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Le rôle de la presse d’état dans l’émergence du néo-totalitarisme européen

Quelle responsabilité s’exerce sur le journaliste, ou sur un journal, à l’encontre de son lectorat, ou de l’histoire ? S’ils ont trompé l’opinion publique en divulguant des informations erronées, ou de fausses conclusions, si même ils ont contribué à ce que des fautes soient commises au plus haut degré de l’État, avons-nous le souvenir d’un seul cas, où le dit journaliste ou le dit journal ait exprimé quelque regret ? Non, bien sûr, cela porterait préjudice aux ventes. De telles erreurs peut bien découler le pire pour une nation, le journaliste s’en tirera toujours.

Alexandre Soljénitsyne, Le Déclin du courage, Harvard, 8 juin 1978

Aujourd’hui, le livre traitant de l’opposition identitaire active sur l’internet est officiellement paru (voir ici). La première règle de ce genre d’exercice de propagande est d’en confier la rédaction à des “chercheurs” de gauche plus ou moins radicale. C’est-à-dire à des militants très hostiles. Inutile de dire que la presse d’état, financée par les contribuables captifs, a déployé pour l’occasion tout l’arsenal à sa disposition pour gonfler au maximum les ventes.

Il s’agit notamment de contrer des écrivains comme Eric Zemmour dont les succès d’édition ne se démentent pas. Avec Alain Finkielkraut, il est devenu une figure publique obsédant les militants de l’invasion allogène : des islamistes à la gauche bourgeoise en passant par les sans-frontiéristes tendance “no border”. Il s’agit aussi de sortir de leur torpeur les godillots du socialisme afin qu’ils fassent “le bon choix” en 2017 plutôt que de se démobiliser.

Le livre proprement dit prétend “décrire” les gens qui s’expriment sur internet et dont les idées s’opposent à celles de l’idéologie dominante, clef de voûte du système et des médias qui la propagent. Dans le journal d’état “Libération” – financé par l’oligarque Patrick Drahi -, un des auteurs du livre, Dominique Albertini, réalise une synthèse du contenu. C’est sobrement intitulé “Fachosphère : Arme d’intoxication massive” (source).

Comme vous le savez, la presse corrompue par les subsides du gouvernement “n’intoxique” jamais le public.

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Le journal d’état “Libération”, bénéficiant de 8 millions d’euros de subventions de la part du pouvoir en 2015 (source), se charge donc – aux côtés d’autres médias gouvernementaux (voir ici) – d’attaquer la presse libre d’opposition.

En voici un extrait particulièrement révélateur :

Se jugeant mal traitée par les médias traditionnels, l’extrême droite a vu en Internet un terrain à investir pour toucher directement le public. Parmi ses principaux acteurs, certains ambitionnent de concurrencer les «médias du système», d’autres s’attribuent un rôle de lobby et tentent d’influer sur le débat public.

Vous aurez noté que pour se qualifier elle-même, la presse d’état use du doux euphémisme de “médias traditionnels”.

Ce passage traduit la prise de conscience par les fonctionnaires de l’information, depuis un certain temps déjà, de ce qu’ils sont l’objet d’un profond rejet de la part de fractions grandissantes du peuple. Cette crise de légitimité et de représentativité traverse toute l’Europe de l’Ouest ainsi que l’Amérique du Nord, c’est-à-dire tous les pays où la gauche socialiste contrôle idéologiquement les médias avec l’appui de l’oligarchie financière et politique.

Depuis plus de deux siècles, l’ensemble des gauches était habitué à avoir l’initiative et à imposer ses catégories idéologiques dans l’esprit des masses. Déjà ébranlé par la défaite du communisme, le socialisme occidental pensait pouvoir prospérer comme alternative. Depuis une dizaine d’années, il a entamé son reflux. Avec la rupture générationnelle en cours – et ethno-raciale en raison de l’immigration – les socialistes contemplent l’érosion rapide de leur ascendant sur le peuple.

Face à cela, il n’y a que deux options : reconnaître ses erreurs ou rechercher une cause “exogène”. Vous aurez compris que face au caractère profondément religieux des progressistes, seule cette dernière option est possible. Il s’agit donc de reprendre la guerre civile contre la renaissance de l’opposition identitaire, peu importe les moyens, y compris en s’adjoignant des alliés conjoncturels.

La nature du système

Cet exemple d’offensive médiatique est l’occasion de parler de la nature du système que nous combattons. Face à ce système totalitaire en voie de formation, ce qui fait de nous une presse libre d’opposition c’est que nous ne bénéficions d’aucun soutien financier gouvernemental, que nous subissons la censure du pouvoir et qu’au surplus, la répression étatique tente de nous faire taire, peines de prison à la clef.

J’utilise le terme “totalitaire” au sens strict, même s’il a été galvaudé par les Mensheviks (socialistes) occidentaux pour dénoncer le national-socialisme allemand et se démarquer de l’URSS, essentiellement sous l’influence des trotskistes et anarchistes.

Pourquoi ce terme ? Parce que l’idéologie profonde du système actuel et les méthodes auxquels il recourt s’en rapproche progressivement, de façon organique.

Dans “Totalitarian Dictatorship and Autocracy”, Carl Friedrich et Zbigniew Brzezinski décrivent six éléments fondamentaux du totalitarisme :

  • une idéologie officielle embrassant la totalité de la vie ;
  • un parti unique de masse et soumis à un chef charismatique ;
  • un contrôle policier recourant à la terreur et dirigé par une police secrète ;
  • un monopole des moyens de communication de masse ;
  • un monopole des armes ;
  • une planification et un contrôle centralisé de l’économie.

Ces six éléments s’inscrivent dans le cadre de la Guerre Froide. Certains aspects d’allure primitive peuvent faire penser que rien de tel n’existe aujourd’hui en Europe, comme un “parti unique” par exemple. Le “front républicain” contre un parti isolé – le FN – témoigne au contraire de ce que nous sommes à un stade intermédiaire. Dans les états communistes du Bloc de l’Est, le parti communiste savait s’associer à des partis fantoches pour préserver l’image du multipartisme démocratique.

En ex-République Démocratique d’Allemagne (RDA), tous les partis autorisés par le régime étaient également réunis au sein d’un “front”, le “Front National de la République Démocratique d’Allemagne”. Sous la direction du “Parti Socialiste Unifié”, communistes et socialistes dominaient les partis non-officiellement communistes comme le Parti Libéral-Démocrate ou l’Union Chrétienne-Démocrate qui, après 1990, fusionnera sans épuration avec la CDU actuellement au pouvoir.

En France, comme en Europe de l’Ouest, la démocratie est formelle. Les bureaucraties des partis, la bureaucratie d’état et l’oligarchie financière occidentale tiennent toutes les clefs du système.

L’émergence du néo-totalitarisme

Certains pourraient être tentés de dire qu’il s’agit là d’un système “autoritaire”. Il faut récuser cette interprétation. A la différence d’un système autoritaire où seul le pouvoir institutionnel est verrouillé, les systèmes totalitaires sont guidés par une idéologie officielle qui est activement mise en œuvre par l’état avec pour but la restructuration complète de la société comme de la psychologie profonde des individus.

Cette idéologie, aujourd’hui, c’est l’égalitarisme socialiste et son dernier rejeton : le socialisme racial. Habituellement dénommé “antiracisme”, il vise à la création utopique d’une “humanité nouvelle” au sein de laquelle les peuples d’Europe, les peuples blancs, auront été détruits. Que les cadres de ce socialisme soient eux-mêmes généralement d’ascendance blanche est sans intérêt : les Khmers Rouges ont détruit près de deux millions de Khmers qu’ils avaient identifiés comme des éléments irrécupérables.

La dimension raciale et normative de cette ultime phase du socialisme comme “projet historique” le condamne à la radicalisation à mesure que croît le nombre d’extra-européens qu’il importe en Europe.

En analysant les six critères susmentionnés, on observe que le processus est plus ou moins avancé dans chaque domaine. Le fait que le gouvernement interdise désormais officiellement l’expression d’idées décrétées comme idéologiquement déviantes et qu’il ait créé un organe étatique spécial pour traquer l’opposition – la “DILCRA” – en donne le ton. Ce à quoi il faut ajouter le travail incessant de la police politique – DGSI – et des tribunaux.

Alors qu’il évoque mon cas, non sans m’avoir préalablement “fascisé” à outrance, Albertini écrit :

Ses outrances lui ont valu de nombreuses condamnations – notamment deux ans de prison en avril […] Une peine dont Le Lay n’a même pas effectué le premier jour : il a pris la tangente et se trouverait désormais au Japon, hors de portée de la justice française […] En octobre 2014, le consulat de France au Japon a refusé le renouvellement de son passeport. On est depuis sans nouvelles de l’ultraradical Breton. «Des mesures judiciaires contraignantes ont été prises et [il] est activement recherché», indique une source judiciaire.

“Mesures judiciaires contraignantes” : cet autre euphémisme qualifie la répression brutale d’une opinion non autorisée par l’état, et rien d’autre. Comme on le voit, le rôle des “journalistes” du système consiste désormais à déplorer le manque d’allant de la répression contre les opposants, surtout lorsqu’ils sont exilés.

Contradictions du système et radicalisation

Globalement, comme je l’ai dit, nous aurons une version modérée du soviétisme, celle des “Menchéviks”. C’est ce vers quoi avance le système à un rythme de plus en plus soutenu.

Je rappellerai d’ailleurs qu’à la fin de l’année 1991, alors que l’URSS était en voie d’implosion, l’Internationale Socialiste regroupant les partis socialistes européens exerçait de fortes pressions sur le politburo soviétique pour qu’il ne dissolve pas le régime. Des comptes rendus font état de discussions très tendues, notamment entre le socialiste français Roland Dumas et Mikhail Gorbatchev, sur la nécessité de transformer la Russie soviétique en un état socialiste afin d’éviter que la chute du communisme “ne détruise l’idée socialiste à l’Ouest”. Le but était alors de faire fusionner, à terme, l’URSS et l’UE.

Les socialistes ouest-européens ont tout fait pour sauver l’URSS : de cela, vous n’entendrez jamais parler dans la presse d’état dont la coloration idéologique est connue.

L’Union Européenne et son “politburo” qu’est la Commission Européenne constitue la tête de cette “union des républiques socialistes d’Europe” qui avance à marche forcée. Les 27 commissaires ne sont pas plus élus que les douze membre du Politburo soviétique. Le “parlement européen” est une chambre d’enregistrement au même titre que l’ancien Soviet Suprême de l’URSS.

En France, le vieux jacobinisme révolutionnaire républicain a fusionné avec le socialisme contemporain pour forger ce qui est désormais “la République”. Chaque jour le régime se glorifie et s’autojustifie, signe précisément de la crise sous-jacente de légitimité.

La répression s’accentue mais demeure limitée aux profils les plus visibles. Il n’y a pas encore d’opposition de masse, même si l’agitation grandit. D’où la fébrilité croissante du régime qui durcit considérablement les opérations de police politique contre un nombre limité d’opposants. Mais sa dynamique l’entraîne à étendre chaque jour le champ des cibles. C’est le dysfonctionnement du système et les défaillances de l’état qui vont accentuer le processus.

Il n’est pas nécessaire pour un système totalitaire de devoir aller jusqu’aux meurtres de masse. Les exemples yougoslave, polonais, est-allemand, hongrois démontrent qu’un travail de quadrillage, de renseignement, de harcèlement et de propagande peut suffire à piloter le système. Mais les crises intensifient les phases de persécution politique.

Jusqu’où ira le système socialiste occidental ? Difficile à dire. Probablement pas aussi loin que l’URSS, née dans la guerre civile et les expériences économiques radicales. Mais sa nature le contraint à une forme de radicalisation dont l’intensité reste à voir.

Si l’homme de la rue sait que le système est irréformable et condamné, nul ne sait quand il tombera. Comme en URSS, il laissera un champ de ruines derrière lui, tant économiquement que socialement et politiquement. Au surplus, loin d’avoir “aboli les conflits raciaux et ethniques”, il les aura exacerbé comme jamais. En fait, il les aura créé.

Pour avoir dit la vérité, nous – ceux que la presse d’état qualifie de “fascistes” comme c’était l’usage dans les démocraties populaires – aurons averti. Tout en sachant qu’il faut d’abord que le système tombe avant d’être justifiés par les faits.

Il faut parler aux gens, à ceux du quotidien. Il faut expliquer ce qu’ils ressentent d’instinct. C’est ce que nous faisons et c’est la résonance qui existe entre nous et des parts de plus en plus importantes des populations qui angoisse le système.

La chute du socialisme à l’Ouest est inéluctable mais pas sans coût, tant pour les opposants que pour le peuple de façon générale.

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UE, Euro et Otan : Un effondrement inéluctable lourd de conséquence

Si l’on en juge par l’état des discussions politiques en France – mais aussi à Bruxelles – nombreux sont ceux qui raisonnent selon des schémas devenus largement obsolètes.

Le débat sur le souverainisme est à la fois “pertinent” et “dépassé”. Pertinent en ce sens qu’il intègre une réalité qui est déjà là : les états de l’UE n’agissent plus de manière collective. “Dépassé”, pour cette même raison.

Pourquoi “débattre” de l’opportunité d’une “sortie de l’Union Européenne” ou de la zone euro quand les deux ont largement franchi le stade de l’implosion ?

Bien sûr, il restera une structure nommée “Union Européenne” comme il existe une ONU ou une Ligue Arabe. Elle servira essentiellement à coordonner des coopérations très générales et à garantir des traités d’ordre économique. Rien de plus.

L’UE et l’Eurozone ont été virtuellement détruites en Grèce où la crise de la monnaie unique et celle des migrants se sont conjuguées. Lorsque la chancelière allemande, Angela Merkel, a annoncé que son pays accueillerait les millions de musulmans candidats à la colonisation du continent, elle a détruit instantanément la zone de libre-échange et la monnaie lui étant liée.

Avec l’effondrement de la zone euro, l’énorme industrie allemande – qui exporte près de 50% du PIB national chaque année – va se retrouver en état de surcapacité colossale, faute de débouchés continentaux. Il faut comprendre ici qu’une chute de 25% de ses commandes se traduit par un déficit instantané de 12,5% de son PIB. Compte tenu des contraintes budgétaires allemandes, notamment conditionnées pour garantir un système de pensions de retraite plus que précaire, le sort de l’Allemagne est scellé.

Rajoutons que l’Europe de l’Ouest n’est plus au centre du jeu mondial mais précisément en train devenir une périphérie sans grande importance. Le PIB européen compte pour 19% de celui de la planète (Parité par Pouvoir d’Achat) actuellement. Une étude de Citigroup estime qu’il pourrait atteindre 11% en 2030 et de 7% en 2050 (source).  L’Asie totaliserait 49% du PIB mondial, avec 25% pour la Chine et 15% pour l’Inde. Les USA lutteront pour se maintenir autour de 15% du PIB de la planète.

Effondrement de l’état-providence français

J’entends déjà certains “souverainistes français” se réjouir. Ce serait oublier que le premier partenaire commercial de la France est l’Allemagne, à 67 milliards d’euros. Inversement, la France est le troisième marché pour l’Allemagne, à 103 milliards d’euros (source).

Et ce serait également oublier que la France, paralysée par son stato-socialisme fossilisé, tombera avant l’Allemagne. Ceci pour ne pas parler des économies d’Europe du Sud, notamment italienne qui, contrairement à une idée reçue, a une industrie plus performante que celle de la France.

Ce à quoi nous assistons, c’est à l’effondrement final du continent ouest-européen après l’illusion d’une stabilité et d’une paix reconquises après deux guerres mondiales et 50 ans de Guerre Froide.

Ce qui attend la France comme l’Italie, c’est le sort de la Grèce. C’est-à-dire un effondrement général du PIB. Et ici il faut préciser que cette dernière n’a pas encore fini de s’effondrer. Elle n’a perdu “que” 25% de son PIB depuis 2007, étant maintenue artificiellement par des injections massives de liquidités. Dès lors que les transferts du nord de l’Europe vers le sud cesseront, la Grèce verra son économie entrer dans une dépression sans fin.

Mais à la différence de la Grèce où la société est culturellement défiante vis-à-vis de l’état, la société française est intégralement structurée autour de lui depuis la Révolution, au point d’être devenu le créateur de l’identité nationale française. Son effondrement n’aura pas seulement des conséquences économiques ou sociales, il va bouleverser les représentations collectives inconscientes, démentant les certitudes héritées les plus anciennes et désarticulant chaque individu au plus profond de lui-même.

La question de ce qui fonde l’identité française va logiquement entraîner une crise existentielle engendrant, en réaction, une radicalisation politique qui cherchera à “refonder” l’être collectif français sur une base non étatique.

Bruxelles ne compte plus

Les acteurs en présence sont en train d’intégrer cette nouvelle réalité, à l’exception des “anciennes” grandes puissances. Paris et Berlin continuent de soutenir Bruxelles dans ses tentatives inutiles de rappel à l’ordre.

Les nations européennes concernées, conscientes de l’obsolescence et de l’incompétence de la bureaucratie bruxelloise, ont tourné la page. Le sommet qui s’est déroulé à Vienne, en Autriche, et qui réunissait 10 pays des Balkans pour coordonner leur politique migratoire a signifié la mise à l’écart de Bruxelles, Paris et Berlin (voir ici).

Au surplus, la décision de l’Autriche de fermer le Col du Brenner face à l’imminent torrent afro-musulman en provenance de Libye a replacé les Italiens face à leurs responsabilités. Jusque là, ces derniers allaient secourir l’envahisseur grâce à leurs gardes-côtes, avec le soutien d’un Vatican soucieux de prendre sa part sur les fonds accordés pour prendre en charge les migrants clandestins.

Là aussi, le clergé italien risque d’être rapidement mis sous pression par une opinion publique italienne qui fera face par ailleurs à une dépression massive. Les banques du pays étant en état de banqueroute (voir ici).

L’Italie ne pourra plus compter sur Schengen pour se débarrasser de ses obligations. Sauf à être submergée rapidement par le flux massif des colons afro-musulmans, comme la Grèce, Rome va devoir abandonner les vieilles lunes de l’internationalisme antiraciste et stopper l’envahisseur africain.

Face à cette désintégration, Paris, Berlin et Rome tenteront divers subterfuges pour contenir le séparatisme des nations d’Europe centrale et orientale. Ce qui ne manquera pas d’alimenter ce dernier au lieu de le résorber. Pour preuve, la Hongrie entend organiser un référendum sur l’immigration afin de réaffirmer la primauté du droit national hongrois sur les décisions bruxelloises. Le Premier ministre hongrois, Viktor Orban, a reçu le soutien de l’ex-chancelier allemand Helmut Kohl (voir ici).

L’Otan n’existe plus

L’Otan, encore vilipendée avec férocité par nombre de souverainistes de tous bords, est dans la même situation. L’alliance est une “alliance sans armée”. La France, avec le Royaume-Uni, est un des rares membres de l’Otan a encore disposé d’un outil militaire, d’ailleurs très diminué. La France ne consent plus à un effort budgétaire militaire que de l’ordre de 1,5% de son PIB (source). L’adhésion à l’Otan suppose un effort de 2% du PIB.

Les USA, qui ont un PIB à peu près équivalent à celui des 28 états-membres de l’UE, estiment qu’il n’est plus possible qu’ils supportent à eux seuls 75% des efforts de défense de l’alliance. Moyennant quoi, un consensus émerge Outre-Atlantique : mettre les Européens face à leurs responsabilités ou se désengager. Ce qui se traduit par des appels à “augmenter” les budgets militaires des états membres.

Les États-Unis cependant ne pensent pas les Européens capables d’un tel effort, en raison d’un manque de volonté politique aux racines très profondes. Contrairement à l’époque de la Guerre Froide, les pays membres de l’Otan n’ont plus de cohésion culturelle, idéologique, politique et stratégique.

La France par exemple ne se sent nullement menacée par la Russie. C’est ce qu’ont révélé les sanctions prises contre Moscou dont se plaint désormais ouvertement le gouvernement français (voir ici). Les Polonais, les Baltes ou les Roumains réalisent donc que les Français ou les Allemands ne se battront pas pour eux en cas de conflit contre la Russie. Les Français parce que le sort des Polonais ou des Baltes les indiffère plus que celui des Maliens ou des Ivoiriens, les Allemands parce qu’ils sont plus préoccupés par le financement de leur retraite que d’un Front de l’Est.

Aussi les nations est-européennes ont-elles engagé des efforts bilatéraux afin de forger une alliance avec les USA. Ceux-ci mettent donc en œuvre le grand plan de Pilsudski, dit “intermarium”, prévoyant de créer un rempart allant de la Finlande à la Bulgarie (voir ici).

La conséquence de cette indifférence ouest-européenne se traduit de fait par un effacement de ces pays dans l’ordre géopolitique européen. Et cela a un impact direct sur ce qu’il reste de l’UE, Paris ou Berlin devenant insignifiantes pour ce qui concernera la grande stratégique continentale. Celles-ci ayant été isolées – avec leur consentement – de l’espace frontalier de la Russie.

Quant à un “retournement européen” intégrant la Russie, bien que sympathique en théorie, il est au-delà des moyens et de la volonté de ces mêmes Ouest-Européens, bien plus préoccupés par l’impossible intégration de millions de musulmans analphabètes que de l’édification de “l’Euro-Russie”.

Les quatre espaces géopolitiques post-UE

L’Europe est donc en train de fragmenter en quatre zones “géopolitiques” indépendantes :

  • Une Europe de l’Est, conservatrice et nationaliste, dominée par la Pologne et intégrant la Hongrie, la Slovaquie, la Tchéquie, la Roumanie, les États Baltes et la Bulgarie.
  • L’Europe du Sud, socialiste et en échec structurel, comportant la Grèce, l’Italie, l’Espagne, le Portugal et la France.
  • L’Europe du Nord, libérale, avec les îles britanniques et la Scandinavie.
  • L’Allemagne et ses alliés immédiats que sont l’Autriche, Belgique, Pays-Bas voire la Finlande.

Les USA estiment qu’il est de leur intérêt de contenir la Russie militairement et à se titre consentent à établir un système d’alliance bilatérale avec l’Europe de l’Est.

L’Otan, sans être formellement dissoute, restera une option diplomatique de “casus belli” permettant à la Maison Blanche de se réserver un droit d’intervention sur le continent en cas de menace stratégique. Mais pour la part conventionnelle de son système militaire, c’est le premier dispositif diplomatique qui prévaudra.

Inutile de dire, dans ce contexte, que les USA seront parfaitement à l’aise avec une Europe centrale et orientale de plus en plus nationalistes dans la mesure où elles renforceront le rempart continental anti-russe précité tout en s’éloignant de l’Europe Occidentale en voie d’afro-islamisation.

Un état en échec

La France ne sera plus un acteur majeur des affaires européennes. Dès lors que l’UE sera réduite à peu de chose sur les grands dossiers et que l’Eurozone aura été dissoute, l’influence française sur la majeure partie des pays d’Europe se sera évaporée.

Au surplus, la France va de plus en plus se focaliser sur ses affaires intérieures en raison de la crise systémique qu’elle va connaître. Une crise déclenchée par l’écroulement d’un état-providence insolvable qui nourrira la  libanisation raciale et religieuse de son territoire.

De ce processus d’atomisation découlera une crise politique profonde et durable aboutissant à une évolution à “la libanaise” dans le meilleur des scenarii. C’est-à-dire un système où le gouvernement central est privé de pouvoir réel tandis que les partis politiques dominants, structurés sur des lignes ethno-confessionnelles et territoriales irréductibles, feront régner une inertie à peine troublée par de brusques accès de violences.

Au “pire” – ou au mieux – un scénario yougoslave aboutirait à la constitution de nouveaux états, à moyen et long terme.

Ce recentrage sur fond de défaillance générale de son économie contribuera à accélérer puissamment l’émigration de ses élites, des capitaux, de sa jeunesse. Il est probable que la nomenklatura au pouvoir optera pour une politique jusqu’au boutiste, donc autoritaire.

L’arrivée au pouvoir du Front National, si elle arrivait, ne résorberait pas cette crise mais l’accélérerait tout en l’aggravant mécaniquement. Hésitant probablement entre radicalité et continuité, une telle formule politique – ou apparentée – aboutirait à un pourrissement de la situation, c’est-à-dire une gestion tactique, sans plan d’ensemble. L’état Français, privé de recettes fiscales, sera progressivement limité à des missions restreintes, ce qui ne manquera pas de “privatiser” le domaine sécuritaire.

La France, comme la Belgique ou l’Allemagne, deviendra un “état en échec”.

Si certains pensent que j’exagère grandement, il suffit de garder à l’esprit la cartographie ethno-raciale de la natalité hexagonale :

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Si l’on a à l’esprit que dès 2025 les naissances seront pour 51% d’origine extra-européenne (voir ici), on a une photographie précise de la future carte politique du pays. Plus exactement, la carte du futur “méga Liban” que devient l’espace français sous nos yeux.