unis – et majoritaires – contre l’union sacrée des mondialistes de droite et de gauche libéraux-libertaires (le Système, Macron…).

Cette idée, revendiquée a posteriori par “l’essayiste” à la petite semaine, avait circulé dans l’entre-deux-tours dans l’entourage immédiat de Marine Le Pen comme l’indique Minute :

Une idée traversa l’esprit de quelques conseillers, fins stratèges et esprits éclairés. Et au lieu de leur traverser l’esprit, et de filer voir ailleurs, elle fut mise au débat. Puis étudiée, très sérieusement, par les participants à cette réunion stratégique, tous conseillers de Marine Le Pen rappelons-le, qui allèrent même jusqu’à solliciter celui à qui aurait échu la mission de jouer les intermédiaires, pour savoir s’il en était d’accord. L’idée était celle-ci : et si Marine Le Pen appelait Mélenchon pour lui proposer Matignon ?

Dans la même veine, Marine Le Pen avait réalisé une vidéo pour l’électorat mélenchoniste, l’appelant à voter pour elle au second tour.

Cette fois, le ridicule a tué.

Verdict :

Selon une enquête de l’institut Ipsos/Sopra Steria pour France Télévisions et Radio France, une majorité d’électeurs de Jean-Luc Mélenchon s’est tournée vers le vainqueur de cette élection présidentielle. Ils sont 52% à avoir choisi Emmanuel Macron. 7% d'”Insoumis” ont préféré déposer un bulletin Marine Le Pen, quand 24% se sont abstenus.

Un désastre. Rien de moins.

La toxicité de Soral au plus haut niveau du FN

Soral avait déjà considérablement affaibli le Front National en 2007. Parvenu dans le premier cercle de Jean-Marie Le Pen, il put sans difficulté distiller ses théories délirantes. Les cadres et intellectuels d’envergure du parti avaient depuis longtemps été exclus du FN, laissant ce parti à la merci du premier escroc venu.

La faconde de l’auteur de “Les mouvement de mode expliqués aux parents” avait suffit à en faire un des principaux concepteurs d’une stratégie qui déboucha sur un fiasco électoral sans précédent.

Cette campagne permit en effet à Nicolas Sarközy de s’adresser agressivement aux électeurs frontistes désemparés par l’orientation soudainement “black-blanc-beur” du chef de file du FN. Tandis que le ministre de l’Intérieur de l’époque assurait qu’il “nettoierait” la Courneuve au “karcher”, Jean-Marie Le Pen se livrait à un exercice grand-guignolesque sur la dalle d’Argenteuil en compagnie d’un Alain Soral extatique devant ceux qu’il admire : les beurs.

Sarközy élu triomphalement, Jean-Marie Le Pen quittait la scène politique sur un échec sidérant : 11% des voix.

Naturellement, l’inventaire du soralisme ne fut pas dressé et l’imposteur s’en tira à bon compte.

En arrivant à la tête du Front National en 2011, Marine Le Pen donna l’impression de vouloir en finir avec les frasques stériles de son père.

Hélas, si Soral quitta le premier cercle, un de ses adeptes devint central dans le nouveau dispositif : Florian Philippot.

Philippot, chantre du soralisme

Philippot évoluait déjà dans la roue d’ER avant de rejoindre le Front National. Ce que peu savent. Cet élément de l’ENA incarne jusqu’à la caricature le radical-socialiste antiraciste pour qui le mandarinat républicain est l’alpha et l’omega de toute politique. Fasciné par le caractère sans-culottard et brutal des communistes, nostalgique de la cagade gaullo-communiste du CNR, Philippot et sa cour contemplèrent un seul et unique projet : s’allier avec la gauche communiste portée par Mélenchon.

En somme, l’application du délire soralien.

En 2017, dix ans après la première infiltration pro-islamique et communiste menée par Alain Soral, l’exploit vient tout juste d’être réédité. Malgré un contexte extraordinairement favorable – attentats djihadistes, immigration hors de contrôle, chômage en pleine progression – Marine Le Pen n’a rassemblé que 21% des voix. Seulement 4% de plus qu’en 2012 !

Sous l’empire des ahuris du soralo-philippotisme, la présidente du FN relégua la question de l’immigration de masse aux oubliettes pour se focaliser sur une rhétorique anti-capitaliste grotesque. Ce faisant, la bonne moitié de l’électorat de François Fillon potentiellement tenté par le vote FN s’abstint, voire vota carrément pour Emmanuel Macron, garant d’une certaine “stabilité”.

Créer de la défiance au lieu de susciter la confiance, voilà, en somme, ce à quoi s’est attelée l’équipe “stratégique” de Marine Le Pen acquise aux théories de “l’essayiste” rouge.

Aussi invraisemblable que cela paraisse, un essayiste raté a bien participé à l’élaboration de la stratégie de la candidate du principal parti “nationaliste” d’Europe. Avec, pour but affiché, une alliance avec l’électorat gauchiste et communiste. Soit ce que chacun put voir durant cette campagne, encore plus au second tour.

Naturellement, Soral n’entend pas assumer ce naufrage. Sur son site, l’illuminé se livre à un flot de récriminations contre Marine Le Pen, professant sans faiblir la même “alliance” absurde entre nationalistes et lie marxiste, les musulmans se tenant en arrière-fond.

On note même une dénonciation de la critique de l’UOIF – le CRIJF islamique français – vitrine des Frères Musulmans s’il vous plaît. Il faut dire que Soral est celui qui a infiltré Camel Bechikh, frère musulman pro-Hamas, au sein du FN et de son absurde collectif “banlieues patriotes”.

Et maintenant ?

Face à cela, le limogeage de Philippot est aussi urgent que nécessaire, et avec lui toute la bande d’agents soraliens qui a si gravement pollué la direction du Front National de ces théories marxistes et pro-musulmanes. Faute de quoi, cette structure implosera totalement.

Les échos, nombreux, que je reçois ou lis sont sans appel : Marine Le Pen est totalement discréditée, tout comme l’énarque gauchiste Philippot.

En vérité, ce n’est même plus tant du discrédit que de l’humiliation. Des millions de gens, usés et désespérés devant une situation s’aggravant chaque jour, se sont sentis insultés par une personne se comportant avec une légèreté criminelle au moment fatidique. Quelqu’un d’une inconscience sidérante alors que l’avenir d’un pays entier est en jeu et qu’elle prétend incarner la seule planche de salut.

Jusqu’ici, le Front National était “interdit” de débat, comme en 2002. Et après six ans d’efforts et de “dédiabolisation”, le débat tant convoité est enfin offert et à la surprise générale, tout tourne en farce grotesque.

Et l’on apprend, encore, que c’est la clique d’Alain Soral qui est à l’origine de l’approche de ce débat sur la base d’une vidéo affirmant que Emmanuel Macron était un “psychopathe”.

Il est parfaitement illusoire de s’imaginer que le FN, peu importe son nom, pourra continuer à évoluer en développant un discours économique digne du Parti Socialiste – voire pire – tout en recherchant ouvertement la bienveillance des masses afro-musulmanes qui votent à 92% pour Macron et à 93% pour Hollande.

La direction frontiste, Marine Le Pen en tête, va très probablement penser qu’elle peut faire l’économie d’un inventaire. Elle se trompe.

Cette grande purge est aussi nécessaire qu’inéluctable. Faute de quoi, sous la pression de l’électorat comme des cadres et, d’une certaine façon, d’une part importante de la société, cette force se reformera ailleurs. Si elle ne se scinde.

Pour beaucoup, l’ère du “post-lepénisme” semble venue.

Victoire de Macron : Les Français font le choix de la fuite en avant

Le système se réjouit et pousse un “soupir de soulagement” après la victoire du candidat du “front républicain” allant des communistes jusqu’au parti gaulliste.

Avec 66% des suffrages, le statu quo est globalement maintenu. Mais si l’on compare la situation à celle de 2002, les ambitions du système se sont nettement réduites. Un tiers de l’électorat a fait le choix du Front National contre 18% en 2002.

Il était évident que Marine Le Pen ne pouvait pas l’emporter. L’enjeu du deuxième tour des élections était de savoir combien d’électeurs le FN pourrait rassembler et s’il pouvait, sur cette base, rassembler autour de lui l’essentiel de l’opposition au système.

Un discrédit inédit

Tout d’abord, plusieurs chiffres permettent de relativiser la victoire du “front républicain”. Environ 25% des électeurs n’ont pas voté. Près de 9% des électeurs ont voté blanc ou nul, un record historique pour la Cinquième République.

Emmanuel Macron, le candidat de la sauvegarde du système, n’a rassemblé que 43,3% des inscrits. C’est aujourd’hui ce que représentent les forces partisanes du statu quo. La centralité de ces forces leur permet de demeurer en position de domination. Mais attention : les partisans de la rupture sont désormais majoritaires.

Sur ces 43% ayant voté pour Emmanuel Macron, 43% ont voté pour s’opposer à Marine Le Pen. Le degré d’adhésion est donc, dès le départ, “minoritaire au sein de la minorité” qui a voté pour le candidat du “front républicain”.

Un “front” très fragile

Ce “front” est donc, en réalité, d’une très grande faiblesse stratégique. Il est composé de forces centrifuges que tout oppose ou presque.

Les 25% d’électeurs néo-communistes n’ont pas disparu et ils cesseront de soutenir Emmanuel Macron d’ici à quelques semaines. Les caciques des partis bourgeois – PS, centristes, Républicains – vont naturellement retourner à leurs habitudes et négocier entre eux la continuité des affaires, comme si rien ne s’était passé. Ce qui ne manquera pas d’être relevé par la majorité en rupture.

Cette victoire de Macron va être faussement interprétée par l’intéressé, à l’instar du système; comme la “fin” de la vague populiste. Pensant disposer d’une véritable assise populaire, les tenants de ce système vont maintenir leur cap et accélérer la marche. Ce qui va probablement s’avérer être une erreur cruciale.

Une majorité relative de Français, sans grande surprise, a certes opté pour le statu quo. Mais si cette force reste majoritaire en termes relatifs – à 43% on l’a vu -, elle est minoritaire dans l’absolu.

Il me paraît très difficile pour le régime de se maintenir encore très longtemps, en dépit des apparences. Car il gouverne désormais contre la majorité réelle du peuple.

Progression du FN

Le Front National a réalisé le score le plus important de son histoire. Cependant, cette progression s’est faite par un “recentrage” qui n’offre, au final, que peu d’avancées politiques. Il est frappant de constater que le système, face à cette progression, se refuse de modérer ses choix les plus déstabilisants, notamment sur la question de l’immigration.

Le vote FN, bien que portant sur un tiers des suffrages exprimés, ne modifie donc rien à ce stade. Les législatives vont déterminer le nombre de députés dont ce parti disposera, mais ce chiffre devrait osciller entre 15 et 25 parlementaires seulement. Sauf crise majeure, ce groupe sera cantonné à du témoignage.

Globalement, la leçon à retenir est la suivante : les masses préfèrent encore le statu quo à la rupture. Aucune finesse programmatique de la part du FN n’aurait pu changer cela, ou alors marginalement.

Le FN devait, a minima, rassembler 35% des électeurs. L’objectif des 40% aurait donné une très forte dynamique pour les cinq années suivantes. Avec 34% des suffrages, sans être un échec absolu, l’objectif n’est pas atteint.

Après l’intensification des attaques djihadistes, l’explosion de l’immigration clandestine, la progression inexorable du chômage, des affaires de corruption à répétition, les masses estiment que le FN aggraverait la situation au lieu de la stabiliser.

Fuite en avant

Ceci étant posé, une chose doit être claire : les Français s’avancent désormais vers une crise très grave. Ils savent et n’ont pas rompu.

Ils ont ignoré le soutien résolu de Macron aux forces islamiques affiliées aux Frères Musulmans. Ces forces vont pénétrer, à un niveau inédit, au sein du gouvernement français.

Le processus de désintégration sociale que nous connaissons déjà, entre émeutes ethniques et islamisation fulgurante sur fond d’apathie nihiliste et de crise économique, va grandement s’amplifier. La progression de l’anarchie sera spectaculaire.

L’Hexagone est clairement divisé racialement et religieusement, mais aussi politiquement, économiquement et géographiquement. Rien ne peut véritablement produire une forme de conciliation, d’autant que les raisons structurelles de l’implosion du pays s’aggravent. Plus d’immigration ne réduira pas les tensions ethno-religieuses, mais continuera bien de les amplifier. Plus de déflation ne fera pas redémarrer l’économie mais la détruira davantage.

Refusant de se remettre en cause face à cette situation, le système va chercher au sein de l’opposition des coupables. Ce qui annonce, en parallèle, une répression inédite contre les forces identitaires. J’ai même tendance à penser qu’une certaine extrême-gauche pourrait ne plus être immune à la répression gouvernementale. Il faudra regarder avec attention les activités du ministère de la “justice” à ce titre.

Paradoxalement, les Français auraient pu, avec un vote FN, contraindre le système – notamment à Bruxelles – à une révision au moins partielle, évitant un effondrement brutal. En optant pour Macron et le statu quo, ils ont choisi la fuite en avant.

Car l’élection de Macron n’est pas une fin en soi : l’intéressé a été mis en place par des forces qui attendent de lui une politique bien précise. Et il devra la mener, on l’a vu, avec une base de départ de 43% de l’électorat dont moins de la moitié adhère à ses orientations.

Si nombre de gens vont être passablement démobilisés ces prochains mois, la réalité va vite reprendre ses droits. Et la Cinquième République devrait entrer dans une phase de dissolution marquée.

Avec cette élection, une étape a été franchie et la libanisation accélérée de la France paraît inévitable. La présidence Macron risque d’avoir des conséquences presque irréversibles, du moins dans l’immédiat.

Les forces identitaires gagneraient grandement à organiser de solides bases arrières en dehors de l’Hexagone.

7 mai 1945 – 7 mai 2017 : l’effondrement du système américain en Europe

Avec la présence de Marine Le Pen au second tour des élections présidentielles, les Français se voient offrir une leçon de politique internationale de premier ordre. Les plus conscients n’apprendront rien, mais des millions d’entre eux goûtent déjà la potion préparée pour eux par la finance internationale new-yorkaise et londonienne.

Le “retour du fascisme”

Nombreux sont ceux qui, depuis des décennies, ont été nourris aux mythes pour enfants de la Seconde Guerre Mondiale, la fameuse “Croisade des démocraties” contre la bête fasciste. Une croisade qui, au passage, s’accommoda fort bien de la coopération du bolchevisme du haut de sa cohorte sanglante de dizaines de millions de morts ukrainiens, russes, polonais, etc.

Les Français n’ont jamais dévié, pour ainsi dire, de cette vision naïve de l’histoire et de la conclusion – temporaire – de 1945 qui n’est qu’un volet d’une guerre bien plus large : la guerre menée contre l’Europe continentale par la finance établie dans les îles anglo-américaines avec l’appui de la troisième république française.

C’est pourquoi, nombre d’entre eux découvrent, stupéfaits, que Marine Le Pen serait “fasciste”, “pétainiste” et “antisémite”, un “danger pour la démocratie”. Découverte que font également ceux qui, lassés par l’état de la situation, se rallient à la candidate du Front National.

L’inoffensif gaulliste Nicolas Dupont-Aignan fait lui aussi l’expérience de la diabolisation antifasciste. Peu importe ce qu’ils ont dit et fait, peu importe leur adhésion totale au gaullisme – lui-même antifasciste -, ils sont désormais irrémédiablement affiliés au fascisme.

Ils découvrent que les étiquettes revendiquées importent peu. Et ceci pour une bonne raison : seules les forces ayant triomphé entre 1914 et 1945 peuvent déterminer qui appartient, ou non, au camp de la “démocratie”. Au premier rang desquels se trouvent les USA et leurs maîtres. Quiconque cherche à s’émanciper de l’empire anglo-américain en Europe, quiconque entend émanciper le continent politiquement et financièrement, ou plus modestement son pays, perd les faveurs des “démocraties bienveillantes” coalisées.

Il n’y a pas de liberté ou d’indépendance dans ce fameux camp “démocratique” : uniquement le pillage le plus complet et la soumission la plus totale. Lorsqu’un chef de gouvernement tente, comme Viktor Orban, de contenir les menées des architectes de ce système, comme M. Soros, ils sont violemment pris à partie par les autres gouvernements qui s’organisent en cartel et menacent.

Peu importe que M. Orban soit démocratiquement élu ou non, sa résistance à la finance internationale et à ses projets n’est pas permise.

Les Français désirant rompre, même mollement, avec ce système sont donc placés dans le camp du fascisme, du “pétainisme” pour le cas français, quand bien sont-ils, pour l’essentiel, d’un légalisme républicain parfaitement banal.

Marine Le Pen et ses millions d’électeurs apprennent que leur appartenance au fascisme ne relève pas de leur choix mais des décisions prises à Washington et Londres, mais aussi à Bruxelles et à Paris. Ce sont ces forces internationales qui désignent leur ennemi et décident qui appartient, ou pas, au camp fasciste. C’est-à-dire, au camp ennemi d’une guerre qui continue.

C’est ce dont Marine Le Pen est en train de prendre la mesure, malgré sa volonté de normalisation. La ploutocratie internationale ne craint pas tant Marine Le Pen que son électorat, la sachant exposée à ses attentes, même minimales. Si Marine Le Pen décide de transiger, d’accommoder ses ennemis intérieurs et extérieurs, rien n’y fera : les forces qui animent son électorat la rendent définitivement suspecte.

72 ans après la fin de la Seconde Guerre Mondiale

Fait particulièrement frappant, le second tour des élections présidentielles françaises aura lieu 72 ans, jour pour jour, après la capitulation de l’Allemagne à Reims, le 7 mai 2017. C’est la durée du cycle du changement politique.

Il a fallu 72 ans pour que le communisme oriental s’effondre, entre la révolution russe (1917) et la chute du mur de Berlin (1989). C’est la même durée qui sépare la fondation de l’invasion de la Corée du Nord par l’URSS (août 1945) et la montée des tensions qui culminera cet été avec une possible chute de Kim Jong Un sur fond de course à l’armement nucléaire.

Le résultat des élections sera officiel le 8 mai. Il est probable que ce résultat soit de nature à remettre en cause la situation générale de l’Europe héritée de l’occupation alliée depuis 1945. Le début de l’effondrement du “Bloc de l’Ouest”, d’une certaine manière.

Ce changement implique au premier rang l’héritage de Bretton Woods et de l’établissement du dollar comme monnaie de réserve mondiale.

Après le 8 mai, il est en effet possible, sinon probable, que de sérieux coups seront donnés à l’Euro et aux dettes souveraines européennes, aboutissant à un flux de capitaux massifs vers les USA. Ce qui générerait l’envolée du dollar, contredisant ainsi les objectifs mercantilistes affichés de Donald Trump.

Devant choisir entre impératifs internationaux que dicte une monnaie établie comme monnaie de réserve mondiale et ses besoins domestiques, il est possible que la Federal Reserve décide d’augmenter ses taux d’intérêts. Avec comme effet le renchérissement massif des  l’explosion des dettes contractées par les économies périphériques de la planète. Le dollar ne pourra plus être conservé comme monnaie de réserve mondiale.

Pour l’Europe, le démantèlement de l’Union Européenne devient possible à partir de 2022, soit 72 ans après la proposition de la création de la Communauté Européenne du Charbon et de l’Acier.

Émeutes ethniques : Du racisme anti-blanc à la guerre de colonisation raciale

Drancy, Trappes, Argenteuil, Clichy-sous-Bois, Mantes-le-Jolie, Corbeil-Essonnes, Dammarie-Les-Lys, les Ulis, Chantilly, Nantes, Sartrouville, Torcy, la liste des villes où des enclaves ethniques se trouvent en état d’insurrection ouverte s’allonge depuis plusieurs jours. Traduction évidente – et soigneusement occultée – d’une solidarité entre des populations qui, pourtant, ne se connaissent pas.

Solidarité raciale

Cette solidarité n’est pas “sociale” comme les ahuris du gauchisme en fin de parcours tentent de le faire croire. Elle est exclusivement raciale. C’est la formation d’une entité de plus en plus “homogène” quant à ses réactions et ses représentations : celle de l’immigration afro-orientale qui s’agglutine inexorablement dans les métropoles et villes de France.

Les réseaux sociaux sont les moyens de mobilisation privilégiés par ces masses essentiellement régies par des réflexes grégaires. Le point de déclenchement de cette vague d’émeutes raciales – voire religieuses au vu des slogans lancés aux policiers tel que “allahou akbar” – est le faux viol monté de toutes pièces par un subsaharien de Bobigny, Théo Luhaka.

La population française, psychologiquement neutralisée par un incessant travail de rééducation médiatique et politique, reste passive. Elle vit dans un état de déni permanent, oubliant ou feignant d’oublier que la France est dans un état chronique de guerre interethnique de basse intensité, avec près de 40 000 véhicules détruits chaque année par les allogènes. Dont près de mille pour la seule Saint Sylvestre (voir ici). Ceci pour ne rappeler que le volet des destructions matérielles générées par les attaques systématiques de l’envahisseur.

La presse d’état, qui a dressé le bûcher des quatre policiers de Bobigny, se fait désormais silencieuse. L’artifice conçu pour mobiliser l’électorat immigré – avec l’aval d’un François Hollande posant au pied de la “victime” imaginaire – a dépassé de beaucoup les attentes des tacticiens de l’Élysée et de la gauche socialiste. Les masses afro-musulmanes réclament “justice”, c’est-à-dire des représailles aveugles, guidées par une haine raciale inextinguible envers les Français de souche et tout ce qui représente leur pays et son ordre social.

Quand la racaille use de l’excuse morale pour mener sa guerre de colonisation raciale

Les bandes afro-musulmanes de Bobigny, pourtant coutumières des viols collectifs, prétendent se découvrir une nouvelle moralité et s’insurgent au sujet du faux “viol” de Luhaka. En réalité, les masses maghrébines et africaines n’ont cure des faits.

La question n’est pas morale mais purement politique : il s’agit de contester la domination et la légitimité des Blancs sur leur terre et de tout ce qui peut l’incarner ou la défendre. La culpabilité de l’homme blanc repose, à leurs yeux, sur sa seule existence. La police française constitue, depuis des décennies, le “phallus symbolique” de l’autorité blanche en France. Elle incarne une domination autochtone de plus en plus intolérable aux yeux d’extra-européens qui s’estiment “chez eux”.

Rappelons le fameux “Sacrifice de poulets” de “Minister AMER” :

Cette populace allogène, travaillée par un puissance complexe d’infériorité, recherche en permanence des boucs émissaires dont elle entend soutirer un tribut. Et ces victimes expiatoires sont désignées sur la seule base de leur appartenance raciale : ce sont les Blancs.

Dans ces conditions, il est parfaitement logique pour l’ennemi de vouloir anéantir tout ce qui empêche ou ralentit cette ambition instinctive qu’est la réduction en esclavage des Français de souche.

Ironie : à l’heure où la police politique antiraciste règne en maîtresse dans l’Hexagone, les seuls tenants d’une quelconque haine raciale sont précisément ceux dont on assure qu’ils en sont les éternelles victimes.

Une haine raciale inextinguible envers les Blancs

La haine raciale des afro-maghrébins à l’encontre des Blancs est encore renforcée par leur médiocre situation sociale, elle-même résultat de leur infériorité biologique et de leur incapacité à s’assimiler d’aucune façon. Un conditionnement psychologique qui les rend d’autant plus perméable à la rhétorique gauchiste mêlant pseudo “lutte des classes” et revanche raciale.

La presse rouge ou socialiste, qui compose la quasi totalité des médias français, conforte ces représentations victimaires auxquelles s’ajoutent des pulsions génocidaires : présentant ces masses inaptes en victimes absolues, ils légitiment leur insurrection.

Dépassés, ces médias ont subitement observé un silence de cathédrale une fois la vague émeutière lancée. S’ils comptaient mettre en difficulté la droite châtrée de Fillon et faire taire le FN, la débauche de violence contribue à inverser la narration portée fallacieusement jusque là par les médias et le gouvernement : les “victimes” sont en réalité des masses ultra-violentes et inassimilables en guerre contre la société française.

La victime est en fait le bourreau. La mythologie s’effondre.

Les boloss mentaux rejoignent la faune allogène

La partie la plus malade de la population française, s’identifiant d’elle-même aux éléments marginaux les plus médiocres, a pris fait et cause pour le mythomane africain défendu par les médias marxistes. Cette fraction du peuple le fait au nom d’une empathie dégénérée et exige que le reste de la population soutienne la pouillerie afro-maghrébine qui, le reste de l’année, lynche sauvagement des jeunes Français de souche innocents, pour une cigarette ou un regard.

Crimes qui ne suscitent, malheureusement, aucune émeute blanche en retour. Et si d’aventure cela était le cas, comme à Sisco en Corse, la presse rouge s’empresse de criminaliser l’instinct de conservation des victimes blanches (voir ici).

Les Blancs étant tenus pour les maîtres illégitimes de leur pays par la gauche, toute résistance de leur part est a priori interdite et criminelle. Seuls les allogènes peuvent se livrer à l’émeute raciste sans redouter les foudres de la presse socialiste ou marxiste en raison de leur infériorité ontologique qui, à ses yeux, est une qualité décisive.

Ceux des Français qui se rangent actuellement aux côtés des allogènes le font généralement sur une base morale quand, de leur côté, les extra-européens agissent par réflexe grégaire de domination animale. Seuls les Blancs sont sensibles à la question morale de la “justice” individuelle et eux seuls sont capables d’empathie envers des éléments d’autres groupes raciaux.

Les africains et autres maghrébins sont absolument inaccessibles au principe de responsabilité individuelle et n’agissent que guidé par leur collectivisme instinctif tribal. La “justice” chez eux signifie “domination” et “représailles”. Le concept d’égalité leur est étranger.

Ce n’est pas la moralité qui pousse des allogènes à incendier des véhicules à Nantes, à plus de 300 kilomètres de Bobigny. C’est une solidarité raciale motivée par une volonté de conquête au détriment des Blancs. Quoique s’affrontant régulièrement entre quartiers pour le contrôle de l’économie parallèle, la haine anti-blanche parvient toujours à faire des allogènes un bloc unifié.

Il n’y a rien de moral dans le pillage de magasins ou la destruction de biens publics.

En revanche, nous y décelons des scènes identiques à celles que l’on a pu trouver dans des pays étrangers où les protagonistes ont le même profil ethnique :

Pour l’heure, nous n’avons pas vu de groupes islamistes tenter de jouer un rôle visible. Mais il est possible que, dans l’ombre, des unités clandestines de production de cocktails Molotov s’activent dans les caves du “93”. Porter l’effort de guerre djihadiste en France à quelques mois des élections présidentielles est, à n’en pas douter, une tentation forte. Des attentats n’étant pas non plus à écarter.

Convergence entre sociopathes néo-communistes et barbares allogènes

Le virus anarchiste de l’égalitarisme contaminant désormais les plus hautes sphères de la bourgeoisie, nous avons pu voir un chef de l’état français se coaliser avec le lumpenproletariat afro-musulman contre l’état – la police – qu’il est censé diriger. Le socialiste François Hollande s’est ainsi affiché aux côtés du subsaharien Théo Luhaka alors que sur le seul plan judiciaire rien n’était encore avéré.

Plus profondément, cette alliance instinctive entre une bourgeoisie française dégénérée et les millions d’afro-musulmans s’en prenant objectivement à l’ordre social comme au prolétariat français – qui paie toujours le coût de cette prédation – souligne à quel point les élites françaises sont mûres pour leur chute.

Plus aucune force vitale ne les anime, elles encouragent d’instinct tous les ferments de dissolution, sciant la branche sur laquelle elles sont assises. Elles ne trouvent qu’un semblant de force que lorsqu’il s’agit d’attaquer les éléments encore sains de l’organisme français, se sentant désinhibée face à eux quand il s’agit d’user de violence. Si les élites sont d’une obséquiosité systématique à l’endroit des pires barbares allogènes, elles sont d’une intolérance fanatique dès lors qu’il s’agit de la population autochtone.

Les démagogues rouges ou raciaux se bousculent pour alimenter et récupérer l’insurrection ethnique. Qu’il s’agisse d’un Jean-Luc Mélenchon, qui couche avec une maghrébine, ou des Frères Musulmans à l’instar de Marwan Muhammad.

Les souteneurs d’extrême-gauche et bourgeois qui prospèrent en se coalisant avec les allogènes misent fondamentalement sur la victoire de l’envahisseur, s’inscrivant volontairement dans cette dynamique de remplacement. Dans le cas des sociopathes rouges, nul ne peut manquer de relever l’évident sadisme qui les anime, jubilant à la vue des souffrances de leur propre peuple.

Nul ne doit cependant se tromper quant aux diatribes des marges socialo-communistes : leur politique ne peut qu’alimenter la déstabilisation de l’ordre social et accélérer sa décomposition. Leur stratégie amène invariablement leur propre défaite, faute de pouvoir édifier un système socialement viable.

La France, comme organisme, ne vit que grâce à la part productive de la population blanche. C’est encore elle qui garantit l’ordre et alimente le système social dont dépendent exclusivement les masses allogènes. Toute l’agitation raciale actuellement relayée par les forces néo-communistes revient, in fine, à piller et dévitaliser le prolétariat français ainsi pris en étau. La gauche autochtone ne peut que s’attirer l’inimitié de ce dernier pour cette raison et se marginalise invariablement tandis que les agitateurs extra-européens – notamment islamistes – renforcent leur emprise sur les masses non-blanches.

La politique de la gauche et, à sa suite de la bourgeoisie française, ne peut aboutir qu’à une désarticulation totale de l’ordre social, à l’accélération des phénomènes de séparatismes ethniques, aux défaillances économiques structurelles liées à la modification radicale de la composition ethnique du pays. Corollaire de ce chaos, la corruption et l’arbitraire gouvernemental, l’égalité entre citoyens ne pouvant exister faute d’homogénéité raciale et d’empathie identitaire et culturelle. Le clientélisme ethnique des politiciens accélérant encore cette défiance généralisée.

Contradiction interne fondamentale du gauchisme pro-allogène, il renforce les clivages politico-ethniques et religieux.

Le virus de la démagogie néo-communiste, désormais couplé à une haine anti-blanche constamment chauffée à blanc par les médias, contribue à paralyser chaque jour un peu plus le pays, à l’image de ce qui se passe en Afrique du Sud. La France n’a pas encore atteint ce stade mais pourrait le faire d’ici les prochaines décennies, si rien ne change.

La victoire de Trump et du populisme : une transition vers la révolution identitaire

Donald Trump a été élu 45ème président des Etats-Unis le 9 novembre 2016. C’est une excellente nouvelle et j’avais soutenu ce candidat dès juin 2015 lors de sa déclaration de candidature.

En mai 2016, soit des mois avant sa désignation officielle comme candidat du Parti Républicain, j’écrivais sur ce blog un article intitulé “Donald Trump, le réveil de l’Amérique et la guerre contre l’ennemu musulman” dans lequel on peut lire (voir ici) :

Hillary Clinton ne sera pas élue, cette question est déjà tranchée. D’ores et déjà, n’écoutez plus rien de ce que diront les organes de désinformation français sur le sujet.

Je donnais aussi un aperçu d’une ère dominée par la présidence Trump :

Cela n’est qu’un avant-goût de la révolution idéologique et géopolitique qui s’annonce aux USA. Cette révolution suppose la purge des socialistes, des néo-conservateurs et la neutralisation des réseaux musulmans, notamment saoudiens et Frères Musulmans. Bref, d’un retour des USA à leurs fondements.

Cette “réorganisation” va nécessiter un “réalignement” des membres de l’Otan les plus engagés dans la collaboration avec les musulmans. Soit ce réalignement se fera de gré, soit il se fera de force. Le pays le plus actif aux côtés des musulmans est, à ce stade, la France en raison du soutien militaire et diplomatique qu’elle apporte à l’Arabie Saoudite moyennant contrats d’armement. Il ne fait aucun doute que les médias d’état comme le personnel politique français – achetés par les puissances du Golfe – vont donc redoubler d’efforts pour diaboliser Donald Trump.

Et j’ajoutais :

Les relations entre la France pré-musulmane et les USA vont redevenir “normales”, c’est-à-dire mauvaises. Les socialo-communistes hexagonaux, les post-gaullistes et leurs protégés afro-musulmans vont naturellement se retrouver dans une même haine d’une Amérique revenue de ses errements pro-musulmans de l’ère Bush-Obama.

Ces deux anticipations se sont avérées exactes. Il n’est que de voir la réaction du président français, François Hollande, à l’annonce de la victoire du candidat républicain pour mesurer l’ampleur de la rupture stratégique à laquelle nous assistons.

C’est la fin de l’alliance entre les néo-conservateurs US et l’islamisme, alliance dont la France était un des pivots.

Les raisons de l’hostilité de la nomenklatura européenne

L’oligarchie ouest-européenne ne peut se résoudre à l’effondrement du grand projet socialiste occidental qu’elle défendait aux côtés du non-moins socialiste Barack Obama. Ce projet devait faire des USA le centre d’une vaste zone de libre-échange administrée par des entités supranationales manipulées par les grandes banques et des structures dites de “gouvernance” d’inspiration dirigiste.

Donald Trump a clairement fait savoir qu’il n’entendait pas mettre les intérêts des USA à la remorque d’un système occidental intégré, même si les États-Unis devaient y rester prédominants. L’Amérique sous sa direction est prête à la guerre commerciale, y compris avec des alliés stratégiques comme le Japon. Ce qui explique d’ailleurs pourquoi le premier ministre de ce pays se précipite à New-York dès jeudi 17 novembre pour établir une feuille de route avec le futur président (voir ici).

Donald Trump est un homme d’affaires et c’est ainsi qu’il voit les relations internationales. Cette vision utilitariste et transactionnelle rompt avec la vision de la diplomatie des politiciens pour qui les choses fonctionnent d’abord en termes “protocolaires” et aristocratiques. Le fait qu’il assume cette vision terrorise encore plus ceux qui étaient habitués à voir dans les USA une puissance faisant preuve de courtoisie dans ses échanges, à l’instar du ministre de la Défense allemand (voir ici).

Trump se voit à la tête des USA comme à la tête de son entreprise : il ne se sent lié, fondamentalement, à aucun autre état et perçoit les alliances comme de simples instruments de circonstance devant être réévaluées à la lumière de ce qu’elles apportent en termes réels aux États-Unis. En somme, rien n’est acquis d’avance et c’est cette “imprévisibilité” qu’a dénoncé François Hollande, parlant “d’incertitude”.

L’administration Trump n’est pas plus bienveillante à l’égard du Canada que du Mexique, du Japon que de l’Europe ou de la Chine. Ce que le nouveau président n’a eu de cesse de marteler est simple : “Je veux ramener des emplois”. Sa priorité absolue est l’économie productive, la réindustrialisation des USA, le rapatriement de capitaux incité par des baisses d’impôts massives.

Bref, “l’isolationnisme” de Donald Trump est d’abord la volonté de passer à un nationalisme économique entrant en collision avec les autres grands acteurs économiques mondiaux.

Inutile de dire que ce rapatriement de capitaux, associé à la fuite de ceux se trouvant en Europe, va faire s’envoler le dollar et engendrer, par contre-coup, l’implosion des dettes souveraines contractées par les pays émergents, toutes libellées en USD.

Donald Trump et l’UE

Donald Trump a régulièrement expliqué sa façon de négocier : laisser l’adversaire dans le doute. C’est un joueur de poker, comme les Américains en général, et il utilisera au maximum le facteur psychologique pour parvenir à ses fins. Le personnel politique européen, essentiellement issu de la bureaucratie d’état ou de parti, n’a pas pour habitude de se remettre en question et redoute donc le recours à la force américain.

Après avoir fait comprendre qu’il abandonnait le Traité de Partenariat Transpacifique (TPP), le Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement (TTIP) et entendait renégocier l’Accord de libre-échange nord-américain (NAFTA), le président-élu a envoyé un message clair à tous les alliés des USA : Washington place désormais ses intérêts économiques nationaux au dessus de sa prédominance politique et des compromis qu’elle suppose.

Cela rejoint la logique du Brexit.

L’administration Trump devrait trouver un terrain d’entente avec la Corée-du-Sud et le Japon, en raison de la montée en puissance de la Chine. Ces deux pays ont besoin des USA et régissent leurs rapports avec eux sur une base bilatérale. Donald Trump comprendra assez vite qu’affaiblir économiquement ces deux pays n’offre guère d’avantages aux USA, surtout compte tenu de leur position dans le Pacifique. D’autant que le Japon est le deuxième investisseur aux USA après le Royaume-Uni.

Ce n’est pas le cas de l’Union Européenne dont les états-membres coordonnent leurs efforts sous l’influence de sa partie occidentale, France et Allemagne. Or la France dépend pour beaucoup de l’Allemagne et celle-ci a un modèle reposant sur l’exportation massive, en Europe et dans le monde. Une politique de guerre commerciale américaine frapperait une Allemagne et une Europe déjà en grande difficulté. Après le Brexit et un Euro en voie d’implosion, faisant face à une grave crise de son système bancaire (voir ici), Berlin ne peut pas se permettre un tel luxe.

Donald Trump, encouragé en cela par la Grande-Bretagne désormais en voie de sortie de l’Union Européenne, a un intérêt objectif à affaiblir Bruxelles par tous les moyens. La nouvelle administration voit l’UE comme une relique au mieux gênante, au pire hostile. Pas étonnant que son conseiller le plus proche, Steve Bannon, entende soutenir activement les mouvements anti-UE sur le continent.

Ironiquement, Washington et Moscou partagent désormais cet objectif stratégique de démantèlement de l’UE.

Dans sa redéfinition des rapports avec l’Europe, Donald Trump utilisera le bouclier américain comme un argument de négociation. Et pourrait abandonner les Pays Baltes à leur sort, voire en lâchant l’article 5 de l’Otan rendant automatique le soutien mutuel des alliés en cas d’attaque ennemie.

Cela n’échappe pas au Kremlin qui devrait rapidement faire sentir son influence en Ukraine.

Tout ceci devrait faire rejaillir au grand jour la très grande faiblesse stratégique de l’Europe et de son cœur, l’Allemagne. La politique suivie par Berlin comme par Paris, fondée en somme sur un socialisme humanitaire et immigrationniste radical, ont agi comme un puissant répulsif sur le reste du continent. Les chances de réforme interne de l’UE sur une base identitaire sont nulles, donnant ainsi aux différents mouvements séparatistes un avantage décisif en terme électoral.

L’atomisation politique du continent paraît inéluctable.

Le populisme comme simple phase transitoire

J’en viens maintenant au phénomène de plus en plus cité dans les médias du système : le populisme. Voire ce que certains appellent “l’extrême-droite”. Nombreux sont ceux qui se félicitent de la victoire de Donald Trump, souhaitant son succès et ceux, ultérieurs, des formations populistes européennes.

Je pense que Donald Trump sera un bon président des USA, peut-être l’un des meilleurs en termes relatifs. Mais je pense aussi que son ascension tardive au pouvoir n’est pas de nature, compte tenu de son programme et de l’état de la société américaine, à changer fondamentalement la donne : à savoir l’effondrement démographique blanc et le déclin des USA face à l’Asie, surtout au plan économique.

L’objectif même de Donald Trump, l’économie, le condamne à susciter l’adhésion sur le court terme. Or, les problèmes fondamentaux, structurels, de l’Amérique sont à moyen terme. Ils sont démographique avec une bascule ayant déjà eu lieu en 2011 :

Sauf à adopter une politique révolutionnaire – ce que le nouveau président n’a jamais laissé entendre – la présidence Trump sera essentiellement celle d’une gestion avisée mais de court terme.

Donald Trump peut, au mieux, faire gagner du temps aux Blancs d’Amérique en construisant un mur réellement capable de stopper le flux d’immigration illégale au sud du pays. Il peut aussi redéfinir la politique migratoire en ouvrant massivement celle-ci aux Européens et en réduisant drastiquement l’immigration non-blanche, notamment musulmane. Idéalement, mais pour un second terme, il pourrait rétablir l’interdiction pour tout non-Européen d’immigrer aux USA.

La révolution identitaire du Parti Républicain

Trump a réellement mis en mouvement des forces qui auront un impact et qui, en fait, dépasse sa présidence.

Il faut observer avec attention la nomination de Steve Bannon comme principal conseiller de Donald Trump. Cet homme, un officier de l’US Navy, idéologue, organisateur et maîtrisant parfaitement l’usage des réseaux sociaux, est un véritable révolutionnaire.

Il s’assure actuellement de la purge du Parti Républicain de ses éléments centristes pour leur préférer des éléments identitaires, recomposant ainsi idéologiquement ce parti rongé par le conformisme socialiste. Nombreux sont ceux qui ont compris que le Parti Républicain était désormais un parti de race, celui de la race blanche, et que c’est ainsi qu’il devait se penser et agir. C’est probablement l’homme le plus influent du gouvernement américain et son média, Breitbart, va rythmer sa campagne d’anéantissement des éléments gauchisants du parti.

Steve Bannon se définit comme “léniniste” au plan de ses méthodes, comme l’indique une interview du Daily Beast (source) :

“Lénine voulait détruire l’état et c’est aussi mon but. Je veux tout faire s’effondrer et détruire l’établissement actuel”.

Pourquoi s’étonner dès lors qu’il veuille, lui et ses proches à la Maison Blanche et au delà, créer une internationale identitaire et anti-stato-socialiste ? Pourquoi s’étonner qu’il mise davantage, en France, sur Marion Maréchal-Le Pen plutôt que sur sa tante et son conseiller, Florian Philippot, étatiste invétéré (voir ici) ?

La “seconde révolution américaine” qui nait aux USA va immanquablement déborder en Europe comme le Brexit a débordé Outre-Atlantique.

Pendant ce temps-là, l’ennemi se sait gravement menacé :

La révolution identitaire occidentale n’en est qu’à ses débuts

Je tiens à mettre en garde ici mes lecteurs.

La victoire de Trump a déjà commencé à révéler les prémisses du séparatisme aux USA. Le refus de la gauche radicale, des oligarques, des minorités raciales – qui seront majoritaires en 2040 – de reconnaître sa légitimité indique, plus généralement, une révolution contre les Blancs d’Amérique. C’est une guerre ethnique et raciale qui couve et que n’hésitent pas à instrumentaliser les Démocrates.

Oui la victoire de partis dits “populistes” en Occident est un pas dans la bonne direction mais ces partis, fondamentalement bourgeois et issus de l’ancien monde, veulent préserver des systèmes qui sont voués à la destruction. Restaurer la démocratie, au sens de la seule loi du nombre, dans des états où la bascule démographique a déjà basculé ou est en voie de l’être, condamne l’entreprise. Le respect de tabous moraux et idéologiques issus des trois derniers siècles de messianisme progressiste sera érodé mais pas totalement aboli.

Cette tâche là, cette révolution identitaire nous appartient.

L’aspect positif est d’opérer une transition progressive du paradigme idéologique “droite-gauche” – un clivage “occidentalo-occidental” – au seul paradigme pertinent désormais : “indigènes-allogènes” ou “Blancs/Extra-européens”. Pour ne rien dire de l’islam. La victoire de tels partis permet un “rééquilibrage” politique, notamment dans l’arène médiatique, en libérant la parole sans laquelle rien n’est possible.

La guerre ne fait que commencer.

L’oligarchie US va-t-elle suspendre l’élection de Donald Trump en accusant la Russie de “truquer les élections” ?

Quelque chose semble se tramer au USA et ce quelque chose sent la conjuration. Elle vise Donald Trump et, plus largement, les forces qu’il a mis en mouvement, consciemment ou inconsciemment. Je veux en parler maintenant, alors que la presse hexagonale est encore muette sur la question, pour démontrer précisément toute le sérieux de mon propos.

Contrairement à l’énorme campagne de désinformation des deux côtés de l’Atlantique, Donald Trump n’est pas distancé. Pas davantage que les partisans du Brexit ne l’étaient ou que les 98% des votants lors du référendum hongrois n’ont vu leur décision “invalidée”.

Le premier front : le front militaire

Nous voyons cette conjuration agir sur au moins trois fronts. Le premier front est militaire et implique, principalement, le Pentagone et la CIA en Syrie.

Ceux-ci ont adopté depuis deux semaines un ton particulièrement violent et agressif à l’endroit de la Russie. L’ancien Vice-commandant de l’Otan, le général Richard Shirreff, a appelé avant-hier l’armée britannique à intervenir au sol en Syrie et à lancer une opération aérienne contre l’aviation russe dans ce pays (source).

Un autre officier britannique, le général Richard Barrons, a quant à lui assuré que la Russie pourrait envahir et vaincre l’Otan en “48 heures”, appelant à un réarmement massif de la Grande-Bretagne (source).

Aux USA, Mark Milley, le chef de l’État-major de l’Armée de Terre, a menacé en des termes clairs la Russie d’une guerre hautement destructrice, jurant que les USA “battraient” ses ennemis comme “jamais ils n’ont été” (source). Il est à relever que son discours se déroulait devant l’Association de l’US Army (armée de terre américaine, NDLR) à Washington, une réunion très formelle qui rassemble l’élite de cette arme.

Un peu partout, à Londres et à Washington, des appels répétés à mettre en oeuvre une “zone d’exclusion aérienne” en Syrie se sont faits entendre, y compris au Sénat américain où l’actuel chef d’Etat-Major des Forces Armées des USA, Joseph Dunford, a du indiquer, fin septembre, que toute opération de ce genre revenait à entrer en guerre contre la Russie :

Ces appels et menaces ne sont pas fortuits : un effort concerté, décidé au moins entre militaires américains et britanniques, s’inscrit dans un timing bien précis.

Il est connu qu’aucune administration américaine arrivée en fin de deuxième mandat n’entame de grandes manoeuvres diplomatiques et militaires engageant les USA de manière fondamentale. Ceci encore moins à quelques semaines des élections à proprement parler.

Le deuxième front : le front diplomatique

Nous avons pourtant vu un deuxième front entrer en mouvement, portant au plan international, le discours des militaires précités : le front diplomatique.

On relèvera que c’est la France qui, une nouvelle fois, a joué le rôle d’agitatrice sur cette question. Les USA se servent de Paris comme d’un écran de fumée. La Grande-Bretagne, épuisée par les guerres d’Afghanistan et d’Irak et déstabilisée par le Brexit, n’a pas la même capacité d’entraînement, au plan européen, que la France. L’Allemagne, entrée en crise par la faute d’Angela Merkel avec la catastrophe migratoire, est paralysée par sa situation intérieure et demeure militairement insignifiante.

Jean-Marc Ayrault, ostensiblement soutenu par son prédécesseur au Quai d’Orsay Alain Juppé (source), a joué le rôle du provocateur en chef en se déplaçant à l’ONU où ila fait savoir que la France voulait voir la Russie condamnée pour “crimes de guerre” à Alep (source).

Ce socialiste blanchi sous le harnais semble moins regardant sur la campagne de bombardement menée illégalement contre la Libye en 2011, faits identiques à ceux qui valurent aux dirigeants nationaux-socialistes d’être jugés et pendus à Nuremberg en 1946. Vous aurez également relevé que le même n’a jamais demandé de poursuites de ce genre au sujet des innombrables exactions commises par les islamistes soutenus par le Qatar, l’Arabie Saoudite, la Turquie, les USA et la France.

Aujourd’hui, mercredi 11 octobre, Ayrault demandait à la Russie de “cesser de soutenir al-Assad”(source). Une proposition absurde dans la mesure où tous les acteurs savent que la Russie a une alliance militaire avec ce pays et que Moscou est engagée de manière fondamentale et irréversible en Syrie. Dès lors, pourquoi tenir de tels propos ?

Afin de créer un climat d’hystérie suffisamment paroxystique pour donner l’illusion d’une crise appelant des décisions prises en catastrophe.

Sur ces entrefaites, le Vice-Premier ministre turc, Numan Kurtulmus, met en garde contre un conflit global : “Laissez-moi être clair : si cette guerre par procuration continue, les USA et la Russie en viendront au point d’entrer en guerre […] Le conflit syrien est en train d’amener le monde au bord d’un grand conflit régional ou mondial” (source).

Le troisième front : le front politique

C’est le front le plus crucial : le front politique intérieur des USA. L’oligarchie américaine, financière ou militaire mais aussi politique, estime que les orientations protectionnistes de Donald Trump contredisent trop fortement leurs intérêts internationaux. Les USA sont en effet devenus un empire dont le coeur compte moins, pour nombre d’entre eux, que le contrôle de marchés étrangers ou de pays stratégiques.

La famille Bush, durement étrillée par Donald Trump, est ainsi étroitement liée à l’aristocratie saoudienne qui est entrée dans une guerre d’extermination avec l’Iran chiite. Dans ces conditions, lorsque Trump affirme qu’il veut se désengager du Moyen-Orient et “s’entendre avec la Russie”, il remet en cause des alliances remontant au Pacte du Quincy, en 1945. L’argent des pétromonarchie a acheté trop d’hommes d’affaires, de médias, de militaires et de politiciens pour qu’à ce stade les USA puissent quitter cette région sans une forte opposition interne.

Hillary Clinton, la candidate démocrate soutenue par l’ensemble de l’oligarchie occidentale – tant en Europe qu’aux USA – est elle-même une cliente de l’Arabie Saoudite (voir ici) et est proche des Frères Musulmans, actuellement en guerre en Syrie.

Une victoire de Donald Trump n’est tout simplement pas acceptée par les forces qui dirigent les USA. Sa candidature arrive à un tournant de l’histoire des États-Unis, alors que le projet des néo-conservateurs au plan global s’effondre en Orient et que la Chine et la Russie sont désormais en mesure de leur résister.

Malgré tous leurs efforts pour empêcher Trump de gagner, y compris la divulgation d’une vidéo sur des propos misogynes orchestrée par un des ténors du Parti Républicain (source), ce dernier demeure largement soutenu par les classes moyennes blanches américaines. Précisément celles qui ont été détruites par la politique migratoire et économique de l’oligarchie US qui joue depuis longtemps au plan global.

La conjuration

Et c’est là que se situe le nœud de la crise à venir, selon moi. Hillary Clinton, soutenue par la présidence américaine et désormais par le FBI, accuse la Russie d’avoir contribué à diffuser des informations sur les primaires du Parti Démocrate, primaires truquées à la faveur de la candidate (source). Il s’agit, en toute probabilité, de la première salve : d’autres accusations vont viser le processus électoral américain lui-même.

Il suffit en effet pour Hillary Clinton, le gouvernement américain et l’oligarchie qu’ils défendent, d’accuser la Russie d’ingérence durant les élections à venir pour les annuler ou les retarder. Pour créer un climat susceptible d’entraîner l’adhésion du peuple américain face à ce qui serait la fin de la république telle que fondée par Georges Washington, un conflit extérieur serait la seule véritable solution. Et ce conflit devrait à l’évidence impliquer l’état que l’on accuserait du sabotage des élections : la Russie de Vladimir Poutine.

Un vétéran du camp démocrate, proche de Bill Clinton et de Barack Obama, a précisément fait cela, lors d’un vol entre Miami et New York alors qu’il aide Hillary Clinton lors de sa campagne présidentielle. Face aux nombreux documents impliquant Hillary Clinton actuellement publiés par Wikileaks (source), il a préféré insinuer la collusion entre le candidat républicain et Moscou : “Je dirais que l’interférence russe dans cette élection et leur tentative apparente de l’influencer en faveur de M. Trump devrait être grandement inquiéter tous les Américains” (source).

Donald Trump a réagi à la publication de nombreux documents en ces termes : “Cette élection déterminera si nous pays demeurera un pays libre ou si nous deviendrons un république bananière corrompue contrôlée par de grands donateurs et des gouvernements étrangers […] L’élection de Hillary Clinton mènerait à la destruction de notre pays”.

Le Washington Post, un journal néo-conservateur, ultra-belliciste et proche du Parti Démocrate, a déjà commencé à affirmer que les élections dans l’état crucial de l’Arizona “serait ciblé par les pirates russes” (source). CNBC a commencé hier à entretenir cette histoire dans l’opinion publique (source).

Une fois que l’on assemble ces trois fronts – militaire, diplomatique et politique – on devine un vaste effort visant à légitimer une opération hors du commun dont le but serait d’invalider ou de repousser les élections américaines qui menacent si gravement l’oligarchie US et ses alliés. Le lien entre guerre internationale et révolution politique semble, une nouvelle fois, s’établir.

Les oligarques iront-ils jusqu’au bout ? Difficile à dire. Mais la tentation est là, c’est indéniable.

 

Le rôle de la presse d’état dans l’émergence du néo-totalitarisme européen

Quelle responsabilité s’exerce sur le journaliste, ou sur un journal, à l’encontre de son lectorat, ou de l’histoire ? S’ils ont trompé l’opinion publique en divulguant des informations erronées, ou de fausses conclusions, si même ils ont contribué à ce que des fautes soient commises au plus haut degré de l’État, avons-nous le souvenir d’un seul cas, où le dit journaliste ou le dit journal ait exprimé quelque regret ? Non, bien sûr, cela porterait préjudice aux ventes. De telles erreurs peut bien découler le pire pour une nation, le journaliste s’en tirera toujours.

Alexandre Soljénitsyne, Le Déclin du courage, Harvard, 8 juin 1978

Aujourd’hui, le livre traitant de l’opposition identitaire active sur l’internet est officiellement paru (voir ici). La première règle de ce genre d’exercice de propagande est d’en confier la rédaction à des “chercheurs” de gauche plus ou moins radicale. C’est-à-dire à des militants très hostiles. Inutile de dire que la presse d’état, financée par les contribuables captifs, a déployé pour l’occasion tout l’arsenal à sa disposition pour gonfler au maximum les ventes.

Il s’agit notamment de contrer des écrivains comme Eric Zemmour dont les succès d’édition ne se démentent pas. Avec Alain Finkielkraut, il est devenu une figure publique obsédant les militants de l’invasion allogène : des islamistes à la gauche bourgeoise en passant par les sans-frontiéristes tendance “no border”. Il s’agit aussi de sortir de leur torpeur les godillots du socialisme afin qu’ils fassent “le bon choix” en 2017 plutôt que de se démobiliser.

Le livre proprement dit prétend “décrire” les gens qui s’expriment sur internet et dont les idées s’opposent à celles de l’idéologie dominante, clef de voûte du système et des médias qui la propagent. Dans le journal d’état “Libération” – financé par l’oligarque Patrick Drahi -, un des auteurs du livre, Dominique Albertini, réalise une synthèse du contenu. C’est sobrement intitulé “Fachosphère : Arme d’intoxication massive” (source).

Comme vous le savez, la presse corrompue par les subsides du gouvernement “n’intoxique” jamais le public.

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Le journal d’état “Libération”, bénéficiant de 8 millions d’euros de subventions de la part du pouvoir en 2015 (source), se charge donc – aux côtés d’autres médias gouvernementaux (voir ici) – d’attaquer la presse libre d’opposition.

En voici un extrait particulièrement révélateur :

Se jugeant mal traitée par les médias traditionnels, l’extrême droite a vu en Internet un terrain à investir pour toucher directement le public. Parmi ses principaux acteurs, certains ambitionnent de concurrencer les «médias du système», d’autres s’attribuent un rôle de lobby et tentent d’influer sur le débat public.

Vous aurez noté que pour se qualifier elle-même, la presse d’état use du doux euphémisme de “médias traditionnels”.

Ce passage traduit la prise de conscience par les fonctionnaires de l’information, depuis un certain temps déjà, de ce qu’ils sont l’objet d’un profond rejet de la part de fractions grandissantes du peuple. Cette crise de légitimité et de représentativité traverse toute l’Europe de l’Ouest ainsi que l’Amérique du Nord, c’est-à-dire tous les pays où la gauche socialiste contrôle idéologiquement les médias avec l’appui de l’oligarchie financière et politique.

Depuis plus de deux siècles, l’ensemble des gauches était habitué à avoir l’initiative et à imposer ses catégories idéologiques dans l’esprit des masses. Déjà ébranlé par la défaite du communisme, le socialisme occidental pensait pouvoir prospérer comme alternative. Depuis une dizaine d’années, il a entamé son reflux. Avec la rupture générationnelle en cours – et ethno-raciale en raison de l’immigration – les socialistes contemplent l’érosion rapide de leur ascendant sur le peuple.

Face à cela, il n’y a que deux options : reconnaître ses erreurs ou rechercher une cause “exogène”. Vous aurez compris que face au caractère profondément religieux des progressistes, seule cette dernière option est possible. Il s’agit donc de reprendre la guerre civile contre la renaissance de l’opposition identitaire, peu importe les moyens, y compris en s’adjoignant des alliés conjoncturels.

La nature du système

Cet exemple d’offensive médiatique est l’occasion de parler de la nature du système que nous combattons. Face à ce système totalitaire en voie de formation, ce qui fait de nous une presse libre d’opposition c’est que nous ne bénéficions d’aucun soutien financier gouvernemental, que nous subissons la censure du pouvoir et qu’au surplus, la répression étatique tente de nous faire taire, peines de prison à la clef.

J’utilise le terme “totalitaire” au sens strict, même s’il a été galvaudé par les Mensheviks (socialistes) occidentaux pour dénoncer le national-socialisme allemand et se démarquer de l’URSS, essentiellement sous l’influence des trotskistes et anarchistes.

Pourquoi ce terme ? Parce que l’idéologie profonde du système actuel et les méthodes auxquels il recourt s’en rapproche progressivement, de façon organique.

Dans “Totalitarian Dictatorship and Autocracy”, Carl Friedrich et Zbigniew Brzezinski décrivent six éléments fondamentaux du totalitarisme :

  • une idéologie officielle embrassant la totalité de la vie ;
  • un parti unique de masse et soumis à un chef charismatique ;
  • un contrôle policier recourant à la terreur et dirigé par une police secrète ;
  • un monopole des moyens de communication de masse ;
  • un monopole des armes ;
  • une planification et un contrôle centralisé de l’économie.

Ces six éléments s’inscrivent dans le cadre de la Guerre Froide. Certains aspects d’allure primitive peuvent faire penser que rien de tel n’existe aujourd’hui en Europe, comme un “parti unique” par exemple. Le “front républicain” contre un parti isolé – le FN – témoigne au contraire de ce que nous sommes à un stade intermédiaire. Dans les états communistes du Bloc de l’Est, le parti communiste savait s’associer à des partis fantoches pour préserver l’image du multipartisme démocratique.

En ex-République Démocratique d’Allemagne (RDA), tous les partis autorisés par le régime étaient également réunis au sein d’un “front”, le “Front National de la République Démocratique d’Allemagne”. Sous la direction du “Parti Socialiste Unifié”, communistes et socialistes dominaient les partis non-officiellement communistes comme le Parti Libéral-Démocrate ou l’Union Chrétienne-Démocrate qui, après 1990, fusionnera sans épuration avec la CDU actuellement au pouvoir.

En France, comme en Europe de l’Ouest, la démocratie est formelle. Les bureaucraties des partis, la bureaucratie d’état et l’oligarchie financière occidentale tiennent toutes les clefs du système.

L’émergence du néo-totalitarisme

Certains pourraient être tentés de dire qu’il s’agit là d’un système “autoritaire”. Il faut récuser cette interprétation. A la différence d’un système autoritaire où seul le pouvoir institutionnel est verrouillé, les systèmes totalitaires sont guidés par une idéologie officielle qui est activement mise en œuvre par l’état avec pour but la restructuration complète de la société comme de la psychologie profonde des individus.

Cette idéologie, aujourd’hui, c’est l’égalitarisme socialiste et son dernier rejeton : le socialisme racial. Habituellement dénommé “antiracisme”, il vise à la création utopique d’une “humanité nouvelle” au sein de laquelle les peuples d’Europe, les peuples blancs, auront été détruits. Que les cadres de ce socialisme soient eux-mêmes généralement d’ascendance blanche est sans intérêt : les Khmers Rouges ont détruit près de deux millions de Khmers qu’ils avaient identifiés comme des éléments irrécupérables.

La dimension raciale et normative de cette ultime phase du socialisme comme “projet historique” le condamne à la radicalisation à mesure que croît le nombre d’extra-européens qu’il importe en Europe.

En analysant les six critères susmentionnés, on observe que le processus est plus ou moins avancé dans chaque domaine. Le fait que le gouvernement interdise désormais officiellement l’expression d’idées décrétées comme idéologiquement déviantes et qu’il ait créé un organe étatique spécial pour traquer l’opposition – la “DILCRA” – en donne le ton. Ce à quoi il faut ajouter le travail incessant de la police politique – DGSI – et des tribunaux.

Alors qu’il évoque mon cas, non sans m’avoir préalablement “fascisé” à outrance, Albertini écrit :

Ses outrances lui ont valu de nombreuses condamnations – notamment deux ans de prison en avril […] Une peine dont Le Lay n’a même pas effectué le premier jour : il a pris la tangente et se trouverait désormais au Japon, hors de portée de la justice française […] En octobre 2014, le consulat de France au Japon a refusé le renouvellement de son passeport. On est depuis sans nouvelles de l’ultraradical Breton. «Des mesures judiciaires contraignantes ont été prises et [il] est activement recherché», indique une source judiciaire.

“Mesures judiciaires contraignantes” : cet autre euphémisme qualifie la répression brutale d’une opinion non autorisée par l’état, et rien d’autre. Comme on le voit, le rôle des “journalistes” du système consiste désormais à déplorer le manque d’allant de la répression contre les opposants, surtout lorsqu’ils sont exilés.

Contradictions du système et radicalisation

Globalement, comme je l’ai dit, nous aurons une version modérée du soviétisme, celle des “Menchéviks”. C’est ce vers quoi avance le système à un rythme de plus en plus soutenu.

Je rappellerai d’ailleurs qu’à la fin de l’année 1991, alors que l’URSS était en voie d’implosion, l’Internationale Socialiste regroupant les partis socialistes européens exerçait de fortes pressions sur le politburo soviétique pour qu’il ne dissolve pas le régime. Des comptes rendus font état de discussions très tendues, notamment entre le socialiste français Roland Dumas et Mikhail Gorbatchev, sur la nécessité de transformer la Russie soviétique en un état socialiste afin d’éviter que la chute du communisme “ne détruise l’idée socialiste à l’Ouest”. Le but était alors de faire fusionner, à terme, l’URSS et l’UE.

Les socialistes ouest-européens ont tout fait pour sauver l’URSS : de cela, vous n’entendrez jamais parler dans la presse d’état dont la coloration idéologique est connue.

L’Union Européenne et son “politburo” qu’est la Commission Européenne constitue la tête de cette “union des républiques socialistes d’Europe” qui avance à marche forcée. Les 27 commissaires ne sont pas plus élus que les douze membre du Politburo soviétique. Le “parlement européen” est une chambre d’enregistrement au même titre que l’ancien Soviet Suprême de l’URSS.

En France, le vieux jacobinisme révolutionnaire républicain a fusionné avec le socialisme contemporain pour forger ce qui est désormais “la République”. Chaque jour le régime se glorifie et s’autojustifie, signe précisément de la crise sous-jacente de légitimité.

La répression s’accentue mais demeure limitée aux profils les plus visibles. Il n’y a pas encore d’opposition de masse, même si l’agitation grandit. D’où la fébrilité croissante du régime qui durcit considérablement les opérations de police politique contre un nombre limité d’opposants. Mais sa dynamique l’entraîne à étendre chaque jour le champ des cibles. C’est le dysfonctionnement du système et les défaillances de l’état qui vont accentuer le processus.

Il n’est pas nécessaire pour un système totalitaire de devoir aller jusqu’aux meurtres de masse. Les exemples yougoslave, polonais, est-allemand, hongrois démontrent qu’un travail de quadrillage, de renseignement, de harcèlement et de propagande peut suffire à piloter le système. Mais les crises intensifient les phases de persécution politique.

Jusqu’où ira le système socialiste occidental ? Difficile à dire. Probablement pas aussi loin que l’URSS, née dans la guerre civile et les expériences économiques radicales. Mais sa nature le contraint à une forme de radicalisation dont l’intensité reste à voir.

Si l’homme de la rue sait que le système est irréformable et condamné, nul ne sait quand il tombera. Comme en URSS, il laissera un champ de ruines derrière lui, tant économiquement que socialement et politiquement. Au surplus, loin d’avoir “aboli les conflits raciaux et ethniques”, il les aura exacerbé comme jamais. En fait, il les aura créé.

Pour avoir dit la vérité, nous – ceux que la presse d’état qualifie de “fascistes” comme c’était l’usage dans les démocraties populaires – aurons averti. Tout en sachant qu’il faut d’abord que le système tombe avant d’être justifiés par les faits.

Il faut parler aux gens, à ceux du quotidien. Il faut expliquer ce qu’ils ressentent d’instinct. C’est ce que nous faisons et c’est la résonance qui existe entre nous et des parts de plus en plus importantes des populations qui angoisse le système.

La chute du socialisme à l’Ouest est inéluctable mais pas sans coût, tant pour les opposants que pour le peuple de façon générale.