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[25/05/2018] MINDWAR – Accusée d’avoir refusé de servir quatre femmes musulmanes voilées, une buraliste de 60 ans risque plusieurs mois de prison pour “islamophobie”.

La Dépêche :

Le 3 octobre 2015, le 6 décembre 2016, le 18 décembre 2017 et le 13 avril 2018, dans son tabac-presse qui sert également de point-relais, elle [la buraliste, ndlr] n’a pas donné ou accepté de colis de la part des quatre plaignantes sous prétexte qu’avec leur voile elle ne pouvait les identifier par rapport à leur carte d’identité. La dernière plainte lui a même valu d’être placée en garde à vue et sous contrôle judiciaire.
Discrimination, hurlent les représentants des parties civiles, de la Licra et du Mrap. Juste une question de règlement intérieur et de sécurité rétorque la buraliste qui accuse 30 ans de métier et aucun problème majeur dans sa boutique de l’avenue colonel Teyssier.
« Le problème s’est posé avec une religieuse qui a refusé de retirer son voile, explique-t-elle à la barre. Capuches, bérets, lunettes de soleil, casques de moto, la règle est la même pour tout le monde. J’ai toujours appliqué la loi, ça n’a rien à voir avec du racisme, on sert tout le monde à partir du moment où on peut voir leur visage. C’est vrai, j’ai toujours peur qu’il arrive quelque chose dans mon magasin ».
Alain Berthomieu, le procureur, qui n’accepte pas que la buraliste établisse des règles spécifiques dans son établissement, se lance dans la pédagogie. Il rappelle brièvement qu’il est interdit de porter une tenue qui dissimule un visage dans un lieu public. Comme la burqa ou le niqab. Il explicite également la discrimination et ses critères.

Le procureur de la République requiert 3 mois de prison avec sursis et 3 000 € d’amende.