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Chroniques

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Violence islamique : Bergoglio prend les Chrétiens – et les autres – pour des imbéciles

L’occupant de la chaire de Saint Pierre, Jorge Bergoglio, est certainement celui des pontifes qui restera, pour la période moderne, comme le plus médiocre intellectuellement, le moins docte dogmatiquement mais aussi comme le plus dangereux politiquement et spirituellement.

Tout son discours transpire chez lui la démagogie féminine.

Ce que dit le “Pape”, ou du moins celui qui occupe actuellement le Saint-Siège, compte de par la place que la Papauté romaine occupe dans l’histoire de l’Occident. Fût-on agnostique ou athée, cette réalité spatiale et temporelle, mais aussi spirituelle, ne saurait être niée. Et donc ignorée.

Aussi quand François Ier, relativement aux attaques djihadistes, répond ce qui suit lors de son retour de Pologne (source), la stupidité du propos ne peut que sidérer le lecteur :

Je crois qu’il n’est pas juste d’identifier l’islam avec la violence, ce n’est pas juste et ce n’est pas vrai. J’ai eu un long dialogue avec le grand imam de l’université Al-Azhar et je sais ce qu’ils pensent. Ils cherchent la paix, la rencontre.

Nul n’est besoin d’être versé en jurisprudence islamique pour savoir que l’islam intègre parfaitement la violence dans sa conception historique de la “communauté des croyants”. Plus exactement, la violence est consubstantielle à la parole de dieu qu’est, pour les musulmans, le “coran”.

Citons, parmi d’autres, quelques versets de la sourate 8 du coran intitulée “Le butin” (sic) :

57. Donc, si tu les [les non-musulmans, NDLR] maîtrises à la guerre, inflige-leur un châtiment exemplaire de telle sorte que ceux qui sont derrière eux soient effarouchés. Afin qu’ils se souviennent.

59. Que les mécréants ne pensent pas qu’ils Nous [aux musulmans, NDLR] ont échappé. Non, ils ne pourront jamais Nous empêcher (de les rattraper à n’importe quel moment).

60. Et préparez [pour lutter] contre eux tout ce que vous pouvez comme force et comme cavalerie équipée, afin d’effrayer l’ennemi d’Allah et le vôtre, et d’autres encore que vous ne connaissez pas en dehors de ceux-ci mais qu’Allah connaît. Et tout ce que vous dépensez dans le sentier d’Allah vous sera remboursé pleinement et vous ne serez point lésés.

65. Ô Prophète, incite les croyants au combat. S’il se trouve parmi vous vingt endurants, ils vaincront deux cents; et s’il s’en trouve cent, ils vaincront mille mécréants, car ce sont vraiment des gens qui ne comprennent pas.

Le combat armé contre les non-musulmans n’est pas, pour l’islam, un sujet de débat mais un commandement divin proclamé par la parole directe d’allah. Il est ici nécessaire de rappeler qu’à la différence des évangiles du Nouveau Testament, le coran n’est pas une collecte humaine de témoignages, mais la somme fidèle – du point de vue des mahométans – des paroles qu’allah aurait “révélé” à mahomet.

La dialectique historique et eschatologique de l’islam se résume à l’affrontement entre le “Dar al-Islam” – la “Maison de la Soumission” où s’applique la loi islamique – et le “Dar al-Harb”, la “Maison de la Guerre”, où dominent les non-musulmans. Entre les deux, le “Dar al-Suhl”, la “Maison de la Trêve”, où les mahométans doivent transiger en attendant de remporter la victoire.

La notion de “paix” islamique est donc transitoire dès lors qu’il s’agit des rapports entre musulmans et non-musulmans. Elle doit être entendue comme “trêve”. Cette dimension transitoire conditionne la psychologie des mahométans qui s’inscrivent dans la conception islamique du monde, les faisant naturellement adopter une attitude d’hypocrisie permanente.

Pour résumer, la nature fondamentalement guerrière et expansionniste de l’islam ne saurait être contestée. Non plus que la posture mensongère du “pacifisme” de façade des mahométans en terre non-islamique. Aussi, quand Bergoglio tient des propos aussi extravagants à l’adresse des Chrétiens comme des Occidentaux en général, il ment et il sait qu’il ment.

Dans le christianisme

La différence fondamentale avec le Christ se situe dans la vie même de ce dernier qui, de par sa nature divine, est inaccessible au péché. La violence utilisée par le Christ est essentiellement symbolique, comme lorsqu’il chasse les marchands du Temple à coups de fouet. Le Christ ne tue pas et limite le plus souvent sa juste colère à des sermons retentissants.

Mais, dans sa sagesse pratique, l’enseignement chrétien distingue le Christ des hommes, victimes du péché originel. Pour le christianisme, il ne s’agit donc pas d’écarter la violence comme instrument de gouvernance, mais de la resituer dans son contexte terrestre et humain. L’usage de la force est donc une contrainte, rendue parfois inévitable par l’action du malin contre le Bien. Ce principe moral de bon sens est d’ailleurs admis universellement : il ne viendrait à l’idée de personne de ne pas combattre le crime.

La guerre ne peut à aucun moment être le véhicule de la conversion au christianisme puisqu’il ne peut y avoir de conversion réelle qui soit contrainte. La foi chrétienne ne peut pas se décréter. La guerre est cependant permise, à la condition d’être défensive et de dernier recours. L’Église se contente donc d’acter d’une réalité humaine empreinte d’imperfection, tout en cherchant à en limiter les effets négatifs. C’est ce qui explique d’ailleurs le rôle historique de la Papauté dans la résolution de conflits au sein du monde chrétien.

Quand les Chrétiens ou leurs états sont attaqués, la légitime défense est naturellement permise. Et il appartient au Pape, s’il le désire, de “rétribuer spirituellement” – ou non – des Chrétiens qui résisteraient les armes à la main à une agression.

Ces exemples sont rares, mais édifiants. Ainsi, lors de son discours à l’occasion du Concile de Clermont en 1095, le Pape Urbain II appelle à les Chrétiens de France à la Croisade contre les musulmans qui ravagent alors les terres chrétiennes d’Orient :

Ô fils de Dieu ! Après avoir promis à Dieu de maintenir la paix dans votre pays et d’aider fidèlement l’Église à conserver ses droits, et en tenant cette promesse plus vigoureusement que d’ordinaire, vous qui venez de profiter de la correction que Dieu vous envoie, vous allez pouvoir recevoir votre récompense en appliquant votre vaillance à une autre tâche. C’est une affaire qui concerne Dieu et qui vous regarde vous-mêmes, et qui s’est révélée tout récemment. Il importe que, sans tarder, vous vous portiez au secours de vos frères qui habitent les pays d’Orient et qui déjà bien souvent ont réclamé votre aide.

En effet, comme la plupart d’entre vous le savent déjà, un peuple venu de Perse, les Turcs, a envahi leur pays. Ils se sont avancés jusqu’à la mer Méditerranée et plus précisément jusqu’à ce qu’on appelle le Bras Saint-Georges. Dans le pays de Romanie, ils s’étendent continuellement au détriment des terres des chrétiens, après avoir vaincu ceux-ci à sept reprises en leur faisant la guerre. Beaucoup sont tombés sous leurs coups ; beaucoup ont été réduits en esclavage. Ces Turcs détruisent les églises ; ils saccagent le royaume de Dieu.

Si vous demeuriez encore quelque temps sans rien faire, les fidèles de Dieu seraient encore plus largement victimes de cette invasion. Aussi je vous exhorte et je vous supplie – et ce n’est pas moi qui vous y exhorte, c’est le Seigneur lui-même – vous, les hérauts du Christ, à persuader à tous, à quelque classe de la société qu’ils appartiennent, chevaliers ou piétons, riches ou pauvres, par vos fréquentes prédications, de se rendre à temps au secours des chrétiens et de repousser ce peuple néfaste loin de nos territoires. Je le dis à ceux qui sont ici, je le mande à ceux qui sont absents : le Christ l’ordonne.

À tous ceux qui y partiront et qui mourront en route, que ce soit sur terre ou sur mer, ou qui perdront la vie en combattant les païens, la rémission de leurs péchés sera accordée. Et je l’accorde à ceux qui participeront à ce voyage, en vertu de l’autorité que je tiens de Dieu.

Quelle honte, si un peuple aussi méprisé, aussi dégradé, esclave des démons, l’emportait sur la nation qui s’adonne au culte de Dieu et qui s’honore du nom de chrétienne ! Quels reproches le Seigneur Lui-même vous adresserait si vous ne trouviez pas d’hommes qui soient dignes, comme vous, du nom de chrétiens !

Qu’ils aillent donc au combat contre les Infidèles – un combat qui vaut d’être engagé et qui mérite de s’achever en victoire –, ceux-là qui jusqu’ici s’adonnaient à des guerres privées et abusives, au grand dam des fidèles ! Qu’ils soient désormais des chevaliers du Christ, ceux-là qui n’étaient que des brigands ! Qu’ils luttent maintenant, à bon droit, contre les barbares, ceux-là qui se battaient contre leurs frères et leurs parents ! Ce sont les récompenses éternelles qu’ils vont gagner, ceux qui se faisaient mercenaires pour quelques misérables sous. Ils travailleront pour un double honneur, ceux-là qui se fatiguaient au détriment de leur corps et de leur âme. Ils étaient ici tristes et pauvres ; ils seront là-bas joyeux et riches. Ici, ils étaient les ennemis du Seigneur ; là-bas, ils seront ses amis !

Il n’est pas ici question d’utiliser la guerre pour convertir, mais de défendre des populations chrétiennes en voie d’extermination. Au surplus, comme l’ennemi est motivé religieusement et vise à explicitement détruire ces Chrétiens en raison de leur foi, le Pape souligne que cet assaut est donc d’essence spirituelle, en l’occurrence démoniaque.

Car, c’est l’évidence pour un Chrétien, seul Satan et ceux qu’il inspire veulent détruire la foi chrétienne, surtout en usant de moyens génocidaires. C’est ce à quoi nous assistons aujourd’hui en Orient où les Chrétiens autochtones sont éradiqués, comme il y a mille ans, par les sectateurs de mahomet. Qu’ils se défendent face à une agression caractérisée est parfaitement logique et légitime.

Si la violence armée est consubstantielle au texte coranique comme aux moyens offerts à l’islam pour dominer le monde, elle est contingente dans le christianisme où elle simplement articulée, de façon très codifiée, dans son enseignement moral.

Une nouvelle fois, le christianisme distingue nettement le spirituel et le temporel, subordonnant le second au premier.

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Réponse à un jeune militaire

Suite à ma dernière vidéo relative au nouveau modèle de l’armée de terre française (voir ici), un jeune militaire me répond :

Votre vision de la réforme de l’armée de terre est parcellaire car vous ne la maitrisez pas, ni n’en tenez les vrais enjeux, tandis qu’en la reliant à votre vision de la situation en France, vous la détournez pour partie de ses objectifs. Par ailleurs, affirmer qu’une partie des officiers ne connait pas cette guerre que vous comparez à la situation insurrectionnelle en Algérie en 1961 parce qu’ils seraient issus de la génération de la guerre froide, est une erreur. Les militaires connaissent parfaitement ces situations que vous qualifiez de guerilla, puisqu’ils les ont pratiquées en Bosnie, au Kosovo, en en Cote d’Ivoire ou encore plus récemment en Centrafrique pour ne citer que les plus connues. Le reste de votre analyse sur nos politiques et les modes d’actions à venir des terroristes me paraissent pertinents.

Il est certain que je n’ai pas de culture militaire. Et mon sentiment est qu’à notre époque, cela ne constitue pas un désavantage. Quoiqu’il en soit, voici ma réponse :

Qu’il s’agisse de moderniser l’armée de terre, la formation, d’intégrer les nouveaux matériels, n’attire pas particulièrement mon attention, en effet. Les intentions affichées me paraissent moins intéressantes que l’irrésistible aimantation de l’armée française par la crise domestique. L’armée française s’adapte plus qu’elle n’anticipe. Seule une armée politique et révolutionnaire parvient à voir plus loin. Ce dont sont généralement incapables les armées de système dits “démocratiques représentatifs” pour lesquels elles ne sont qu’un instrument. Ce qui paraît périphérique ou anecdotique peut être en réalité ce qui importe le plus à terme.

Quant aux insurrections évoquées, je ne pense pas que l’on puisse comparer la traque à quelques bandes africaines avec les implications de la libanisation d’une société occidentale avancée. Ou à la construction d’écoles avec l’argent de l’ONU pour empêcher des albanais de jeter des pierres à leurs voisins serbes, passe-temps séculaire des intéressés. C’est un phénomène politique d’une bien plus grande complexité pour la gestion duquel on ne forme pas, par définition, une armée d’un système dont procède la crise.

Je ne crois pas du tout que les officiers dans leur ensemble le comprennent car pour le comprendre il faudrait qu’ils s’émancipent de l’idéologie officielle et de ses interdits. Il faudrait qu’ils pensent en termes culturels. Et si d’aventure une poignée d’entre eux le comprenaient et l’articulaient en théorie, s’ils pensaient en dehors de la boîte mentale imposée, ils seraient marginalisés parce qu’ils ne seraient plus les outils d’une solution mais une partie du problème. Si l’armée française était effectivement dirigée par des gens lucides, elle n’aurait pas 30% d’allogènes dans son recrutement. Et elle s’intéresserait moins à ses hélicoptères qu’aux statistiques des maternités.

La nature humaine est telle qu’elle mène toujours la guerre d’hier. Donc, en résumé, l’armée va encore patrouiller un moment au coin des musées ou s’entraîner sur des chars lourds pendant que Momo égorge des vieilles dames en criant “Allahou Akbar” sur des vidéos tandis que le nombre de mosquées augmente au rythme de 300 ou 400 par an. Mosquées soigneusement gardées par cette même armée.

J’ai donc une connaissance parcellaire des détails techniques du modèle précité, mais j’ai au moins le mérite de voir l’éléphant au milieu du salon dont semblent ignorer jusqu’à l’existence les galonnés de l’état-major français.

Peu importe en effet les questions de technique car, in fine, c’est le politique qui importe. Et le raffinement théorique des militaires, outre qu’ils fassent généralement la part belle aux innovations technologiques – syndrome tuning oblige -, ne se soucie jamais du politique. L’armée française est généralement happée contre son gré dans des conflits générés par l’inconséquence de l’élite politico-administrative qui dirige l’Hexagone.

Tandis que l’état-major se penche sur ses futurs systèmes de missiles et autres jeeps truffées de gadgets, le politique déploie progressivement, comme par accident, 10 000 puis 20 000 militaires sur le territoire hexagonal. Qui demain doubleront encore, imposant à ce même état-major une guerre qu’il n’aura pas pensé ni voulu.

Car tout est politique.

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Vers la révolution : Pourquoi les nationalistes et identitaires doivent rejoindre la “garde nationale”

Dire que le gouvernement central est dépassé par les événements – économiques, sociaux, politiques, militaires ou culturels – que traverse l’Hexagone est un euphémisme. Les attentats djihadistes de Nice ont mis en lumière la grande fragilité du pays et la relative inertie “philosophique” de ses forces sécuritaires du fait même de l’impéritie de la caste politique.

Cycle révolutionnaire

L’énarchie au pouvoir a été conçue pour administrer un pays pacifié et non pas une poudrière ethnique et religieuse sur fond de dépression et de montée des désordres géopolitiques. Il est peu étonnant que l’actuel appareil politico-administratif français, géré selon un morne carriérisme pyramidal, soit incapable d’imaginer des solutions radicales qui sont autant de synonymes de sa propre obsolescence.

Comme j’avais eu l’occasion de le dire dans un article intitulé “Profanation de Verdun : Du réveil de la mémoire tribale gauloise à la guerre civile” en date du 16 mai 2016 (lire ici) :

La monarchie française a été abolie à l’été 1792, ce qui nous mène, selon le cycle de 224 ans, à l’été 2016. Il y a des raisons de penser que la structure politique française ne soit altérée, d’une façon ou d’une autre, à partir de juillet.

Et dans un autre intitulé “L’histoire évolue en cycle” (lire ici) en date du 17 mai 2016 :

Pour en revenir au premier cycle du changement politique français dont la nature “identitaire” a été portée à son insu par Nadine Morano le 30 septembre 2015, il doit se conclure le 2 août 2016. Un second cycle de 309,6 jours commencera après celui-ci, toujours sur le mode “identitaire”.

Pour comprendre de quoi je parle lorsque j’évoque les “cycles”, j’invite les lecteurs à simplement lire les deux articles précités.

La désagrégation du système politique s’accélère

De fait, l’altération du système politique français s’accélère en ce mois de juillet avec l’annonce de la mobilisation des réserves des forces de sécurité sur demande de François Hollande qui l’a par ailleurs qualifié – de façon surprenante – de “garde nationale” comme le rapporte Le Figaro (source) :

François Hollande a lancé aujourd’hui “un appel aux Français qui le souhaitent” à rejoindre les rangs des différentes réserves des forces de sécurité, soulignant qu’avec tous ces réservistes “une Garde nationale se constitue” en France. “Quand on ajoute toutes ces réserves, 1er et 2e niveaux, qu’on fait appel aux réserves de nos armées, on peut dire qu’en France se constitue avec vous une Garde nationale, a déclaré le président de la République en visitant le Centre national d’entraînement des forces de gendarmerie de Saint-Astier (Dordogne).

J’insiste une nouvelle fois sur la notion de cycle, ici celui du changement politique de 224 années mise en lumière par l’Américain Martin Armstrong.

Que nous dit ce cycle ? Que nous sommes 224 ans après 1792, année où a été fondée la Première république française suite à la destitution de Louis XVI. Un changement majeur doit donc advenir cette année puisqu’il s’agit du “pic” – de l’apogée si l’on veut – de l’ère républicaine.

Le 14 juillet et la garde nationale

Les attentats de Nice se sont déroulés le 14 juillet 2016, jour de la fête nationale de la France républicaine. Il faut préciser ici que cette fête n’est pas la commémoration de la prise de la Bastille, qui eut lieu le 14 juillet 1789, mais de celle de la “fête de la Fédération” (voir ici) qui s’était déroulée le 14 juillet 1790.

Il faut ici comprendre le mot “fédération” à l’aune des idées de Jean-Jacques Rousseau développées dans son ouvrage “Du contrat social” publié en 1762. Rousseau oppose au droit divin, conçu alors comme fondement de la légitimité politique, la souveraineté populaire. La “nation” n’est plus limité à un corps politique issu d’un héritage “vertical” divin mais un choix dynamique reposant sur la libre volonté d’association de chaque individu. Ce que l’on nommera alors le “citoyen”, libre et égal en droits. Du moins en théorie.

Le 14 juillet 1790, convergent vers Paris les “citoyens” de la garde nationale issue du nouvel ordre politique qui leur permet d’être désormais pleinement acteurs d’un des domaines jusque là réservé à l’aristocratie et au roi : la sécurité publique. Ce sont en effet les gardes nationaux, se désignant par le nom de “fédérés”, qui vont prêter serment de fidélité à la nation nouvellement constituée.

La garde nationale a alors un an exactement puisqu’elle a été fondée à Paris le 14 juillet 1789 sur ordre de la municipalité. Il faut relever un point essentiel : la garde nationale, composée de volontaires issus de ce qui était jusqu’à la nuit du 4 août 1789 le “tiers-état”, avait été fondée à l’origine pour assurer l’ordre face à la montée des troubles révolutionnaires.

Pour résumer, le 14 juillet 1789 voit la naissance de la première garde nationale qui permet au peuple de jouer un rôle accru dans le processus révolutionnaire et qui se manifeste par l’état d’esprit de mobilisation patriotique du 14 juillet 1790. Deux ans plus tard, à l’été 1792, la garde nationale a une fonction déterminante dans l’abolition de la monarchie.

Le 14 juillet 2016 engendre la reformation de la garde nationale

Que les 14 juillet de 1789 et de 1790 soient étroitement liés à la garde nationale, d’extraction populaire et d’aspiration révolutionnaire, devrait attirer notre attention. Car 224 ans plus tard, en pleine conclusion du cycle du changement politique, le 14 juillet 2016 aboutit à la reformation d’une garde nationale.

La garde nationale, en juillet 1789, avait été mise en place pour protéger l’ordre établi et non pas pour le renverser. Mais sa sociologie même contredisait radicalement ce dessein originel : les volontaires, issus du peuple, étaient tous partisans de changements politiques. La garde nationale devient rapidement l’outil indispensable du gouvernement révolutionnaire pour s’assurer du contrôle du pays. Que ce soit dans la phase libérale de la révolution (1789 – 1792) ou dans sa phase socialiste (1792 – 1795).

Trois ans seulement après sa fondation, la garde nationale soutenait l’abolition de la monarchie et l’avènement de la Première république.

En d’autres termes, une idée de départ, consentie dans l’urgence par un pouvoir en voie d’effondrement, peut s’avérer porter en elle les germes de la chute finale de ce même pouvoir.

Il est très probable que François Hollande ne sache pas exactement ce qu’il fait. Obnubilé par la peur de perdre le peu de crédibilité qui lui reste, ce dernier tente de suivre la dynamique générale qui s’installe au sein de la population en faveur d’une “privatisation” de l’ordre public. C’est à dire de l’émergence de forces sécuritaires issues de la société civile qui vont se constituer de facto en contre-pouvoir, voire en foyer de contestation révolutionnaire.

Quelle est la nature de la révolution ?

La nature de cette nouvelle révolution en germe est populaire et identitaire. Elle s’oppose au “cosmopolitisme” de l’aristocratie de notre temps qui est une oligarchie xénophile car structurellement transnationale. Rien de nouveau : Marie-Antoinette était fustigée sous le nom “d’Autrichienne”, en écho aux cours d’Europe qui, dans l’esprit des masses nationalistes et révolutionnaires, “complotaient” pour conserver le pouvoir en se jouant de leurs peuples respectifs.

La garde nationale en voie de constitution, certes encore embryonnaire, va voir se concentrer en son sein un nombre important de vétérans de l’armée, des forces de police ou de volontaires partisans de l’ordre. La nature bénévole de l’entreprise associée à son caractère “semi-civil” va aboutir à la constitution d’une force consciente de la menace étrangère, i.e. l’immigration afro-musulmane et le radicalisme musulmane, et de l’incompétence d’une élite fossilisée.

C’est ce dont j’avais parlé le 15 octobre 2015 et repris dans mon article du 16 mai :

J’ai désigné le début de ce cycle à la date du 30 septembre 2015 quand Nadine Morano, citant Charles De Gaulle, affirmait que la France était un “pays de race blanche, de religion chrétienne et de culture gréco-latine”. Cette phrase avait déclenché une puissante polémique et, en réalité, le début du cycle du changement politique induisant l’intensification de la guerre ethnique et religieuse entamée avec les attentats de Charlie Hebdo.

Voici une copie de mon propos sur Facebook, en date du 15 octobre :

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Le 30 septembre 2015 était une date cruciale dans le système cyclique global et c’est ce même jour que la Russie est intervenue en Syrie, signalant que ce pays serait le foyer d’une crise mondiale.

En France, c’est la polémique autour de ce qui définit la France racialement, culturellement et religieusement qui avait éclaté quand Nadine Morano reprit la phrase du général De Gaulle sur la France “pays de race, de culture gréco-latine et de religion chrétienne”.

Il est clair que le cycle politique français, axé autour de la question identitaire, se couple avec l’intensification de l’aspiration révolutionnaire du peuple. La constitution de la garde nationale s’inscrit dans cette dynamique dont la finalité sera probablement la chute du régime actuel au profit d’un système populiste et nationaliste.

Les afro-musulmans et les élites délégitimées vont rapidement devenir la cible de la révolution.

En conclusion

Les nationalistes, identitaires, patriotes – surtout s’ils sont déjà vétérans de l’armée – doivent donc s’investir massivement dans cette garde nationale. Cet outil va participer de la transition générale du pouvoir du gouvernement central vers la base populaire.

Ils auront, outre l’aspect politique précité, accès à du renseignement, du matériel et de l’expérience pour affronter les crises relatives à la menace islamique à la reprise du pouvoir des mains de l’oligarchie.

En parallèle, nous devrions aussi voir le peuple s’armer progressivement et s’organiser pour assurer sa défense, dépossédant le gouvernement d’une prérogative régalienne sans laquelle il n’a devient politiquement insignifiant.

Ne soyons pas surpris si des appels de plus en plus massifs se font entendre pour que la population s’arme, prélude à la révolution dont j’ai parlé.

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Face à la barbarie allogène et aux politiciens collabos, la colère libératrice prend enfin le pas sur le pacifisme

Nous y sommes. Après plus d’un an et demi de propagande massive de la part du gouvernement et de la presse d’état, la population commence à passer du pacifisme et de l’apathie collective à la colère et l’appel à la révolte.

Le Monde (source) :

« Et lui papa, il ne faut pas lui donner de fleurs ? » Face aux cailloux, mégots et mouchoirs sales amoncelés sur la chaussée de la promenade des Anglais [sur l’emplacement où le terroriste a été abattu, NDLR] , une petite fille ne comprend pas. « C’est compliqué… », répond son père embarrassé.

Sur les 1 700 mètres qu’a dévalés le camion, jeudi 14 juillet, les traces de sang sont recouvertes d’hommages. Depuis sa réouverture samedi à la mi-journée, la populaire promenade niçoise s’est transformée en mausolée, accueillant fleurs, bougies et jouets d’enfants.

Mais à cet endroit, dimanche soir, on applaudit les crachats et on hurle des insultes. Défouloir général. « C’est là où ils ont buté le type », explique un homme à sa femme. Le bûcher s’embrase. Un adolescent vient d’y mettre le feu.

Quatre CRS regardent la scène expiatoire, les bras croisés. « Merci la police », lance une femme entre deux « assassins » criés par une vingtaine de personnes rassemblées en arc de cercle.

« Ça fait du bien de voir ça », dit en souriant une jeune femme en passant rapidement, juste le temps d’ajouter son chewing-gum et d’acquiescer au discours de son voisin pour qui « l’amour, tout ça, c’est bien, mais ce que tout le monde pense vraiment repose là ».

Ce qui en vidéo donne ceci :

Les efforts massifs du gouvernement et des partis du système pour défendre l’ennemi s’essoufflent à vitesse accélérée. Malgré l’intensification des campagnes de culpabilisation des populations blanches et chrétiennes, le système ne parvient plus à contenir la colère populaire et la volonté des populations d’en finir avec l’ennemi comme avec ceux qui le protègent.

La population connait l’identité des responsables de la situation dramatique dans laquelle se trouve plongée l’Europe. Quand l’immonde François Hollande s’est rendu à Nice, après l’attentat du 14 juillet qui a fait 84 morts et de 200 blessés, dont de nombreux enfants, la population était enivrée de rage et de haine pour celui qui incarne le système politique présidant au naufrage de notre civilisation.

La narration imposée par les grands médias au sujet de la nature inoffensive de l’immigration afro-musulmane ne peut qu’accroître encore davantage la haine des populations pour la caste politique et médiatique. Nous approchons du point d’inflexion au delà duquel tout appel au pacifisme et à la solidarité avec l’envahisseur musulman équivaudra, pour celui qui le tient, à un suicide tant le peuple l’identifiera à une collaboration active avec l’ennemi.

Il est évident que le gouvernement français, allié aux états terroristes musulmans – Qatar, Arabie Saoudite, Frères Musulmans – ne peut de toute évidence pas combattre l’ennemi. Pas plus Sarközy qui a appuyé les islamistes en Libye que Hollande qui a fait de même en Syrie. Car derrière, il y a l’oligarchie qui est intrinsèquement liée aux états terroristes islamiques.

Les populations refusent de voir leurs enfants se faire égorger tandis que Manuel Valls explique benoîtement que les contrats d’armement à plusieurs milliards de dollars avec les musulmans sont prioritaires. Et qu’en conséquence, “il faut apprendre à vivre avec le terrorisme”.

Dans son discours du 14 juillet, Hollande dénonçait comme menace existentielle “le populisme”, c’est-à-dire le peuple dès lors qu’il ne soumet plus aux politiques suicidaires qui sont mises en œuvre par les traîtres au pouvoir. Le soir même, les amis musulmans du président français se livraient à une nouvelle attaque de masse contre l’Europe.

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Toucher aux enfants d’une population, aussi apathique soit-elle, constitue une ligne rouge universelle qui suscite par contrecoup une soif de revanche aussi légitime que nécessaire.

L’histoire et le tragique sont de retour et ce, jusqu’au coin de la rue. Aucun gouvernement, aucune police ne peut contenir un puissant mouvement de justice appelant à une révolution existentielle.

La haine envers la caste politique explose de manière exponentielle à mesure que sa lâcheté, son incompétence et ses trahisons éclatent au grand jour. Et la rage qui se répand à Nice à l’endroit où a été liquidé le chien Mohamed Lahouaiej-Bouhlel constitue le symptôme le plus révélateur de ce que le mouvement de libération se renforce.

Nous avons déjà virtuellement gagné la plus importante des batailles : la bataille psychologique.

Continuons. La victoire est à nous.

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Quelle alternative face à la droite réactionnaire négrophile ?

Que ferait l’extrême-droite hexagonale sans ses nègres ? C’est la question – la seule finalement – qui mérite d’être posée.

Probablement rien. Rien de plus que la gauche. La droite réactionnaire – fondamentalement antiraciste – réduit les limites de ses protestations à des questions de bienséance. “Pourquoi le nègre ne nous est-il pas reconnaissant ?” est l’horizon indépassable de cette vieille bourgeoisie éconduite.

La droite la plus extrémiste de France résume sa réflexion à un cours de maintien digne de rombières catholiques offusquées.

Derrière ce spectacle, la face hideuse de la nostalgie coloniale dans ce qu’elle a de plus insoutenable. N’est-il pas révélateur que ce soit des individus réchappés des colonies hexagonales qui protestent contre le manque de fidélité et de reconnaissance de la populace maghrébo-négroïde ? Les mêmes qui soudain s’extasient sur eux s’ils s’avèrent utiles ?

Il n’est question que d’un amour frustré pour le “nègre ingrat”.

Le mètre étalon du politique pour cette droite de fiction n’est pas la culture ou la substance, mais la hiérarchie bourgeoise. Il s’agit d’une foule obsédée par une estime de soi dévaluée. Questionnement simplement déplacé au plan politique.

La droite réactionnaire hexagonale est en manque d’amour et ne comprend pas que le nègre – qu’elle méprise mais dont elle ne peut se passer – n’admette pas la hiérarchie que la petite-bourgeoisie entend lui assigner.

Pour les réalistes qui sont épargnés par cette névrose collective, la question ne se pose pas, ayant compris qu’il est dans l’ordre des choses que la foule des inaptes soit jalouse, haineuse, inaccessible au respect entre égaux puisque ses membres se savent inférieurs.

Qu’est-ce qui distingue alors le “bon nègre” du “mauvais” aux yeux de la droite négrophile ? Sa soumission – ou non – et son adhésion au paternalisme républicain. Le “bon vieux temps” où Mamadou disait “Oui Buana” à l’adjudant-chef Dubois.

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L’équipe de France vue par la droite réactionnaire

La France – et l’Europe – peut bien être engrossée par le tiers-monde afro-musulman au rythme de 8 enfants par femmes, ce n’est pas la problématique de la droite réactionnaire. Fossilisée, elle est bien plus préoccupée par des questions de préséance sorties de son musée mental.

Ceci explique que l’alpha et l’omega de la pensée réactionnaire se résume à un formalisme débilitant. Ce formalisme maniaque fixant ses obsessions autour de symboles comme le drapeau tricolore. Ce qui sert plus largement de socle à ce que l’on nomme la “nation française” contemporaine.

La maladie négrophile est la passion de l’Hexagone républicain : le nouvel horizon français, succédant à la “ligne bleue des Vosges”. Une vertigineuse chute qui n’a comme précédent que le péché originel.

L’avenir français se dessine, limpide, dans les cieux :

Personnellement, je n’aime que les nègres qui haïssent les Blancs. L’ordre des choses est alors respecté et la fiction religieuse de la parousie post-raciale s’évapore.

Au visage des intégrationnistes à la Lilian Thuram je préfère un Kémi Séba du New Black Panther Party, parti ultra-raciste et suprémaciste noir.

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Pour les Blancs conscients de leurs qualités et soucieux de leur avenir, l’abandon de ses formes fossilisées dites “nationales” est aussi évident qu’urgent. Cherchons de nouveaux horizons ne s’embarrassant pas d’un passé pseudo-national qui, à ce stade, n’est plus qu’un boulet incapacitant qui entraîne celui qui le porte dans les eaux boueuses de l’Afrique.

En bref, il y a ceux qui fantasment leur être collectif dans l’équipe de post-France et ceux qui le transfixent ailleurs.

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Maurice G. Dantec : Suite et pas fin

“Je ne suis pas un écrivain de café pour fleuriste. Je ne fais pas de storyboard dont je remplis les cases à l’avance. C’est le roman qui dicte ses conditions. Je suis un vecteur, un médiateur, j’suis un translateur. C’est tout ce que je suis. Je suis là pour donner une voix à des gens – je dis bien à des personnes – qui demandent à exister. Qui demandent à avoir la parole, car avoir la parole aujourd’hui, c’est devenu un luxe. Il faut donc des gens qui portent la voix, et ben… c’est mon job.”

Maurice G. Dantec a pris l’autre chemin.

Dantec avait franchi le dernier pont le reliant au “Vieux Continent” à 39 ans, afin de rejoindre l’Amérique du Nord. Une rupture tout à la fois contrainte, consentie et vécue comme une renaissance ou une mutation. Il fallait traverser l’Atlantique, comme le baptisé doit s’immerger dans l’eau pour revenir à la vie. Partir à presque quarante ans, avec sa femme et son enfant, n’est pas, pour un survivant du prolétariat post-communiste francilien, un voyage d’agrément. C’est déjà mourir. La fraîcheur qui nimbe la terre natale ne trouve pas de seconde vie sur une terre étrangère qui reste, pour toujours, désenchantée. Il manque les souvenirs qui posent leur empreinte sur l’âme et le cœur.

Maurice était un auteur “destroy”, bricolant, tentant des spéculations, parfois dans la confusion. Son catholicisme amusait parce que ce converti, venu des ruines de la banlieue rouge, pouvait se laisser aller au hasard du bavardage. Mishima disait qu’à un certain point, les mots rongent et que l’action leur est préférable. Mais dire de sa conversion qu’elle était un artifice identitaire serait erroné.

Il y a la conversion de ce rescapé de la banlieue rouge qui coïncide avec son départ vers l’Amérique. Il y a l’exil et l’exil intérieur. Désapprendre et apprendre, quitte à errer.

Partir, pour Dantec, c’était abandonner l’Europe et la France où il avait grandi. En 2004, exilé depuis six ans au Canada français, il écrit, probablement par désespoir, au Bloc Identitaire :

“Votre combat, sans doute bien difficile, pour empêcher la dissociation de la France, l’Islamisation de l’Europe, la dissolution de l’Occident (le vrai), me touche profondément, car veuillez m’excuser de ce pessimisme spenglerien, j’ai franchement l’impression que ce qui fut mon pays (et l’est encore à bien des égards) est FOUTU.”

Dantec, c’est essentiel à comprendre, estime dès cette époque et, par évidence bien avant, que “ce qui fut son pays” est “foutu”. Ce regard pessimiste sur un pays qu’il a quitté explique bien des choses.

Dantec n’est pas un politique ni un doctrinaire. Les attaques dont il a été l’objet, généralement pour son soutien aux USA de George W. Bush ou d’Israël, occultaient une différence essentielle entre lui et ceux qui le dénonçaient, depuis la France : la conscience du rôle déterminant de la culture dans l’histoire en lieu et place d’un structuralisme victimaire partagé par la gauche et la droite hexagonales. Structuralisme qui s’était cristallisé à l’époque dans une haine irrationnelle, pulsionnelle, névrotique de l’Amérique, d’un bloc.

Sa défense de l’Amérique, à cette époque, fut confondue avec un néo-conervatisme qui, quelques années plus tard, s’allierait avec l’islam radical sous la présidence Obama. Ce métis incarnant alors “l’anti-Bush”, ange du pacifisme et de l’apaisement aux yeux de la  gauche occidentale et européenne. Ceci au point d’être présenté comme le Messie de la parousie post-raciale.

Mais le réflexe de l’exilé Dantec, projeté sur le deuxième continent du monde blanc, consistait à défendre un élan vital et guerrier plus qu’une politique de détails. Quitte à l’exagération/provocation. Les arguties chevénementistes de la France radicale-socialiste progressivement engrossée par le tiers-monde afro-musulman n’étaient pas de nature à empêcher Dantec de partir ni de mégoter sur les errements de l’Amérique de Bush.

Pourtant, loin des caricatures, Dantec était conscient de ce que la Guerre du Kosovo marque un tournant, précisément parce que les USA soutinrent activement l’émergence d’un “état” musulman – en réalité une mafia extra-territorialisée – face à la Serbie orthodoxe.

“Maintenant que ce peuple [le peuple serbe, NDLR] s’est libéré des griffes du communisme, le voilà pris dans les rets de la « politique » onuzie, c’est à dire cette époque nouvelle qui a décidé d’exterminer les souverainetés historiques au profit d’un morcelage ethnique pacifié, démocratique, poursuivant paradoxalement la politique des génocidaires communistes, avec d’autres moyens, mais des visées assez semblables : extraire les peuples de leurs matrices historiques, les reconfigurer selon des quotas raciaux et linguistiques, les soumettre aux lois de la « communauté internationale », leur allouer la liberté d’obéir ou d’être punis. 1984 va très vite ressembler à un épisode de la Petite Maison dans la Prairie.”

Faire croire que Maurice G. Dantec était un apôtre de la diplomatie américaine indépendamment des circonstances est simplement mensonger.

“Alors qu’ils sont engagés, à l’échelle du globe, dans une guerre tous azimuts contre l’islamisme radical et, osons le dire, contre la poussée générale de la dé-civilisation islamique, les USA soutiennent les Européens et l’ONU dans cette sinistre première qui voit un pays séparé de son cœur historique par un décret « démocratique » de fonctionnaires non élus.”

Car Dantec échappait le plus souvent à une vision caricaturale du monde, quoiqu’en disent les amis de la plèbe afro-arabe.

“L’affaire du Kosovo se serait réglée par un compromis, une large autonomie de la province, les Serbes n’auraient pas été soumis au joug des terroristes albanais et des bureaucrates de Bruxelles, l’Europe aurait sans doute fini par comprendre qu’il était temps de devenir une grande puissance alliée des deux premières, avec toutes les nations qui la composent, toutes les nations, et dans toute leur intégrité.

Au lieu de cela, nous voyons de nouveau l’Occident se diviser lui-même, se désagréger de l’intérieur, alors que les puissances islamiques s’y introduisent, par l’immigration, la démographie, le terrorisme et l’influence économico-politique.”

Pas exactement le crédo humanitaire de Bernard Kouchner ou de Bernard Henri Lévy.

Les médias français, qui l’avaient exécuté symboliquement et irrémédiablement, n’ont à ce jour pas saisi ce divorce d’avec la France – voire ce meurtre – en évoquant la disparition d’un “grand écrivain français”. Français, Maurice Dantec ne l’était plus.

D’abord parce qu’il avait acté de la liquidation de son pays, le cœur lourd, dont à ses yeux il ne restait plus que la langue, seul élément qu’il voulait et pouvait conserver. Il se définissait comme “écrivain nord-américain de langue française”, jugeant que la matrice nationale qui avait généré la culture dont cette langue était le véhicule, n’était plus.

“Cette soi-disant civilisation française n’existe plus, elle n’a plus aucun référent, n’a plus aucun passé. On l’a détruit, on l’a érasé, donc elle a plus aucun futur. Même pas proche.”

Qu’il ait tort ou raison n’enlève rien à sa sincérité. Elle est au moins aussi admissible que les partisans de la grande union “patriotique” – ou “républicaine” pour les progressistes – avec les illettrés du Val Fourré.

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Dantec est donc un colon de la dernière heure, un pionnier de la queue de comète de la conquête de l’Amérique. Un immigrant européen du XXIème siècle. S’échappant d’un cimetière, il recherchait l’énergie encore créatrice dont l’Amérique du Nord, à ses yeux, regorgeait encore suffisamment pour porter un Occident rejeté par une Europe xénophile, athée et déjà prête pour l’islam comme jadis l’Afrique du Nord.

Dantec est un Grec rejoignant Rome, s’avançant vers l’Ouest, parce que le glaive y est encore brandi.

Depuis Montréal, Maurice Dantec a scruté l’horizon à l’Ouest tout comme la voûte céleste. Mais toujours, il fallait revenir vers l’Est, le foyer matriciel, la mère. Regarder, guetter, espérer. Sans que rien ne vienne.

Mais faute d’enfance sur la terre d’Amérique, les rêves, qu’on veut réécrire, demeurent sur les rivages orientaux abandonnés de l’Atlantique.

Dantec est allé en Amérique du Nord pour mourir, à près de quarante ans. Pour mourir en mouvement, surtout en y faisant souche.

Maurice Dantec n’avait plus pour patrie que sa langue, sa foi et son occidentalité générique. Dantec ne pensait pas le Canada, anglais ou français, était capable de contenir les maux déjà à l’œuvre en Europe de l’Ouest. Simplement, pensait-il, de par la proximité américaine, le Canada gagnait, contre sa volonté, du temps sur sa décomposition. Et qui sait, peut-être qu’un sursaut traditionnel du Canada Français régénérerait l’antique bastion du catholicisme ?

Le meilleur des deux mondes, en somme. Un compromis.

De Dantec, exilé et déchu, il ne nous reste, à nous, que la voix et les écrits. Dantec et ses visions apocalyptiques, lourdes de menaces, étaient encore paradoxalement rassurantes. Il contait le futur de l’Occident et la générosité de Maurice suscitait la confiance, voire la curiosité fébrile face au défi. Tant qu’il était là, ses révélations d’enfer sonnaient comme une promesse.

Le tragique étant la règle, ainsi devait partir Maurice.

“La guerre totale nous est déclarée. Ne reste plus, en effet, que la soumission ou le surpassement.”

“Dantec”, c’est ce nom breton qui résonnait si curieusement durant toutes les années 2000 dans l’oreille de ceux qui ont eu vingt ans en 2001. L’année des deux tours du World Trade Center.

SEVENTH IN A PACKAGE OF NINE PHOTOS.–– An explosion rips through the South Tower of the World Trade Towers after the hijacked United Airlines Flight 175, which departed from Boston en route for Los Angeles, crashed into it Sept, 11, 2001. The North Tower is shown burning after American Airlines Flight 11 crashed into the tower at 8:45 a.m. (AP Photo/Aurora, Robert Clark)

C’était encore, en France, le triomphe enjoué du gauchisme inaccessible au tragique, solidement soutenu par le dogmatisme froid des derniers intellectuels communistes. Dans cette France “chiracommuniste”, Dantec l’Occidental pro-américain, rattrapé par le Christ, s’était échappé comme d’un goulag, par accident et avec humour.

Dans l’Hexagone socialo-jospinien, Dantec avait vu, su et anticipé au point de partir en exil dès 1997. Peu avant le triomphe de la France “Black Blanc Beur”.

Lors de sa chute spectaculaire, usé par les substances et épuisé par une lutte spirituelle et psychologique intense contre le déclin dramatique de l’Europe, Maurice a pu assister à la répétition générale des 7 janvier et 13 novembre 2015. Il a vu l’émergence de l’État Islamique. Il a peut-être pu voir, de justesse, le début de l’implosion de “l’Union Zéropéenne” comme il l’appelait avec la sortie, vendredi 24 juin, de la Grande-Bretagne de l’UE. Samedi, Maurice avait rendez-vous avec le Roi des Rois.

“Ensuite, est-ce qu’il y aura d’autres attentats? Encore une fois, je ne suis pas devin, mais c’est évident qu’il y en aura d’autres. Pourquoi en France? Parce que, comme on dit sur le ton de la blague: la France et l’Algérie se sont séparées en 1962, mais c’est la France qui a eu la garde des enfants. Je n’exclus pas non plus cette idée: la France est la fille aînée de l’Église. Ébranler un symbole si fort, qui a longtemps été une réalité vivante, ça paye, stratégiquement (le terrorisme, à la fin, n’est peut-être que l’art de briser les images et de renverser les symboles). Donc, cette communauté arabo-musulmane qui n’est pas entièrement (Dieu soit loué!) pieds et poings liés aux États islamiques ou au califat sunnite est aussi, malheureusement, un vivier potentiel à l’intérieur des frontières françaises ou même canadiennes. C’est-à-dire que même si l’État Islamique est vaincu un jour militairement, politico-militairement – par la seule, la dernière puissance mondiale, la Russie –, je crois que ces réseaux demeureront actifs sur le sol français et sur le sol canadien. Le fanatique ne prend jamais de vacances. Et ce qui est plus grave, c’est qu’il a toujours une descendance. Le monde tel qu’il se dessine en ce début du XXIe siècle est un monde très dangereux, sans doute plus dangereux que le fut le XXe. Pourquoi? Parce qu’au XXe siècle au moins, les «camps» étaient relativement définis, si vous voyez ce que je veux dire…”

L’écrivain a pu voir la mécanique du chaos qu’il annonçait se mettre en mouvement, fruit de la dialectique entre l’ultra-technique du monde capitaliste occidental et son opposant le plus irréductible – parce que le plus inapte – l’ultra-archaïsme du monde musulman en voie d’implosion.

Et puis, le travail accompli, Maurice est parti.

C’est sa mort qui, paradoxalement, a rappelé aux médias qu’il vivait encore. Sa faiblesse physique et son désengagement public le condamnèrent à péricliter en seulement quelques années. En 2015, l’homme était devenu méconnaissable. Ses dernières interviews sont celles d’un être à l’esprit toujours vif et fiévreux mais physiquement écrasé.

“Ah ! Évidemment, moi, en tant que chrétien, je crois que les bons gagnent à la fin. Mais cette fin, c’est quand ? Ce n’est pas prévisible. Seul Dieu le sait précisément, la Sainte Trinité le sait. Au moment où l’on se parle, on n’est pas là-haut. C’est quand on est là-haut que l’on sait. On ne peut pas non plus manipuler l’Histoire humaine de là-haut. “

Dantec sait à présent.

Mais Dantec nous laisse seuls face à ses visions et à la réalité dont elles procèdent. Le conteur prophétique s’en est allé, rappelé à Dieu. Mauvais signe. Parce que sa mission est remplie.

Dans ce chaos, nous avons trop peu d’hommes droits, brillants et inspirés pour en perdre un seul au moment où la bataille s’annonce.

La guerre est là et Dantec l’aura expliqué à une génération, avant de mourir sur sa croix. Sa défense solitaire, exilée, d’une tentative de réaction occidentale contre la fusion de l’égalitarisme post-socialiste et de l’islam via leur imaginaire victimaire – et leur ennemi – communs, visait à nous sauver, nous, les indo-européens, les Blancs. Les derniers Chrétiens, aussi.

Le départ de Dantec alourdit brutalement le poids du tragique qui pèse sur nos épaules. Il était là, en première ligne, puis a disparu. “See you later…”. L’ennemi, lui, est toujours là.

“Face à l’islam, même un chenil de province doit être défendu.”

Qu’est-ce que je partage avec Dantec ? Curieusement, je pense, une sensibilité mystique spécifiquement bretonne qui puise, logiquement, dans la révélation évangélique et le génie propre à notre race d’extrême-Occident porté sur l’Océan et l’infini. Race de moines et de prêtres.

Mais aussi un réalisme qui fuit l’autre christianisme, le faux, qui engendre en ce moment même le monstre hybride des Droits de l’Homme et du Coran, les deux piliers du syncrétisme tiers-mondiste qui déjà ronge les Chrétiens en Orient et va s’étendre, du Pakistan à l’Algérie, du Nigeria en passant par Grozny, jusqu’au cœur de la vieille Europe de l’Ouest devenue apostate et sans défense.

Comme Dantec, j’avais conclu que l’islamo-djihadisme ne pouvait être détruit que par l’arme nucléaire. C’est-à-dire qu’à la terreur du Barbare ressurgi du fond du cerveau de Mahomet, 13 siècles après son apparition, devait répondre la terreur du Juste. Faute de quoi, le pire était à prévoir.

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“Le désert du nihilisme contre la civilisation : En matière de politique je préconise la réciprocité au carré”

Ses positions n’étaient guère plus relevées, même par ses détracteurs d’hier. Dantec ne pouvait plus alimenter le cirque médiatique parisien. Les inquisiteurs ne pouvaient plus décemment y percevoir un opposant significatif tant son épuisement était presque complet.

Ses dernières munitions, il les a utilisé sur sa page Facebook personnelle. Il avait presque disparu. Des posts brefs, espacés dans le temps. Du moins, pour la lutte politique, car il continuait d’écrire.

Cette même presse, après l’avoir sciemment détruit pour avoir dit, a salué sa mémoire tout en soulignant, avec mesure, ses “outrances”. Comme un autre écrivain breton, prophète ayant fini par n’écrire plus que pour lui-même : Céline. Là aussi l’avertissement, l’appréhension du déclin, l’exil, les crachats. Mais pour Dantec, pas de retour. Et pas même le plein développement de ses avertissements visionnaires.

“J’ai peut-être eu le tort de sous-titrer mon journal “métaphysique et polémique”, mais il n’y a pas de césure. Simplement lorsque je travaille au Théâtre des Opérations, je vais me concentrer sur le présent, sur un passé ou un futur très proche. J’y parle de l’actualité politique et géopolitique, mais je vais y entrelacer des questionnements métaphysiques ou théologiques, qu’on va aussi retrouver dans mes romans. Et en retour, cette conscience de l’évolution plutôt cataclysmique de l’Humanité est, à son tour, présente dans mes romans. C’est uniquement l’angle d’attaque qui change. Vous savez, je ne me cache pas derrière mon petit doigt. Tout le monde connaît mes opinions politiques, ça ma valu suffisamment d’ennuis, donc je ne vais pas me déballonner. Simplement, quand vous écrivez un roman vous êtes, pour ainsi dire, sur une autre planète, une autre sphère, que lorsque vous travaillez sur la réalité socio-politique.”

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Suite et pas fin. Car, pour ceux qui l’auraient oublié, nous allons tous suivre Dantec. Debout ou à genoux, en luttant ou en trahissant.

 

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Euro 2016 : “Du pain et des jeux”

Quand Rome est tombée, les Romains riaient encore” disait Saint Jérôme, complétant ce qu’écrivait le poète latin Juvénal dans sa Satire :

« Ce peuple impérieux, qui dispensait naguère
« Légions et faisceaux dans la paix, dans la guerre,
« Stupide, enseveli dans un repos fangeux,
« Il ne demande plus que du pain et des jeux !

Ne doutons pas un seul instant que le gouvernement, discrédité comme jamais, attende avec angoisse le début de cet “Euro 2016” et avec lui, les oligarques d’Europe. Au milieu de l’implosion visible de l’ordre social en France, jamais le cirque sportif n’était paru si nécessaire aux dominants pour garder leur ascendant sur la plèbe.

Une plèbe qui ne sort plus de son apathie qu’excitée artificiellement par des réminiscences de “patriotisme” fictif où les armées ont été remplacées par des équipes de gladiateurs en maillots. Et ces équipes n’ont pas pour objet de vaincre leurs adversaires, mais de subjuguer la populace, mobilisée par l’industrie médiatique pour l’occasion.

Durant ces moments, le chauvinisme le plus brutal et le plus vulgaire est sorti du caniveau et de la pissotière de bar pour se voir brièvement réhabilité, loué, mis en scène.

Ceci pendant que les véritables tenants de l’ordre en place – de l’ancien général en chef de l’Otan en Europe à la Vice-présidente de la Commission Européenne en passant par la présidente du FMI – se retrouveront à Dresde pour faire le point sur l’effondrement des structures globalistes (voir ici). Ceci alors que l’invasion de l’Europe s’intensifie et que les djihadistes progressent rapidement sur la rive sud de la Méditerranée.

La plèbe hébétée n’a pour soucis que de se réjouir.

La plèbe en France, au surplus, s’enthousiasmera pour son équipe de mercenaires africains, la viande saoulée par de la mauvaise bière. Et ne doutons pas que le gouvernement français – et avec lui, ceux d’Europe, parfaitement conscients de la précarité de sa situation – a déjà obtenu la garantie de “résultats satisfaisants” pour tenir en haleine la populace jusqu’à juillet. La transhumance estivale prenant le relais.

Les crises sont autant de purges et, à ce stade, maîtres et esclaves méritent le châtiment qui les attend. Peut-être ce châtiment frappera t-il d’ailleurs très bientôt.

France's President Francois Hollande poses in his office at the presidential Elysee Palace on December 17, 2012 in Paris. Hollande is the 24th President of France, elected in May 6, 2012 after defeating the incumbent Nicolas Sarkozy. AFP PHOTO / POOL /  BERTRAND LANGLOIS

Blocage et grèves : Et si la foule des manifestants convergeait enfin vers l’Élysée ?

En observant le paysage, certes éclaté, de la mouvance nationaliste ou identitaire, on constate une tendance à tirer à boulets rouges sur la CGT accusée de “nuire” à leurs concitoyens. Certaines prises de position m’ont étonné. Je crains hélas que ce ne soit un excès de dogmatisme faisant dévier le débat sur des questions presque “théologiques”.

Je crains que certains ne se focalisent sur l’identité du vecteur de la tempête plutôt que de se féliciter de la survenue de cette dernière. Un sondage paru chez Odoxa (source) indique pourtant que 77% des sympathisants FN estiment le gouvernement responsable de la situation de blocage et non pas les syndicats. Même au centre-droit, seulement 51% des personnes interrogées accablent les syndicats prioritairement.

Nous sommes peut-être à un tournant. La chute du gouvernement socialiste autour de cette “Loi Travail” me paraît une priorité de par le potentiel d’explosivité qu’elle contient. Nous pouvons voir se profiler une motion de censure contre le gouvernement, venue des rangs mêmes de la gauche socialiste. Alimenter cette guerre civile au sein des rangs socialo-communistes est salutaire et accélère la transition politique et idéologique générale. Ce qui passe, concrètement, par une crise gouvernementale.

Nous ne sommes pas dans un scénario banal digne du départ de Juppé en 1995 ou de Villepin en 2006. Nous sommes à un moment où la France, comme l’UE, se trouvent dans une crise systémique majeure qui touche tous les pays du continent. Une crise gouvernementale sévère sur fond de paralysie économique – en plein milieu de l’Euro de football – renverrait une image exacte de la réalité française. C’est-à-dire désastreuse. Ce qui accroîtrait la crise de confiance générale.

La CGT et la gauche radicale ont tort quant aux solutions, mais raison sur le refus de l’austérité imposée par le FMI et son relais bruxellois. La dette de l’état français ne peut être remboursée et la fuite en avant fiscale ne fait que précipiter l’économie française – et européenne – vers la dépression. Exiger des classes moyennes et des travailleurs en général qu’ils soient toujours plus pressurés pour que la caste politique hexagonale honore des dettes qu’elle a décidé par clientélisme et incompétence, est criminel. D’autant que 70% de cette dette n’est que la somme des intérêts des emprunts.

La peur du défaut, avec l’inévitable révolution qu’il induirait, est la raison pour laquelle le gouvernement s’obstine.

Au risque d’en froisser certains, je ne vois pas l’intérêt de laisser le pouvoir faire usage “du pain et des jeux” pour qu’il continue d’opérer tranquillement ses ravages. Les vacances à la plage de Laura et Enzo, certes prévues de longue date, me laissent tout aussi froids. Parce que déjà près de 40% des gens n’ont plus les moyens d’un tel plaisir. Et parce que la survie de l’Occident est en jeu. L’excitation d’un patriotisme sportif au profit d’un pouvoir illégitime – surtout après l’ignominie de Verdun – ne me paraît pas plus digne d’être maintenue à tout prix.

La CGT peut avoir la direction qu’elle a, être soutenue par Mélenchon, voire défendre de sombres intérêts corporatistes, peu importe : ils peuvent faire tomber le gouvernement Valls.

Et après ?

Après, ou pendant. Nul ne sait ce qui peut advenir. Le gouvernement est tétanisé à la pensée d’un manifestant tué. Je ne souhaite la mort de personne, mais l’imprévu dans l’histoire est la règle. Un piquet de grève trop brutalement dispersé par des CRS ou gendarmes mobiles harassés peut déclencher une réaction en chaîne dont nous ignorons tout des effets. Un gréviste peut être tué accidentellement, suscitant des violences cathartiques insoupçonnées.

Politiquement, quel est l’intérêt de voler au secours d’un gouvernement socialiste en appuyant son recours à la force contre les grévistes ? Marine Le Pen a plus habilement appelé à retirer la loi.

La paralysie du pays qui se profile est le vecteur propice de la colère populaire contre un gouvernement et une présidence qui incarnent parfaitement la fin d’un système et d’un régime. Je ne vois pas l’intérêt d’œuvrer au maintien de leur ordre.

Je ne sais pas ce qui va advenir. Peut-être rien dans l’immédiat. Ou peut-être que la foule commencera à s’agglutiner aux abords de l’Élysée pour tenter d’y pénétrer. Comme à l’assemblée nationale.

Si, plus sobrement, Valls tombe, Hollande sera sans premier ministre de rechange. Macron étant plus libéral, il se mettrait encore plus à dos sa gauche s’il le désignait. Un scénario impossible dans la mesure où il gonflerait le vote mélenchoniste en 2017. Alors quoi ? Plus rien. Plus de ligne, plus de semblant d’autorité, la porte étant ouverte à l’imprévu et d’abord à l’anarchie parlementaire.

Le système politique est verrouillé et 2017 ne sera qu’une énième redite de la part de l’oligarchie du cirque que nous ne connaissons que trop bien. Il est préférable de cultiver les ruptures et les coups de force révolutionnaires ou même d’aspect révolutionnaire.

Il y a une nuance de taille entre un allié et un ami. Soutenir la CGT, comme le fait visiblement l’opinion publique par volonté de rupture, ne signifie pas se convertir aux théories économiques de l’archéo-gauche. C’est simplement utiliser la corde de la gauche radicale pour pendre les socialistes. Une maison divisée contre elle-même ne peut tenir debout.

Ce qui ne rend pas la droite étatiste, proche des oligarques du système, plus séduisante. Mais chaque chose en son temps.

Le poète a dit la vérité

Nous sommes entourés de gens qui nous parlent de la guerre et de l’occupation. Comme s’ils étaient tous “naturellement” des résistants en herbe.

Pour se faire une idée du courage ambiant en France, il me suffit de citer cette dépêche reprise fébrilement par le journal ex-collaborationniste Le Figaro (source) :

Dans un bref communiqué, les festivals Rock en Seine et Cabaret Vert ont annoncé la déprogrammation de deux concerts du groupe de rock américain Eagles of Death Metal prévus cet été

Dans un entretien accordé à un journal conservateur américain, le Taki’s Magazine, le chanteur avait multiplié les propos complotistes et racistes.

On comprend que Le Figaro, propriété de Bloch Dassault, soit très islamophile. Son patron vend des avions de chasse aux pires tyrannies musulmanes du globe qui arment le djihad international (Arabie Saoudite, Qatar).

Ce pays gouverné par des tapins ne mérite même plus un crachat à la gueule. Il mérite seulement l’islam.

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L’histoire évolue en cycles

En évoquant dans mon dernier article la période de 224 ans entre l’avènement de la première république (21 septembre 1792) et l’altération probable de ce système à partir de l’été ou de l’automne 2016, nombreux sont ceux qui n’ont pas saisi ce que à quoi je faisais référence.

Idem lorsque j’ai parlé des 224 jours de différence entre la polémique de Nadine Morano débuté le 30 septembre 2015 et celle de Verdun, le 10 mai 2016.

La découverte de Martin Armstrong

Il s’agit simplement de la découverte capitale du conseiller financier Martin Armstrong qui a consacré des sommes colossales ces 30 dernières années pour constituer des modèles d’analyse des marchés par ordinateur relatifs aux  changements de cycle économique, etc.

Sa découverte est très “simple”: tout ce qui existe dans l’univers est régi par des cycles et ces cycles ont Pi (3,14) pour nombre élémentaire.

Il y a différents cycles dont celui de la guerre, du changement politique, des affaires, etc. Le cycle du changement politique s’étend sur 309,6 ans, soit 6 cycles de 51,6 ans, ce dernier étant divisé en 6 cycles de 8,6 ans. Les crises économiques sont régulées par des cycles de 8,6 ans (2008-2016 par exemple). Ces cycles continuent de se subdiviser, etc.

Martin Armstrong n’est pas un esprit farfelu. Il a géré des fonds de plusieurs milliers de milliards de dollars et continue de conseiller de nombreux gouvernements, banques, etc. Il a régulièrement été consulté par le Congrès US et la Maison Blanche, ainsi que par le gouvernement chinois ou l’UE.

Ce qu’a découvert scientifiquement Armstrong était su empiriquement par nos Anciens qui raisonnaient également en termes cycliques.

Les cycles de la guerre et du changement politique

Le 30 septembre 2015 était le “pic de confiance” dans le secteur public dans tout l’Occident. Cela veut dire qu’à partir de ce jour, le stato-socialisme entre en crise à mesure que les populations comprennent que les gouvernements sont la cause fondamentale des innombrables problèmes présents. Ce jour là, les événements qui se produisent indiquent une tendance forte. Dans ce cas : l’invasion de la Syrie par la Russie et, en France, la question suivante : “Qui est français ?” avec pour réponse “Les Blancs de religion chrétienne et de culture gréco-latine”. Cette réponse a pour conséquence inévitable une guerre ethnique et religieuse.

Cette corrélation indique par ailleurs que la guerre ethnique et religieuse en France est liée à la guerre au Moyen-Orient et, plus largement, avec le monde musulman et la Russie.

Il faut y ajouter le cycle de la guerre, les conflits entre états. Ces deux cycles – changement politique et guerre – convergent depuis 2014 et s’intensifient à partir de 2017. La dernière fois que ces deux cycles ont convergé, c’était à partir des années 1770, à la veille des révolutions américaine et française. C’est justement ce qui se passe en France : les deux cycles convergent pour ne plus véritablement se distinguer l’un de l’autre. Cela s’est matérialisé le 13 novembre avec l’État Islamique qui a frappé la capitale française.

Le nombre de jours qui séparent les attaques de Charlie Hebdo (7 janvier 2015) et celles du Bataclan (13 novembre) était de 309,9 jours, soit 36 fois 8,6 jours. Ce qui indique qu’il s’agit de la même entité qui a commandé les attaques.

Pour en revenir au premier cycle du changement politique français dont la nature “identitaire” a été portée à son insu par Nadine Morano le 30 septembre 2015, il doit se conclure le 2 août 2016. Un second cycle de 309,6 jours commencera après celui-ci, toujours sur le mode “identitaire”.

On prêtera attention à ce qui pourrait survenir le 2 août prochain.

Le fait que la polémique implique Verdun, le lieu d’affrontement paroxystique de la Première Guerre Mondiale, n’est pas anodin. Le fait qu’elle désigne les afro-musulmans et non pas les Allemands encore moins.

Pour ceux qui veulent étudier les cycles évoqués précédemment et qui lisent l’anglais, voir une synthèse de Martin Armstrong en PDF.

Pour ceux qui veulent visionner cet entretien de Martin Armstrong sous-titré en français :