Police parallèle : les policiers placés en garde-à-vue confirment qu’Emmanuel Macron était bien en contact permanent avec Alexandre Benalla

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(FILES) In this file photo taken on April 12, 2018 French President Emmanuel Macron (R), next to Elysee Chief Security Officer Alexandre Benalla, gestures as he arrives at a school in Berd’huis, northwestern France, prior to an interview with French journalist organized by French TV channel TF1. In the most damaging scandal to hit President Emmanuel Macron since he took office last year, Alexandre Benalla was charged July 22, 2018 after he was caught on video assaulting May Day protesters. Benalla, who was shown in video footage wearing a police helmet with visor as well as a police armband, was additionally charged with impersonating a police officer, as well as complicity in the unauthorised use of surveillance footage. / AFP PHOTO / CHARLY TRIBALLEAU

[MINDWAR] PARIS 02/08/2018 – Nouvel élément accablant pour le président français, Emmanuel Macron, dans le dossier relatif à la police parallèle qu’il avait constitué pour son seul service. Contrairement aux déclarations officielles de l’Elysée, le Chef de l’Etat était en relation directe et régulière avec Alexandre Benalla.

Europe 1 :

Quel était exactement la place occupée par Alexandre Benalla auprès d’Emmanuel Macron ? La question reste floue, deux semaines après l’éclatement de l’affaire impliquant l’ancien employé de l’Elysée, soupçonné de s’être livré à des violences en marge d’une opération de police, le 1er mai dernier. Cinq personnes sont mises en examen dans ce dossier, dont Alexandre Benalla lui-même et trois policiers suspectés de lui avoir remis des images de vidéosurveillance susceptibles de l’aider à préparer sa défense.
Devant les enquêteurs, les trois hommes n’ont pas nié les faits mais ont affirmé avoir agi en raison de la proximité entre Alexandre Benalla et Emmanuel Macron, selon des procès-verbaux de leurs auditions consultés par Le Monde. “Depuis l’élection de Monsieur Macron, les chefs du groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR) étaient ostracisés par la présence de Monsieur Benalla”, a notamment affirmé l’un d’entre eux, un commissaire âgé de 30 ans. Selon lui, le collaborateur communiquait “les souhaits et les volontés du président”lors de ses déplacements et était destinataire, “au quotidien, des télégrammes et notes confidentielles”.
“Quand le chef de la DOPC (direction de l’ordre public et de la circulation, ndlr) et Monsieur Benalla [étaient] ensemble sur un service d’ordre et que le président [devait] communiquer une volonté particulière en matière de sécurité (…), il [appelait] Monsieur Benalla sur son téléphone, a également affirmé ce commissaire, indiquant que “plusieurs témoins” avaient fait état d’un “lien direct téléphonique” entre les deux hommes lors de la parade de l’équipe de France sur les Champs-Elysées.
Une version différente de celle de l’Elysée. “Pour nous, Monsieur Benalla [représentait] Emmanuel Macron pour tous les sujets de sécurité”, a encore affirmé le fonctionnaire.
Ces affirmations contredisent les explications fournies par l’entourage d’Emmanuel Macron et notamment le secrétaire général de l’Elysée Alexis Kohler. Devant la commission d’enquête du Sénat, le 26 juillet, ce dernier avait ainsi affirmé que “la sécurité du président de la République [était] toujours assurée par le commandement militaire ou le GSPR” et qu’Alexandre Benalla “n’avait pas de responsabilités les concernant”. “Nous n’employons pas de vigiles privés pour assurer la sécurité du chef de l’État”, avait-il martelé.

Cette milice privée constituée par Emmanuel Macron était donc devenue la principale responsable de la sécurité de la présidence française.

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