Pour éviter son exécution, le gouvernement français n’extradera pas le réfugié irakien, ancien chef de l’état islamique

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[MINDWAR] FRANCE 08/06/2018 – Un Irakien qui avait obtenu le statut officiel de réfugié en France été incarcéré pour avoir supposément joué un rôle clef dans l’organigramme de Daech dans son pays natal. Bourreau présumé, il est également poursuivi pour “crimes contre l’Humanité”. Une première pour les services anti-terroristes français. L’Etat vient de lui retirer son statut de réfugié.

Ahmed H. aurait traversé de nombreux pays au milieu de milliers d’autres migrants entre 2015 et 2016 : la Turquie, la Grèce, la Slovénie, la Hongrie, l’Autriche, l’Allemagne… avant d’arriver en France à l’été 2016. D’après ses déclarations, il serait arrivé à Calais puis à Caen, où il a effectué sa demande de prise en charge. Ahmed H.  obtenait officiellement le statut en France le 26 juin 2017 auprès de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA), avec une carte de résident de 10 ans dans l’Hexagone.

Aux yeux des autorités irakiennes, Ahmed H. est tout sauf un inconnu : il aurait été “l’administrateur” de la région de Samara pour le compte de l’EI. Ancien membre supposé d’Al-Qaida, il aurait – toujours d’après les services irakiens – rejoint les rangs de Daesh en 2014, avant  d’en devenir un de ses chefs locaux. Le père de famille aurait même activement participé à l’un des pires massacres commis  dans le pays : l’exécution de 1.700 jeunes recrues militaires en juin 2014  à Tikrit  dans le Camp “Speicher”.

Réclamée par les autorités irakiennes, son extradition depuis la France ne se fera pas, la justice irakienne pratiquant la peine de mort.

Source : LCI